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« SI
LES HOMMES SONT BONS… »
1 Janvier 2002 :
« Feliz Año Nuevo ! » A tous, à toutes, une
grande année 2002.
Qu’il soit « dans le pré »
ou ailleurs, le bonheur « en bloc » n’existe pas. Il
est fait de multiples moments, chauds et sereins, où tout à coup
on se dit « Qu’est-ce que je suis bien ! » Alors,
à tous, à chacun et chacune, je souhaite, au nom de l’équipe de
« toros2000.com », de nombreux moments comme cela. Et si
vous les vivez ensemble, main dans la main, mejor ! |
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« L’année sera bonne, si les hommes sont bons » une
simple phrase de Froissart, qui dit tout. Nous sommes maîtres de notre
destin, en grande partie. Libre à nous de tendre la main au lieu de poser
une bombe, ou d’appuyer sur une gâchette. Libre à nous de sourire, de
laisser passer, de dire « Bonjour ! S’il vous plaît !
Merci ! », au lieu de défier l’autre du regard, et, « au
bluff », de lui griller toutes les priorités…
Libre à nous de préférer le bon et le
beau, le vrai et l’honnête, le blanc et le bleu du ciel…
Le monde est « tourneboulé » de Palestine en Argentine, et les sables de plusieurs déserts
s’envolent aux fumées des bombes. L’Histoire avance, à grands
soubresauts… Nous n’y pouvons rien. Possible ! Entre les pétroliers
et les marchands de canons, ils se sont arrangés pour nous gâcher la
vie, à 35 heures par semaine, ou à plus… C’est ainsi ! Il faut
quand même avancer…
« Querer es poder », dit
toujours un jeune Colombien, futur Nobel de la Paz… « Vouloir,
c’est pouvoir », et cela commence dans notre maison, notre
entreprise ; dans la rue, le couloir de notre immeuble… La paix du
monde se construit dans l’ascenseur, chaque jour, quand deux regards se
croisent, qui ne se méprisent pas, qui ne se méfient pas, et qui se
disent, simplement : « Bonjour ! Ca va, pour vous ?
Tant mieux ! ».
La bonne année commence comme cela…
Je vous souhaite donc à tous, beaucoup de
ces regards-là. |
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CALI :
ANTOINE ET SEBASTIEN…
1er Janvier : Ils ont du faire une de ces javas…
Imaginez un peu : Antonio Ferrera touche le gros lot, et gracie le
quatrième toro. Auparavant, Sebastien Castella a toréé comme un ange.
Avouez qu’il y a de quoi «s’en prendre une bonne ! »…
La septième corrida a réconcilié tout
le monde. Sans atteindre la qualité du lot de Cesar Rincon, la corrida,
pur Santa Coloma, d’Ernesto Gonzalez Caicedo, a permis aux toreros de
donner libre cours à leur personnalité artistique. Antonio Ferrera est,
on le sait, un tourbillon qui effraie parfois, mais dont on ne peut
qu’admirer l’envie de triompher, d’autant que tout à coup, allez
savoir pourquoi, le typhon se calme, laissant place à un doux zéphyr,
qui se met à toréer lentement, templado, cadencioso… Une vraie énigme.
Sebastian Castella est tout en finesse,
tout en dentelle. Sa voix est fluette, sa muleta caresse le toro. Si le
sort veut qu’un bicho sorte « en artiste », le toreo devient
orfèvrerie. C’est ce qu’a démontré, et de quelle façon, Sebastien
Castella, aux Caleños, comme il l’aurait fait à Séville ou à Madrid.
Espérons que ce faenon lui ouvrira maintes portes pour 2002.
La feria de Cali bat son plein… Adulé,
le vendredi ; « haï », le samedi… David Luguillano est
tombé du cartel de « la corrida du Toro » où il était
engagé, ce soir. C’est l’albeceteño Sergio Martinez, qui le
remplacera…
31 Décembre – Cali (Colombie) – 7ème de Feria – 2/3
de Plaza – Beau temps, venteux : La corrida de Don Ernesto Gonzalez
Caicedo est sortie, basse, de tête réduite, et légère (470, 446, 498,
460, 480, 444 Kgs). Cependant,
la corrida est sortie « en el tipo », quatre toros donnant du
jeu, parfois extraordinaire, comme le quatrième, qui fut gracié, tandis
que cinq et sixième terminèrent mansos rajados, sans aucune option de
triomphe.
Antonio Ferrera a fait exploser Cañaveralejo.
On se doutait bien que « s’il touchait un toro… ». Ce
triomphe est primordial, dans la mesure où son apoderado, Luis Alvarez,
« lui a fait » une intense campagne colombienne, et, à n’en
pas douter, les publics de Manizales, Medellin, Bogota, verront arriver
avec bienveillance, le triomphateur de Cali. Oreille du premier, un peu généreuse,
à cause de l’estocade défectueuse, mais récompensant la puissance aux
banderilles et de bons moments avec la muleta, devant un toro faible,
mais qui tirait des coups de tête dans tous les sens (tornillazos). Puis
sortira le quatrième, « Cañonero », N°13 (!) – 460 Kgs
– un toro qui va aller a mas et permettre à Ferrera de se relâcher
totalement, après avoir levé le public avec les palos. Toro de bandera,
et toreo de lenteur, de mando, de totale domination. Chapeau ! Au
moment où Ferrera allait
prendre l’épée, le public, debout, réclama l’indulto qui fut
accordé au brave canonnier. Comme quoi, le N°13… Deux oreilles
symboliques et vuelta de frénésie, en compagnie du ganadero .
Le public avait déjà eu l’occasion de
vibrer, de hurler d’admiration, de sauter de joie. Et c’est à un français
qu’il devait cette saine émotion : Face au deuxième de la tarde,
Sebastian Castella a monté un faenon de très haute ligne artistique, toréant
avec douceur, majesté, en quelques centimètres de terrain. Le Toreo de
toujours ! Enorme faena qui restera dans l’histoire de cette feria,
quoiqu’il advienne. Certes, « Florido » était « torito »,
mais les deux oreilles, accordées après une bonne estocade, resteront le
souvenir d’un fabuleux moment de pureté torera. Face au cinquième,
totalement arrêté, il n’y avait rien à faire, sinon être « limpio ».
Ovation et, en fin de corrida, la sortie à hombros, par « la grande
porte de cristal », en compagnie de Ferrera et du ganadero.
Le colombien « Guerrita Chico »
n’eut pas la même chance au sorteo. On le vit très volontaire face à
son premier, dont il manqua la mort, écoutant un avis et beaucoup de
silence. La tarde lui échappa définitivement, quand le sixième « se
mit en grève », dès la sortie. Silence et « mala suerte
total ! »
Ce 1er Janvier, la corrida, dite « du Toro » :
Six matadors et rejoneador feront le paseo, face à du ganado de « Fuentelapeña »,
(souche Pinto Barreiros et Samuel Flores) de don Abraham Dominguez. Le
cartel torero sera le suivant : Sebastian Vargas – Antonio Ferrera
– Sebastien Castella – Rafael de Julia – Sergio Martinez (qui
remplace David Luguillano) – et le cavalier Fernando Lopez. Hier, on ne
savait par qui sera remplacé Ramiro Cadena, blessé samedi…) |
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LA
GUEULE DE BOIS…
2 Janvier : Normal ! Un
peu partout, on s’est levé avec la bouche pâteuse et les idées en
vrac… Comment voulez-vous, alors, que l’on attaque l’Euro, dans cet
état-là ?
La tête pleine des vapeurs d’alcool et
des fumées des dernières voitures qui finissent de brûler, on plonge tout de go dans une ère nouvelle. Avouez qu’il y a de quoi
patauger un brin… Alors, on va acheter sa baguette et son journal avec
ses derniers pauvres francs, on rentre à la maison en se jurant de
« manger léger », et… on verra bien demain.
Oui mais voilà, demain… c’est
aujourd’hui, et il va falloir s’y mettre ! Donc, où que vous
soyez, imaginez vous que vous faites un voyage à l’étranger, et que
vous payez avec la monnaie du coin… et ne cherchez pas autre chose. Ne
pensez pas « Combien cela fait il, en francs ? », sinon,
vous êtes mal embarqués… Et, même si cela a augmenté… que pourra
t’on y faire ?
Nous, aficionados, on a peut-être un
avantage ou deux… D’abord, (et cela ravira les antis qui nous prennent
pour des hordes de sauvages avinées), on supporte mieux la gueule de
bois. Chaque feria s’accompagnant maintenant de tascas, casetas et
autres bodegas, imaginez un peu l’entraînement
que l’on a. Complètement carbonisés le week end a Nîmes, Mont de
Marsan ou ailleurs, maltraitant la sévillane en hurlant « et
viiiiva Españaaaaaaaa ! », les aficionados sont à leur poste,
le lundi , impeccablement vêtus et rasés de près. Oui, oui !
L’autre avantage que nous avons, c’est
que nous voyageons plus que la plupart de nos concitoyens. Il est bien
rare qu’un aficionado n’ait pas envie, au plus vite, d’aller voir
les toros, ailleurs. Donc, un tour en Espagne profonde, et puis l’enhardissement
total : Un tour au Mexique, en Equateur ou en Colombie… Alors, pas
de problème pour passer du franc à la peseta, du dollar au peso… Donc,
pas de difficulté, à priori, pour nous, qui nous trouvons embarqués
pour une nouvelle terre… l’Europe. Et, en plus, on a de la chance…
elle est taurine !
Bonne année donc à vous, aficionados !
Que lo pasen bien ! Et puis, tant qu’on y est, Bonne Année, aussi,
à ceux qui ne sont pas aficionados. C’est tout à fait de leur droit,
et on ne les en respectera que plus, s’ils nous le disent avec un vrai
sourire, sans juger, et sans vouloir bannir, interdire, condamner…
D’ailleurs, n’en déplaise à « certaines alliances »
biscornues… Il n’y a rien à juger !
« Allez en Paix, de par 2002, et mettez-vous vite à l’Euro ! »
Tout d’abord, parce que l’on ne peut faire autrement (C’était au
jour du référendum qu’il fallait y penser !)… Puis ensuite,
parce que c’est « quand vous irez chez les voisins »… que
vous aurez la bonne surprise ! |
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CALI :
LA GUEULE DE BOIS (suite)
2 Janvier : Là, c’est vraiment la gueule de bois. On est passé
en 2002 au rythme de la salsa, en trinquant à l’aguardiente… et hier,
il faisait 32° à l’ombre. Alors, imaginez un peu ! Même les
toros allaient de travers ! « Hips ! Feliz
Año Nuevo ! Que este muy bien! »
La corrida, dite « du toro »,
justement, n’a rien donné, sinon ce que l’on savait déjà :
Qu’Antonio Ferrera est un bullidor qui sait se mettre le public dans la
poche, mais qui ne doit pas rester longtemps dans le même endroit, car on
y voit vite quelque défaut… Que Sebastien Castella est un fin torero,
mais un peu fragile, qui coince un peu lorsqu’il faudrait passer la
surmultipliée… Que Rafael de Julia est propre, mais sans sel… Reste
le jeune d’Albacete, Sergio Martinez, qui, hier encore, a su démontrer
un toreo de classe et une tête privilégiée. Il est la révélation de
Cali, et il faut espérer qu’on lui donnera sa chance par « en
terre d’Euro ». C’est à peu près tout ce qui reste de ce
premier de l’an colombien, que l’on devra vite oublier, du moins sur
le plan taurin.
