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« IL » A FAIT SA RENTREE... ET « IL »
N’A PAS PLEURE !
1er Septembre : Dans deux
jours, « Rentrée des classes » ! Bouaaahh ! A la
radio, à la Télé, dans tous les médias, on ne parle que de cela.
Quelle sera « la tendance », pour cet événement ?
Comment les enfants passeront ils ce cap si redouté...des parents ?
Comment « ces dames »
s’habilleront elles pour amener leurs chères têtes blondes à la porte
de la classe ? Long ? court ? histoire de soulever l’oeil
glauque de quelque papa dépassé ? En couleurs ou tout en noir ?
Cruel dilemme... Elles ne vont pas en dormir de la nuit.
Surtout, ne pas oublier les lunettes de soleil, non que « monsieur
météo » ait annoncé le « grand beau », mais bien pour
cacher cette larme qui coulera, tandis que le bambin s’en ira, préparer
gravement son avenir de « racketteur ou dealer de malabars »...
pour le moment.
Bref, c’est la rentrée. La Société de
consommation et les médias en ont fait un grand événement commercial,
tout comme il en a été d’Halloween... Pas bête !
Toujours est il que les jeunes vont faire
leur rentrée. Les tout petits, et on les comprend (« on n’est pas
des sauvages, tout de même ! ») auront le coeur gros. Le plus
âgés traîneront leurs baskets, avec des airs de fatigue « de fin
d’année », commençant leur nouveau cycle par un énorme « bof ! »...
Certains partiront « les yeux ouverts, la curiosité en alerte »,
d’autres auront déjà éteint les lumières... C’est ainsi !
Au bout de trois heures, la machine bien
huilée de la nationale éducation sera mise en route, et chacun aura
retrouvé ses repères. Oubliées les larmes, effacés les sourires gênés
des institutrices, devant l’inquiétude des mères, tandis que dans leur
dos, les bambins « s’en collent déjà une première » !
« Cahiers, crayons, profession de vos parents... règlement intérieur ! »
Et c’est reparti pour un tour... Des profs, muselés par tous, vont
devoir essayer de « faire quelque chose » de ces « trente
huit par classe » futurs citoyens qui sont là, attendant tout,
surtout le premier lapsus, le moindre faux pas, tandis que les parents, dépassés,
vidés, s’en vont vaquer à leur boulot, en poussant un soupir de
soulagement. Alors, les mois s’écouleront, les bulletins défileront...
la Télé racontera de nouvelles violences à l’école, plus fortes,
encore « plus jeunes ! », encore plus inimaginables...
Et juin arrivera ! Ce n’est plus « Donne moi ta main, et
prends la mienne ! », mais plutôt « t’en veeuuux ? »
C’est ainsi !
Oh , bien sûr, il y a, presque perdus au
milieu de cet ennui majuscule, des jeunes qui « avancent et
regardent droit ». Bonne route, bon vent ! Soyez assoiffés de
tout et allez au bout de vos rêves, de vos passions... comme ce gamin de
Madrid qui, hier, lui aussi, a fait sa rentrée...
18 ans, la jambe toujours endolorie, le
visage a demi caché derrière un gros pansement qui doit gêner la
respiration, « El Juli « a fait sa rentrée »,
hier, à San Sebastian de los Reyes... Toute la famille était venue
l’accompagner. Inquiète, admirative, débordant de tendresse, elle a
suivi sa prestation... et son triomphe.
On a beau tourner et retourner les
arguments, ce Juli est vraiment un phénomène. Endolori, à demi défiguré,
qu’a t’il besoin de repartir au canon, une semaine après le terrible
crochet au menton reçu à Bilbao. San Sebastian de los Reyes est une
tercera sans aucune portée, et « demain », les Algarra sont
pointus... à Bayonne.
Comme un mort de faim, comme un maletilla
à qui on vient de « régaler » une muleta neuve, le Juli
repart au combat, et repart encore... Sa saison est bordée de triomphes
et de responsabilités. A peine aura t’il bouclé Zaragoza et Jaen, en
octobre, qu’il filera en Amérique, écumer les ferias du Mexique, d’Equateur,
de Colombie... Un vrai phénomène, un « fou de toreo »...Chapeau !
Passion dévorante ! Passion excès ! Passion...tout court !
Certes le fric ! Certes « mettre
un repaso à Jose Tomas ! », mais aussi cette phrase que tous
on dite, ont rêvée, mais que bien peu ont concrétisée : « Quiero
ser El Mejor ! »
Juli a fait sa rentrée, hier, et les
millions importaient bien peu... Il sera au paseo à Bayonne, cet après
midi (Attention : 17h30), conscient du « multi challenge »
à jouer :
Un : Marquer enfin d’un gros
triomphe ce Sud Ouest qui se refuse toujours un peu à lui ...
surtout cette année, où Mont de Marsan fut un calvaire, avec de curieux
Marquis de Domecq, et Dax, un vain effort devant des Cuvillo qui avaient
bien peu de Nuñez. Bref, le Juli n’a pas convaincu, loin de là, cette
région. Et il n’aime pas cela...
Deux : Il faut « être meilleur
que Tomas ». Le duel est annoncé, la plaza est pleine ; le
« tout Madrid » est là... on y va. On irait, boiteux, la
figure en lambeaux ! Et puis, ne faut pas oublier que demain,
« Ponce prend les Victorino ! Mais, lui, on lui règlera
son compte à Dax, dimanche prochain, en principe ! »
Trois : Les Algarra sont pointus.
Tant mieux ! « On ne ferait pas ça tous les jours »,
mais une fois, comme ça, pour les grandes occasions, histoire de faire
taire ceux qui parlent si facilement de « sospechosos de pitones ! »
Total, le Juli « a chauffé les
moteurs », hier, et fait sa grosse rentrée, aujourd’hui, à
Bayonne... Et, connaissant un peu chacun de ses défis... nous serons
tous, un peu, ses parents...
31 Août
– San Sebastian de los Reyes – 5 ème de Feria – Plein :
Toros de Antonio Bañuelos, correctement présentés mais faibles, tirant
à l’invalide pour ce qui est des 1,3 et 4ème. Le dernier
chargea fort... et Juli fit le reste – Finito de Cordoba a connu la
grande poisse au sorteo : deux « très faibles », le
quatrième étant remplacé par un « encore plus faible ! ».
