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LA MER
EST MAUVAISE, EN CE MOMENT…
11 Février : Le
mundillo taurino est un monde de passion, à tous les étages. Dans les
gradins, la division des opinions est de mise, et c’est bien normal,
chacun ressentant chaque instant de la Tauromachie, selon ses propres
sentiments, ses propres valeurs. Dans le ruedo, plus que nulle part
ailleurs, puisque chacun exprime sa tauromachie, selon ses propres
vibrations, ses propres inspirations. Dans les bureaux des empresas,
logiquement, puisque chacun veut donner un grand spectacle, en gagnant un
maximum de fric, tous en en déboursant… un minimum. Ben tiens !
Et… au milieu de tout cela, faisant le ciment
entre toutes ces réactions souvent épidermiques…
la Presse, spécialisée ou pas, qui met son grain de sel et veut
parfois s’ériger en « principal protagoniste ».
Au total… une belle bande de fous furieux qui
se retrouvent, parfois, pour de très grands moments de pure émotion,
comme dimanche à Bogota, mais aussi, souvent, pour être acteurs ou témoins
de quelques basse œuvres...
La mer est vraiment mauvaise, en ce moment…
A
Mexico, va falloir que le Président Chirac et son Ministre des Affaires
Etrangères s’y mettent, et nous organisent un nouveau Marcoussis !
Au fait… il reste du champagne ? La-bas, c’est déjà la guerre,
et même les casques bleus n’y pourront rien…
Chaque année… mais vraiment chaque année,
Rafael Herrerias, traditionnellement appelé « le bouillant »
empresario de la Monumental de Mexico, fait des siennes… Et chaque année,
il a de gros problèmes avec l’autorité fédérale. Mais cette fois…
dur, dur !
Carlos Mendoza, président de la commission
taurine du District Fédéral de Mexico a fait demande officielle que soit
retirée à Rafael Herrerias sa licence d’organisateur de corridas, pour
de motifs divers et variés, qui traduisent le caractère emporté,
vindicatif et rebelle, du patron de la plus grande plaza du monde :
Outre le fait qu’il n’écoute rien, ne respecte aucune règle, il a été,
entre autre, jusqu’à insulter des présidents, à ses yeux incompétents,
et aurait même menacé de mort "certaines huiles" qui, à ces
mots… se seraient liquéfiées.
Du coup… on veut sa peau, et on en met les
moyens, mais non pas dans la rue, face à face, le colt à la main, comme
chez Sergio Leone… non, sur le tapis vert, dans des bureaux bien
climatisés. Pas fous, los de la comision !
Herrerias, (qui n’aime pas le champagne !),
se retrousse la moustache, et balaie toutes ces arguties d’un grand
geste de sa large main (vaut mieux se planquer ! ça fait du vent !) :
« Pure jalousie, surtout quand les choses marchent bien ! Qui
sont donc ces messieurs ? Dois-je dire l’argent qu’ils m’ont détourné ?
Dois-je parler des novilleros qu’ils m’ont imposés ? Dois-je moi
aussi faire des révélations ? Ce sont des inutiles, des néfastes
et des stupides… » (Fieu ! Les voilà habillés pour
l’hiver !) Et de continuer : «Peut-être que j’ai insulté
quelque juez incompétent, sur un juste moment de colère. Quant à les
menacer de mort… je n’ai vraiment pas le temps pour cela ! »
Vaya !
Cette nouvelle escarmouche arrive après une
saison relativement intéressante, à la Mexico, notamment après les
grands succès de David Silveti et de la corrida anniversaire. On sait
l’intention de l’Empresa de poursuivre et prolonger la saison… On
murmure son projet de répéter le cartel des grands vétérans, qui fit
si grand résultat, il y a un mois, et peut-être, de
donner un mano a mano Silveti – Zotoluco… Bref, l’imagination
ne manque pas, et les risques à prendre, non plus. Du coup, Rafael
Herrerias lâche un dernier « S’il veulent ma peau, qu’ils y
viennent ! Ou, je peux, aussi leur céder la plaza, un moment, on
verra ce qu’il en feront… »
Bon ! A Mexico, il y a souvent du vent. Là…
c’est « force 7 ! »
Autre lieu, autres mœurs ! A Madrid, dans les colonnes de l’ABC
paraît aujourd’hui un article intitulé « De la grandeur à la
bassesse ! ».
Sous la signature de monsieur Zabala de la Serna,
il fustige l’Empresa Casas – Paton, qui a montré tant de grandeur et
belles idées, au moment de poser sa candidature à la gestion de Las
Ventas, mais n’a pas hésité à user de la plus basse vengeance, en
n’engageant pas Cesar Jimenez à la Feria de Castellon, sous prétexte
qu’il les avait lâchés, cet hiver. On ne reviendra pas sur
l’anecdote…
Il est bien sympa, le petit monsieur… Mais il
ne devrait pas oublier deux choses : l’une « Que chacun est
patron chez soi ! Et si cela ne convient pas, c’est le public qui
ne vient pas. Deux : Que cela s’est toujours fait ! Et que
l’histoire regorgent de vétos, secrets ou en plein jour, de telle ou
telle empresa à tel ou tel torero (ou à ses mentors), pour telle ou
telle vacherie qu’on leur aurait faite…
Monsieur Zabala ne connaît-il donc pas "la
réponse du berger à la bergère" ? Par ailleurs, faudrait il
rappeler quelque manœuvre frôlant le carton rouge, quand le Morante
« se tomba » du cartel de septembre, à Séville, il y a trois
ans ?
« De la grandeur à la bassesse ! »…
facile à dire et à écrire !
Ne pas oublier que s’il n’était pas « le
fils de son père »… monsieur Zabala de la Serna n’aurait
probablement pas l’occasion de parler de bassesse… et encore moins, de
grandeur !
Je sens que Navalon va encore faire du
bruit…sous peu !
Grandeur et bassesses, de même entre les « syndicats » représentant
les matadors, et ceux des subalternes, au sujet de l’argent des « Festivals bénéfiques,
ou caritatifs ». Beaucoup de choses pas très claires, les uns et les
autres s’accusant mutuellement de quelques coups, sous la ceinture.
On sait que le syndicat des banderilleros et
autres subalternes, exige des ses adhérents, qu’il soient payés,
lorsqu’ils se produisent avec leur maestro, dans un festival. Et de dénoncer
que certains renoncent d’entrée, à ces émoluments, mais également
que des maestros leur imposent de reverser illico leur salaire
au bénéfice du festival. A partir de là, tout y passe : Des
faux festivals aux entraînements « déguisés », dont seuls
sont bénéficiaires les matadors et les organisateurs… Bref ! du
peu reluisant, qui gâche un peu cette entame de temporada…
Là, également, la mer est bien mauvaise !
Mais, c’est de saison ! |
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MEXICAN
NEWS…
11 Février : Il se passe toujours quelque chose, au Mexique…
Ainsi, Pablo Hermoso de Mendoza triomphe, en province, mais connaît
quelques durs moments. Le cavalier navarrais vient de toréer deux
corridas, à Morelia et Teziutlan, avec une blessure envainada à la
cuisse, reçue il y a quatre jours, en la plazita de Zitacuaro. Valiente,
señor !
Dans
cette même corrida de Teziutlan, Leopoldo Casasola a passé un sale
moment. En entrant à matar, il alla donner de la tête… dans le frontal
du toro. A priori, c’est le toro qui l’avait plus solide. Complètement
sonné, le petit mexicain en perdit plusieurs dents… Pobre !
Autre blessure rare, mais qui est arrivé à de grandes vedettes, parfois
avec de longues et douloureuses conséquences : El Zotoluco s’est
blessé avec son épée, samedi, lors de son mano à mano avec le Juli, en
plaza de Mexicali (une oreille, chacun). La pointe a fait des dégâts à
l’intérieur de la jambe gauche, juste au dessus de la cheville.
Quelques problèmes de tendons, mais surtout, une infection qui s’est déclarée,
dimanche soir. Le Docteur Vazquez Bayod l’a aussitôt traitée, en
force, et le Zotoluco devrait reprendre l’épée, « avec précaution »,
en fin de semaine.
On se souvient que même mésaventure, mais en
plus grave, était arrivée à Sebastian Palomo Linares, en 1968, en plaza
de Malaga…
Toujours à Mexico, capitale : On connaît le cartel de dimanche
prochain, qui risque de réaliser l’exploit de mettre dans la plaza,
moins de monde que dimanche dernier. « El Conde », qui se voit
répété, Carlos Rondero et Ignacio Garibay, face à un lot de Vaca
Hermanos (Cela ne s’invente pas !).
Cette ganaderia, propriété des frères Pedro et
Jose Vaca Elguero, fera sa présentation
à la Mexico. |
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COMME UN
"PAUVRE" MERCREDI…
12 Février : Peu de
« grandes nouvelles » dans notre petit monde… Rien de bien
important, à côté de ce qui va nous tomber sur la tête…
Après les révélations fracassantes des USA,
quant aux preuves contre l’Irak, toutes droit pompées de la thèse
d’un étudiant britannique (pratiquement mot pour mot), ne voilà t’il
pas que nous tombe, vraiment « à pic », le message enregistré
de Ben Laden, comme s’il avait été dicté par… la bonne « bouche » !
Bien entendu, personne ne croit à la disparition
du chef terroriste, dans ses montagnes d’Afghanistan, et il fallait bien
qu’il réapparaisse un jour… Mais là, on n’a plus qu’a lui donner
un drapeau, pour lancer la grande course à Bagdad…
Pendant ce temps, nos chers représentants à
l’Assemblée vont se battre d’importance, pour savoir comment faire
pour ne pas respecter la vraie démocratie, lors des prochaines élections.
Le seul endroit où l’on pouvait encore dire
son opinion… les urnes.
Cependant, ayant écoeuré tout le monde, au
point que l’on ne va même plus faire son de voir civique, nos chers
politiques vont décider que même s’il y en a que trois qui vont
voter… autant que cela fasse une majorité. Donc… un seul bulletin
possible, ou presque. Cela s’appelle… une dictature ! Une
dictature « soft », « cool », « descafeinada »…
mais une dictature quand même !
Pero bueno ! On a le régime que l’on se
cherche ou que l’on mérite… Donc ! Motus !
Vous voyez donc que dans de telles circonstances, notre petit mundillo
« à nous » n’est que minuscule planète perdue dans un
monde qui tourne à l’envers, ou pour le moins… « pas très
droit » !
Au Mexique, on est un peu inquiet pour le petit Casasola, après son
« tête à tête » avec un toro du Batan, en plaza de
Teziutlan.
En entrant a matar, l’épée glisse sur une
banderille et le jeune diestro, déséquilibré, va donner de la tête
dans le frontal du toro. Gros choc, suivi d’une voltige, avec paletazo
d’importance dans les côtes, et surtout, une mauvaise chute, sur la
tempe.
Dans un premier temps, outre deux dents et des
coups partout, on ne s’est pas inquiété. Mais hier, le torero ne
sentait plus ses bras, et on a du le ramener d’urgence à Mexico, où le
Docteur Rafael Vazquez Bayod est en train de surveiller cela, au plus près.
Pas trop d’inquiétude, pour le moment, mais…
Au Mexique, toujours, on continue à commenter les démêlés de l’empresa
de Mexico avec la Commission Taurine du District Fédéral.