La feria de Cali continue, avec l’entrée
en lisse des grosses pointures, en particulier le Juli, qui fait, ce soir,
son premier paseo à Cañaveralejo. Voir comment vont le recevoir les
colombiens, puisqu’il y a peu, avaient couru quelques rumeurs sur le
fait qu’il avait cassé la tirelire, devenant le propriétaire de la
plaza de Cali. Cela avait provoqué quelques mouvements d’humeur, vite
éteints par un radical démenti. Pero bueno !
1er Janvier – Cali (Colombie) – 8ème
corrida de Feria – 2/3 de plaza – Chaleur intense – Public de
festayres : La corrida
de Fuentelapeña est très mal sortie : Inégale en poids – 560,
484, 510, 468, 478, 526 et un sobrero de 514 Kgs – et inégale en
comportement : du soso au manso, sans grandes forces et d’aucune
race. Le septième, burriciego (gueule de bois !) fut changé pour un
Juan Bernardo Caicedo, muy bueno.
Corrida de six matadors et un rejoneador,
qui toréent gratos pour l’empresa… C’est la tradition de la Corrida
du toro. En fait, c’est la corrida « de l’Empresa »…
Sebastian Vargas ne put rien
face à un gros bloc de marbre, et tua mal. Silence
Antonio Ferrera mit la vapeur dans les
trois tiers, tua d’un bajonazo, et coupa une oreille qui complète sa
feria, mais n’ajoute rien à sa gloire.
Sebastien Castella toréa propre, mais
froid et distant. Son épée « ressortant », il perdit un
probable trophée.
Rafel de Julia tua également « fatal »,
après un trasteo bien léger. Silence
Sergio Martinez se montra torero, avec
beaucoup de volonté et de vérité. Tuant également mal, il entendit une
ovation.
Guerrita chico, invité de dernière
heure, pour remplacer Cadena, se montra excellent avec la cape, face à un
toro qui trompa tout le monde. La suite dut beaucoup plus hésitante, face
à un toro parado. Silence.
Le Rejoneador Fernando Lopez devra revoir
quelques cours, en particulier sur la façon de ne pas se faire toucher
les chevaux. Mato
fatal. Silence. Ouf! Vaya toston!
Ce 2 Janvier, au cartel de la 9ème : Toros d’Ambalo
(du Juan pedro Domecq), pour Diego Gonzalez (torero fino de Cali, mais piètre
matador) ; Victor Puerto, qui espère plus de chance que l’autre
jour, et El Juli, qui entre dans la feria. |
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CALI :
« IL » N’A VRAIMENT PAS BESOIN DE CELA…
3 Janvier : « Lorsque l’on signe un contrat au Juli,
c’est avec les problèmes que cela engendre « avant la corrida »…
C’est en ces mots que le responsable de l’organisation de Cali a
commenté le retard de trois heures, lors du sorteo de la corrida d’Ambalo,
hier, à Cañaveralejo, parce que les représentants du prodige
espagnol ont, encore une fois, fait un gros caprice…
Cette fois, c’est allé assez loin, puisque le ganadero avait amené neuf
toros, dont un, pour le festival de ce soir. Un torito de 436 kgs que le
staff du Juli voulait faire entrer dans la corrida, à la place d’un
costaud, de 528 Kgs. Trois heures durant, Don « Papa Juli » et
ses sbires ont tapé du pied, trépigné, menacé, afin que l’on repèse
le petit toro, au cas où il aurait repris quelques grammes après le réveillon
(comme nous tous !) et qu’on le fasse entrer dans la corrida. Trois
heures durant, les organisateurs ont résisté, et, à la fin, le toro prévu
pour le festival est resté « festivalero », et l’autre est
resté dans le lot prévu. Non, mais des fois !
Et devinez à qui le sort a t’il attribué le
« tio » ? Au Juli, bien sûr ! Et devinez qu’en a
t’il fait, le Juli ? Il lui a monté « un tabaco », et
lui a coupé deux oreilles. Et, presque chaque fois, cela se passe ainsi…
Il y a un lio dans les corrales à l’heure du sorteo, et cinq heures après,
le garçon « prend ce qui sort », et le plie en quatre…
A n’en pas douter, le Juli est un phénomène.
Cependant, comme beaucoup l’ont fait avant, il devrait faire attention à
sa réputation. Lui qui, pour quelques euros, a renoncé à une
communication importante, notamment via internet, devrait « cuidar »
son image, au lieu de passer pour un capricieux, à cause de ceux qui le
représentent « en civil ». Il n’a vraiment pas besoin
de cela, d’autant que dans la plaza, on le voit résoudre les problèmes,
en vrai torero. Cali vient démontrer, encore une fois que la tauromachie se
fait « dans la plaza », et non, à l’ombre des despachos ou
des corrales. A ver si se enteran, los del Juli !
Cela dit, Cali a vécu hier une corrida mémorable,
et pour la première fois, la plaza s’est remplie jusqu’au toit. Quatre
des toros d’Ambalo ont donné du jeu, faisant honneur au ganadero Pepe
Estela, récemment disparu.
Et puis… Victor Puerto s’est montré totalement
inspiré, relâché… totalement torero. Deux faenas qui ont levé le
public ; quatre oreilles et des spectateurs qui sont sortis en toréant
dans la rue, pegando muletazos aux voitures qui passaient… Une apothéose
pour Puerto, qui part pour triomphateur de la feria. Ajoutez à cela le
triomphe du Juli au dernier… et vous avez une corrida mémorable, qui
avait pourtant bien mal commencé.
2
Janvier – Cali (Colombie) – 9ème de Feria – Llenazo :
Six toros de Ambalo, de présence inégale (454, 444, 467, 492, 464 et…528
Kgs). Le dernier a surpris par son poids, son trapio et son jeu. Quatre
toros ont été ovationnés à l’arrastre, et l’on a donné vuelta
posthume au deuxième de la tarde. On leur a coupé six oreilles.
Diego Gonzalez a été dépassé par les événements.
Touchant les deux plus compliqués (permanent mystère du tirage au sort),
le jeune colombien n’a pu que faire face, comme il le pouvait. Un premier
toro manso rajado ; un deuxième « avec la tête au plafond »…
en fait, rien qui ne pouvait l’aider à triompher. Le caleño écouta
silence et ovation, respectivement. |
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Triomphe d’apothéose de Victor Puerto. N’ayant pu
s’exprimer lors de sa première sortie, Puerto mit, hier, tout son talent,
son intelligence, sa technique et son inspiration, à toréer « en
maestro », donnant à ses faenas une verticalité, un rythme, un
« señorio », qui a laissé le public sur le …flanc. Debout,
hurlant des « torero ! torero ! » à l’unisson, le
public a vibré tout au long de ses deux faenas, et lui a fait couper quatre
oreilles. Faena crescendo face à son premier, qui alla « a mas »,
en même temps que le diestro. Brindé à Eduardo Estela, débuté par six
statuaires sans bouger d’un cil, suivi de passes, changées dans le dos,
le trasteo se déroula, seigneurial, fait de technique et de relâchement
total. Grande faena, avec d’énormes naturelles, toutes de lenteur, clôturée
d’un trois quarts de lame, efficace. Deux oreilles, indiscutables, et
vuelta posthume au toro « Alsaciano » (curieux qu’un « alsacien »
aille briller en Colombie !). Le cinquième avait une grosse tendance
aux barrières, mais Victor Puerto, sûr de sa technique, et très inspiré
ce 3 Janvier, alla l’y dénicher pour lui imposer une faena variée,
faisant jouer à fond le vibrato, et provoquant le délire dans les gradas.
Epée entière, et deux oreilles à nouveau.
El Juli a un peu patiné devant son premier. Le
toro ne valait pas grand chose, et … passer après le faenon de Puerto !
Le madrilène toréa sur les deux côtés, proprement, mais sans étincelle.
Ovation. Sortit enfin le sixième, « Vericueto », de 528 Kgs, très
bien présenté et « muy toro ». Piqué au vif par les quatre
oreilles à Victor Puerto, le Juli se redressa, mit toute sa race dans la
bagarre et triompha totalement : Spectaculaire au capote, en
particulier dans les lopecinas du quite ; vibrant aux banderilles ;
torerisimo à la muleta, enchaînant sur place, les séries sur les deux côtés,
avec un aguante stupéfiant. Grosse demie-épée et deux oreilles, se
joignant à la sortie « a hombros » de Victor Puerto et du
ganadero d’Ambalo. Le public est sorti radieux. Que bueno.
Ce
soir, 3 Janvier, on fait la fête : Festival avec, face à des toros de
fers différents : David Luguillano, Victor Puerto, El Gino, El Califa,
El Juli et Guerrita chico.
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CESAR
JIMENEZ, « A LA CASA PATON »…
3
Janvier : Ou… de l’ingratitude des toreros. Une fois de plus. Cesar
Jimenez, ce jeune et beau novillero, très cérémonieux, très « voyez
donc comme je suis beau » (et il l’est, le gredin » dirait
Cyrano), vient de jouer un coup bien peu élégant à celui qui lui a ouvert
les portes du monde taurin, lui permettant de devenir l’une des promesses
du toreo de demain, Victorino Martin, soi-même. Sans rien dire, alors
qu’il venait juste de passer un moment chez le ganadero, le torero a fait
téléphoner », pour dire qu’il arrêtait là les relations
professionnelles, confiant désormais son avenir torero au duo Enrique
Paton-Simon Casas.
Sur le fond, il n’y a pas de problème. Cela est
arrivé maintes fois, et le torero doit voir celui qui peut lui garantir les
meilleurs conditions, pour monter « vite et bien »…
Sur la forme, on peut se poser la question…
Jimenez fait à Victorino « la même jugada » que lui ont faite
Jose Tomas et Miguel Abellan. Une fois, ça va ! Deux fois… mais, à
la troisième, le Victorino l’a mal vécu, et on peut aisément le
comprendre. Comme toutes « les liquidations financières » des
précédentes temporadas, n’ont pas encore été réglées, on imagine
facilement comment va se dérouler l’incontournable réunion. D’ici que
le ganadero se fasse accompagner par une de ses « alimañas » !
Mais, heureusement ou malheureusement, on sait bien comment tout cela
finit… par un communiqué et un abrazo !
De leur côté, les nouveaux apoderados sont clairs
et limpios. Ils ont connu le torero l’an passé, lorsqu’il ont monté
une opération de promotion du duo Cesar Jimenez-Ivan Garcia, et depuis, les
relations étaient des plus cordiales. Le torero leur a demandé de prendre
la suite, et, en confiance, le duo va préparer une grande temporada au
jeune madrilène. Moments forts de la première partie 2002 : Présentation
et despedida de novillero, à Madrid, pour la feria de la Comunidad ;
et alternative lors de la Feria de Nîmes… Tout un programme.