Où allons nous ? Rien à faire, sinon quelques détails, comme ce
pecho donnant à Berho l’occasion de faire une de ses meilleures photos
de l’année. Silence partout pour le cordouan
et bravo pour le dacquois - Eugenio de Mora mit la technique, la
douceur et une esthétique de plus en plus libérée, toréant suavement
deux toros différents. Oreille chaque fois, et bon passage, à nouveau,
aux portes de Madrid – « El Juli », reprenait l’épée. Le
visage à demi caché par un pansement (qui couvre haut de la bouche et
nez), Julian Lopez ne s’est pas économisé. Véroniques à genoux,
quite « gaonéré » banderilles... tout y est passé, jusqu’à
ce que le toro dise « non », trop rapidement. Silence. Le sixième,
heureusement, sort en bolide, et tiendra la distance.. Le Juli, également :
Largas à genoux, chicuelinas, serpentina ; quite par lopecinas ;
banderilles dont deux paires « corne gauche » et grosse faena
où le garçon s’abandonne, tirant de longues séries de naturelles, clôturées
en adornos divers. Le feu.. et deux oreilles. Asi,
las cosas !
31 Août
– Calahorra – ¾ de plaza : Toros de Montalvo, inégaux
tirant à « limite », et armés court – Joselito écouta un
avis chaque fois, mais connut de bons passages face au premier, dont il
coupa l’oreille. Ovation à l’autre, et rogne du Madrilène,
qualifiant ses toros de « mierdas », dans une entrevue à
« La Rioja » Bon ! – Jesulin fit de tout, toréant sérieux,
puis retournant à quelques vieux démons, face au cinquième. Faena débutée
et terminée à genoux, à la grande joie de tous. Deux oreilles et
oreille, après avis – Rivera Ordoñez connaît une semaine
« en or ». Il coupe partout et se met à bien tuer. Allez donc
comprendre... on prépare, peut-être les contrats 2002. Deux faenas en
puissance, mais bien dessinées, et l’estocade de la feria. Une et deux
oreilles, respectivement. A hombros Jesulin et Rivera, tandis que Joselito
maugréait quelques mots « de los suyos »...
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BAYONNE : JULI ET LE GRAND BAIN !
2 Septembre : Que dire après la démonstration
de « vouloir et de pouvoir » de ce phénomène que l’on
surnomme « El Juli », hier, en plaza de Bayonne ? Que
nous sommes bien en présence d’un phénomène qui, lorsqu’il y a
« grande occasion », s’en va loin, nager dans le grand bain,
tandis que les autres batifolent dans la pataugeoire.
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En parlant de « grand bain »,
on peut aussi s’attarder un instant sur « le bain » qu’a
mis Julian Lopez à un Jose Tomas, perdu dans ses pensées, emprunté, toréant
de la pointe de la muleta, foulant le sable de Lachepaillet sans en
vouloir déplacer un grain. Les areneros lui en surent gré, alors
qu’ils eurent « double ration » de travail avec le Juli, qui
lui, « lorsqu’il plante les pieds... »
Les toros d’Algarra, bien présentés et
sérieux de tête, sont sortis bizarrement, sans la grosse faiblesse
qu’on pouvait craindre. Il n’y eut pas de meilleurs et de pires. Il y
eut des toros qu’il fallait convaincre... qu’il fallait mater, dès le
début. Un torero l’a fait, El Juli. Il l’aurait peut être fait avec
chacun des six. Un torero n’a pas pu, avec des excuses, et un autre
s’est carrément moqué du bon peuple qui, pas rancunier pour un sou,
lui en a même fait ovation.
Juli a montré une autorité, une
intelligence, un dynamisme tels, que les toros « se sont mis au
garde à vous » et on filé « presque doux ». Curro
Vazquez s’est ménagé quelques garanties. Les ans et les coups en sont
la raison. Cependant, on lui doit de gros détails, en particulier
« La » demi véronique de la tarde... et de plusieurs. Jose
Tomas a joué « les
mazettes », gêné par des toros qu’il aurait, il y a peu,
« pliés en dix huit ». Estuvo mal ! Sans sitio, sans idées,
sans recours... et donc sans réussite.
Pour ce qui est du « duel »,
valait mieux, hier, aller voir « du côté des Verts ».
Noël est reparti « chez sa mère », Alain essaie de
rassembler « lipietz » manquantes (pardon !), et
Dominique, (nique nique!)... ne sait plus où donner de la démagogie. Enfin
un duel qui promet ! Il va y avoir du monde au balconcillo... et en
plus, c’est gratuit. Pauvre France !
Bayonne brillait de mille soleils et la
plaza était une merveille, pleine comme un oeuf, avec, de ci de là, au détour
de quelque tendido, des gloires du toreo que l’on prétend « vieilles »,
mais qui sont, tout simplement, éternelles : Manolo Vazquez, Antoñete...
Et puis, la jeunesse... aux côté de son père, bronzé et détendu... le
fils d’Emilio Muñoz. Qui sait ?
1er
Septembre - Bayonne – No hay (vraiment) billetes ! :
Six toros de Luis Algarra, très bien charpentés et sérieux de tête.
Tous sortirent fort, rematant violemment, dans les burladeros, chargeant
avec violence dans leurs premiers assauts. Il y eut plusieurs toros au
comportement bizarre, comme ce premier, un véritable chat, bondissant sur
tout, avec des yeux partout ; comme ce deuxième qu’on pouvait
craindre affublé de quelque défaut de vue ; comme ce cinquième qui
se fracassa dans un burladero, sans que personne n’en porta
responsabilité. Choc d’une violence extrême dont le pauvre toro sortit
les naseaux en sang. Les deux toros du Juli ont paru les meilleurs...Bon !
Ils ont paru les meilleurs ! De fait... le Juli les a faits
probablement meilleurs qu’ils n’étaient.
Curro Vazquez (légers sifflets et bronca)
n’a pas pu, avec le premier, N°77, qui, déjà dans les corrales, le
matin, « veillait à tout », inquiet, voulait en découdre. Le
toro sortit violent, et se trouva devant un maestro « dubitatif »
pendant la lidia. Mobilité
« molesta » de ce toro... Toro qui, après deux piques, arriva
un poil descompuesto, prenant bien le muletazo, mais tirant aussitôt un
gros hachazo en bondissant, et ne laissant pas le torero « tranquille ».