Les paris sont ouverts… Certains disent que,
cette fois « il » a été trop loin… D’autres de répliquer :
« Il n’oseront pas le virer ! »
La presse, évidemment, en fait ses choux gras,
mais parle aussi de toros : Ainsi, au sujet du cartel de dimanche,
une anecdote bien taurine. Dimanche, à la Mexico, on retrouvera Carlos
Rondero, qui fut, il y a quatre ans, le protagoniste d’un gros incident :
Il s’en voyait des croix, devant un gros toro de La Mision, quand des
tendidos sauta un espontaneo, torse nu et passablement éméché. On
essaya bien de le ceinturer, mais il manifesta un gros talent pour le débordement,
qui en aurait fait probablement un bon trois-quarts aile, chez le bleus,
ou ailleurs. Insaisissable ! A la fin, Carlos Rondero ne trouva rien
de mieux que de l’appeler, et lui donner sa muleta. Le dieu Bacchus étant
un grand aficionado practico… son fidèle élève donna quelques bons
muletazos, et cela fit un beau chahut. Du coup, le garçon se retrouva « à
l’ombre », et Rondero fut condamné à une long purgatoire… (Ce
n’était pas les mêmes circonstances, puisque l’on avait à faire à
un toro devuelto, mais… Antonio Ordoñez n’a t’il pas fait de même,
à Nîmes, en 67 ou 68, avec un certain … Simon Casas ?)
Cette corrida de dimanche risque de faire une entrée calamiteuse, du
style « plus de monde dans le ruedo, que dans les gradins… mais
l’Empresa le sait, et ne s’en plaint pas : « Vaut mieux des
gros coups, puis, à côté, des cartels modestes, avec des nationaux. On
sait qu’ils vont amener peu de monde. Mais les pseudo Figures espagnoles
n’en amènent pas plus, et vous mettent sur la paille ! » Pas
à dire, ce Rafael Herrerias à le sens de la formule…
En Espagne… on chauffe doucement les moteurs ! Les ferias
d’hiver, à Valdemorillo et Ajalvir n’ont rien révélé, sinon la
possible projection d’Encabo, et l’éventuel réveil de Rafael de
Julia. Pour le reste… conformisme !
Bilbao a confirmé la liste des ganaderias qui
sortiront à Vista Alegre, en 2003 : Des Capea, le 15 Juin, pour le
73ème anniversaire de la fondation de la ville ; Puis, à
l’occasion de la grande semaine d’Août : Victorino et Adolfo
Martin, San Martin, Samuel Flores, Valdefresno, Torrealta, Torrestrella et
Alcurrucen. Exit Cebada et surtout… Dolores Aguirre.
En France, Nîmes attaque vendredi sa feria de Primavera. Doux euphémisme,
puisque la météo parle de neige… Couvrez vous bien!
Gros événement, le 16, avec l’alternative
d’un « gros gros » espoir de la tauromachie des années 2005 :
Salvador Vega. Ese si que me gusta !
Dans le Sud Ouest, Floirac vient d’annoncer son
cartel du 18 Mai : Cesar Rincon, Antonio Ferrera et Juan Bautista,
devant des Ortigao Costa. On murmure que ce sera le grand retour de Cesar
dans « ses » terres du sud-ouest français. En formelle, oui !
Mais quelque chose me dit qu’on l’aura vu auparavant…à Mont de
Marsan.
La Terre, comme vous le
voyez, continue de tourner…dans tous les sens !
Et, comme vous le voyez, on arrive quand même
à écrire trois ou quatre lignes… même quand on n’a rien à
dire, comme aujourd’hui !
Promis, je ne le ferai plus… quoique ! |
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LE
MERCREDI, CÔTE « TRIBUNE »…
12 Février : Presque sage, aujourd’hui, la page « Toros »
de la Tribune de Salamanca. Mais…
A lire tout de même, la petite bataille que
livre Alfonso Navalon, à
ceux qui maintiennent la théorie suivante : Selon l’adage du
« Qui aime bien, châtie bien ! », Navalon serait un
grand fan de Jose Tomas, puisqu’il le démolit consciencieusement, de la
même façon qu’il démolissait Antonio Ordoñez, son torero préféré
et ami, ou presque.
Sans cheveu sur la plume, Navalon précise que le
torero de Ronda fut son préféré, et de loin, entre
1950 et 60. Par contre, lorsqu’il revint, en 1965, avec les
artifices et les trucs techniques empruntés à Dominguin, là, ce n’était
plus la même! Et de raconter certaines anecdotes, comme celle de
Pamplona, en 1968, quand le critique prétendit tout haut pouvoir "en
faire autant", et qu’Ordoñez lui tendit épée et muleta. Navalon
fit mine de sauter au ruedo, style « retenez moi, ou je fais un
malheur ! », ce que firent ces voisins de barrera, avec le plus
grand succès…
Pour en terminer avec ce compte à régler, le
revistero taille un dernier costume à Jose Tomas, et termine d'u
catégorique: No estoy borracho.. y no soy maricon!" Force est de
constater, vraiment… qu’il ne l’aime pas !
Autre paragraphe sur le projet d’ériger une statue monument à Manolo
Chopera, sur l’esplanade, devant la plaza d’Illumbe.
L’idée ne choque pas, bien qu’il faudrait
aussi penser à Jesus Chopera, le vrai promoteur de l’idée. Par contre,
la manière de trouver les financements pour un tel monument semble un peu
cavalière…
A découvrir, aujourd’hui dans www.tribuna.net |
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« LES
AFFAIRES »…
13 Février : Oh, je vous vois venir ! Vous êtes en train de
vous dire « Ca y est… le voilà reparti à dénoncer des choses
qui n’ont rien à voir avec les Toros » Et selon votre sentiment
profond, vous allez penser « On va se marrer ! », ou au
contraire « Pour qui se prend il ? »
La réponse est : « Pour rien du tout !
un citoyen, comme tout le monde ! » et l’autre réponse est :
« Aujourd’hui, on parle Toros, et on ne rit pas… », ou
presque...
Cela dit, les « affaires » existent aussi, et pullulent, dans
le mundillo…Oh, bien sûr, elles sont moins graves qu’en d’autres
sphères, et là, au moins, l’on y n’a pas besoin du « 49-3 »…
Hum !
Allez… une petite en passant : Combien de
temps encore va durer cette triste comédie, et ce supplice des épreuves d’examens
universitaires à repasser, parce qu’une coquille » s’est glissée
dans l’énoncé, parce que « quelqu’un a donné la réponse »,
au lieu de poser de poser la question… ou parce qu’une fuite a eu
lieu, donnant « tout juste » à quelques poignées de privilégiés
sans grands scrupules…
Pourrait on suggérer à ces zélés et brillants
fonctionnaires de l’Education Nationale, d’aller prendre quelques
cours de français, ou de passer un Cap de plomberie ?
Obliger ainsi des étudiants à repasser systématiquement
des épreuves, à revivre le stress de l’avant examen, les affres
« de l’après »… cela tourne au cynisme, au sadisme, à
l’arbitraire et à la décadence… Le tout, dans une totale impunité.
On pourrait également suggérer à ces « hauts
responsables », qui jouent avec les nerfs des étudiants et
l’argent des familles… d’aller courir le Paris-Dakar, ou quelque
autre grand rallye? Dans ces épreuves, lorsque des circonstances
malencontreuses risquent de fausser le jeu, « on neutralise la spéciale »,
et la compétition continue sur l’ensemble du rallye. Le classement se
fait donc, naturellement, sur les épreuves restantes…
Pourquoi n’en pas faire autant, sur ces examens
à « multi matières » ? N’y a t’il pas de quoi
« sabrer d’abondance », dans les épreuves restantes ?
Non, on préfère « s’excuser », mais remettre les gens
« à la question »… Super !
Mais« Revenons à nos … toros ! »
A
Séville, ça chauffe ! L’empresa Canorea Junior aurait décidé de
ne pas compter sur Jesulin de Ubrique pour la prochaine feria d’Avril,
prétextant que le torero n’était pas suffisamment remis de ses lésions,
et qu’il ne risquait « de ne pas arriver à Avril », après
avoir toréé quelques courses en province.
Du coup, Pepe Luis Segura, son apoderado, pique
une légitime rogne, et déclare : « C’est un véritable
scandale, et une telle attitude pose un doute sur mon professionnalisme et
sur celui du torero. J’ai déjà 50 corridas signées pour Jesus. Croyez
vous donc que je m’amuserais à cela ? Et puis, qu’ils viennent
le voir, à l’entraînement ! Qu’ils questionnent les ganaderos
qui nous reçoivent pour tienter, ou estoquer des toros « a puerta
cerrada ». Nous ne sommes même pas arrivés à parler d’argent,
de dates, de cartels ou de ganaderias. En fait, il semble y avoir volonté
déclarée de ne pas engager Jesulin, cette année… »
Côté empresa… No coment !
On peut comprendre le courroux de l’apoderado.
Comment peut on préjuger de l’éventuel « faux engagement »
d’un torero, histoire d’être au cartel, mais « probablement »
décidé d’en tomber, quelques jours avant, au prétexte de "j’ai
essayé, mais je ne peux pas "?
Jesulin réapparaît à Olivenza, et toute la
presse sera présente. Castellon a engagé le torero, mais Valencia qui
lui avait offert deux courses, n’a pas suivi ses prétentions, au plan
économique… Ca, c’est une autre affaire ! Mais préjuger ainsi
que le diestro « n’arrivera pas à Mi Avril », paraît un
peu cavalier… Ou alors, il y a une autre raison.
Ce qui est certain, voilà « une affaire »
dont on risque de beaucoup parler, dans les semaines qui suivent…
Une autre, qui est plus légère et anecdotique… On a retouvé Curro
Romero ! Ouf !
Après son coup d’éclat de dimanche, le
Pharaon avait disparu. On sait qu’il avait griffonné deux mots pour la
presse, où il disait annuler son prochain mariage avec Carmen Tello,
« pour des motifs indéterminés », puis il s’était esbigné….
La pauvre Carmen avait appris la nouvelle par la Presse, et elle ne vivait
plus… Pas facile d'être la compagne d'un pharaon !
Depuis, on se perdait en conjectures, et les
bruits les plus divers couraient sur les derniers mois, « plutôt
houleux » du fameux ménage…
A Séville, on cherchait partout, on soulevait
tous les tapis… Pas de Curro !
On le disait coutumier du fait ! Parfois, il
disparaissait et se réfugiait chez un copain, pouvant passer des semaines
sans risquer dehors non auguste nez. Pendant ce temps, la pauvre Carmen se
morfondait, dans l’appartement du torero, où elle vivait avec lui
depuis des mois.
N’y tenant plus, elle quittait , hier, cette
demeure, et regagnait sa propre maison… A peine le taxi avait-il tourné
le coin de la rue, que le bon Curro rentrait chez lui… Sacré Curro !
Todo un arte para lidiar !
Ensuite, les choses, forcément, se sont arrangées.
Le tendre Curro est allé visiter sa belle, et, après quelques instants
de conversation… le couple a passé à la presse, un communiqué
conjoint qui disait : «Nous avons décidé de laisser passer quelque
temps, pour nous retrouver et réfléchir. De toutes façons, il existe
entre nous, le même amour, le même cariño ! »
Aaaaaah bon ! C’est qu’on a eu peur !