Une page qui s’ouvre pour un jeune torero, plein
d’un apparent talent, mais qui ne doit pas oublier deux choses :
« Le Toreo est avant tout « pundonor », et « Un
torero l’est « dans la rue », autant que dans le ruedo »…
Je sais, c’est ringard, c’est dépassé, mais cela vaut presque autant
que le « Cesar Jimenez est un bon produit », lu, quelque part
dans les chroniques…
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ATTENTION
A SEBASTIEN CASTELLA
4 Janvier : La feria de Cali
vient de souligner la qualité et l’ardeur des jeunes diestros,
nouvellement arrivés « en haut de l’affiche ».
Certes, Victor Puerto a monté un énorme
triomphe ; certes, le Juli, figure consacrée, va essayer de
lui ravir le sceptre. Finito de Cordoba entre, ce soir, dans la
dernière ligne droite, et aura du mal à conquérir d’un coup,
les caleños… à moins « qu’il nous envole » tous
sur un de ces nuages dont il a le secret. Alors, rien ne peut lui résister,
même pas les guerrilleros del Valle del Cauca. Quant à David
Luguillano, malgré les trois oreilles coupées aux bons toros de
Rincon, il semble bien que l’empresa lui ait ouvert les portes de
la fuite, après le désastre du 29 décembre. De leur côté, les
toreros colombiens n’ont pu que montrer grande volonté, en
echange de quelque mauvais coup, tel Ramiro Cadena, blessé, ce même
29 décembre, et dont on doute du retour, aujourd’hui. |
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C’est donc du côté des jeunes que viennent les satisfactions :
Cali a découvert l’Albaceteño Sergio Martinez ; a confirmé la
toreria un peu froide de Rafael de Julia ; a apprécié les qualités
de son nouveau matador, Guerrita chico.
Cependant, deux noms montent haut dans l’estime
de l’Aficion et de la presse colombiennes : Antonio Ferrera et
Sebastian Castella.
Antonio Ferrera est actuellement le triomphateur
de la feria, au nombre de buts marqués : Cinq oreilles en cinq toros,
et un indulto. On connaît l’enthousiasme parfois « débordé »
du jeune extremeño. A n’en pas douter, il va continuer à faire bondir
les publics, à Manizales, Medellin et Bogota. C’est forcé. Revenant,
glorieux de Colombie, il sera possible à son apoderado de « peser
plus » sur la prochaine temporada espagnole, d’autant qu’il a
« France gagnée ».
Mais la grande satisfaction (qui n’est pas une
surprise), se nomme Sebastien Castella. Enorme, le premier jour, il a un
peu flotté, lors de la corrida du Toro. Mais hier soir, il a enchanté le
public, lors du Festival, par un toreo de grande classe, une faena de rêve,
hélas gâchée à l’épée. Certes, vous allez dire : « Oui
mais.. un festival ! Un triomphe devant un torito ! »
Hombre ! il n’y a pas de « torito », et, par ailleurs,
bien que d’apparence fragile, Castella s’est appuyé des tios, et
s’en est bien sorti. Restent l’inconstance des artistes,
l’inspiration qui vient et qui va, la difficile facilité… Il faut
attendre, et lui donner du toro. Castella connaît le secret du toreo
artistique, de la charge ralentie, du danger presque oublié. Alors, il
peut entraîner tout le monde vers les sommets, Madrid « z’y
compris »… C’est ce qui le différencie des toreros français,
beaucoup plus travailleurs qu’artistes… Une vraie personnalité qui
vaut la peine d’être attendue, à condition qu’on ne le gâche pas…
La feria vogue doucement vers son final. Restent deux corridas dont la
deuxième sortie du Juli, ce soir.
Hier, en nocturne, le Festival au profit de l’Ecole
Taurine de Santiago de Cali, n’a rien donné, ou presque, les toros
ayant gâché en partie les bonnes volontés. Cependant, tout le monde est
sortie en parlant de Castella. Que cela continue.
3
janvier – Cali (Colombie) – Festival en nocturne – Lleno :
Sept toreros, et sept toors de ganaderias différentes. Bilan minimal :
Une vuelta pour Sebastian Castella. Comme lui, el Juli a mal tué.
Victor Puerto ne put rien faire devant un Achury
Viejo, arrêté et plein de mauvaises idées – El Gino passa un mauvais
moment devant une « vache folle » del Paraiso. (C’est ainsi
que l’a baptisée le chroniqueur) – Califa eut quelques velléités
avec la cape, devant un toro de Cesar Rincon, brave au fer, mais qui
s’endormit ensuite. Le Califa, aussi.
Tout le monde se réveilla d’un coup, avec le
Juli, qui invita Castella et Guerrita aux banderilles, le français se
signalant par un énorme quiebro. Faena complète, vibrante de toreria,
lente, rythmée. Hélas, deux pinchazos avant l’épée définitive. Il
perdit un trophée assuré.
Sebastien Castella, impeccablement vêtu d’un
traje campero gris pâle, a levé le public, à plusieurs reprises. Quite
« al alimon » avec Guerrita ; banderilles « à
trois » et … faenon. Le chroniqueur s’envole « Castella a
été comme la Tour Eiffel ! Grandiose, inspiré, poétique… »
Pues vaya ! Hélas, maldita espada ! Un avis et « grosse »
vuelta al ruedo.
Guerrita Chico se battit avec une mule de
Guachicono, tandis que le novillero de Manizales, Andres de los Rios, eut
de très bons moments devant un bon Puerta del Hierro, mais, tua également
très mal.
Au final, un nom sur toutes les lèvres :
Sebastien Castella. A suivre.
Ce 4 Janvier, dernier cartel « de lujo » : Toros del
Paraiso, de Jeronimo Pimentel, qui doivent une revanche à l’aficion
Caleña, pour Finito de Cordoba (pour son seul contrat), El Juli, qui va
tout essayer, et Ramiro Cadena, s’il est remis, ce qui paraît douteux.
On murmure, pour le remplacer, le nom de Paquito Perlaza. |
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CALI:
PARADIS ARTIFICIELS…
5
Janvier : Non, rien à voir avec certaines poudres blanches…
Simplement deux mots pour résumer le triste spectacle offert hier soir, en
plaza de Cañaveralejo, par les toros du Paraiso, à l’occasion de la
dernière corrida de la Feria de Cali. Certes il reste une course, demain, mais le cycle
est terminé et les trophées, déjà attribués.
Triomphateurs retentissants de la feria précédente,
les toros « du Paradis », de Jeronimo Pimentel, faisaient
« doblete », cette année. Ce fut un désastre sur toute la
ligne, le fond étant atteint lors du festival, où le toro del Paraiso fut
même qualifié de « vache folle ». Allons bon !
Treize toros dans la feria, et le néant, le zéro
pointé. Dur coup…
La corrida fut bien triste, le Finito se comportant
comme un coquin, Juli se battant comme un chien, en vain, et Ramiro Cadena
coupant une oreille « populaire »…
Au sujet de ce dernier, une anecdote qui traduit
les magouilles en tous genres qui polluent ce milieu : Ramiro Cadena
prend une cornada, le 29 décembre. Les chirurgiens de la plaza estiment à
huit jours son « arrêt de travail » (donc, jusqu’au 6
janvier). Ce que voyant, les responsables de la plaza engagent Paquito
Perlaza, torerito super protégé, qui ne dédaigne pas jouer les vedettes,
sans pour autant le démontrer totalement dans le ruedo.
Pendant ce temps, Ramiro se remet vaillamment sur
pieds, et, avec l’aval de ses propres médecins, s’estime prêt pour son
contrat d’hier, aux côtés de Finito et Juli. On connaît les toreros,
ils sont faits « d’un autre bois ». Par ailleurs, il est le
triomphateur de l’an passé, et, faire le paseo aux côtés du Finito et
du Juli… à genoux s’il le faut.
Seulement voilà… s’appuyant sur les
conclusions du parte officiel, l’empresa l’a remplacé. Cela a fait un
barouf d’enfer, qui a retardé le sorteo de plusieurs heures, et cette
fois, le staff du Juli n’y était pour rien… Les uns brandissaient le
bulletin médical, les autres, un contrat dûment signé, il y eut « grande
ambiance »… Enfin, on reprit à la fois ses esprits et le chemin de
la raison, et Ramiro Cadena put aller enfiler son costume de lumières,
tandis que Perlaza rangeait le sien, avec un gros regard en dessous. Cette
anecdote, qui va diviser l’Aficion et la Presse colombiennes autour de
l’attitude de Paquito Perlaza, illustre bien ce que l’on appelle les
guerres « de despachos », les bagarres sur le tapis vert…
Fou d’orgueil et de rage, Ramiro Cadena est
sorti, et a coupé une oreille de guerrier claudiquant, mais avide de
gloire. Muy bien, Torero.
4
Janvier – Cali (Colombie) – 10 ème corrida de Feria, en nocturne - Lleno : Totale déception provoquée par un lot
imbuvable del Paraiso. Correctement présentés (484, 490, 480, 478, 490,
470 Kgs) les toros de Jeronimo Pimentel furent, à part le troisième, un
lot très homogène en mansedumbre, soseria, et total manque de race, le
pompon revenant au cinquième, qui fut banderillé de noir.
Voyant cela, le Finito de Cordoba fit une moue dégoûtée,
régla les affaires en prenant garde de ne tâcher son costume de sang ni de
sueur, et s’en fut sous deux broncas impressionnantes. Certains disent :
plus fortes encore que pour Luguillano. Hombre !
El Juli a bataillé ferme, a essayé sous tous les
angles, dans toutes les positions. Rien à faire. Silence à l’un ;
palmas à l’autre. Crevé mais n’ayant rien à se reprocher, le garçon
est salué par tous, pour son envie et sa conscience professionnelle.
Ramiro Cadena « a foncé dans le tas »,
avec la bénédiction du public, qui était au courant du coup bas, presque
consommé, le visant. Touchant « le moins mauvais », le torero
se gagna les faveurs du respetable et imposa deux bonnes séries à un toro
qui partait en tous sens, tête bien haute. Faena de peu de qualité, mais
de valeur et d’émotion, récompensée d’une oreille. Honneur au courage
et au pundonor. Et… ce fut tout, le sixième ne permettant que de ranger
ses illusions perdues.
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LES
TROPHEES DE LA FERIA DE CALI
5
Janvier : Ca ne traîne pas ! Tandis que les toreros de la dernière
corrida sont encore sous la douche, le jury se réunit. Un aguardiente, et
on y va !
Le trophée du « Señor de los Cristales »
à l’auteur de la meilleure faena de la Feria, est attribué à Victo
Puerto, pour son faenon devant le toro « Alsaciano », d’Ambalo,
le 2 janvier.
Meilleure « prestation d’ensemble »,
dans la feria : Antonio Ferrera.
Meilleur lot de Toros : « Las Ventas del
Espiritu Santo », de Cesar Rincon, le 28 décembre.
Le toro de la Feria : « Subdito »,
de Cesar Rincon, gracié, le 28 décembre, par David Luguillano.