Il ne fallait pas cela au vétéran qui souffla court et rendit feuille
presque blanche après un pinchazo feo et une atravesada. Le quatrième
sortit fort, rematant dans les planches. Curro Vazquez le reçut par
d’amples lances clôturés d’une demi véronique extra, qui reste un
des gros moments de la tarde. Cette fois encore, le maestro « manquera
de présence » dans la lidia, mais essaiera, ébauchera des
choses, à la muleta, que le public ne voulut pas voir. Début de faena
« d’espoir », avec deux ayudados et une série de droite, décidée.
Mais il fallut déchanter. Le toreo fondamental, lié sur chaque main, lui
échappant, Curro Vazquez « essora » les dernières charges du
toro, en adornos « marca de la casa », qui sont aussi « le
toreo ! » Certes, il n’y eut pas quatre séries de
derechazos et trois de naturelles (le toro ne les avaient pas) mais le
public aurait pu mieux recevoir ces remates et ces adornos « andandole
al toro » sur les dernières demi charges. A l’épée, un petit
calvaire, et personne ne voulut entendre parler de celui qui coupa un
jour, ici, quatre oreilles et un rabo. Certes, c’était en...1969.
Jose Tomas (ovation et applaudissements
chaleureux) est venu, a fait deux tours du quartier, l’air songeur et le
nez en trompette, puis s’en est allé vers ses pensées, qui semblent de
plus en plus noires. Son premier semblait ne pas voir de près, fusant de
loin sur le cheval ou un banderillero, laissant le maestro les sourcils en
point d’interrogation. Cependant, il arriva à la muleta, certes tardo,
mais pas impossible pour qui voulait s’y mettre, et surtout « s’y
croiser »... Tomas essaya en douceur, sur les deux mains, tirant
deux ou trois muletazos qui
promettaient, puis s’enlisant dans le doute et l’élégant ennui.
Pinchazo hondo en bonne place, et le public qui applaudit... « parce
que c’est Jose Tomas ». Quel aurait été, par exemple, le sort réservé
à Eugenio de Mora après semblable prestation ? Hein, Bayonne ?
« Tres cuartos de lo mismo » devant le cinquième qui percuta
si violemment les planches qu’il s’en ressentit forcément au cours de
la lidia. Un demi vuelta de campana n’arrangea pas les affaires. Toro
qui tomba et fléchit plusieurs fois, mais toros bravo et toro de faena.
Jose Tomas va distribuer des demi muletazos, avec une obsession :
arriver au moment où il pourra se situer « en corto », dans
ce terrain et cette attitude qui sont les siens, pieds joints, de profil,
le corps cambré, citant, la muleta « à peine sortie », pour
de muletazos courts, mais de gros impact. Ce fut, là aussi, là aussi, un
fiasco, le toro « ne pouvant plus », et le torero ne s’y
arrimant pas. A son actif, un demi estocade engagée, restant un peu sur
la face. Mais vraiment, quelques lumières se sont éteintes chez ce
torero qui ne pouvait, hier, se présenter à ce duel, avec si peu
d’ambition. Les lumières se sont éteintes... restent les clignottants !
« Llego, vio... y la monto ! »
Assailli de toutes parts, avant le paseo (Il va falloir, vraiment, songer
à faire « quelque chose », dans ce patio de caballos, avant
la corrida ), le visage mi-caché par un léger pansement, le nez et la lèvre
que l’on devine tuméfiés, mais l’oeil clair et le verbe haut, Julian
Lopez « El Juli » est venu, a vu, et... a conquis tout le
monde, coupant deux oreilles fortes, malgré des épées un peu douteuses,
mais follement poussées. « Este es un fenomeno ! y ya esta »
Le Juli venait chercher le triomphe qui lui manquait, dans le sud ouest.
Il l’a, et le mano a mano de dimanche prochain, avec Enrique Ponce, à
Dax, promet beaucoup. On suppose qu’il a touché « les deux
meilleurs ! ». A voir. Des toros nobles, certes, mais parce
qu’il les a libérés, mais des toros qui se sont vite éteints (le sixième
durant un peu plus) mais qu’il a pressés comme des citrons, mettant la
verve, le panache qu’ils n’avaient pas, après les avoir, auparavant
« passés sur les deux mains » en longs muletazos templés à
fond, liés, et clos de monumentaux pases de pecho. Quand le toro ne veut
plus, « on se met dedans », littéralement « dedans »...
et, forcément, ça marche. Qui résisterait à un tel engagement, à une
telle rage de vaincre. Ajoutons à cela une cape autoritaire et
chatoyante, qui dans les véroniques et la demie pieds joints « de
cartel », qui dans les quites par chicuelinas du premier, ou par
caleserinas au second.... Ajoutez à cela des banderilles « tous
terrains », avec un monumental « por dentro » et des
poursuites musclées. Tout le monde debout ! Saluez ! La muleta
tire le toro, le mène où elle veut. Puis, quand le toro ne peut plus,
elle pendule vaillamment derrière le corps offert, à deux doigts des
cornes, comme au troisième... ou elle embarque le toro pour de dernières
virevoltes à tour complet, comme dans les trois roblesinas, au sixième.
Torero de passion, d’Aficion. On pousse tous derrière lui, avec l’épée.
Il y aura, chaque fois, pinchazo, mais la deuxième attaque sera « terrible »,
et, même si l’épée est partie un peu de côté, mettant du temps à
faire effet, on ne peut s’empêcher d’admirer, de sortir son mouchoir
et de tirer son chapeau ! Un fenomeno ! Un torerazo !
Bayonne
de passion, Bayonne d’Aficion... Deuxième manche, aujourd’hui, avec
les Victorino, et un cartel « de luxe » : Fernandez Meca,
Enrique Ponce, Miguel Abellan. « Suerte... para nosotros, y, claro ,
para todos ! » - Attention : paseo à 17h30., et, ce
matin, finale des non piquées, à 11h
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HIER, DANS
LES RUEDOS... DE TODO HUBO !
Rien de bien spécial, hier, dans les
plazas d’Espagne : Palencia a commencé « sous les coussins »
et Padilla s’es moqué du public, à San Sebastian de los Reyes. Par
ailleurs, on apprend que, dans l’affaire des Domecq, la police aurait
arrêté une femme, colombienne, et son fils, de 17 ans, auteurs présumés
du vil attentat du 2 Juin. On murmure fortement qu’ils sont liés à un
rejoneador en activité.....