Tout est donc bien… qui commence bien !
Car la Presse du cœur va se jeter dessus, et « les millions
d’exclusive » vont tomber… bien avant le mariage ! Que
bueno !
Autres affaires, venant du Mexique ! Cela ne s’arrange guère pour
Herrerias, dont on dit que la plus haute autorité du District de Benito
Juarez, pourrait suivre les propositions de sanction demandées par la
Commission Taurine, et suspendre la licence de Rafael Herrerias, au point
même que la corrida de dimanche pourrait être annulée, et le reste de
la temporada, suspendu.
On a peine à croire que l’on puisse arriver à
de tels extrêmes, d’autant que la saison à la Monumental de Mexico,
est un succès… qu’on le veuille ou non. Certes, les entrées ont été,
pour le moins irrégulières, mais au plan artistique, on y a vu de
grandes choses. Et « à qui » on le doit ? (ou... A qui
le doit on?)
Bien plus graves les allégations et la menace qui planent sur Enrique
Ponce ! Par quelques sourdes manœuvres, et quelques ficelles tirées
au bon moment dans les chiqueros, le diestro de Chiva n’aurait pas
respecté le tirage au sort, ni l’ordre de sortie des sobreros, au cours
le la corrida anniversaire du 5 Février, dont il est sorti triomphateur.
Cette plaisanterie, si elle se vérifie, peut lui
coûter un an de suspension à la Monumental de Mexico.
A voir ! pour le moment, on reproche au
torero, et surtout à son entourage, d’avoir fait pression pour faire
sortir le 4ème sobrero prévu, de Julio Delgado, ne respectant
pas l’ordre établi, qui lui attribuait un toro de Reyes Huerta..
Certes, on est loin de l’Espagne, mais cela
fait « un peu » désordre, et j’en connais qui vont se
frotter les mains…
Ayyy ! Ese mundillo ! |
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UN
NOUVEAU ET BON TORERO, SUR LE NET…
13 Février : On le sait fin torero ! On le surveille, depuis un
moment ! Ce jeune mexicain, de Guadalajara, peut « éclater »
à tout moment, pour peu que sorte un toro qui le laisse s’exprimer,
dans une feria de renom.
Disciple et protégé de David Silveti, Alejandro
Amaya est une des jeunes valeurs du Toreo Mexicain. Sérieux, classique,
artiste, il s’est fait en Espagne, et va bien finir par y triompher.
Pour le mieux connaître, n’hésitez pas à
parcourir le site qui vient de s’ouvrir à son nom.
Un torero à voir « chez nous », et
à suivre plus facilement, dès aujourd’hui, sur le net. Bienvenue donc
au torero, et … Suerte !
Site d’Alejandro Amaya : www.alejandroamaya.com |
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NÎMES…
EN FEVRIER !
14 Février :
On pourrait fredonner « A Paris, au mois d’Août »,
et chercher une chansonnette qui corresponde, pour Nîmes… en février.
A Pentecôte, c’est facile : Les rues
regorgent de soleil et la plaza joue son vrai rôle de cirque romain, où
des hommes viennent jouer leur vie. Dans la nuit, il n’est pas une
minute qui ne soit percée d’un air de sevillana ou du rire d’une
belle…
En février, Brrrrr ! Sous la bulle, on
supporte le froid, mais dehors… que frio ! Pourtant, depuis
le fameux 1990, la feria de la Primavera, est devenu passage obligé, dans
le grand circuit de la temporada. Certes, elle a connu des modifications
et des sautes d’humeur, mais elle est toujours là, qui draine, de toute
la France, des aficionados de verdad, avides de toros et d’émotions,
après le long hiver passé dans les quotidiens brumeux des hommes…
normaux.
Nous, les aficionados, nous ne sommes pas… normaux ! La semaine
peut être lourde ; nous pouvons crouler sous le angoisses ou les
coups du sort… il suffit que sonne un clarin, que claque un verrou et
que s’ouvre un porton… bref, « il suffit que paraisse un Señor
Toro », et tout s’efface, « la brume et les emmerdes… »
Alors, chaque mouvement, chaque regard, chaque cri, est autant de chaleur
qui coule dans nos veines, et relance l’amour à la vie, et aux
autres… On est comme ça !
Ceux qui revinrent de « la feria des mimosas » en 1990,
avaient repris de l’Aficion pour 22 ans… Les voilà qui reviennent,
cette année, pour recharger les accus…
Certes, ils y en a moins. Certains sont restés
sur la route, parfois définitivement. On ne les oublie pas… D’autres
ont passé leur chemin… Pas le temps, pas d’argent, plus le feu sacré…
Et puis, la feria a perdu son lustre d’antan !
Mais elle est là, gardant tout mérite d’exister, et « se débrouillant »
pour marquer la saison d’un premier événement… Tout le monde ne peut
en dire autant… « Asi que.. vamonos pa Nîmes ! »
Cette année, Simon Casas joue l’équilibre « Ganado – Toreros ».
Outre la corrida de Rejoneo et la novillada sin
picar, on pourra suivre deux novilladas de lujo, avec pour centre d’intérêt,
les novillos de la Quinta et Fuente Ymbro. Santacoloma et Jandilla –Domecq…
Rien de mieux !
En face, dans un escalafon novilleril qui,
reconnaissons le, est un peu pâlot, ces temps-ci, des noms qui sonnent
fort, comme Matias Tejela, à quelques semaines de son alternative.
D’autres qui font lever les sourcils, comme Fernando Cruz, Francisco
Palazon, Javier Perea, sans oublier les nationaux, en particulier Julien
Miletto, qui doit passer, maintenant, « la vitesse supérieure »…
Et puis… l’événement : L’alternative de Salvador Vega. Cela
se passera dimanche après midi, et l’on espère que le soleil d’une
belle tarde d’hiver, donnera au ruedo « embullé » cette
couleur bien particulière qui fait briller les ors et argents des
costumes, en certains endroits de l’ovale ruedo.
Lumière « spéciale », ambiance spéciale…
On en prend plein les yeux, quand la flèche noire du toro perce l’or
d’un capote, en plein rayon du soleil de février…
On reviendra sur Salvador Vega… mais, celui-là,
il va falloir le suivre ! Torero à la fois puissant et artiste, il
peut faire de grandes choses, devant le toro… En tous cas, son
alternative est déjà « un » des moments importants de cette
temporada. A ver como arranca !
Pour cette « première communion »,
le jeune Malagueño sera accompagné de deux vedettes indéniables :
Un déjà vétéran, Jose Miguel Arroyo « Joselito », et un
jeune loup, Cesar Jimenez.
Est-ce le meilleur cartel, pour une alternative ?
C’est "un grand cartel !" certes, on préférerait un
parrain « plus confraternel »… On sait que Joselito n’est
pas très porté sur les abrazos, et, montera puesta,
préfère « serrer la paluche » du petit nouveau…
Mais bon ! Quant à Cesar Jimenez, qui connaît bien Salvador
Vega (Ce dernier lui a mis "quelques bains", à Illumbe), son
problème sera d’un autre acabit : Ayant vilainement lâché ses
mentors, cet hiver, il revient dans leur plaza…
Décidément, ce mois de février est un peu
froid…
Feria de Primavera, annonçant un été chaud, du côté des toros… et
seulement du côté de toros ! On le souhaite tous ainsi.
« Que haya gran suerte, Nîmes ! »
Voir la relation des toros à lidier lors de cette feria de la Primavera
2003, dans la rubrique « infos » du site www.arenesdenimes.com
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NÎMES
- FERIA DE PRINTEMPS 2003
Vendredi 14 Février, en nocturne :
Novillos de La Quinta, pour Francisco Jose
Palazon, Jonathan Veyrunes et
Javier Perea.
Samedi 15 Février, au matin : Novillada sin picar.
Six erales de Occitania, pour Camille Juan, Ismael
lopez et Alberto Aguilar
Samedi 15 Février, après-midi :
Novillada
de Fuente Ymbro, pour Matias Tejela, Julien Miletto et Fernando Cruz.
Dimanche 16 Février, au matin - Rejoneo:
Toros de la Condesa de Sobral, pour Joao
Salgueiro, Andy
Cartagena et Diego Ventura
Dimanche 16 Février, après-midi :
Toros du Capea, pour Joselito, Cesar Jimenez et Salvador
Vega,
qui recevra l’alternative |
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VENDREDI…
C'EST « CAMPO BRAVO » !
14 Février : Deuxième partie du « roman – reportage »,
ou reportage romancé, de Jean Louis Castanet sur son boueux passage en la
Ganaderia d’Eladio Vegas. Ne vous y trompez pas : En riant beaucoup
de ses mésaventures, on prend un grand bol d’aficion, de savoir
ganadero et d’amitié naissante entre les hommes, pudiques et honnêtes…
Lisez « Entre espoir et amertume – Eladio Vegas »
– 2ème partie - ce vendredi, à partir de 9 heures,
dans le rubrique : Campo Bravo. |
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DE L’EXCLUSION
DU JESULIN…
14 Février : Comme il fallait s’y attendre, l’exclusion des
cartels de Séville de Jesulin de Ubrique, par l’Empresa Canorea,
commence à susciter divers commentaires. Cependant, au vu des faits, on
peut comprendre les quelques questions que peuvent se poser des empresas,
à l’heure de signer, au prix d’un gros chèque, un futur contrat au
torero d’Ubrique… et l’on a beau crier bien haut que tous les
examens, par les plus hautes instances médicales, donnent le feu vert, on
peut se poser, quand même, ces questions, sans pour autant verser dans...
« le radicalisme sévillan ».
Aujourd’hui, dans « La
Razon », Laura Tenorio relate les faits, rien que les faits :
Accident de Jesulin, le 23 Septembre 2001. Gravisimo ! Hémothorax,
des côtes cassées, quatre vertèbres fracturées. Le corps brisé est
maintenu par deux barres d’acier qui « étayent » la colonne
vertébrale, scellées par 14 crochets, du même métal. On crpoit le
Jesulin à jamais perdu. Certains murmurent qu’il a demandé une pension
d’handicapé.
En Novembre 2002, Jesus Janeiro annonce son retour aux ruedos, et ces
jours ci, son apoderado affiche 50 à 60 corridas signées, ou apalabradas.
La réapparition officielle, en plaza d’Olivenza,
le 8 Mars, sera un événement « national »… Plus une
chambre d’hôtel ! Plus de 200 accréditations presse !
Demasiado !
Et pourtant ! Beaucoup de nuages en vue !
Aucune compagnie d’assurance n’a voulu
prendre le risque de couvrir le diestro, et c’est sous son entière
responsabilité, que le Jesulin va risquer la voltereta, à chaque
instant.
Et la chroniqueuse de conclure : « Ce
risque très élevé, compte tenu des circonstances, ne passe pas inaperçu
des aficionados ni des empresaris, comme Canorea, qui ne veut pas assumer
ce rôle de « sufridor », ce qui est compréhensible et
humain. Jesulin est « un gran tipo » qui a commandé,
plusieurs années durant, dans le Toreo.