Le trophée au meilleur novillero va à Cristan
Restrepo, pour sa prestation devant la grande novillada de Alhama.
Meilleur banderillero : Ricardo Santana ;
Meilleur picador : Felix Lopez (la feria n’a guère brillé, au
niveau des subalternes)
Triomphateur de la Feria de Cali 2001/2002 : Cesar Rincon, idole des
colombiens, qui vient reprendre, comme ganadero, le sceptre laissé par le
matador. Maintenant, il va falloir confirmer, le 11 Janvier, à Manizales ;
le 26 février, à Medellin. A suivre, avec intérêt.
Côté toreros : Victor Puerto a connu
« la » grande journée. El Juli s’est totalement justifié,
provoquant les deux seuls llenos de la feria. David Luguillano est monté très
haut, pour couler à pic, le lendemain. Depuis, un méchant virus l’a
« mis sur le flanc », et le torero revient en Espagne, devant
annuler tous ses contrats. Décidément, un souvenir « mitigé »
pour David.
La grande satisfaction : Les jeunes, avec en tête,
le trio Antonio Ferrera, Sergio
Martinez et Sebastien Castella. Ce dernier va remplacer Luguillano à
Cartagena de Indias, tandis que Ferrera va continuer un périple colombien
dont on va parler fort, à n’en pas douter.
Sans satisfaire totalement, la Feria de Cali
2001/2002 est un bon cru, qui semble redonner quelque confiance à l’Aficion.
Asi que… « Enhorabuena Cali, y hasta el año que viene ! »
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PABLO
HERMOSO : PAS DE FUMEE SANS FEU….
6
Janvier : On sait que cela barde très fort entre Rafael Herrerias,
bouillant empresa de la Monumental de Mexico, et Enrique Martin Arranz,
l’ombrageux apoderado de Joselito, Jose Tomas et Pablo Hermoso de
Mendoza…
Le conflit couvait depuis plus d’un an, mais
atteint son zénith, quand, par manque de communication, Arranz laissa
engager Hermoso de Mendoza, le 16 décembre à la Mejico, alors que c’était
matériellement impossible, le cavalier démontrant par A plus B, qu’il ne
pouvait avoir ses chevaux en forme ce jour-là, alors qu’il allait toréer
trois courses, cette semaine-là, avec des milliers de kilomètres de
mauvaises route, entre chaque contrat. De plus, on lui avait toujours parlé
du 9, et il avait composé son calendrier en fonction de cette importante
sortie dans la capitale.
Herrerias avait entendu ses raisons, et, sans lui
en vouloir, avait recomposé ses carteles, tout en regardant Arranz d’un
œil qui ne promettait rien de bon, d’autant que celui-ci avait tout fait
pour lui imposer Joselito. De son côté, Pablo avait regretté que son
apoderado ne le consulte pas, avant de décider des choses pour lui. Le
cavalier fit son paseo, remplit la plaza et coupa une oreille. Nickel !
Bravo, et au revoir, à la prochaine qui sera.. le 5 Février, pour les
grandes corridas de l’anniversaire de la Plaza.
Depuis, il y avait « pibale sous caillou »
(Bon, « anguille sous roche », si vous préférez, hooo !)
et Rafael Herrerias attendait au coin du bois… Pendant ce temps, Jose
Tomas, qui faisait les Amériques pour se redorer le blason, entre autres,
patinait ferme devant des demi plazas. Il devait toréer à la Mejico, le 20
Janvier et le 3 Février. Bien évidemment, la négociation, qui se fit
seulement par téléphone, capota, et Jose Tomas ne sera pas à Mexico.
Rafael Herrerias a totalement explosé, traitant
Arranz de « délinquant, lâche, menteur », et, hors micro, de
probables autres noms d’oiseaux exotiques, et jurant ses grands dieux que,
tant qu’il sera empresa de la monumental, pas un torero de Martin Arranz
n’y mettrait les pieds… ni les sabots. Et de confirmer que Jose Tomas ne
viendrait pas, mais que, suite à cette bataille, il annulait également le
paseo de Pablo Hermoso de Mendoza, le 5 Février.
Le cavalier navarrais, pour qui le Mexique est
seconde patrie, puisqu’il y passe quatre mois pleins, dans un finca où il
vit avec toute sa famille, est sous le choc. Il vient de faire des déclarations,
reprises par tv.azteca, qui pourraient bien être le prélude à une rupture
avec « la secte » Martin Arranz, comme l’a baptisée Jose
Antonio del Moral, dans sa dernière chronique. Hermoso de Mendoza souligne
qu’il n’accepte pas de payer les frais d’un conflit entre la Mejico et
son apoderado, surtout si ce conflit est lié à d’autres toreros. Lui
s’appelle Pablo Hermoso de Mendoza, il triomphe partout au Mexique,
qu’il adore, et n’a aucun problème. Il souligne que, certes, les
apoderados existent, mais que les contrats se font individuellement, avec
les professionnels concernés. Il n’acceptera donc pas de perdre son paseo
à Mexico (engagement pris avant tout autre négociation avec les autres
toreros d’Arranz), parce qu’il n’a rien à voir avec les magouilles
des uns et des autres…
A n’en pas douter, on va droit vers un mur.
Herrerias ne lâchera pas. Il est chez lui, et, dit-il, a des preuves de la
félonie de Martin Arranz. Joselito et Tomas « sont barrés » du
Mexique, et Pablo Hermoso de Mendoza doit ruminer. Au soleil, d’accord…
mais ruminer quand même. Et comme on sait bien que c’est toujours à ce
moment là qu’arrivent un fax, un coup de fil, ou la simple visite d’un
apoderado puissant qui passait par là, par hasard… il ne serait guère étonnant
qu’il y ait quelque changement, en début 2002… ce qui, au fond, ne
serait pas plus mal, les chevaux respirant très mal, dans une atmosphère…sulfureuse.
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MEXICO :
PADILLA REVIENT « POUR LES ROIS »…
6
Janvier : Onzième corrida de la temporada grande, ce dimanche, à la
Monumental de Mejico. Ayant coupé une oreille, à l’occasion de sa présentation,
Juan Jose Padilla a été rappelé, faisant le paseo, cet après midi, aux côtés
de Mariano Ramos, Federico Pizarro et du rejoneador espagnol Martin Gonzalez
Porras, face à des toros de Celia Barbasosa.
A priori, la corrida n’est pas monstrueuse, les
sept toros débarqués pesant 470, 495, 470, 475, 505, 510 et 515 kgs. Bien
entendu, cela n’a rien à voir avec le trapio, ni « les idées ».
A suivre donc.
Par contre, encore une fois, on sourira un peu, au
sujet de la tenue des « livres de ganaderias », où sont indiqués,
noir sur blanc, tous les éléments concernant chaque toro, dès le jour de
sa naissance. Au Mexique, c’est un peu plus « léger », semble
t’il, puisque ce soir, « Jour des Rois » sortiront des toros
qui ont pour nom, comme par hasard : « Gaspar », « Melchor »,
« Baltazar »… Que bueno ! Allez, « Feliz Año Nuevo,
Mejico ! », et que les toros chargent, même s’ils ont été
rebaptisés.
Pendant ce temps, on torée dans les lointaines provinces, et on se régale.
Pablo Hermoso de Mendoza chevauche et triomphe à chaque sortie, et hier, en
plaza de Boca Del Rio, près de Veracruz, Cavazos et Zotoluco ont chacun
coupé quatre oreilles et un rabo, à des toros de Reyes Huerta.
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EN
ATTENDANT LE « ROI PONCE »
6
Janvier : Le bagages prêts pour s’envoler vers le Mexique, Enrique
Ponce a fait, hier, un vibrant déplacement vers le Puerto Santa Maria, où
une kyrielle de trophées l’attendaient, suite à la formidable saison
2001 dans la Plaza « la plus taurine d’Espagne ». N’oubliez
pas… « Celui qui n’a pas assisté à une corrida au Puerto Santa
Maria, ne sait pas ce qu’est une tarde de toros.. » Ce n’est pas
moi qui le dis…
Contrairement à Jose Tomas, qui a snobé une
partie de clubs et peñas, suite à la saison 2000, et dont les trophées
sont là, envahis de toiles d’araignée, attendant que le diestro daigne
venir les dépoussiérer, Enrique Ponce a fait l’unanimité par sa
gentillesse et sa disponibilité, les aficionados lui faisant grande fête.
En un mot, un grand professionnel, dans la rue, comme dans le ruedo… Y una
gran persona.
Enrique Ponce fut ensuite l’invité vedette de
« la Cabalgata de Los Reyes Magos, en el Puerto », puisqu’il
accepta l’honneur de se vêtir de roi mage, et parcourir les rues en fêtes,
sous le vivas des grands, et les yeux ébahis des enfants. Muy bien, torero.
Dès son retour du Puerto, Ponce préparera son
voyage au Mexique, où il débutera sa temporada en participant, le 18, à
un festival pour le Telethon, en plaza de Zacatecas.
Bien involontairement, du fait de son opération,
cet automne, Enrique Ponce est à l’origine du conflit entre Herrerias et
Arranz, qui éclata lors de la réorganistaion de la temporada, et en
particulier, de la fameuse corrida du 16 décembre. Au fond… Ponce arriva
au Mexique, en idole, les adversaires étant « au coin »… On a
beau être gentil, cela ne doit pas déplaire. Maintenant, c’est pas le
tout… va falloir se justifier... Et puis, il y a ce sacripant de Juli qui
va vouloir tout casser… Mais, on ne se fait pas de soucis. Si es un
torerazo !
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2002 :
CELA COMMENCE A BOUGER…
6
Janvier : La saison 2002 commence à chauffer ses moteurs. De partout
arrive des nouvelles, des dates, des noms, des projets… et des anecdotes.
Ainsi :
A
Valdemorrillo, ex première feria terrible de février, où jadis sortaient
des monstres, dans une portatil, sous la neige parfois, les temps ont bien
changé. La feria existe toujours, mais a perdu de son charisme. Les
empresas se succèdent et se battent plus contre l’administration que les
éléments naturels. Ainsi, la Feria 2002 se déroulera du 5 au 10 Février,
présentant trois novilladas et trois corridas. Les cartels définitifs
doivent être présentés mardi, par l’Empresa Tauridia, mais, ils
viennent d’être refusés par la commission municipale, qui ne les
trouvent pas à son goût (N’a qu’à les faire, la commission !).
Copie donc à revoir, et vite. Pour les corridas, on murmure fortement les
noms, entre autres, de Juan Bautista, El Cordobes, Encabo, Jesus Millan…
Manuel Diaz, repartirait donc…presque de zéro !
Ne pas oublier que Valdemorillo n’est plus la feria de guerre qu’elle était,
mais qu’elle a, tout de même, gardé son renom. Un triomphe peut y
favoriser un un bon point pour la suite. Ne pas oublier que Victor Puerto
s’est relancé, en 2000, par un gros triomphe à Valdemorillo, aux portes
de Madrid.