1er septembre – Palencia
– 1ère de la San Antolin – Plus de ¾ de plaza :
Catastrophe signée des toros de Litri et Guateles, réunis : Sin
casta, parados : Ponce a bien failli couper une oreille au quatrième,
mais... quatre pinchazos et descabello (Pitos et ovation, après un avis)
- Jesulin ne força guère son peu de chance (silence et sifflets)
– Finito paya les pots cassés du mauvais spectacle, n’arrangeant rien
en mettant dix descabellos au sixième (Sifflets et bronca... en stéréo,
à fond, tandis que les coussins pleuvaient)
1er Septembre – San
Sebastian de los Reyes – 6ème – ¼ de plaza :
Toros du Partido de Resina, bien présentés, donnant plus de jeu que prévu
– Padilla n’a pas voulu et l’a fait de vilaine façon, se moquant
vraiment du monde, prenant quelque spectateur à parti . Silence et
bronca – Eduardo Flores, modeste torero local, s’en tira fort bien,
poussé par les siens. Oreille et silence – Bonne sortie, enfin, de
Jesus Millan, bien servi, mais à la hauteur : Oreille chaque fois.
1er Septembre : Les
Ventorillo sortent bien présentés à Daimiel, Cordobes et Caballero
coupent (deux et une), Morante est ovationné – A Cercedilla (Madrid)
bonne corrida de Riogrande : Tato (3) De Julia (2) et Encabo (une et
vuelta) donnent une grande tarde – Medina del Campo : Toros de Pinto
Barreiro, mansos « qui se laissèrent » : Miguel
Rodriguez coupe trois oreilles, sortant a hombros avec le Califa, qui fait
« deux » au dernier. Oreille à Pepin Liria . |
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BAYONNE : LE GRAND QUITE DE « JAQUETONCILLO »...
3 septembre : La « Victorino Martin family »
pouvait presque sourire, hier soir, après à la fin d’une corrida
« de haute tension », dont les aficionados et ceux qui l’étaient
moins, sortirent bien fatigués, et les toreros, encore plus.
Victorino pouvait sourire
et bénir le ciel, car un toro, un seul, venait de lui faire « un
quite » magistral, sauvant une après midi détestable pour le
ganadero, l’aficionado de verdad... et ne parlons pas des toreros.
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La corrida est sortie grande, agressive,
mais de même, violente et dangereuse pour certains exemplaires, comme le
lot de Meca, de mala casta, ou faible, sosa, sans se définir, comme le
lot de Ponce et le premier d’Abellan. Danger toujours, et nécessité
absolue de « faire les choses bien ».. Sinon « te la
pega »... Corrida qui, sous un autre fer, aurait mérité de
nombreux sifflets... Corrida qui aurait pu se « mal terminer »
si elle n’avait été sauvée par un magnifique sixième, brave « con
mucha fijeza » à la pique du frère
Soro, et « noblisimo, de dulce » , à la muleta d’Abellan.
Ce toro avait besoin d’un torero artiste. Abellan lui récita cinq séries
de bons muletazos, puis se retourna vers le callejon comme demandant
« Qu’est ce que je pourrais bien lui faire, maintenant ? »,
tandis qu’à cinq mètres, le toro l’attendait et le regardait,
presque « con cariño », comme lui disant : « Relâche
toi, laisse toi aller... tu peux y aller » Mais, sans imagination,
sans « Angel », Abellan continuait... « buen muletazo
va, buen muletazo viene ! » Dans le callejon, on était un
certain nombre à se dire « Bon Dieu, si ce toro « tombe »
sur Ponce ! »
Un grand toro a fait le quite à Victorino...
Un toro « de vuelta al ruedo » qui n’aurait pas
manqué de se donner, s’il y avait eu « un autre final ». Au
lieu de cela... Abellan entra fort avec
l’épée, laissant une grosse entière trasera et tendida qu’il
crut définitive. On le comprend : La faena avait été longue, et le
torero était sûr d’obtenir « au moins une ! ».
Cependant, le toro ne tomba pas, et « se amorcillo », se
ramassa sur lui même, au point de ne plus pouvoir se descabeller... Cela
dura un long moment, que le public n’accepta pas, comme culpabilisant
d’assister au spectacle du toro qui tremble sur ses pattes, lutte pour
le dernier souffle de vie, de force, de race... Le public
qui va à la corrida, mais « veut que le toro tombe vite.. »
commença à siffler le torero, et
ce qui aurait pu être succès d’une logique oreille, se termina en deux
avis et bronca, tandis qu’enfin, dans un ultime tremblement, le brave
toro se couchait à jamais. Attitude détestable d’un public qui, en
d’autres occasions, aurait salué « la lutte finale » d’un
grand toro... Ce qui confirme qu’il y a « grand toro, que quand il y a
grande faena... » et cela n’est pas juste.
Ce n’est pas le tout de faire grande
ovation à Ponce, au point de le faire saluer avant que ne sorte son
premier Victorino... il aurait fallu de même apprécier au plus haut, son
final de faena au triste cinquième, le torero le règlant par un macheteo
par le bas, de piton a piton, un genoux à terre, très technique et très
élégant, en un mot très torero, terminant par un desplante « tocandole
el piton », comme pour dire « J’ai pu, avec cette carne. Je
n’ai pu le toréer comme on le fait aujourd’hui, mais je l’ai dominé.
Et maintenant, je vais le tuer... » Bon, il pincha, mais pincha bien !
L’estocade qui suivit lui mouilla les doigts, et fut contraire, pour
« atracarse de toro ! ». Pas d’oreille, bien sûr, mais
plus qu’une ovation. Le toreo n’est pas que « derechazos y
naturales... » Grand moment de toreo que dut apprécier, dans le
callejon, Manolo Vazquez, qui savait plier un toro impossible en restant
esthétique et artiste. Enrique Ponce n’a coupé qu’une oreille, hier,
mais il a été « cumbre » !
Stéphane Fernandez Meca a été « en
Stéphane ». Batailleur, rageur, puissant, il s’est battu en
gladiateur avec le terrible premier, et dut rendre, dignement les armes,
devant l’impossible quatrième... C’est la première fois que l’on
voit Meca jeter vers le callejon des regards de peur et d’impuissance.
On le comprend, on le salue avec le plus grand respect. Ce toro était une
saleté, « una caja de misiles », partant dans le bonhomme à
peine ébauché le muletazo, comme s’il avait déjà été toréé.
Malo de verdad.