« Il a fait l'Histoire », on s’en souvient, et on
l’aime. Cependant, demain, après son retour, les choses peuvent
changer…
Des fois, dans la vie, « rester absent »
est la meilleure façon de « rester présent »…dans tous les
esprits »… |
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NÎMES :
« PERO QUE FRIO, SEÑORES ! »
15 Février : C’était pourtant la Saint Valentin ! Cela
aurait du « rapprocher » le monde, réchauffer
l’atmosphère… Pues no ! Il faisait vraiment froid, hier soir,
sous « la bulle », et encore plus dans les cœurs…
Tout le monde est resté « coincé »,
et la novillada n’a jamais décollé, d’autant que le ganado a
fortement déçu, et que les novilleros… ne sont plus des novilleros.
« Se conforman ! » Ils se conforment à ce qui sort,
essaient de placer ce qu’ils savent faire… et, si cela ne marche pas,
on passe à autre chose !
Plus un, maintenant, « à se jouer les
fémorales », comme on dit…
Attention, cela n’est pas « un pousse au
suicide », mais il faut bien reconnaître que « triompher à
tout prix », n’existe plus. Adieu les Ostos, les Puerta, tous ces
jeunes d’une autre époque qui sortaient, le couteau entre les dents, et
coupaient les oreilles « como sea », terminant le costume en
charpie, mais radieux, sous les bravos d’un public qui courait les
revoir… Il n’y a pas de secret ! Ne pas s’étonner ensuite de
les voir arriver où ils sont arrivés… Et ne pas s’étonner de voir
beaucoup de nos jeunes d’aujourd’hui, "rester assis" à
la maison, en rêvant des véroniqes de rêve, « en mettant la
hanche, le menton dans le jabot de la chemise brodée, parfumée, et tout
et tout… »
Le toreo, c’est la guerre ! Et surtout pas
en dentelles ! Si le toro ne charge pas, c’est au torero de le
faire, surtout lorsqu’il est novillero… C’est ainsi qu’on
réchauffe les cœurs, et l’on remplit les plazas. Sino, pues…
La première novillada de la Feria de Primavera, à Nîmes, n’a rien
donné. Et, de continuer ainsi, elle contribuera « à prendre
beaucoup »…
14
Février – NÎMES – 1ère de Feria de la Primavera –
Novillada nocturne – Media plaza – Mucho frio : (De notre
correspondant à Nîmes)
Ambiance glaciale et peu de résultats.
Même la Peña Chicuelo est restée muette (Et ça !). Novillos de La
Quinta, correctement présentés (entre 371 et 481 kgs), qui prirent 12
piques en désordre, mais ne montrèrent pas la caste, ni cette noblesse
rageuse du Santacoloma, qui permettent de valoriser le torero qui s’y
met vraiment. Seul le deuxième permit de bonnes choses, à droite. Cela
dit… il n’était pas interdit « de leur monter dessus »…
Francisco Jose Palazon (Silence et
silence) s’est montré froid, sans grand engagement, plaçant parfois
quelque bon geste, entre deux désarmés. Sobre avec l’épée, il se
retira dans le silence. Cependant, on peut le revoir...en plus chaudes
circonstances.
Jonathan Veyrhunes (Salut au tiers –
Silence) fit preuve de plus d’envie, étant le torero local. Sans
convaincre, il s’engagea devant deux novillos compliqués, qu’il ne
put dominer. Bonne estocade à son premier, qui méritait mieux.
Javier Perea (Silence – Silence)
commence bien, mais va « a menos ». Bien au capote, varié
dans ses quites, il banderille avec ardeur (on a noté une bonne paire
« por dentro », qui a réveillé le public), mais se montre
hésitant, sans fil conducteur, dans des faenas décousues qui restent
sans effet, tant sur le public que sur le toro.
Et notre correspondant de conclure : "Entre un dîner aux
chandelles et une novillada, ce vendredi soir… vous savez donc ce
qu’il aurait fallu choisir".
Oui monsieur… surtout un soir de Saint
Valentin !
Ce
samedi, plus d’espoir en la deuxième novillada, « de
jour », avec la sortie de Matias Tejela et Fernando Cruz,
qu’accompagnera Julien Miletto, devant les Fuente Ymbro… A ver si se
calienta esto! |
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WEEK-END
EN COLOMBIE…
15 Janvier : Ce n’est pas forcément le bon moment, mais ce n’est
pas une raison pour laisser tomber un peuple qui désire ardemment la Paix
et l’amitié entre tous. Aussi, plus il y aura de drames, là-bas, plus
il faudra les aider…
Hier, une terrible explosion a fait 18 morts et
45 blessés, à Neiva, dans le Huila. Une maison, en bout de piste de
l’aéroport… Elle devait exploser plus tard, lorsque l’avion qui
transportait le président Uribe, en déplacement officiel, allait
atterrir, demain… La police
fouillait tout, en prévision de la visite… Se sentant découverts, les
terroristes ont tout fait sauter. Terrible !
C’est ainsi… en Colombie, et ailleurs !
Pourtant, la vie doit continuer… et « les
toros », de même !
Ce soir, la Macarena de Medellin donnera la cinquième corrida de sa
temporada. Pour le moment, l’entrée n’est guère florissante, et en
vous pressant un peu, vous pouvez toucher une bonne place, sans passer par
la revente.
Au cartel : Nelson Segura, une ex-promesse
du toreo Colombien ; Victor Puerto, dont il va falloir surveiller le
parcours, sous la houlette de Corbacho ; et « El Fandi »,
triomphateur de la dernière course, toujours en quête d’un trophée
dans une grande feria d’Amérique latine. Les toros seront de La
Carolina.
Demain, la plaza réouvrira, pour une novillada de Santa Barbara, pour
Juan Rafael Restrepo, à cheval, et les novilleros Andres de los Rios,
Juan Pablo Perez et Manolo Libardo.
Mais, bien sûr, demain dimanche 16 Février, c’est vers Bogota et sa
Santamaria que convergeront tous les regards : Deuxième paseo du
Juli, avant son retour en Europe. Il sera encadré par Miguel Abellan et
Ramiro Cadena, devant des toros du Paraiso.
Aujourd’hui, on rendra un hommage à Cesar Rincon, lors d’un festival
en plaza de Duitama. Au cartel, on note, aux côtés du maestro et de ses
disciples colombiens, la présence des espagnols Manolo Caballero et
Miguel Abellan.
Formidable Colombie qui aurait tout pour être heureuse… si seulement… |
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SALAMANCA :
LA FÊTE AUX DEUX « JAVIER »…
15 Février : L’empresa Chopera vient de révéler, hier, le cartel
de la corrida du 12 Juin, célébrant le fête de San Juan de Sahagun.
Il y aura bien une fête, celle « des deux
Javier », puisque se déroulera un mano a mano entre Javier Castaño
et Javier Valverde, face à une corrida de Valdefresno.
Voilà qui ne manque pas de piment, d’autant
que les deux toreros se connaissent bien et sont copains… hors du ruedo.
Chacun à ses supporters, et le retour de Javier Castaño, en fin
d’année passée, après les tristes circonvolutions qui ont suivi son
alternative , peuvent relancer l’intérêt pour le toreo de Salamanca.
De son côté, Javier Valverde est une ferme
promesse qui doit confirmer...en particulier son alternative, à Madrid.
Certes, il aura derrière lui « la Casa Chopera », mais, tout
est à construire et l’escalafon est vraiment fourni.
Javier Castaño se prépare à fond, bien conscient que cette saison sera
celle « de la dernière chance ». C’est au cours d’un de
ces entraînements, qu’il a reçu une méchante cornada, hier, par une
vache del Pilar : cinq centimètres dans une zone bien mal placée,
juste à côté du rectum. Le genre de blessure qu’il faut surveiller de
près. (On se souvient de la cornada d’Angel Teruel, similaire mais bien
plus grave, qui précipita sa retraite des ruedos)
La feria de Salamanca se déroulera du 14 au 18 Septembre, avec une
corrida de Rejoneo, le 21. Toutes les ganaderias seront salmantinas. |
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NÎMES :
ENFIN UN… A SUIVRE !
16 Février : Tandis
que par le monde, des millions de personnes suivaient… une idée, un
sentiment, et martelaient que l’on peut et doit abattre un tyran, sans
pour autant massacrer son peuple…
Tandis que dans le concert des « Victoires
de la Musique », on suivait deux ou trois jolis moments de vérité
et d’émotion (Renaud, Reggiani, I Muvrini) , au milieu d’un tapis de
platitudes, de vulgarités et de complice médiocrité…
...Nîmes, enfin, disait bien haut que :
« Tenez, celui-là, il va falloir le suivre ! Il vaut le coup !
On l’avait senti, le 24 Février 2002, quand il avait fait sa première
piquée, chez nous ! Mais là, hier… Chapeau ! »
A l’aube d’une saison
où l’on a du mal à discerner « qui est le futur de la
Fiesta », dans les rangs d’un bien terne escalafon novilleril, un
nom vient de résonner, hier, comme un coup de cymbale : Fernando
Cruz.
Né à Madrid en 1981, ayant seulement 16
novilladas à son actif, dont la majorité en France, terre qui l’a découvert
et adopté, Fernando Cruz a démontré hier, en plaza de Nîmes, la
toreria, la valeur et l’ambition d’un "vrai" novillero.
Qu’il n’ait coupé qu’une oreille importe bien peu (il aurait
pu en obtenir 3). C’est la manière qui compte ! « El andar
en la plaza, y en la cara del toro ! » La façon d’être
« en torero », tout au long de sa prestation.
On avait remarqué de grandes qualités, l’an
passé, à Nîmes, à Mugron... Parfois, le courage aveuglait un peu, et
les volteretas de Villeneuve de Marsan avait fait penser à point de non
retour…
Mais voici que le novillero revient, plus puesto,
plus serein, plus torero que jamais. S’il torée ainsi, avec seulement
trois toros et neuf vaches toréés cet hiver… comment sera t’il,
quand il aura 10 novilladas dans son baluchon ?
Qu’on se le dise… Il y a « enfin »,
un novillero à suivre, cette année… Il se nomme Fernando Cruz.
15 Février – NÎMES
– 2ème novillada de la Feria de Primavera – ¾ de la plaza
couverte : (De notre correspondant)
Novillada, bien présentée et armée, de Fuente
Ymbro. Sans être excellents, les Jandilla ont suscité l’intérêt
constant, prenant 14 piques de manière inégale, et présentant plus de
possibilités que les toreros n’ont bien voulu exploiter, en particulier
Tejela. Fernando Cruz toucha le bon lot, en particulier le fameux 3ème.
Mais on applaudit également les 1, 5 et 6èmes.
Matias Tejela (Ovation – Silence) était
la vedette du cartel. On le sentit nerveux, sans réel dominio, tout au
long d’une prestation parsemée de quelques bons détails de classe, en
particulier, avec le capote (quite par navarras, au quatrième). Pour le
reste, très « perfilero », peu engagé, et tuant mal. Au
bilan général, il déçut.
Julien Miletto (Ovation, après un avis
– Silence, après un avis) s’est montré plein de grande volonté,
face à un lot adverse : Portagayola très serrée à son premier,
suivie de grandes véroniques. Ce colorado fut bien compliqué, mais le nîmois
fit face, se faisant vilainement accrocher, mais sans mal. En fin de
trasteo, de bonnes droitières furent applaudies, mais hélas, il fut un
peu long à l’épée.
Encore très honnête, face au gros cinquième
(481 kgs), mais sans arriver à émouvoir. La lame au 2/3 enfoncée ne fit
son effet qu’après un avis.