Il
semble qu’il y a eu confirmation, hier : Le « Vème Encuentro
Mundial de los Novilleros », se déroulera bien, cette année encore,
en plaza d’Illumbe, à San Sebastian. Les aficionados du Sud Ouest ont eu
peur, de se voir voler des passionnants week ends de Février-Mars, puis
qu’il se murmurait que la compétition allait déménager vers Vista
Alegre, à Madrid, qui avait passé accord avec la société mexicaine qui
chapeaute le tout. Nanay ! Cela se passera « chez nous ! »,
aux bords de la Concha.
A l’habitude : Cinq novilladas de sélection,
deux demi-finales et la grande rencontre qui couronnera le champion, le tout
étalé sur les week ends de fin Février à fin Mars. Asi que… Viva
Illumbe.
Castellon se déroulera du 3 au 10 Mars : Six corridas, une de rejoneo
et une novillada (le 5 mars). Les ganaderias déjà engagées sont de :
Victorino, Palha, Jandilla et Hermanos Garcia Jimenez. La corrida des
cavaliers sera, à l’habitude, de Los Espartales, et la novillada, de
Fuente Ymbro
Côté toreros, on aura tous les diestros de la
« casa Casas », et, la présence de paco Ojeda, qui viendra,
probablement « emparejado » avec El Juli… (ce qui risque de ne
durer qu’un temps). Bien entendu, Ponce sera là. On parle de Jose
Tomas… mais. Probables et, coulant de source : Jesus Millan, Padilla…
Barrera, pour ne pas se fermer les portes voisines de Valencia (échange de
bon procédés… et de toreros).
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ON A
« REINAUGURE » CARTAGNA DE INDIAS…
6
Janvier : C’est le président Pastrana, lui-même, qui a coupé,
hier, 5 Janvier 2002, le ruban de la réinauguration de la plaza colombienne
de Cartagena de Indias.
Laissée à l’abandon depuis plusieurs années,
le plaza se languissait, dans les tristes faubourgs qui marquent l’entrée
d’une des plus célèbre perles d’Amérique Latine. Partagée entre le
passé historique étincelant, et le futur voué au tourisme de grand luxe,
Cartagena cuisait au soleil des caraïbes, et sa tauromachie foutait le
camp. Cela va peut-être changer, quoique…
On parle de 2000 millions de pesos, pour réhabiliter
la plaza qui a donné hier, sa première corrida. Il y avait du monde, mais
la course ne fut guère brillante…
On attendra des jours meilleurs, en particulier à
Manizales, qui commence demain.
5
Janvier : Cartagena de Indias (Colombie) – Corrida de réinauguration
– ¾ de plaza (sur 15000 places) – Mucho calor :
La corrida du Socorro est sortie bien inégale, tant en présentation
qu’en comportement. En général, mansa et difficile.
Jose Gomez « Dinastia » en est le
triomphateur, coupant deux oreilles à son second adversaire, et sortant à
hombros. La présence du président rehausse son triomphe – Antonio
Ferrera coupe une oreille du deuxième de la corrida. (A noter que Ferrera
souffrant, sera remplacé, ce dimanche, par Sebastien Castella, à Duitama)
– Sebastian Castella n’a pas eu de chance, touchant le mauvais lot.
Silence et palmas.
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MEXICO :
UN COUP POUR RIEN…
7
Janvier : La saison continue, à la Monumental de Mexico. Elle avait
bien débuté. Elle risque de finir dans la division, suite au conflit
ouvert, entre Rafael Herrerias et Enrique Martin Arranz, respectivement
empresa de la Mejico, et apoderado de Joselito, Jose Tomas et Pablo Hermoso
de Mendoza (voir chronique d’hier – 5 Janvier)
Ponce arrive, Juli de même. Les grosses cylindrées
« chauffent les moteurs », et l’Aficion attend avec impatience
leur premier paseo.
Hier, la 11ème corrida de la Temporada
Grande n’a rien donné, en grande partie, à cause du mauvais jeu des
toros de Celia Barbabosa. Si Juan Jose Padilla s’est montré bouillant, on
a également souligné son « peu de classe ». Un coup pour rien.
Cette appréciation n’est rien à côté de la critique générale
concernant le rejoneador Martin Gonzalez Porras. C’était prévisible, le
public ne connaissant que Pablo Hermoso de Mendoza. Malheureusement, Porras
joue les matamores, pousse de grands cris en sortant au galop de chaque
suerte, mais, fait régulièrement toucher ses chevaux, ce que les
mexicains, peuple cavalier, n’apprécient aucunement. Pour essayer de
faire bien au tableau et de ramener une photo utile à la publicité, Porras
offrit, hier, un toro de réserve, et finit par s’offrir une vuelta.
Seulement, il n’y avait plus personne dans la plaza. Un coup pour rien.
6
Janvier – Mexico (Plaza Monumental) – 11ème corrida de
la Temporada – 10000 spectateurs environ – Beau temps, venteux :
La corrida a généré l’ennui. Les toros de Celia Barbabosa sont
sortis correctement présentés, mais faibles, sosos, mansos, sans aucune
caste. Le quatrième, très sérieux de présentation se révéla violent et
court.
Mariano Ramos se montra torero, devant le faible
premier, mais tua en huit pinchazos et un bajonazo qui divisèrent les
opinions, après un avis. Il se battit avec l’impressionnant quatrième,
et tua bas. Autre division, mais vu les circonstances, pas si mal que cela
– Federico Pizarro eut de très bonnes choses devant le deuxième qui,
malheureusement, alla « a menos ». Il tua très bien, entendant
la seule vraie ovation de la tarde. Le cinquième lui mit une terrible
colada, au moment de la larga à genoux, le torero s’en sortant
miraculeusement, en sautant la barrière. Vaillant mais « sans
adversaire », Pizarro fut applaudi – Juan Jose Padilla se montra
bouillant, et torero aguerri. Cependant, il ne laissa qu’une impression de
torero « de quantité », plus que de qualité (ce que l’on
savait déjà). Palmas, chaque fois.
Martin Gonzalez Porras fut mauvais devant un
premier toro de San Marcos, écoutant quelques bravos. Aussi décida t’il
d’offrir le sobrero, de Rancho Seco, qu’il lidia, tandis que le public
quittait le plaza. Le cavalier galopa en tous sens, avec beaucoup de bruit,
et, content de lui, s’offrit une vuelta. « Grand bien lui fasse »,
semblent dire l’Aficion et la Presse mexicaines.
Dimanche prochain, la 12ème, avec Ponce
et le Juli, devant les Bernaldo de Quiros. Pour troisième, on parle du
petit Casasola.
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APRES
CALI…MANIZALES
7
Janvier : Tandis que l’Amérique latine a les yeux fixés sur l’Argentine
et les 40% de dévaluation de son peso, la Colombie espère une énième
rencontre au sommet entre le Président Pastrana et Tirofijo, le chef de la
guerrilla. En province, il n’est pas un jour où un attentat, une séquestration
violente, une attaque sauvage, ne ravagent les espoirs de paix. Hier,
c’est un bus qui a été lourdement attaqué, du côté de Cali…Cesar
Rincon déclarait l’autre jour, ne même pas pouvoir se rendre, ou vivre,
dans sa ganaderia, parce qu’en totale insécurité, comme la plupart de
ses amis ganaderos colombiens. Tellement facile, dans ces montagnes, de
monter une embuscade, et organiser « le rapt » de l’année.
C’est donc dans ce climat que la Colombie vit sa
tauromachie, et elle la vit bien, heureusement. La feria de Cali est un succès,
cette année. Elle s’est terminée, hier, par une grande corrida de
Guachicono, hélas, « fuera de abono ». Pendant ce temps, à
Manizales, on ouvrait « la Feria del Café », et d’ores et déjà,
il n’y a plus un billet pour la corrida d’aujourd’hui, première du
cycle 2002, avec le Juli, au cartel. En province, parfois dans des endroits
et des conditions « folkloriques », il y a eu sept corridas,
hier, 6 Janvier. A Duitama, Sebastien Castella, qui avait un peu flotté, la
veille, à Cartagena, a retrouvé son envie de triompher, et a coupé deux
oreilles.
6
Janvier – Cali (Colombie) – 12ème de feria (hors
abonnement) – 2/3 de plaza – Chaleur intense : Très bonne corrida
de Guachicono, de souche Torrestrella. Le lot est sorti léger (456, 460,
448, 466, 464, 448 Kgs), mais très bien présenté, et surtout très armé,
large et astifino. La corrida s’est montrée très brave au cheval, encastée
aux engaños, quatre toros étant nobles, avec beaucoup de piquant, étant
fortement ovationnés à l’arrastre. On donna vuelta posthume au quatrième
« Zalamero », N°58, 466Kgs. Un grand triomphe pour le ganadero.
Côté toreros, le triomphateur total, avec trois
oreilles coupées, est Sebastian Vargas, de Cucuta, (près de la frontière
avec le Venezuela). Son premier fut un dur à cuire, et le torero dut faire
front comme il pouvait. On ne parlera pas de toreo artistique, ici, mais de
vaillance à l’état brut. De plus, l’estocade fut de grande décision,
et l’oreille, justement fêtée. Vargas fut récompensé de ses efforts,
touchant le quatrième, impressionnant toro, qui n’arrêta pas de charger.
Bien à la cape, en un quite par gaoneras ; vibrant aux banderilles,
Vargas débuta par trois passes changées, dans le dos et enchaîna de
bonnes séries, sur les deux côtés, terminant par une folle estocade, le
toro roulant d’un coup, tandis que le torero se relevait, après un
spectaculaire vol plané. Grosse émotion et grand triomphe. Deux oreilles
et sortie « a hombros », par « la Porte de Cristal ».
Ramiro Cadena n’était pas dans son assiette. Mal
remis de sa blessure et de ses efforts de l’avant veille, il fit face à
une adversité « trop musclée », et, sans déroute, connut
quand même, un échec. Avis et division au deuxième, et applaudissements
au cinq – De même, Guerrita Chico, à peine sorti de l’alternative, se
montra « un peu tendre », face à telle adversité. Silence au
troisième, manso ; division, face au dernier… et un regret général :
Que ce lot n’ait pas fait partie de la feria.
6
Janvier – Duitama (Colombie) : Bonne et brave corrida de Mondoñedo.
Cinq des six toros ont montré de la noblesse.
Cesar Camacho coupa l’oreille du premier, et
donna une bonne faena au quatrième, hélas gâchée à l’épée –
Dinastia se montra très torero, à la fois puissant et fin technicien. Il
tua mal son premier, mais coupa les deux oreilles du cinquième –
Sebastien Castella remplaçait Antonio Ferrera. On le vit volontaire mais
pinchauvas, devant le troisième. Par contre, il s’accrocha dur, avec le
dernier, et lui arracha une faena très valeureuse, littéralement placé
entre les cornes du bicho. Il entra fort, pour une estocade où le toro ne
l’aida nullement, et coupa deux oreilles méritées.
6
Janvier – Manizales (Colombie) – Novillada de Feria – 1ère
du Cycle – Très bonne entrée – temps pluvieux : cinq novillos de
Salento et deux de Ernesto Gutierrez. Cinq sur sept « ont servi »,
mais les novilleros ont beaucoup pinché, perdant de nombreux trophées.