Corrida de tension, corrida « muy
mala » de Victorino, sauvée par un grand toro. « Corrida mala »,
mais de grand intérêt, que l’on préfère, bien sûr, à certaines
« corridetes », où l’on coupe huit oreilles à des sardines
qui ne tiennent pas sur leurs piquets... Hier, les toreros ont été
« en toreros »... et non « en infirmiers »... Ce
qui n’empêche, que la corrida de Victorino est sortie « mauvaise »,
confirmant ainsi la temporada très moyenne du paleto de Galapagar .
2
Septembre – Bayonne – No hay billetes – Grand beau temps –
Plaza preciosa : Corrida
de Victorino Martin, impeccablement présentée, le premier plus léger,
plus bas ; le quatrième, haut comme un immeuble. Corrida qui sort
agressive, avec une grosse caste, pas toujours de la meilleure. Violent et
court, le premier que le matador laissa « cru », après trois
piques chargées de loin, mais peu de châtiment. Faible et retenu, le
deuxième, qu’il fallut pousser, tirer. Sans se définir, le troisième,
qui s’engouffrait dans le premier muletazo, pour freiner et coincer,
dans le suivant. Impossible le quatrième. Malo et faible, avec sourd
danger le cinquième... et, extraordinaire le sixième, noble avec une
larme de soseria, accentuée par un torero lui-même un peu fade.
Stéphane Fernandez Meca, a qui avait été
remis le Prix Claude Popelin de la Saison 2000, attaqua fort, d’entrée :
Capotazos puissants, rageurs, au nerveux premier. Mise en suerte vibrante,
voulant, par trois fois « lucir al toro ». Trois piques de
loin, mais de fait, peu de châtiment, Stéphane retrouvant un animal
brusque, violent, court dans sa muleta. Sacrée empoignade, le torero se
lançant à fond, avec courage et savoir faire. On ne parle, ici, d’esthétique,
mais de vrai combat, dont certains « flashs » furent
d’une grande beauté esthétique. Un vrai combat et une grande
oreille, dignement coupée, après une entière un poil tombée. Fernandez
Meca avait ici fait honneur à son brindis « aux compagnons d’un
jour », et on l’espère, d’autres encore... Le quatrième fut un
« super dangereux », dès les premiers muletazos, après que
le Chano se fut encore illustré en deux paires de banderilles de grosse
émotion. Meca essaya de faire face, tandis que le public murmurait sa
crainte. A mi trasteo...impossible! « Que
hago yo ? » semblait demander Meca au burladero ?
L’estoquer ! Ce fut fait, avec une sale poursuite et quelque regard
éperdu. On le comprend, o combien ! Vuelta pour le français...
Vuelta de salut au courage et à la dignité, même si « no pudo con
el toro ! »
Enrique Ponce dut avoir la chair de poule
quand, avant que ne sorte son premier, une ovation monta doucement des
gradins, tournant à l’unanimité, au point qu’il dut aller saluer
l’ovation, avant le premier capotazo. Superbe moment de coeur et d’aficion.
L’actuacion du Valenciano fut « cumbre », tant au capote,
manié avec douceur, précision, plastique indéniable, qu’avec une
muleta, engagée et très technique. De plus, l’épée fut à la
hauteur, et l’on ne fera pas reproche des deux pinchazos portés haut,
lors du deuxième combat. Ponce a été « en Enrique Ponce 2001 »,
c’est à dire : « Je ne lâche pas, tant que je n’ai pas réussi
« la série », « le moment » qui me satisfont
« à moi ».. et, de ce fait, devraient satisfaire les
aficionados buenos . Magnifique capeo au deuxième qu’il
devina un peu faible. Lançant le capote « loin devant »,
Ponce dessina trois véroniques suaves, en mettant les reins, terminant en
une grande demie. « Ya esta ! » Faena technique, à un
toro qui ne se livre jamais, qu’il faut aller chercher, de la voix, de
la zapatilla, du toque.. Ponce s’y accrocha jusqu’à en sortir une série
de naturelles irréprochables, libérées d’un grand pecho. Le toro ne
se livra jamais. Le torero, toujours, et plus encore sur un énorme coup
d’épée, qui, à lui seul, valait l’oreille. Le cinquième sortit
d’un puyazo en trébuchant, s’explosant le piton dans la caillasse,
sous le sable. Ce toro arriva court et pleins de regards en dessous,
jouant les faibles, trompant le monde. Ponce « essaya »,
tandis que le climat changeait, dans les gradins. Voyant qu’il n’y
arriverait pas, le torero de Chiva s’embarqua pour un macheteo genoux
ployé, très technique, très esthétique, torerisimo, terminant par un
desplante de domination. Pinchazo sur une banderille, un autre et grosse
entière contraire, en se mouillant les doigts. Ovation pour un torero qui
n’avait absolument pas besoin de ce geste, pour être l’indubitable
« Numéro Un » actuel.
Abellan fit office d’enfant de choeur,
auprès de ses deux collègues. Courage et engagement, certes, mais aussi,
une impression de limite technique, face au troisième, qu’il ne put
dominer, au point de prendre un terrible derrote au menton (imaginez :
quelque centimètre plus haut ou plus bas !), et de manque total
d’imagination, de « libération artistique » face au sixième.
Ce toro lui permettait de « rêver le toreo ».. Il ne lui
permit que de longues séries de derechazos bien récitées, et trois
naturelles de face, difficilement soupirées en fin de trasteo. Il était
parti pour deux oreilles, en perdit une, lors de la faena, et la deuxième,
après une entière bien poussée qui tarda, tarda, tarda... à faire son
effet. Tarda le temps de deux avis... Le toro devint impossible à
descabeller et le bras levé du triomphateur devint « geste
d’impuissance et d’excuse » devant la colère des gradins où
l’on veut bien voir « mourir » les toros, mais vite.. même
si c’est d’un bajonazo. Heureusement, la majorité se rappela que
l’estocade, somme toute, avait été bien portée, et l’ovation
couvrit enfin les sifflets. Bien... Mais il n’empêche que ce toro était
« de dos orejas » et « de vuelta al ruedo ». Le
ciel aficionado n’en a pas voulu ainsi... C’est à la fois, très
malheureux.... et très juste !
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EN ESPAGNE... OREILLES POUR TOUS...