A noter à ce toro, le salut au tiers de Morenito
de Arles, pour deux bonnes paires de palos.
Fernando Cruz (Oreille – Vuelta , après
un avis) a clairement triomphé. Seule l’épée lui a volé une sortie
« consulaire ».
Très bon au capote, face à l’excellent troisième
bicho, Cruz donna une larga à genoux, suivie de grandes véroniques. Immédiatement,
il perçut les qualités du toro et monta une faena calme, sereine,
donnant la distance adéquate : après deux séries droitières
« a mas », on a surtout applaudi trois grosses séries de
naturelles, amples, cadencées, templadisimas, bien rématées par de
longs pechos tournés sur l’épaule contraire. Le public n’avait plus
froid. Pinchazo, une entière en arrière et le verduguillo. Une oreille,
sur deux méritées.
Le sixième était plus compliqué, se réservant
beaucoup sur la gauche. Cruz fut encore excellent au capote, et toréa,
sobre, technique et serein, à la muleta. A noter encore une fois, de
grands pechos bien tournés. Hélas, il perdit tout avec l’acier.
Le matin, la novillada non
piquée avait vu le succès du jeune Ismael lopez, devant un lot compliqué
d’Occitania.
Hélas, le fait marquant de cette matinale fut la
grave cogida de Camille Juan, qui fut longuement opéré d’une cornada
à triple trajectoire à la cuisse, qui ne touche heureusement aucun
vaisseau important.
Terrible malchance de ce garçon qui, on le sait,
avait pris une gravissime cornada, le 5 Août 2002, à la non piquée
d’Hagetmau. |
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CE SOIR…SALVADOR VEGA !
16 Février :
Silhouette « blanche et argent », « canelle, ciel ou
rose et or » se détachant sur le sable des plazas de Sans Sebastian,
Madrid ou Bilbao, il avance vers son destin et, ce soir, va en franchir
« une nouvelle porte ». Il s’appelle Salvador Vega, et ce
soir, à quelque jours de ses dix-neuf ans, il sera « Matador de
Toros » !
Un enfant à rêvé, un
jour, près de sa Malaga natale… et un torero est né. Il peut devenir
« un grand ».
Mélange de « poderoso » et « artista
fino », Salvador Vega a
démontré ses énormes qualités toreras, et sa personnalité, en plaza
d’Illumbe, lors des concours 2001 et 2002 (il aurait du gagner le
premier) ; A Séville, en deux sorties qui ont séduit la Maestranza ;
A Madrid, sur de grands détails, lors de la dernière feria de la
Comunidad ; A Bilbao, où il dut se battre, littéralement, avec un
dur lot de Guadaira; et « chez nous ! », à Saint Sever
qui a eu la chance de vivre ses deux formidables prestations, en juin et
août 2002, face aux grands Jandilla.
Capeador vibrant, il pratique la larga à genoux,
mais torée « pata palante », en mettant la hanche, et remate
avec grande toreria, par de sculpturales demies.
A la muleta, il attaque souvent par doblones,
aussi élégants qu’efficaces, et cherche à toréer long, templé, lié,
avant de « s’abandonner » sur des passes plus courtes, mais
pleines d’arôme andalou. Et là… il est très torero !
Petit problème : Irrégulier à l’épée,
où il attaque fort, mais "devant et tendido"… A suivre et
rectifier.
Salvador Vega : 36
novilladas, l’an passé, pour 49 oreilles et un rabo. Des actuaciones très
importantes, avec, pour « colofon », le trophée du « Zapato
d’Arnedo », au vainqueur de ce traditionnel et très coté
« concours des novilleros » et "Le traje de Oro",
offert au meilleur novillero de la Temporada, dans le Sud Ouest Français.
Cet après midi, un
nouveau matador entre dans le grand circuit… il serait étonnant qu’il
n’y joue pas grand rôle, dans les mois qui suivent.
Que haya gran suerte, torero !
Ce 16 Février, à
Nîmes: Toros du Capea, pour Joselito, Cesar Jimenez et... l'alternative
de Salvador Vega. |
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MEDELLIN : LE FANDI AURA SON
« PRIX D’AMERIQUE ! »
16 Février : Ca y
est ! Le Fandi a décroché
un réel triomphe. Ce fut long à venir, et il a fallu attendre les dernières
ferias. Mais, à moins d’un coup du sort, au moment des jurys, ou d’un
formidable triomphe de Cesar Rincon, lors de la dernière corrida, on peut
penser que David Fandila remportera le Trophée de la saison à Medellin,
en Colombie.
On sait qu’il y avait fait grande impression,
le 7 Février, lors de sa présentation. Hier, il a confirmé, coupant
trois oreilles, et graciant un bon toro de La Carolina.
Certes, on ne s’étendra pas sur ses trasteos,
où « vibration » et « vaillance », ont remplacé
« élégance » et « temple »… Mais cela, on le
savait. L’important est que la force, le courage et la sympathie soient
enfin « officiellement » récompensés… Hier, dans une
Colombie secouée par une multitude d’attentats sanglants, le public est
enfin sorti de la plaza… en pensant à autre chose.
15 Février –
MEDELLIN (Colombie) – 5ème de la Temporada – Un peu
plus de ½ Plaza :
Très bonne corrida de La Carolina, bien présentée,
brave et donnant grand jeu à la muleta. On indulta le 6ème
(il y a « division » autour du nom, selon que l’on suit les
chroniques : « Burlero » ou « Bulerio ») et
l’on donna vuelta au 5ème (La aussi, la polémique fait rage :
« Impetuoso », pour les uns ; « Accionista »,
pour les autres) On verra cela, plus précisément, dans quelques heures.
Cependant, Medellin a vraiment vibré, devant un lot complet, à part le 3ème
qui s’arrêta et partit aux barrières.
Nelson Segura (Division - Sifflets) toréait
sa première course de la
saison. Il fut en tous points dépassé par la caste de ses adversaires,
et fut durement traité par ses concitoyens.
Victor Puerto (Ovation après un avis – Deux
oreilles) a fait « le plus torero » de la tarde. Très bien au
capote, toréant long et templé, il perdit un trophée à son premier, en
tuant mal.
Par contre, on le vit magistral et artiste, face
au grand cinquième, qu’il toréa avec sérénité, lenteur et grand
empaque. Grosse faena de Victor Puerto, bien rematée à l’épée. Deux
oreilles « importantes ».
« El Fandi » (Oreille – Deux
oreilles, symboliquement) a mis le feu à la plaza : Gros tiers de
banderilles à son premier, suivi d’un émouvant début à genoux. A mi
faena, le toro « se rajo », mais le granadino parvint à lui
arracher d’émouvantes dernières passes, avant une estocade « à
fond ».
Le sixième était « une machine à charger »,
dont Fandi profita totalement, d’abord en quatre énormes paires de
banderilles, puis en toréant par
longues séries, citées de loin, sur les deux côtés. Peut-être pas un
summum de « temple », mais une faena qui transmet la joie et
l’envie d’être torero. Le public ne s’y trompa nullement,
ovationnant sans cesse, et réclamant la vie sauve au brave toro de La
Carolina. Le président ne se fit pas prier, et le torero jeta loin son épée,
simulant la mort… avec "un clavel", un oeillet.. Ne pas
oublier que Medellin est la capitale des fleurs, et en particulier des
orchidées… Bonito !
Apothéose totale, les deux triomphateurs sortant
a hombros, accompagnés des ganaderos Santiago Uribe (frère du président
de la république) et Manuel Santiago Mejia. On imagine la soirée, à
Medellin…
Ce dimanche, il y a
novillada, à la Macarena, mais c’est à Bogota que les choses seront très
sérieuses : El Juli revient, avec Abellan et Ramiro Cadena, devant
un lot del Paraiso. |
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DERNIERE MINUTE: VIVE "LE" MARIE!
16 Février - 18h: Mundotoro.com vient de
révéler, il y a quelques minutes... "LE MARIAGE DE CURRO
ROMERO", ce matin, "entre quatre yeux", avec sa
compagne Carmen Tello, dans sa villa de Séville. Seuls témoins, une
douzaine d'amis, dont la Duquesa de Alba...
Voilà un épisode de plus dans la biographie de
Curro, "El Faraon de Camas".
Il y a une semaine, il plaquait tout, fiancée et
projet de noce, et disparaissait, laissant sa belle avec le coeur en point
d'interrogation.
Nouveau revirement, ce 16 Février, pour le pire
et le meilleur.
Pauvre Carmen! Ayant vécu le pire, elle peut
maintenant penser au meilleur. Sacré Curro!
En tous cas... Vive la mariée! Se lo merecio! |
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SALVADOR
VEGA : UN TORERO "IMPORTANT" EST NE
17 Février : « Maintenant, je vais devoir me gagner les
corridas, une à une ! L’an dernier, je n’avais que deux
novilladas signées, en début de saison… Je sais ce que c’est. La
prochaine sera importante : Algesiras, le jour de l’Andalousie… »
Il peut être heureux et « plein d’illusion »… Il se nomme
Salvador Vega, et depuis hier, il est « Matador de Toros ».
On murmure qu’il serait bien placé, pour toréer une corrida, à
la feria de Séville. De son
côté, Simon Casas lui aurait promis
la Pentecôte, à Nîmes. C’est bien le moindre. Dans le Sud-Ouest, on
espère que personne n’attendra qu’il ait fait ses preuves, pour
« le mettre » dans les grandes ferias… Il serait curieux que
le « Traje de oro 2002 » reste accroché au cintre…
Mais le jeune malagueño a raison : La
« prochaine » sera de prime importance. Algesiras, le 28 Février,
« Dia de Andalucia », avec Jose Luis Moreno et El Fandi.
Importante… primordiale même, car la corrida sera télévisée par la
chaîne Andalouse.
Pour le moment… déguster la joie, l’émotion, et la satisfaction des
choses bien faites. Sortir en triomphe, le jour de son alternative, est le
rêve de tout torero. Si en plus, les copains rentrent à pied, « mejor
todavia ! »
A signaler, encore une fois, la triste coutume
d’un Joselito, parrain discret, voire distant… Peu de paroles et
simple poignée de main ! Bienvenu dans le monde des pros ! Asin,
las cosas !
16 Février – NÎMES – 5eme de la Feria de Primavera –
Corrida de Toros – Casi lleno : (De notre correspondant)
Toros du Capea, bien présentés et armés, mais
de peu de jeu, excepté le sixième. La plupart, faibles, se sont défendus
plus qu’ils n’ont attaqué. 12 piques réglementaires, mais sans grand
écho. Les 2,3,4 et 5èmes toros ont été sifflés à l’arrastre.
Joselito (Ovation – Silence) donna une
faena suave, à mi hauteur, à son faible premier. Quelques détails, ça
et là, mais rien de bien fameux. De plus, il tua mal : Trois
pinchazos, entière et descabello.
Très bien présenté, le quatrième fut peu piqué
et laissa probablement ses dernières forces dans une vuelta de campana.
Toro sans grand intérêt devant lequel Joselito ne se compliqua pas la
vie. Trois quarts de lame, et à la douche ! D’autres contrats
attendent, bien signés, bien au chaud.
Cesar Jimenez (Ovation par deux fois)
n’a pas eu de chance au sorteo. Il a certes fait face, avec vaillance,
mais ses faenas stéréotypées risquent de lui jouer un tour, sous peu.