Le cavalier Fernando Lopez fut le triomphateur
« aux points » de la session, coupant la seule oreille, pour une
lidia nette et parsemée de bons détails, comme les quiebros et une paire
« al violin » - Federico del Campo se montra valeureux au
premier, toréant bien le quatrième, en citant de très loin. Deux vueltas
al ruedo, ayant eu la malchance de « descordar », le quatrième,
ce qui refroidit le public – Cristan Restrepo, triomphateur de Cali, se
montra élégant et artiste. Il se fit vilainement prendre par son premier,
un malin, dangereux, et finit « dans le cirage ». Par contre, on
le vit très bien, très torero, face au sixième, sous la pluie…pero non
mato – Andres de los Rios écouta un avis au troisième, tuant « fatal »,
après une faena vaillante, toréant « de uno en uno », un toro
arrêté. Il toréa très bien le septième, baissant beaucoup la main…
mais perdit l’oreille, le toro tardant beaucoup à tomber, après une
estocade très en arrière.
Ce
7 Janvier, la Feria del Café débute avec une corrida d’Ernesto Gutierrez,
pour Cesar Camacho, Manolo Caballero et El Juli.
FERIA DE MANIZALES
La feria de Manizales se déroulera du 6
au 12 janvier 2002. Elle comptera cinq corridas, une novillada et un
festival.
Lundi 7 : Toros de Ernesto Gutiérrez pour César Camacho, Manuel Caballero
et El Juli.
Mardi 8 : Toros de la Carolina pour le rejoneador Fernando López et les
matadors colombiens Perla Ruiz, Alejandro Gaviria, Ramiro Cadena
Mercredi 9 : Toros de Juan Bernardo Caicedo pour Pepe Manrique, El Califa et
Antonio Ferrera.
Jeudi 10 : Festival. Novillos de Ernesto Gutiérrez pour Manuel
Caballero,Victor Puerto, El Califa, Eugenio de Mora, Antonio Ferrera et
Ramiro Cadena.
Vendredi 11 : Toros de Las Ventas del Espíritu Santo (de César Rincon)
pour Dinastía, Víctor Puerto et Eugenio de Mora.
Samedi 12 : Toros d'El Paraíso pour Finito de Córdoba, Manuel Caballero et
Paquito Perlaza
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MANIZALES : MANOLO CABALLERO, BIEN PARTI
| 8 Janvier : « La
Feria del Café » vient de s’ouvrir en plaza de Manizales. Il y a
cinquante ans, Antonio Bienvenida y donnait le premier capotazo, à un
toro de Mondoñedo. La plaza était, bien sûr, emplie jusqu’aux toits
voisins, et depuis, le chaud public de Manizales accourt à la plaza,
parfumant le tendido de cette douceur fruitée du café colombien. Là-bas,
on l’appelle « tinto »… |
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Quand on débarque a Bogota-Eldorado, on file
aussitôt déguster un café, entre deux avions. Hombre ! Le café
colombien, en Colombie, ça doit être quelque chose ! Mieux que le
« petit noir » de chez nous, le « solo » andalou,
le « capuccino » des Romains. Bref, le nec plus ultra fait café.
Déjà, on s’attend à cette goûteuse brûlure…mais,
o surprise ! le café est clair, presque comme un jus « sponsorisé
par Adidas », et quand on le boit… on fait des grands yeux !
Au lieu « d’appeler les pompiers », on se laisse bercer par
de douces senteurs qui suggèrent une plage de paix au soleil, la mer caraïbe
venant doucement lécher les doux petons de la créature de rêve
langoureusement allongée… à côté du voisin. Ouaaaaaah !
Le public de Manizales est ainsi, plein de
couleur, de chaleur, de douceur et joie de vivre. Il vient à la Feria, et
veut que la fête soit belle. Plus torerista que torista, il aime que les
toros chargent, et que les toreros « se lâchent ». Loin de la
froide aficion Bogotana, Manizales est « à fleur de peau »,
et les toreros se donnent entièrement, sachant l’appui total du tendido.
Hier, la première corrida a fêté Cesar Camacho,
le torero de Boyaca, arrivé à totale
maturité, et n’en n’a pas trop voulu à un Juli mal servi et
de mauvais poil, au point de bégayer de rage, l’épée en main. Quant
à Manolo Caballero, triomphateur de l’an passé, il est bien parti pour
doubler la mise, sortant hier, à hombros, devant répéter actuacion au
grand festival nocturne du 10, et pour son deuxième contra, le 12
Janvier.
7
Janvier – Manizales (Colombie) – 1ère corrida de le
Feria del Café – No hay Billetes – Soleil au début, pluie à la fin :
La corrida d’Ernesto Gutierrez Arango, ganaderia murubeña que mène
aujourd’hui son fils Miguel, est sortie d’inégale présentation (470,
472, 490, 486, 570 et 544 Kgs) , mais homogène d’armures… c’est à
dire, peu encornée. De la race au cheval, et de la noblesse à la muleta,
pour quatre d’entre eux, les deux premiers atteignant le grade de
« bobalicon », dont on ne sait s’il s’agit d’une qualité,
ou d’un « presque défaut » (cela dépend d’où on se
place). Quatrième et sixième firent la mauvaise tête, sans pour autant
être des monstres.
Cesar Camacho a coupé une oreille de chaque toro.
On le vit en totale possession de ses moyens, calme, reposé dans son
toreo. Bien à la cape, il toréa le très noble premier, comme « de
salon », après avoir débuté sa faena, les deux genoux en terre.
Brillant aux banderilles, en particulier dans une paire « al violin »,
Camacho fut excellent face au quatrième, moins candide, le toréant
classiquement, puis regardant vers le tendido… Normal ; Il y eut pétition
de la deuxième oreille, mais la présidence tint bon. A noter que Camacho
fut promené sur les épaules, en fin de corrida, mais ne put sortir ainsi
par la grande porte, car ici, il faut couper deux oreilles à un même
toro pour mériter cet honneur.
Honneur qui fut celui de Manolo Caballero qui se
régala, et régala tout le monde, face à son premier toro : 14
lances au capote, dont cinq remates liés, à une main. Le feu dans la
cafetière ! Faena très limpia, templée en de longues séries, le
torero laissant la muleta al hocico. Longue faena sur les deux mains, et
bonne estocade, d’effet immédiat. La présidence lâche aussitôt les
deux mouchoirs, ce qui divise un peu la critique. Vuelta triomphale pour
Caballero qui s’accrochera, devant le cinquième, un gros balourd de 570
Kgs, qui passa son temps, la tête en haut. Caballero fut « en
torero », terminant applaudi.
Grise journée pour El Juli. Grise comme son
costume. Rien n’allait, et il le fit savoir, tout en se bagarrant comme
un perdu. Il y a des jours comme ça : « Les copains touchent
les bons toros, pendant qu’on se cogne les carnes. Maldita sea ! »
Et de râler, et de cracher, et de pincher avec l’épée : Trois
pinchazos, un trois quarts de lame et trois descabellos pour en terminer
avec son premier qui se cala aux barrières, et pas mieux devant le maudit
sixième : trois pinchazos, une presque entière bien basse… Et en
plus, il pleut. Pouah ! Constatant la malchance, mais la bonne volonté
hargneuse, le public de Manizales applaudit chaudement, malgré tout.
Ce 8 Janvier : Toros de La Carolina, pour Guillermo Perla Ruiz,
Alejandro Gaviria, Ramiro Cadena, que précédera le cavalier Fernando
Lopez. Un cartel 100% colombiano. |
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TRIOMPHE DE CESAR RINCON, A MALAGA…
8
Janvier : Cela aurait pu être un titre « d’il y a six ans »…
De fait, il s’agit d’une actualité toute autre : Hier, 7 janvier
2002, Cesar Rincon, ganadero, a encore sorti un lot très brave, dans la
plaza de Malaga, au nord-ouest de la Colombie. Après Cali, le
maestro-ganadero continue sur sa lancée, et on attend avec impatience le
11 Janvier, à Manizales, pour voir si l’embellie se poursuit.
Connaissez-vous Over Jerlain Fresneda Felix ?
Il est matador colombien, vibrant, bouillant, un poil fantasque… une
figure. Son apodo : « Gitanillo de America ». Après 16
ans d’alternative, il toréait, hier, sa 1000ème corrida. Ce
fut un triomphe, puisqu’il coupa tous les trophées du quatrième, après
avoir pinché le premier. Grande fête pour ce torero de feu qui a toréé
quelques 2039 toros de tous calibres, leur coupant 2381 oreilles, 16 rabos,
en indultant 15, et prenant, au passage, 14 cornadas. Tout bon ou tout
mauvais, le Gitanillo est sorti 686 fois, a hombros. Enhorabuena, señor.
Beaucoup plus calme, toréant plus classique, Sebastian Vargas a ratifié,
hier, son triomphe de Cali, coupant une oreille de chaque toro. |
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MEXICO : CA CHAUFFE UN PEU TROP…
| 8
Janvier : Cela va trop loin dans les invectives, les injures, et,
malgré tout ce que l’on peut entendre et lire sur le conflit
Herrerias-Martin Arranz, il y aura forcément des conséquences. Pablo
Hermoso de Mendoza vient de déclarer qu’il doit faire confiance à son
apoderado, mais, qu’en aucun cas il ne peut accepter d’être le bouc
émissaire dans une bagarre entre deux caractériels, sur un sujet qui ne
le concerne nullement. Et de confirmer que Rafael Herrerias a la
personnalité qu’on lui connaît, mais qu’il a réellement tout fait
pour tout arranger, en décembre. Donc, respect, de ce côté-là. |
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Le cavalier Navarrais est piqué au vif, et
attend la suite des événements… Il a déclaré que l’Empresa de
Mexico devra lui signifier lui même, la rupture de son troisième contrat
à la Mejico, faute de quoi, il se présentera au portes de la plaza, le 5
février, avec ses chevaux.
On note, dans les propos de Mendoza un certain
agacement, très poli, mais très ferme. Il se dit : « Je suis
figura ! Ici, on m’aime bien. Donc, pas question de payer les pots
cassés ! Et s’il faut négocier seul, je le ferai ! »…
et il a bien raison.
Pour ce qui est de la corrida de Dimanche, à la Monumental, cela doit se
décider aujourd’hui. Actuellement, seuls El Juli et les toros de
Bernaldo de Quiros sont au cartel.
Les hypothèses sont les suivantes :
Ou Ponce entre dans le cartel, et sera accompagné
de deux jeunes mexicains, qui pourraient bien être Jeronimo et Leopoldo
Casasola.
Ou Ponce est inscrit au cartel du 20, et le Juli
se retrouve, dimanche, avec la totale responsabilité de remplir la Mejico,
(puisque l’on parle, à ses côtés, de son ami Casasola et d’un
troisième jeune mexicain, comme Alfredo Gutierrez ou Fermin Spinola).