Abondante liste de spectacles, pour ce
premier dimanche de septembre. Les principaux résultats sont les suivants :
2
Septembre – Madrid (Las Ventas) – ¼ de plaza : Très grande
novillada d’Espartaco avec une oreille du sixième pour un Sergio
Martinez qui aurait bien pu ouvrir la grande porte. Vuelta à son premier
– Curro Duarte, de La Linea, se montra vaillant et resta dans le ruedo,
malgré une cornada « envainada », de deux trajectoires à la
cuisse gauche.
2
Septembre – Barcelona – ¼ de plaza : Corrida correcte de
Sepulveda – Bon succès « de vibration » d’Antonio Ferrera
qui coupe une oreille au cinquième, toréant puissant, et tuant fort, à
la deuxième attaque, après un brillant tiers de banderilles, après
lequel on lui fit donner vuelta. A noter un bon geste de « compañerismo »,
allant aider Diego Urdiales qui frisa le troisième avis au dernier toro.
2
Septembre – Palencia – 2ème de Feria – ¾ de plaza :
Corrida mal présentée et floja de Zalduendo : Le Juli coupa une
oreille chaque fois, mais on passera rapidement – Curro Vazquez « ne
put pas », avec un bon quatrième, semble t’il – Javier Castaño
prit « une rouste » et une oreille, devant le dernier.
2
Septembre – Medina del Campo – ½ plaza : Toros de Laurentino
Carrascosa, maniables : Gros triomphe de Joselito qui marque « quatre
buts » - Espartaco et Morante coupe l’oreille de leur second
2 Septembre – Valdepeñas – ¾ de plaza – Toros de Nazario Ibañez, inégaux : Trois
oreilles pour Caballero et deux pour Conde. Mais les deux triomphateurs
refusent de sortir a hombros, devant l’injustice flagrante du président
vis à vis de Eugenio de Mora qui aurait dû couper trois oreilles.
Au lieu de cela : Une et ovation. Mystères du mouchoir blanc.
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« HAUT
LES MAINS, C’EST UN HOLD UP ! »...
4
Septembre : « Alto las manos, eso es un atraco ! »...
Quand on repasse les chroniques des corridas, on se dit que, quand même,
le public des toros peut avoir de saines colères, mais ne dépasse pas
les limites... pour le moment.
Alors que Béziers se remet difficilement des
tristes événements qui ont marqué ce week end, comme une marche de plus
au cruel escalier de la violence gratuite, de la sauvagerie délibérée,
du « je tire d’abord... les psy réfléchiront ensuite ! »,
on ne peut que souligner le comportement, viril mais correct, du public de
Palencia, qui se contenta de hurler et de chanter, hier, devant le vol
manifeste dont il était victime : Six toros ridicules, invalides qui
provoquèrent le scandale... Au défilé de ces demi portions trébuchantes,
le public essaya de garder son calme
tandis que s’escrimaient Joselito, Jose Tomas et le Morante...
Scandale majeur qui se termina en une pluie de coussins sur le ruedo
palentino ... Normal, malheureusement !
« Alto las manos ! Haut les mains...
Eso es un atraco ! C’est un Hold up ! » La corrida était...
devinez ? De Luis Algarra. Bayonne a eut chaud, qui faisait courir ce
fer, samedi, donnant l’occasion au Juli de mettre un phénoménal
« repaso » à un Jose
Tomas, devenu une pâle « ombre de lui-même ». Imaginons deux
secondes ce qui se serait passé, si « les camions s’étaient
trompés » et si la corrida de Palencia... était sortie à
Lachepaillet ? On n’aurait pas sorti le bazooka, parce que l’on
n’en a pas, nous... mais bon !
Dans ce monde de violence et de mort, au point
que les journaux télévisés n’ont que cela à vendre pour maintenir
les taux d’écoute, le monde taurin est, lui, relativement bien éduqué
et pacifique... peut être parce qu’il sait, mieux que quiconque, le
prix de la Vie des hommes... Espérons qu’il restera longtemps dans
cette attitude, même si parfois, vers six heures de l’après midi, il lui faut lever les mains bien haut !
3
Septembre – Palencia – 3ème de Feria – Grosse entrée :
Corrida très mal présentée et totalement invalide de Luis Algarra. Les
5 et 6èmes ont été remplacés par des Puerto San Lorenzo grandullones, mais
totalement décastés. Un désastre complet. Le public se fâcha tout
rouge, et la sortie fut houleuse pour un Joselito qui ne fit rien, excepté
un coup d’épée au premier (ovation et applaudissements) ; pour un
Jose Tomas complètement « à la dérive », qui ne put que
distribuer des centaines de trapazos informes, après avoir dessiné
quelques bonnes véroniques au deuxième (Silence et palmas) ; pour
un Morante, par deux fois triomphateur, ici, mais qui ne put, ou ne
voulut, esquisser le moindre geste. Silence et Bronca finale. Verdad...
Eso fue un atraco !
La corrida de ce mardi 4 septembre est télévisée
– 18h sur la Première Espagnole : Toros de Buenavista pour
Luguillano, Victor Puerto et Abellan.
3
Septembre - Priego de Cordoba – ¾ de plaza : Triomphe des
trois toreros, devant une corrida « maniable » de Gerardo
Ortega, le 5ème, seul, se révélant dangereux – Ortega Cano
ne chauffa les moteurs qu’au quatrième (Ovation et deux oreilles) –
Espartaco coupa les deux de son premier et sauva les meubles face au
cinquième – Enrique Ponce, lui, s’est baladé, toréant « a
gusto » et coupant ... quatre oreilles et un rabo. Il est certain
qu’après les Victorino de Bayonne, et une bonne douche...
3
Septembre – Merida - 2ème
de Feria – ¾ de plaza : Les arènes ne se sont pas remplies pour
le Juli. Tiens ! -
Corrida de Torrealta, correctement présentée, mais ..de petite tête.
Corrida noble, mais un peu arrêtée. Les 5 et 6ème furent très
tardos, très sosos. On ne s’explique pas bien la sortie a hombros du
mayoral, d’autant que le lot ne sortit pas complet, le premier étant
remplacé par un Victoriano del Rio – Les toreros se sont régalés :
Deux oreilles du quatrième au Finito de Cordoba, qui porta un grand coup
d’épée – Abellan coupa trois trophées, tout comme le Juli qui se
battit comme un « mort de faim »...Juli, depuis son retour et
malgré les repas « à la blédine avec une paille » :
Quatre corridas, quatre sorties à hombros... tandis que Jose tomas s’en
va marmonnant : « Qu’est ce que je fais là ? »
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AAYYYY...