Bien au capote devant son premier, bien armé :
Véroniques et serpentina ovationnées. Début de faena, les deux genoux
en terre, devant un toro qui va se bloquer. Le madrilène va se mettre
dans son terrain, pour une porfia risquée, sans grand effet sur le
public. Pinchazo et entière en arrière.
Le cinquième sera bien piqué et Jimenez, encore
une fois, débutera à genoux, mais au centre, cette fois. Toro quedado,
lui aussi, auquel il faudra tirer les passes, une à une. Longue faena que
le public suivit avec plus d’intérêt. Un avis, avant de prendre l’épée,
pour une trasera et descabello.
Cesar Jimenez, certes malchanceux, mais…
Salvador Vega (Oreille – Oreille) a été
« en torero », toute la tarde.
Faena essentiellement gauchère au toro de
l'alternative "Segador" - N°64 -. Brindée à son père, une faena engagée,
devant un bicho bien armé. Une faena sérieuse, ferme, technique, sans se
laisser accrocher la muleta. Deux bonnes séries de naturelles, précédant
une entière, un peu trasera, et un descabello.
On le retrouvera, excellent au capote, face au
dernier : Grandes véroniques, en delantal, puis un gros quite par
gaoneras. Montera posée sur les pieds, un cambio dans le dos, plein
centre de la piste, précédent une grande série de muletazos, en mettant
la ceinture. Faena « de gusto », tirant de grandes naturelles,
amples et profondes, parsemées de grands adornos, comme la trinchera, la
firma, témoignant d’une grande personnalité. « Sentir el Toreo !
Sentirse Torero ! » Un pinchazo et une entière, le toro
tardant un peu à tomber. Une oreille, très forte, et un premier
triomphe, totalement justifié, de Salvador Vega, matador de toros.
16
Février, en matinée – NÎMES – 4ème de Feria –
corrida de Rejoneo – ¾ d’arènes : Devant une bonne corrida de
la condesa de Sobral, Joao Salgueiro a écouté respectivement Ovation et
Silence – Andy Cartagena a coupé une oreille à chaque toro, avec pétition
de la seconde, au cinquième – Diego Ventura a connu « cal y arena » :
Sifflets à son premier, mais gros triomphe et deux oreilles du dernier. |
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UN
DIMANCHE EN AMERIQUE…
"Grosse faena" du Juli, à Bogota.
17 Février : On attendait « la dernière » du Juli,
hier, à Bogota. Sa tournée mexicaine avait été ponctuée de malchance,
à la Monumental de Mexico, avec de plus, une certaine hostilité du
public capitalino, à son égard. En province, il y a avait eu « un
peu de tout »… Certes des trophées, dans une relative discrétion,
mais également quelques broncas.
Vraiment, on ne pouvait pas dire que l’hiver se
passait bien, pour le madrilène. Seul grand coup de soleil, la faena de
Bogota, le 26 Janvier, face au toro « Talentoso » de Juan
Bernardo Caicedo. Deux grosse oreilles, pour un faenon…
Hier, le Juli revenait à la Santamaria, et y clôturait
sa saison américaine. Et
hier… Julian Lopez « El Juli » a encore monté une
immense faena, au toro « Capitan » del Paraiso, coupant deux
nouvelles oreilles et sortant à hombros d’une foule en délire.
Bogota est vraiment une des plazas « fétiche »
du Juli, puisque le jeune prodige en est le triomphateur de la temporada,
pour la troisième fois consécutive…
« Un peu plus haut… », au Mexique, on commente avec beaucoup
d émotion admirative, la dernière prestation de David Silveti,
samedi, en plaza de Juriquilla : Faenon à son premier, mais des
facultés physiques telles qu’il ne put le tuer. Trois avis de gloire !
Devant son deuxième toro, Silveti se joua la peau, se faisant accrocher
à quatre reprises, sans mal heureusement. Cette fois, il bascula une
bonne entière et le public exigea les trophées, insultant d’importance
le président qui n’en accorda qu’un. Décidément, la saison
mexicaine se termine sous « l’impact » Silveti.
Lors de cette corrida, Alejandro Amaya a également
confirmé sa grande classe… Attention à celui-là !
Par contre, hier, la corrida de Mexico fut un désastre
pour El Conde, qui "a rendu" le succès du dimanche précédent,
et Carlos Rondero, qui s’est montré bien timoré. Bon succès, par
contre, d’Ignacio Garibay.
16
Février : BOGOTA (Colombie) – 5ème de la Temporada
– Casi lleno.
Toros du Paraiso, de Jeronimo Pimentel à peine
correctement présentés et bons, en général, même si les forces et la
race se montrèrent « limitées ».On siffla les arrastres des
1, 3 et 4èmes, tandis que le 5ème fut largement ovationné.
A la pesée: 479, 485, 492, 475, 446, 450Kgs
Miguel Abellan (Silence – Pitos, après
deux avis) a connu noire malchance au sorteo : Deux toros compliqués,
sans race aucune, surtout le quatrième, faible et regardant « en
dessous ». Abellan se montra torero, intelligent et technique, dans
une première faena gauchère qui ne porta guère sur les gradins. Il
s’engagea également, devant le faible quatrième, mais tua mal.
El Juli (Ovation, après pétition –
Deux oreilles) se montra très décidé devant le deuxième de la tarde,
un toro compliqué qui ne se laissa faire que du côté gauche. Pinchazo
et estocade, avec l’approbation du public.
Par contre, le Juli s’est montré « monumental ! »
devant le cinquième, un toro chorreado magnifique, appelé « Capitan »
- n°127 – d’une formidable noblesse. Grand moment au capote ;
trois paires de banderilles « a mas » et un nouveau faenon du
Juli, toréant limpio et très lentement, par longues séries de
naturelles très templées. Faena « preciosa »,
le torero s’abandonnant totalement et faisant du toro, un véritable
complice. Pour conclure, un gros coup d’épée, porté très lentement,
en faisant bien la suerte. Enorme émotion et gros triomphe du Juli, dans
« sa » Bogota.
Ramiro Cadena (Silence – Une oreille) fit de
méritoires efforts devant le troisième, un toro très court, impossible.
Par contre, on le vit réellement « important » devant le sixième.
Il n’était pas facile de passer après le succès majuscule du Juli.
Cadena se montra vaillant et très ferme, toréant joliment et tuant vite.
Oreille méritée.
16
Février – MEDELLIN (Colombie) – Novillada – Media plaza :
Novillos de santa Barbara, bien présentés, les meilleurs étant les
trois derniers.
Les novilleros se sont montrés très vaillants,
le vent les gênant beaucoup, tout au long de la tarde.
Juan Pablo Perez fut le triomphateur de la
novillada : Une oreille à chaque novillo. Du métier et de bons
moments techniques.
Andres de Los Rios se fit secouer pas son
premier. Il coupa une oreille au cinquième.
Manuel Libardo donna vuelta à l’un et
coupa l’oreille du cinquième. On le vit serein et artiste.
16
Février – MEXICO (Plaza Monumental) – 17ème corrida de la
Temporada Grande – Entrée minime (6000 personnes)
Toros des frères Vaca, qui faisaient leur présentation :
Présence très moyenne ; peu de race et encore moins de forces. Seul
le troisième a sauvé la ganaderia du désastre.
« El Conde » (Sifflets, après deux
avis - Sifflets) était répété, après son succès « sans oreille »,
dimanche dernier. Cette fois, cela s’est mal passé : Deux toros
compliqués, mais également un certain manque d’envie de la part du
torero. On retiendra quelques capotazos et trois paires « al violin »,
devant le remplaçant quatrième.
Carlos Rondero (Sifflé par deux fois) qui
réapparaissait, après quatre ans de purgatoire, est reparti « pour
quatre de plus ». Deux toros difficiles, mais un engagement trop
limité de la part du torero, qui recula beaucoup, au capote, laissa sa
cuadrilla mener la lidia, passa à faux avec les banderilles et ne sut par
quel bout prendre la muleta. Le public le prit en grippe, d’entrée, et
cela se termina en bronca.
Ignacio Garibay (Oreille - Palmas) s’est
montré à son avantage face au bon troisième, « Mexicano ».
Très bien au capote, tirant trois largas à genoux et quitant par grandes
chicuelinas. Très torero, en sortant à saluer au tiers son picador,
Angel Juarez, auteur d’un gros puyazo, à ce toro. Enfin, artiste et
engagé, à la muleta, dans une faena « a mas », alternant sur
les deux mains et clôturant par de grandes passes aidées par le haut.
Estocade un peu basse, mais juste succès.
Le dernier, reservon, posa quelques problèmes,
mais « Nacho » Garibay se montra très vaillant, tuant d’une
entière et deux descabellos.
Dimanche prochain, on murmure un gros cartel (Armillita, Gutierrez et
Luevano, devant des Jaral de Peñas), à condition que… Rafael Hererrias
ne soit pas condamné, et sa licence retirée. |
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PREMIERE
"GROSSE" CORNADA DE L’ANNEE…
17 Février : C’est le novillero de Murcia "El Rubio"qui
a « le privilège » de rentrer dans les éphémérides 2003,
pour la plus triste raison qui soit : Celle de la première grosse
cornada de l’année.
Cela s’est passé en la plaza de Onda, près de
Castellon. Au moment d’entrer à matar, le novillo ne suit pas la
muleta, et plante le torero contre la barrière. Au bilan, deux cornadas :
La première au niveau de l’anus, jusqu’à atteindre le sacrum. La
deuxième entrant par l’aine gauche, et ressortant par la fesse. Cornada
impressionnante, mais qui ne met pas la vie du torero en danger.
Pour le reste, la novillada a vu triompher Paco
Ramos, qui coupe quatre oreilles, tandis que le jeune espoir péruvien
Juan Carlos Cubas obtient un trophée de ses deux novillos. |
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BON
COMME LE PAIN…
18 Février : Il est dans le monde qui nous entoure, loin dans les
terres perdues, ou « tout près », dans la cour de notre
immeuble, de ces hommes qui ont « quelque chose » dans le
regard, une étincelle, une vraie lumière de bonté…
une sorte de chaleur qui fait que leur contact est différent et
qu’on a grand plaisir à leur serrer la main…
Il était des ces hommes-là…
Je ne le connaissais que par ces brefs instants où
les regards se croisent, tandis que résonne un vrai « Comment vas
tu ? », comme un « j’espère, vraiment, que tu vas
bien, et je suis content de te voir ! » Pourtant, j’avais
l’impression de le connaître depuis toujours, d’être un des siens…
Il était… un personnage ! On l’appelait
« Pagnot », parce que son père, boulanger, avait inventé un
petit pain « bien à lui », qui avait fait sa réputation et
le délice des gens de Dax.
Grand joueur de rugby, brillant musicien
aux Calientes, Président de la Peña Taurine de Dax, il était le
mayoral de la plaza, depuis pratiquement trente ans… Tout un personnage !
Un homme, tout simplement, bon comme le pain…
Il s’appelait Alain Testevin… mais pour tous,
il était « Pagnot » !
Dimanche, au sortir d’un restaurant sur une île
de vacances, Tenerife, son cœur a soudain dit stop…
Pas gentil, le cœur ! Aurait pu attendre un
peu, encore ! Surtout quand on voit tant de cœurs vils, tant de
« cœurs couards », tant de « cœurs charogne »,
qui battent, par-ci, par-là, bien « huilés » du sang des
innocents… Paraphrasant Pagnol dans « Marius », que Pagnot
aimait sûrement, on dira simplement « Y a des fois que le Bon Dieu
n’est pas gentil ! »
Aujourd’hui, Dax est triste et les arbres du
Parc Théodore Denis sont un peu plus nus.