Challenge superbe, mais risqué. Wait and see… et, à demain! |
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CE N'EST QU’UN AU REVOIR, LA PAIX…
10 Janvier : Corrida
« de guerre et d’émotion », hier, à Manizales : La
guerre, ou du moins, une bataille, perdue par le Califa, qui prend trois
avis et une tonne de coups. Emotion avec Antonio Ferrera qui, encore mal
fichu, tombe la veste, comme il le fit à Dax, et assène au gens de
Manizales des tonnes de suertes « tous azimuts », qui
produisent l’effet habituel. Triomphe de deux oreilles.
Pourtant, il pleuvinait, au sens propre comme au
figuré. Au sortir de la plaza, le public, atterré, apprenait que le
processus de négociation pour la Paix était totalement interrompu, entre
le gouvernement Colombien, et la FARC, principale force guerrillera, qui,
depuis des années, mène la guerre à l’Etat Colombien, sous prétexte
de donner aux pauvres ce qu’elle veut prendre aux riches. Objectif très
louable au demeurant, mais beaucoup moins évident sur le terrain, lorsque
viennent s’y adjoindre des éléments « fumeux », en
particulier son total financement par les narcotrafiquants, et donc leur
protection par les soi disant défenseurs du peuple et de la paix.
A la veille des élections, le président
essayait de « gagner la paix ». Cependant, les discussions
sont parties dans le mur, et, sauf un revirement total, intervenant dans
les 48 heures, la Colombie va replonger dans une situation de guerre
totale, bien sale, le petit peuple se trouvant pris « entre trois
feux », ceux des forces armées gouvernementales, de la guerrilla et
des paramilitaires, incontrôlables.
La Colombie, terre de beauté et de douceur, va
encore peindre les unes des journaux du sang de ses enfants. A moins
que…ultime miracle. Avant tout, ne pas juger, ne pas automatiquement
montrer du doigt un pays qui ne connaît que la guerre, depuis des décennies,
mais qui, malgré tout, a su garder des valeurs que nous avons perdu
depuis bien longtemps, « nous les libres, les égaux, les
fraternels… »
9
Janvier – Manizales (Colombie) – 3ème corrida de la
Feria del café – ¾ de Plaza – Temps gris et pluvieux : Moins
bien présentés, en trapio, que ceux de Cali, les Guachicono de Juan
Bernardo Caicedo, purs Torrestrella, ont animé la corrida. Très armés,
astifinos, ils ont eu un comportement inégal, allant du manso figé, au
« brave-brave » et « noble-noble », comme le sixième,
du nom de « Sevillano », pour qui le public et le ganadero
demandèrent la vie sauve. La présidence refusa l’indulto, mais il y
eut vuelta d’honneur.
Pepe Manrique ne put rien face au premier, court
et qui regardait beaucoup. Le torero essaya, jusqu’au moment où une
grosse voltereta le fit renoncer. Applaudissements. Par contre, il laissa
passer un quatrième grand toro, également brave et noble, qui demandait
une autre faena que ces perpétuelles virevoltes, au coup par coup, dans
tous les coins du cercle… Faena légère, qui traduit les limites d’un
torero qui a, définitivement, laissé passer le train du succès. Ovation
gentille, après deux coups d’épée.
El Califa toucha les pires du pire. Face au deuxième,
dangereux, il s’accrocha vaillamment, offrant son corps en pâture, mais
démontrant également ses limites lidiadoras. Bien entendu, ce qui devait
arriver… Après lui avoir arraché des passes suicidaires, le Califa fut
obligé de finir aux barrières, et, dans un desplante à genoux, le toro
le prit, le piétina consciencieusement, le laissant roué de coups, hagard, mais vivant. Ce fut alors un total désastre
à l’épée et surtout, au descabello, au point que sonnèrent les trois
avis, le toro s’écroulant à la dernière sonnerie. La public, qui était
près à demander les oreilles, avant cette tragédie grecque, respecta le
torero défait, couvert de sang, le costume haché, qui prit aussitôt le
chemin de l’infirmerie. Heureusement, à part des tonnes de bleus et un
gros varetazo à l’intérieur de la cuisse gauche, pas d’autres dégâts.
Ouf ! Quand sortit le cinquième, le Califa revint au charbon, décidé
à laver l’affront. Hélas, le toro tourna au manso parado, et le combat
cessa, Jose Pacheco recevant les applaudissements du public. « Otra
vez sera ! », mais il faudrait que cela arrive vite !
Antonio Ferrera n’est toujours pas dans son
assiette. Un virus qui se ballade par là, et qu’il va bien falloir
vraiment soigner, un jour. Malgré ce, le garçon a subjugué la plaza,
plus par l’abondance, le rythme vertigineux qu’il imprime à son
toreo, que par une réelle qualité de temple et de profondeur. Il est
ainsi, et on aura du mal à le changer. Cela dit, un torero plus profond,
plus templé, aurait peut être « indulté » le sixième toro.
A peine le public était il remis des trois avis
au Califa, que Ferrera lui assénait trois largas à genoux, des véroniques,
des chicuelinas et un vibrant remate, en recevant le troisième. Boum !
L’émotion était là ! On continue aux banderilles : Une à
corne passée, mais ensuite, la moviola et le quiebro, bien dedans !
Enorme ovation. Faena, pied au
plancher, avec tout le catalogue du « debout, à genoux ; à
l’endroit, à l’envers ». On y ajoute une épée, un poil de côté,
et le tour est joué : Une oreille, forte pétition de la seconde,
mais le président « se la garde ». Vuelta d’enfer. Le sixième
« Sevillano », se montre très brave, bien piqué par Anderson
Murillo. Ferrera va se montrer magistral aux banderilles, au point qu’il
dut donner vuelta, à l’issue du deuxième tiers. Gêné dans sa
respiration, le torero quitta la chaquetilla et se lança dans un vibrante
faena, face à un toro d’admirable et noble codicia. Faena « a mas »,
le public demandant l’indulto du bicho, le ganadero se joignant à la pétition.
Ferrera questionna du regard la présidence, à plusieurs reprises, mais
la grâce fut refusée, et le torero porta une entière tendida et un
descabello. Une nouvelle oreille et grande joie de tous, l’espace d’un
instant, la mauvaise nouvelle perçant la nuit tombante, pleines de
vilaines images en perspective. Ce n’est qu’un au revoir, la Paix. |
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UN
MEXICAIN EN GIRONDE
10 Janvier : L’apoderado du Zotoluco vient d’annoncer dans la
presse mexicaine que le Zotoluco serait à Floirac, le 28 avril, entouré
du Juli et Juan Bautista, face à une corrida de Montalvo. A confirmer.
Par ailleurs, il n’y a pas eu d’accord avec Valencia, pour les Fallas.
Cependant, il reste une grande chance de toréer à la San Jaime.
Après deux saisons très honorables en Europe, le Zotoluco doit
recueillir les fruits de son entrega, face à toutes sortes de ganado.
Avant Floirac, bien entendu, se déroulent les ferias de Castellon, Arles,
Séville, où le mentor du N°1 Aztèque espère bien voir engagé son
torero. |
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JAVIER
VALVERDE, VERS L’ALTERNATIVE…
10 Janvier : Tandis que l’on se prépare à donner les cartels du
concours des novilleros, en plaza de San Sebastian (Illumbe), un des
novilleros révélation de 2000/2001 voit arriver l’alternative à
grands pas.
Javier Valverde, triomphateur de la San Isidro,
(unique novillero à être sorti à hombros de Las Ventas, sur toute la
saison passée), auteur d’un parcours remarquable de sérieux,
triomphant dans toutes les plazas de catégorie, va prendre
l’alternative, le 12 Juin, en sa terre salmantina, des mains de Paco
Ojeda, en présence du Juli. |
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Vainqueur de « la Rencontre des Novilleros
2001 », à Illumbe, ex æquo avec Salvador Vega et Cesar Jimenez,
Javier Valverde sera du prochain concours, puisqu’on le verra au paseo,
en compagnie de Leandro Marcos et Julien Lescarret, face à une novillada
de Santiago Domecq.
La « Vème rencontre des Novilleros »,
débutera le 9 février, pour se terminer fin mars : Six novilladas
de sélection ; deux demi finales, avec pour base du ganado de
Chopera, et la grande finale devant une novillada du Capea. Come l’an
passé, le grand concours se terminera par deux corridas corridas de
toros, « de lujo ». Pour le moment, pas de nouvelles de la Télévision,
mais il est probable qu’elle filmera en direct les phases finales, comme
l’an passé. Ojala ! |
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DES FLEURS
POUR « LES MIMOSAS »….
11 Janvier :
Il y a douze ans, Simon Casas montait un coup superbe : Monter,
en plein hiver, une feria de novilladas, réunissant les figures et promesses
de l’escalafon novilleril, et ameuter « tout le quartier aficionado »,
en présentant la bombe qu’allait devenir « Tono » Chamaco. La
« feria des Mimosas » était née, à Nîmes, et tous ceux qui ont
eu la chance d’y assister, se souviennent encore, probablement, des sacrés
moments passés avec Jesulin, Finito, le dit Chamaco, Denis Loré et la
surprise majeure du cycle, Marcos Sanchez Mejias.
Des années durant, on a espéré revivre ces émotions
là, vous savez, celles qui vous fait vous retourner vers votre voisin,
inconnu jusque là, et parler avec lui comme si l’on avait partagé le même
pupitre, à l’école du village, quand le mot « école », avait
encore quelque signification. Mais, hélas, la bulle s’était dégonflée,
et, à part en de brefs éclats, l’émotion s’était envolée, dans les volutes
de fumée qui envahissaient « le dôme romain caoutchouté ». A
la fin, on ne parla plus de « mimosas »…
Et puis, voilà que « la ilusion » renaît,
et que les vieux grognards de 1990 lèvent un sourcil bougon. « Aaaah !
Tieeeeens ! Qu’est ce qu’il nous fait, le Simon ?
Cela nous rappelle quelque chose ». Et aussitôt, les souvenirs
reviennent. Une douce chaleur vient doucement caresser notre pauvre arthrose.
Pas à dire, Nîmes prépare un joli coup pour février… Pas à dire, « les
mimosas » refleurissent.
Les 22, 23 et 24 Février, la plaza de Nîmes va
revivre, présentant une feria composée de deux corridas mixtes et trois
novilladas de postin. Chaque spectacle présentera un grand intérêt pour
l’aficionado, même si le sommet en est la double présentation du fils
de Manzanares.
Les cartels de cette feria de Primavera 2002, celle du renouveau, sont
les suivants :
Vendredi 22 février, en
nocturne : Corrida mixte, avec quatre toros de Mari carmen Camacho,
pour David Luguillano et Juan Bautista, encadrant la présentation en piquée
de Jose Mari Manzanares junior, devant deux novillos de Victoriano del
Rio.
Samedi 23, en après midi : Novillada de Fuente Ymbro, pour Leandro
Marcos, Cesar Jimenez et Julien Miletto.
Samedi 23 Février, en nocturne : Novillada santacolomeña de La Quinta,
pour Martin Quintana, Javier Valverde et Serafin Marin.
Dimanche 24 Février, au matin : Novillada du Laget, pour Julien Lescarret,
Luis Rubias et Fernando Cruz, qui fera sa présentation en novillada piquée.