NAVALON ! !
5
Septembre : Que gozada ! Quel plaisir de pouvoir parler de toros,
d’assister à une novillada non piquée avec des "monstres" de la critique
taurine, comme sont Barquerito et Jose Antonio del Moral. C’est la
chance que j’ai eue, lors des deux grandes journées d’aficion et
d’émotion qui ont clôturé, en principe, la temporada Bayonnaise.
Il sont totalement différents... L’un est
discret, posé, pince sans rire et grand amateur de chocolat du Pays
Basque. L’autre est plus spectaculaire, plus mondain... portant beau, hâbleur,
roulant des yeux malins, toujours à l’affût de quelque anecdote
croustillante. Un sacré personnage !
Différents, et pourtant remarquablement réunis
par une immense aficion, un formidable savoir, et un réel talent pour
transmettre au lecteur, les émotions qu’ils ont ressenties au cours des
quelques 200 corridas qu’ils voient chaque année, parcourant la géographie
taurine hispano française, courant les ferias, parsemant
leurs chroniques des airs de chaque province, de chaque plaza.
L’un est plus technique, plus sobre ; l’autre est plus fleuri,
plus vindicatif, aussi. Les deux ont un réel charisme, une vraie
personnalité, un vrai talent pour traduire « l’Amour à la Fiesta
Brava ». Le premier est plus torista, l’autre, plus torerista. Les
deux sont « toreistas », ressentant le toreo en fonction du
toro qui vient de sortir, de ses qualités, de ses défauts, s’appuyant
sur la science des encastes, et l’histoire personnelle des toreros... de
vraies encyclopédies ambulantes et une simplicité qui fait que l’on se
sent à merveille à discuter avec eux. Un réel plaisir.
Bien entendu, au cours de la journée, on
bataille et on fait le tour de mille anecdotes. Elles sont souvent
brillantes, souvent acides, jamais méchantes. Du coup, on sourit d’un
air entendu, ou on part vraiment d’un grand éclat de rire... pourtant,
l’aficion et le toro sont toujours là...
En parlant d’anecdotes et de chroniques
taurines, on ne peut laisser de côté cet autre personnage que certains
considèrent comme un triste individu, mais qu’on ne peut s’empêcher
d’admirer «quelque part » (comme disent les « socio cul »,
sans jamais dire « où », d’ailleurs !) ; un
critique qui fut avant tout un protagoniste, tant ses bagarres publiques
avec Ordoñez, Manzanares, Palomo Linares ont fait de bruit. Pourtant, un
sacré connaisseur du toro et
un spadassin de la plume... Retiré des grandes colonnes, éleveur qui
fait, par manque de moyens, le contraire de ce qu’il réclamait, jadis, à
grands cris, aux « grands professionnels », il continue
de ferrailler, dans un style inimitable, impitoyable dans ses
verdicts, terrible dans ses appréciations, et pourtant totalement généreux,
avec un coeur « gros comme ça », quand apparaît un atome de
ce qu’il considère « vérité ». Un vrai excessif, un
malade de la passion, à la fois détestable et attachant . Tous le
connaissent, beaucoup le craignent, certains sourient... Il s’appelle
Alfonso Navalon. Si vous voulez avoir quelqu’illustration de la
personnalité ravageuse du bonhomme, c’est le jour... 5 Septembre, sur
« Tribuna de Salamanca » ( www.tribuna.net
), vous pourrez lire aujourd’hui deux articles de Navalon ... terribles,
un poil odieux, mais... tellement vrais !
Le premier parle de la catastrophique feria de
Medina del Campo, où, malgré de gros cartels, il y avait plus de monde
dans le callejon que dans les gradins... On vous laisse imaginer les
qualificatifs qui entourent certains apoderados venant « saigner
l’empresa » après que les vedettes fussent incapables d’amener
plus d’un tiers d’entrée dans les gradins... Comme un cuirassier
engagé dans quelque bataille navale historique, Navalon fait feu de
toutes ses pièces, et tire sur tout ce qui bouge.
L’autre édito se fait écho de gros incident
qui a eu lieu, en plaza de Colmenar Viejo, dont on se fit écho
ici, le 27 Août : Ortega Cano, vexé d’une « mauvaise
chronique » de Paco Aguado, lui brinde un toro, avec les quelques
mots qu’on imagine, au point que le journaliste jette la montera au sol.
Cano monte un faenon, et promène deux oreilles sous le nez du revistero
dubitatif. On craint la suite... Mais ne voilà t’il pas qu’après
deux secondes de tension, le torero et le chroniqueur se fondent dans un
abrazo « qui marquera l’époque... ». Cette anecdote, bien
entendu, donne l’occasion à Navalon, d’une de ses chroniques, tout à
fait terrible, pleine de venin et d’auto satisfaction, mais pourtant
tellement pleine de valeurs et, on ose dire... d’amour propre. Un
personnage qu’il faut accepter, et qu’il faut lire, comme il est... même
si les admirateurs de Jose Tomas et d’Ortega Cano ont toutes les chances
de « monter au plafond »...
Barquerito, Jose Antonio del Moral, Navalon... et
combien d’autres, si différents, mais
pourtant si semblables dans ce qu’ils ont en commun : La passion de
la Fiesta Brava.
On peut lire, ici les, chroniques de Del Moral
(voir page « liens
– actualité ») , et dans peu de temps, une nouvelle page de
liens vous amènera « en fil direct », avec les chroniqueurs
des quotidiens espagnols, nationaux et provinciaux.
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EN
ATTENDANT « SALSA » !
5
septembre : La saison française tire à sa fin. Dans quelques jours,
Dax et Arles... Puis Nîmes, Floirac et « on ferme ! ».
Il y a quelque bruit, quelque murmure sur un événement, en octobre.
Veremos ! Arles va fêter « le Riz » et Dax va danser
« Salsa ! ». C’est pour ce week end ! Pendant ce
temps, tous les micros et caméras seront branchés sur... Ronda.
La Goyesca 2001 réunit Rivera Ordoñez, Jose
Tomas et Morante. Evénement « Taurino mondain », cette édition
risque de faire couler beaucoup d’encre : On vient admirer Jose
Tomas, soupirer au effluves sévillanes du Morante ; on aimerait
retrouver en "Fran", la caste de ce père dont il ne parle jamais, « Paquirri »...Que
va t’on trouver ? Un Tomas, plus énigmatique que jamais, et peut être,
quelques gouttes de toreo sevillano, celui qui met tout le monde
d’accord... On peut rêver.