Dans le patio de caballos, il manque déjà !
Il en était un des piliers, il en était « une des âmes »…
Et même quant beaucoup étaient nerveux, parce que la corrida était trop
forte, ou… un peu trop "limite", il était là, jovial et
rassurant.
Il manque à Dax, il nous manque à tous, gens de
toros, gens de cœur…
« Se nos fue un gran aficionado, y una gran
persona… »
Après 51 ans de vraiment bons services pour les
hommes et les toros… son cœur a dit "stop!"…
Non, vraiment… pas gentil, le cœur ! |
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| SEVILLA: LE GRAND
PUZZLE...
18 Février: En bords de Guadalquivir, le
printemps fait quelques essais... Les eaux se sont soudain calmées...
"Curro est marié! Ozu!". La vie est belle...
Dans les bureaux de la Maestranza, on noircit du
papier et la facture de téléphone s'allonge... L'empresa est à deux
doigts de boucler les cartels de la feria d'Avril...
Oh bien sûr, ce n'est pas facile, et il y aura
de mécontents...
Tenez, au hasard: Ortega Cano. Vexé que l'on ne
compte pas sur lui, dans un cartel de garantie, il a demandé "les
Miuras"... Hombre! Comme s'il ne courait pas déjà assez, avec
les autres...
Pas facile de faire rentrer tout l'escalafon dans
un cycle "bien carré": 16 corridas, dont deux de rejoneo, entre
le 20 avril et le 4 Mai.
Cette année, les têtes de poule seront Juli,
Ponce et Morante. Derrière viendront les figures "habituelles",
et des nouveaux, parmi lesquels El Cid, bien placé, qui pourrait faire
grand bruit... Bien entendu, les Cesar Jimenez, Ferrera, Fandi frappent
fort, à la porte de la Maestranza, d'abord... pour y rentrer, et ensuite
pour en sortir "par l'autre"... La porte du Prince...
A ce jour, les cartels se présentent
ainsi...
SEVILLA - FERIA DE ABRIL 2003
(Cartels en cours d'élaboration - Ceux ici inscrits "en
gras" semblent confirmés)Dimanche 20 Avril - Corrida de Pâques:
Toros de Torrealta, pour Enrique Ponce,
Morante de la Puebla et El Juli
Lundi 21 Avril:
Toros de Celestino Cuadri, pour El Cid et..
Mardi 22 Avril: Corrida de Rejones
Mercredi 23 avril:
Toros de Guadalest, pour Eugenio de Mora et....
Jeudi 24 Avril:
Toros de Manolo Gonzalez, pour Joselito,
Enrique Ponce et Morante de la Puebla.
Vendredi 25 Avril:
Toros de Juan Pedro Domecq, pour Finito de
Cordoba, Davila Miura et El Juli
Samedi 26 Avril:
Toros de El Ventorrillo, pour Antonio Ferrera,
Antonio Barrera et El Fandi
Dimanche 27 avril:
Toros de Gerardo Ortega, pour Manolo Caballero,
Rivera Ordoñez et Miguel Abellan
Lundi 28 Avril:
Toros de Jandilla, pour Joselito, Morante de la
Puebla et El Cid
Mardi 29 Avril:
Toros de Torrestrella, pour Rivera Ordoñez,
Davila Miura et, probablement, Antonio Ferrera.
Mercredi 30 Avril:
Toros de Victoriano del Rio, pour Enrique Ponce,
El Juli et Cesar Jimenez
Jeudi 1er Mai:
Toros de Martin Arranz, pour Finito de Cordoba,
El Fandi. (Le troisièmes serait Caballero ou Cesar Jimenez)
Vendredi 2 Mai:
Toros de Guardiola, pour Pepin Liria, Eugenio de
Mora et Victor Puerto (?)
Samedi 3 Mai:
Toros de Cebada Gago, pour Pepin Liria, Juan Jose
Padilla et...
Dimanche 4 Mai - Matin - Rejoneo:
Toros de Bohorquez, pour six cavaliers.
Dimanche 4 Mai:
Toros de Miura, pour Juan Jose Padilla et.... Vous
pourrez suivre ces cartels, au jour le jour, dans la rubrique
"Cartels" |
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« LA
ILUSION ! », ET … L’ILLUSION…
19 Février : Petite leçon de « Fran-spagnol » :
Deux mots qui sonnent de la même façon, et qui pourtant ne signifient
pas la même chose. Du coup, on ne peut les traduire directement sans
prendre bien garde à ce que l’on dit, à quelle version on va utiliser,
la française ou l’ Espagnole, sous peine de planter tout le
monde…
Le dictionnaire français nous dit pour « Illusion » :
« Interprétation fausse de ce que l’on perçoit » ; ou
encore : « apparence dépourvue de réalité »… Et
l’on peut décliner ainsi une kyrielle de qualificatifs dont le dénominateur
commun est.. « tromperie ! »
En Espagnol, on a aussi cette définition, mais dans le monde taurin,
sportif, et tout autre cadre impliquant un challenge personnel, le mot
« Ilusion » traduit un immense espoir de gagner, d’être
bien, de triompher.
« Estoy con mucha ilusion ! » Ce
qui veut dire « Je suis tellement bien préparé, motivé, que
j’arrive « gonflé à bloc », et j’espère triompher.
Reste la chance ! Mais en tous cas, de mon côté, je mettrai tout
pour réussir ! Je suis prêt ! »
Oui
mais voilà... des fois, les deux se conjuguent ensemble, et se confondent.
Du coup, ça se gâte!
Quand Enrique Ponce débarque à Mexico en disant
« je vais toréer le corrida d’anniversaire « con mucha
ilusion ! », on est sûr qu’il ne faut pas manquer cela… Où
cela se complique, c’est lorsque sort un
toro qui n’était prévu sur la feuille de match, et que… ce
n’est pas un hasard, ni une erreur du torilero !
Du coup, la « ilusion » s’envole,
prend « une aile de plus », et devient…illusion !
Autre petit exemple, qui ne mange pas de pain… Quand Tyrosse parle du
« concours » pour la prochaine gestion de ses ovales arènes,
organisé « con mucha ilusion ! »… mais qu’en même
temps apparaît dans la
presse, le cartel de la corrida des fêtes 2003, le 27 Juillet (Toros de
Adolfo Martin, pour Fundi, Robleño et El Cid), sous la houlette de la précédente
empresa… Hombre ! Faut pas avoir le QI à 280 (chiffre qui ne fut
pas égalé, hier soir sur la 6, malgré « la brillance »,
l’éducation et « la classe » de certains invités… Quand
on parle de « QI d’une huitre », on peut se dire, en voyant
et supportant la pseudo vedette installée à l’extrême gauche de votre
écran… que les « huitres peuvent dormir tranquilles ! »)
Hombre !donc… on se demande comment peut circuler ce cartel…
alors que l’empresa qui doit le bâtir n’existe pas encore…
« Ilusion » ou « illusion » ??
Mais, restons dans le rêve, dans le beau, dans « le sain ! »…
Il n’y a rien de plus beau que « La
Ilusion », dans le regard d’un torero, à la veille d’un gros
rendez-vous…
Il y a cette folle espérance, mais aussi un éclair
de crainte, de trac, de peur… « Je vais y aller en mettant
tout ce que je peux mettre ! », mais en même temps, ce
« Con mucha ilusion ! » peut aussi traduire un fugace
« Cela peut ne pas marcher… On verra bien ! » Du coup,
tous les cœurs battent à l’unisson…
Regardez Cesar Rincon ! Il est « con
mucha ilusion ! », à la veille de réapparaître en Europe…
Un collègue m’a dit hier, au retour de Colombie : « T’inquiètes
pas pour lui ! Il est « énorme », presque mieux qu’en
91 ! ».
Du coup, nous voilà également « con toda
la ilusion del mundo »…
Un autre exemple qu’il faut respecter, et admirer, même si on ne se
fait pas d’illusions…
Dimanche, en plaza de Pomarez, trois toreros vont
faire le paseo, face à un bétail « inconnu »… Parmi ces
trois, deux français, du Sud-Ouest : Rafael Cañada et Julien
Lescarret. A divers degrés, on peut dire qu’il sont en situation
« délicate ». L’un essaie de sortir du fond de l’oubli ;
l’autre essaie de ne pas y tomber… Pourtant, même si c’est une
illusion, on ne peut s’empêcher de se dire « Venga ! vamos ! »,
et d’aller encore une fois, essayer de trouver cet espoir qu’ils ont,
à un moment, suscité en nous… l’espoir de pouvoir applaudir, sincèrement,
sans retenue, parce qu’« il » a été vraiment bien, et non
parce qu’ « il » est du village d’à côté…
Si cela marche, on en sera ravi !
Si cela ne marche pas, pueeees...on se dira
qu’on s’y attendait un peu.
Alors, il ne restera plus qu’à rentrer chez
nous, faire une caresse au chien, enfiler nos pantoufles, nous planter
devant la télé, et mettre un film dans le magnétoscope : « La
Grande illusion »…
Et là au moins, on n’est jamais déçu ! |
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BRUITS
D’HIVER…
19 Février : On risque d’avoir un big problème, genre « big
bang », année, avec la Télé…
On se souvient que Via Digital avait acquis la
quasi exclusivité des retransmissions télévisées en direct et en intégrale
des plus grandes ferias. Du coup, on pouvait, sans bourse beaucoup délier,
voir tout Séville, Madrid, Pamplona, Bilbao, Logroño et quelques autres,
soit chez soi, tranquillement installé sous sa parabole; soit dans les
clubs et peñas, qui s’étaient tous équipés et profitaient
logiquement de ces retransmissions pour décupler leur vente de fino y
tapas… C’était « super sympa »…
« Oui, mais voilà… c’était trop
beau ! »
Il semble que cette année, nous allons faire
« ceinture », et dans tous les sens du terme. (Allez, entre
nous… « Combien de kilos vous avez pris, aficionados fidèles, après
Séville et San Isidro ? soit environ… 45 jours de toros, consécutifs »,
c’est à dire 45 jours… de fino y tapas ? Hummm ? »)
Il semble que la fusion entre les deux
grands canaux privés provoque la renégociation de tous les tarifs… et
que cette "super télé" ne soit pas prête a débourser selon
les exigences des toreros. Du coup, si le Juli dit "Ok pour la Télé",
mais c’est « 10 Kilos », mais que la télé
en question n’en offre que « 5, pas plus ! »...
on est bon pour la rediffusion d’une grande superproduction passionnante:
« Les feux de l’amour, à Dallas ».
Actuellement, les feux sont tous à l’orange, et clignotent salement. On
est à deux doigts de perdre les ferias télévisées en direct… Cela
risque de faire drôle à beaucoup de monde… en particulier aux toreros
qui renâclaient un peu, mais étaient quand même heureux de toucher le
chèque…
Réponse dans quelques jours, mais pour le
moment… c’est mal parti. On ne veut même pas penser à ceux qui ont
souscrit à l’abonnement, placé leur parabole sur le toit… et fait
grande réserve de « Fino y tapas »... |
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MERCREDI,
« CÔTE TRIBUNE »
19 Février : Vous commencez à y être habitués : Le Vendredi,
c’est « Campo Bravo ! » et les mercredi, c’est le
rendez-vous avec la page hebdo de « La Tribune de Salamanca ».