Enfin, le dimanche 24 février, après midi : Deuxième mixte, avec
quatre toros de Mari carmen Camacho, pour Rafael
de Julia, Alfonso Romero, qui accompagneront le deuxième paseo
du fils de Jose Mari Manzanares, devant deux novillos de Torrealta.
Certes, il y a toujours quelque chose à dire… mais qu’on les regarde comme
l’on veut, ces cartels ont le mérite de créer l’événement et donner « l’espoir
d’autre chose… »
Le fils de Manzanares a fait sensation, et confirmera
sûrement. Au besoin, quelque coup de pouce bien médiatique, venu du callejon,
sortira des larmes aux plus blasés, du style, vuelta avec le papa, un
quite al alimon ou autre chose du genre… Préparez les kleenex !
Les sorties de Leandro Marcos, Cesar Jimenez,
Javier Valverde, et Fernando Cruz seront suivies de près. On surveillera
aussi les progressions des deux Julien. Quant au dernier jour, la présentation
du nouveau torero de la Casa, Alfonso Romero, Rafael de Julia aidant sûrement
à ouvrir quelque porte sévillane, puisqu’apodéré par la casa Canorea.
Tout cela est de prime importance, en espérant
que les Mari Carmen tiendront debout, et que les novillos confirmeront
les garanties espérées…
En tous cas, sur le papier, on repart, comme
en 14 (ou en 90) et « en parlant de mimosas », Simon Casas et
son staff, sur le coup, méritent… quelques fleurs.
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| LE JULI PROGRAMME
SES « DEFIS 2002 »
11 Janvier : Selon l’un des sites Espagnols que nous allons tous
consulter, avant d’écrire nos chroniques, histoire de confirmer quelque
bruit, vérifier quelque information, Julian Lopez « El Juli »
a dévoilé, comme l’an passé, son plan de bataille pour 2002.
Bien entendu, toréer le plus possible, et récupérer
le maillot jaune au classement, qui lui a échappé, cette année, à cause
des accidents de Madrid, Malaga et Bilbao.
Mais, à côté de cela, on va, encore une fois
y mettre « la manière » et se fixer des défis, déjà bien ciblés,
en lieux et en temps…ce qui ne manque pas de superbe et de pundonor.
Le Juli projette de prendre les Victorino Martin,
à la San Isidro. Il s’alignera également devant des Miura, à la feria
de Salamanca (surprise !), après en avoir fait de même, quelque jours
avant, en plaza de Linares, en compagnie de… Jose
Tomas.
Certes, on doit tout faire pour célébrer
un nouvel anniversaire de la cornada mortelle de Manolete, mais on ne
peut que s’étonner de voir Tomas s’aligner avec El Juli, devant des Miura…
(Quoique ! La saison est presque réglée ; Tomas se sait très
aimé, à Linares ; Les Miura n’y seront pas ceux de Séville ou Pamplona…
Au fond, pourquoi pas ?)
Le Juli a, par ailleurs annoncé qui serait deux
fois « aux Fallas » de Valencia, les 20 et 21 mars. Côté France,
rien de spécial, pour le moment, bien que son apparente relation avec
Ojeda fasse présumer de grandes choses.
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| RINCON, POUR
CONFIRMATION… FERRERA, POUR CONSULTATION
11 Janvier : La Colombie se réveille en fourbissant les armes de
sa déception. La paix s’éloigne… Tous les regards se portent sur le Caguan,
zone que la Guerrilla doit évacuer, dans les 48 heures, sinon…
A Manizales, la Feria se poursuit aujourd’hui,
avec la corrida de « Las Ventas del Espiritu Santo », de Cesar
Rincon, attendue, on le devine, avec beaucoup d’intérêt, vu le triomphe
de Cali. Pour la lidier : Dinastia, Victor Puerto et Eugenio de Mora,
qui débute en Colombie. Si cela sort bien, il y a de l’indulto dans l’air,
car les toreros sont capables de « lucir al toro ».
De son côté, Antonio Ferrera a repris l’avion
vers l’Espagne, victime d’un virus qui le laisse « sur les rotules »,
malgré cette fureur de triompher, qu’il vient encore de confirmer, il
y a 48 heures. Voyage éclair sur l’Espagne, consultation, repos et bon
air, avant de repartir « à la bataille », vers Medellin et Bogota
(expression maladroite, mais hélas de mise, ces jours ci)
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RINCON : APRES CALI…MANIZALES
!
12 Janvier : Cesar Rincon va pouvoir donner double prime à ses vaqueros
de la ganaderia de " Las Ventas del Espiritu Santo ".
Allez donc savoir quel esprit saint s'est mis à souffler sur cette
dehesa, qui rend l'herbe et la terre, riches de bravoure et d'immense noblesse.
En trois corridas, cette année, Cesar Rincon, matador adulé
de tout un peuple, retiré pour les raisons que l'on sait, est en
passe de devenir le ganadero triomphateur total de la temporada colombienne
2002. |
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En effet, après la corrida de Cali, où le toro "
Subdito " fut gracié, et les autres ont chargé fort,
le matador ganadero a encore triomphé d'apothéose, hier, en
plaza de Manizales, sortant à hombros aux côtés des
matadors Dinastia, Victor Puerto et Eugenio de Mora, qui n'ont coupé
pas moins que 7 oreilles à sa corrida.
Totalement composée d'encaste Domecq, et plus particulièrement
du " Marques ", la ganaderia, montée à grands frais
vers 94/95, est en train de produire des toros de corpulence moyenne, mais
avec de la présence ; braves au premier tiers, et allant souvent
" a mas ", avec grande noblesse. Une grande récompense
pour la minutie et le cariño avec lesquels Rincon suit ses deux ganaderias,
de " Las Ventas ", en colombie, et du " Torreon ", en
Espagne, et un peu de baume au cœur de celui qui, avant tout, est un grand
aficionado, comme il l'a démontré maintes fois, en inventant
des faenas, en " fabriquant " des toros, sur lesquels personne
n'aurait parié un euro.
Les résultats arrivent… Maintenant, il va falloir viser la régularité.
Et ça…
11 Janvier - Manizales (Colombie) - 4 ème corrida formelle
de la Feria del Café - Casi lleno - Grand beau : Grande corrida
de Las Ventas del Espiritu Santo, le ganadero, Cesar Rincon sortant à
Hombros, en compagnie de Dinastia , Victor Puerto et Eugenio de Mora qui
ont coupé 7 oreilles. Le délire était tel, dans le
public, que l'on n'a pas empêché De Mora de passer par le
" Porte Grande ", alors qu'il n'avait pas rempli la condition
à cet honneur : Couper deux oreilles à un même toro.
Six toros de corpulence moyenne (436, 496, 452, 458, 448, 470 kgs) mais
bien faits, chargeant et répétant les charges, braves au
cheval et nobles à la muleta, pour quatre d'entre eux (2 et 6 baissant
un peu de qualité). Grand toro , le 4ème " Cocinero
", fut honoré d'une vuelta posthume.
Dinastia fut brillant devant le premier. Torero avec cape, banderilles
et muleta, il tenta un recibir, en sortant salement bousculé et
très secoué. Courageusement il reparti à l'assaut
pour une lame profonde, coupant une oreille. Le quatrième lui parmit
de faire un toreo de classe, calme, reposé, torant " al compas
" du grand toro. Il entra a matar comme un mort de faim, et coupa
les deux oreilles de " Cocinero ", dont on applaudit la dépouille
au cours d'une émouvante vuelta d'honneur.
Victor Puerto tomba sur le " mauvais élève " de
la classe. Avec pundonor et grande science de la lidia, Puerto s'accrocha,
soumettant le toro râleur, pour finir par lui imposer sa volonté.
Demi lame et une grande ovation, quand on attendait un peu plus, peut-être.
La récompense vint au cinquième, toro d'une grande qualité,
devant lequel Victor Puerto se laissa aller, liant des passes d'une admirable
langueur, intercalant dans sa faena, des adornos de haute qualité.
Le délire dans les gradins, encore accentué par une épée
entière. Deux oreilles exigées et l'apothéose avec
moultes vueltas.
Eugenio de Mora toréa son premier avec grande profondeur, notamment
sur la main gauche. Une oreille. Difficile challenge lui restait à
réussir, quand sortit le dernier. Les copains avaient coupé
cinq oreilles. Il fallait réussir à tout prix. Eugenio de
Mora sortit alors la caste, et se battit totalement avec un toro plus
rétif, le harcelant et lui imposant sa loi, avec grand courage.
Faena " de tripes " et grande émotion, le public marchant
complètement et demandant une dernière oreille.
Trois toreros, six toros, sept oreilles et tout le monde a hombros… La
vie est belle, tandis que retombent les cris de " Ceeesaaaaar ! Ceeesaaaaar
! " chantés en chœur par le bon public de Manizales.
Ce 12 Janvier, dernière corrida, avec six toros de El Paraiso,
de Jeronimo Pimentel (qui se doit de se récupérer du double
faux pas de Cali), pour : Finito de Cordoba, Manolo Caballero et Paquito
Perlaza.
Avant hier, 10 janvier, dans la nuit retombaient les échos du
grand festival en nocturne au bénéfice de l'Hôpital
de enfants. Le lot de Ernesto Gutierrez avait monté grande qualité,
et le 2ème " Silletero ", a été indulté.
Le festival a été en partie gâché par des panne
de lumière, qui plogèrent la plaza dans l'obscurité
et " cassa " un peu le rythme du spectacle.
Grande faena de Manolo Caballero qui coupe deux oreilles - Victor Puerto
est immense, toréant de salon, jouant avec le formidable deuxième,
qui sera gracié. Deux oreilles symboliques - El Califa sera très
bien, mais catastrophique à l'épée. Vuelta - Eugenio
de Mora ne passera pas la rampe, toréant " trop froid ",
pour les colombiens. C'était le risque. Ovation - Antonio Ferrera,
en conditions mineures, mais avec beaucoup de fougue, toréa pour
le public, et coupa une oreille - Ramiro Cadena n'est pas remis, moralement,
de la cornada de Cali, et cela se sent. Ovation.
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| MEXICO… EN ATTENDANT PONCE
ET JULI
12 Janvier : Grande ambiance pour la corrida de demain. Enrique Ponce est
arrivé hier à Mexico, au milieu d'une grande ferveur populaire,
de nombreux aficionados étant venus l'accueillir à l'aéroport.
Le valenciano a confirmé la grande tendresse qui l'unit au Mexique,
et sa volonté de venir donner le meilleur de lui même, en cette
plaza.
De son côté, Le Juli a tourné une publicité,
et fait du campo, en attendant le paseo dans la plaza qui lui a tant donné,
mais où il sait qu'on va tant lui demander.
Pendant ce temps, Rafael Herrerias continue à garder sa position
dans le conflit qui l'oppose à Tomas et Arranz. Malheureusement,
c'est Pablo Hermoso de Mendoza qui en fait les frais : " Je n'ai pas
à parler avec Pablo Hermoso de Mendoza. S'il veut venir, le 5 Février,
à la Mejico, je lui donnerai avec plaisir, deux billets, pour qu'il
aille s'asseoir au tendido… "
Pas à dire… si ça s'arrange, c'est que Dieu est vraiment grand
!
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