Aujourd’hui, Navalon s’embarque sur une grande plaidoirie en défense
de Jesulin de Ubrique.. Tout y passe, et certains auront les oreilles qui
chauffent. Vous me direz qu’avec ce froid..
Faisant dans l’argumentation « choc »,
Navalon fustige les énormes bêtises qu’a faites le petit jésus de la
sierra d’Ubrique (bêtises qui a braqué contre lui nombre
d’aficionados et critiques taurins), mais souligne le courage et la
qualité de son toreo… Du coup, les épithètes bien choisis pleuvent
sur Manzanares, Ponce, Joselito, et des phrases terribles se terminent en
point d’interrogation, du style : « Avec Jesulin, avez-vous
compté combien de fois il se faisait accrocher la muleta, dans toute la
faena ? » et de continuer par un sarcastique « Et avec
Jose Tomas, avez vous compté combien de fois il se faisait accrocher…
sur un seul muletazo ? »
Maintenant, il va être « de mode »
de démolir le Jesulin, et Alfonso, défenseur de pauvres et des opprimés,
n’aime pas ça.
Cela dit… il est vrai que Jesulin ne se faisait
que rarement accrocher la muleta….
Cañamero fait un tour chez Victorino, lorsqu’il était « Salmantino »,
entre 1960 et 65. Il nous relate également un tentadero « a gusto »,
samedi dernier, au Puerto San Lorenzo, avec Espla et Damaso Gonzalez…
Rosa Jimenez a été faire un tour « en bas », du côté de
chez Pablo Romero (ex) ; Cuadri et Prieto de la Cal… Peut-être y
aura t’elle rencontré un certain Jean Louis ?
Et pour finir, histoire d’être encore mieux
dans les traces de son aîné et maître dans "l'art des
vacheries", Navalon… elle en remet une grosse couche sur le tour de
passe-passe de Ponce et son équipe, lors de la grande corrida de Mexico.
Vous savez… lorsque « la ilusion » devint tout à coup…
« illusion » ! (Si vous suivez… c’est que vous êtes
dignes de revenir demain ! Merci ! Bonne journée à tous !)
A
lire, ce mercredi 19 Février, dans www.tribuna.net |
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L’AFICION DES PLAZAS
COUVERTES… « SIN SOL, SIN MOSCAS ! »
20 Février : Ce
samedi débute à San Sebastian, le VIème Concours Mondial des Novilleros.
Pour la quatrième année consécutive, l’aficion va se donner rendez
vous sur les confortables tendidos de la plaza d’Illumbe. Cette année,
le concours portera le nom de « 1er Mémorial Manolo
Chopera », en l’honneur de celui qui a ramené les toros à San
Sebastian.
Cinq novilladas éliminatoires
et une finale, entre le 22 Février et le 29 Mars. Chaque fois, des
cartels équilibrés, avec un nom qui sonne et des autres à découvrir.
La compétition est ouverte, et le toro, comme toujours, dictera loi.
Cependant, il est des noms que l’on va suivre avec attention, en
particulier Fernando Cruz, récent vainqueur de Nîmes, « avec la
manière »…
Aujourd'hui, c’est à la
plaza elle-même que nous allons nous intéresser.
Notre siècle a sacralisé
un mot : Rentabilité. En son nom, on bouleverse la nature, (qui nous
le fait bien payer), on sacrifie les hommes, on déporte les espoirs…
Forcément, le mot sacré
a fait grande irruption dans le monde taurin qui, plus que jamais, est
devenu « le marché taurin ». Véritables monuments trônant
au milieu des villes et villages, les plazas de toros en faisaient la
personnalité… Pourtant, vides et fermées, les trois quarts du temps,
elles en étaient les moins rentables des bâtiments publiques.. Plazas de
Ferias ou de temporadas, elles brillaient de mille feux… le temps de
quelque inoubliable faena, puis somnolaient jusqu’à la saison suivante.
C’est ainsi que plusieurs arènes prestigieuses annoncèrent leur déclin…
La folie des hommes fit le reste. La folie, et le besoin :
Construire du logement, et encore du logement… San Sebastian en fut
l’exemple typique.
En septembre 1973, les deux tours jumelles du légendaires
Chofre étaient abattues, sagement, scientifiquement, mais définitivement.
A deux pas de l’océan, de vieux aficionados donostierras pleuraient
doucement leur plaza perdue. Une plaza légendaire, aussi incommode pour
les spectateur que pour le torero, mais pour des raisons différentes.
On
y était mal assis, bien serrés, mais le public y avait du talent.
Sur le
sable gis, les toreros savaient qu’ils devaient toréer « de
verdad », et qu’on les attendaient au tournant.
Inaugurée le 9 août
1909, en présence du roi Alphonse XIII, auquel Mazzantini brinda le
premier toro (qui s’appelait « Caparrota », d’Ibarra), la
vieille plaza de San Sebastian, que tous appelaient « le Chofre »
vécut d’incroyables moments, d’historiques faenas, de superbes
anecdotes. Sans aller plus loin, il suffisait d’y aller voir Antonio
Ordoñez, et l’on était sûr qu’il allait s’y passer quelques
chose. Loin de sa Ronda natale, le maestro s’y trouvait « a gusto »,
et l’on ne compte plus les triomphes qu’il y remporta, les grandes
faenas qu’il y dessina. Jusqu’au point même d’y brinder son dernier
toro, en 1971.
La plaza du Chofre ferma définitivement
ses portes, après le festival du 2 septembre 1973, toréé par El Charro,
Aparicio, Litri et Antonio Ordoñez.
Puis les années se sont
écoulées. Sur la Concha, les eaux du grand océan essayaient de vite
effacer les filets du sang des hommes… Le conflit Basque arriva à son
apogée… Le temps passa et l’aficion s’étiola. Il devint difficile
de trouver une revue taurine, à San Sebastian…
Vinrent les années
90 et ces projets fous des plazas "couvertes". Zaragoza fut une des premières,
avec son parapluie de toile. Aujourd’hui, sans être légion, elles
commencent à être nombreuses. On citera, entre autres et dans le désordre,
La Coruña, Leganes, Madrid Vista Alegre…pour arriver à San Sebastian
et Logroño. Depuis, on murmure que Madrid Las Ventas, Bilbao, Pamplona
songent à… Chez nous, Nîmes
fut la plus futée, gonflant sa bulle tout autant que son orgueil d’être
la première plaza française. Les autres regardent, surveillent et font
des plans. N’a t’on pas annoncé que Bayonne voulait mettre « capuchon » ?
San Sebastian, grâce à
Jesus et Manuel Chopera, grâce également au regretté Gregorio Ordoñez,
a inauguré une magnifique installation, le 11 Août 1998. Ce jour là, il
n’y avait pas encore de toit, mais Manzanares, Ponce et Rivera Ordoñez ramenaient les toros à Donosti. Le 30 avril de l’année
suivante, on inaugurait « la couverture », lors d’un luxueux
festival bénéfique, au profit des victimes de l’ouragan Mitch.
Impressionnante
installation… 8000 mètres carrés de couverture, dont 2500 font partie
de deux éléments mobiles, de 60 tonnes chacun. En dix minutes, on peut
ouvrir ce « parpado » (cette paupière) et le soleil envahit
un rectangle de 52 mètres sur 50, supérieur à la surface du ruedo… Si
tout à coup, une averse se pointe à l’horizon, Illumbe « ferme
ses paupières », y ya esta !
Pourtant, bien qu’on y
soit très à l’aise, très agréablement installés… quelque chose
manque ! Même par beau temps, il n’y a plus réellement de
« Sol », et encore moins de « Moscas »…
L’aficion,
comme le bâtiment, s’est « fonctionnalisée »…
Comme dans
un appartement, tellement étudié, tellement « fonctionnel »
que vous avez tout en deux mètres carrés, la plaza attire maintenant un
public « multi fonctions »…qui bien sûr, a des « multi
réactions »… On va à la plaza en groupe, en bande, avec son
blouson ou son manteau de fourrure. Certains, bien sûr, vont s’y faire
voir. D’autres vont voir… ce qui s’y passe, comme on irait « se
faire une toile », après la pizzéria… Ce n’est pas spécifique
à San Sebastian. Il est probable qu’il en soit de même dans toutes les
plazas couvertes. Quelque chose manque ! Trop bien installé, trop
bien à l’abri, le public « ne
souffre plus », avec les hommes, en bas… et la corrida est
vraiment devenu « un spectacle »…
« Aller aux toros »,
c’est avant tout « savoir » que l’on va assister à
quelque chose de sérieux, où des hommes vont se jouer la peau, non pour
notre plaisir, mais parce qu’il en est ainsi, depuis de lustres… Cela
vaut bien de prendre une douche, parfois, ou de piétiner de froid…
Sous
la grande couverture des plazas modernes, la lumière est tout autre ;
l’ambiance, également ! La prédisposition à la passion n’est
pas la même…
Regardez… Dites moi combien de souvenirs avons nous de l’immense
faena du Juli, (la meilleure de sa vie)
au toro de Vista Alegre, en octobre dernier ? Pratiquement
aucun. Pourtant, la presse regorge encore de photos historiques, comme le
capotazo d’Ordoñez, un genoux à terre, en plaza de Séville… ou la
passe haute de Cagancho, ou encore une naturelle de Paquirri, à cet
ouragan de « Buenasuerte », en 1979, à Madrid…
Les plazas couvertes étoufferont
elles la réelle aficion, comme elles étouffent le vent ? Les
toreros en sont heureux, mais il disent également qu’il faut « faire
plus », « donner plus », pour bouger un public « couvert »…
Une nouvelle temporada débute,
samedi, à Illumbe. Le président aura changé… Le public, lui, aura
t’il évolué ? On verra bien. De toutes façons, nous serions mal
venus, après cinq longs mois sans toros, de cracher dans la soupe, même
s’il n’y a pas de mouches… et encore moins de soleil. |
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SAN SEBASTIAN - "MEMORIAL MANOLO
CHOPERA"
VIème Concours Mondial des Novilleros
Samedi 22 Février :
Novillos
de Joselito et Martin Arranz, pour Jesuli de Torrecera, Jorge Ibañez
et Javier Solis.
Samedi 1er Mars :
Novillos de « Toros
de Plata », pour Paco Ramos, Fernando Cruz et Juan Carlos Cubas (Pérou)
Samedi 8 Mars :
Novillos de Domingo
Hernandez, pour Santiago Manciño, Julien Miletto (France) et Juan Ignacio
Lopez Usero.
Samedi 15 Mars :
Novillos de Esteban Isidro,
pour Francisco José Palazon, Arturo Macias (Mexique) et Miguel Angel
Perera
Samedi 22 Mars :
Novillos de Adelaida
Rodriguez, pour Serranito, Cristian Restrepo (Colombie) et Manuel
Escribano.
Samedi 29 Mars : La Finale, devant une novillada de Miranda de
Pericalvo.
Le grand concours se clôturera, le dimanche 30 Mars, par une corrida de
Manolo Gonzalez, pour Enrique Ponce, El Juli et Cesar Jimenez.
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