En attendant, la saison continue... El Juli
s’en va triompher en Afrique, comme d’autres vont monter des corridas
en Arménie (le grand four moscovite n’a pas suffi !). « Et
pendant ce temps là.. la Méditerranée.. », comme dit la chanson.
Elle, on ne sait pas... mais « Ponce, on sait ! » :
Torerazo... Numero Uno ! Et il vient , encore, de le prouver, hier.
4
Septembre – Merida – 3ème de Feria : Toros de
Salvador Domecq « El Torero », buenos : 1,2 et 5èmes
furent ovationnés à l’arrastre ; 4 et 6èmes, faibles –
Joselito toréa longuement le premier, mais sans lier. Grosse estocade au
quatrième. Oreille et oreille – Monumentale actuacion d’Enrique Ponce
qui « fabrique » son premier toro, gazapon rebrincado, et le
transforme en machine à filer droit, tandis qu’il va monter une faena
d’émotion au cinquième, toro violent, qu’il va laisser faire,
jusqu’au moment où il va lui dire « Stop, c’est fini ! Le
patron, ici, c’est moi ! » Alors, commencera la grande
symphonie : Cites, muleta pliée, naturelles de rêve, trincherazos..
Arte puro. Deux oreilles de chaque toro – Morante ne délivra son talent
qu’au compte gouttes, et c’est, encore une fois, bien regrettable :
Bravos et une oreille.
4
Septembre – Palencia – 4ème de Feria – Télévision et grand
vent : Quatre toros de Buenavista et deux du Puerto ( 1 et 6èmes),
bons, en général, mais sans grand fond – Ennui télévisé :
Luguillano force tellement la figure et donne tellement de la voix,
qu’il va finir « par se casser les deux ! ». Ovation et
ovation – Victor Puerto sortit la « Grande braderie »,
distribuent des tonnes de suertes, dont certaines élégantes et
valeureuses. Oreille et ovation -
Miguel Abellan, appliqué, propre, mais sans grosse émotion. Ovation et
oreille. Corrida que l’on a vue.. en passant !
4
Septembre – Melilla – Casi lleno : Les toros au soleil d’Afrique !
Cinq de Manolo Gonzalez Sanchez Dalp et un de Saboya, remplaçant le 3ème
qui se blessa à une patte. Corrida qui permit aux toreros de
s’illustrer : Trois oreilles pour Manolito Sanchez, trois pour le
Juli et deux pour Juan
Bautista. Tout le monde « a volandas »...
4
Septembre – Procuna (Jaen) – Media plaza : Corrida de la
Castilleja – Cordobes coupe le rabo du quatrième – Anibal Ruiz fait
trois oreilles – El Fandi obtient tous les trophées du troisième.
Corrida de province... petite plaza... toreros de quelque renom, pourtant.
Media plaza ! Una ruina !
4
Septembre – La Moraleja – ¾ d’arène: Cinq toros d’Antonio
Perez Tabernero et un Perez Angoso (3ème) : Triomphe de
trois oreilles pour Rafael de Julia et Gregorio Alcañiz, tandis que Miguel
Rodriguez coupe un trophée au premier.
4
Septembre – Arganda del Rey – Feria de Novilladas – Lleno :Très
dure et mansa novillada de Doblas Alcala – Julien Lescarret s’en sort
bien, écoutant ovation au quatrième – Matias Tejela aurait pu couper,
mais... Silence par deux fois – Andres Luis Dorado
n’entendit que silence et vit son oncle, banderillero se faire
prendre spectaculairement par le dernier novillo, qui lui mit, dès la
sortie, deux cornadas, à l’intérieur du burladero, le prenant , le
secouant, le sortant de l’abri. Peu grave, heureusement...
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QU’ELLE
ETAIT VERTE, « LEUR » VALLEE ...
6
Septembre : Vraiment, à l’heure où des gens, à priori honnêtes
et respectables, poursuivent leur croisade contre la corrida, il est des
faits et des images que l’on ne peut laisser passer, sans réagir..
Elles sont si fortes, si horribles, ces images, que... « même »
un de ces bâtards d’aficionados, un de ces êtres vils, assoiffés du
sang des toros, ne peut rester insensible et silencieux, même si cela
n’a rien à voir avec les sujets de cette « chronique taurine »,
quotidienne.
Mais la page s’appelle « Des taureaux et
des hommes »... En aucun cas, elle ne veut s’éloigner de
l’humain, de la vie de tous les jours, et de tous... que cela se passe
en Afghanistan, dans « les territoires », ou ... en Irlande du
Nord. En aucun cas, un aficionado, aussi détestable qu’il soit, à
leurs yeux, ne peut rester coi devant la pédophilie, devant les larmes ou les
silences épouvantés d’un petit enfant.
Ces antis, qui sont si prompts « à faire
alliance » et à nous
chercher « querelle » ne se sont jamais prononcés sur les
terribles fléaux qui s’abattent sur les humains, provoqués par
d’autres humains. D’ailleurs, on ne les a pas entendus, non plus, au
sujet du terrible attentat contre les chevaux des Domecq... C’est
pourtant leur domaine, non ?
Hier, on ne peut que pleurer de tristesse et de
rage, et aucune cellule de crise, aucun soutien psychologique n’y feront
rien... Que dire de la énième histoire, sordide, effarante, qui a fait
la une des journaux télévisés, détaillée à souhait par les « nouveaux
présentateurs vedettes », preux chevaliers de l’Audimat ?
L’un est un jeune hirsute.. L’autre ressort, encore une fois, de
son placard, un peu poussiéreux...
Une école, des bambins, et, à deux pas, ce que
l’on ne peut pas appeler.. un homme. O, bien sûr, on parle « maladie »...
on risque même de trouver des circonstances atténuantes... Bref, une
fois de plus, la Loi et la Justice feront le dos rond, comme elle l’ont
fait, il y a peu. Que voulez vous ? En qui voulez vous croire ?
En quelle religion, en quelle Eglise, dite « d’amour et de paix » ?
Celle qui voit un prélat se marier, consommer (on l’espère pour lui) ,
puis, rappelé à l’ordre par le "Grand Papa", larguer sa moitié et aller
confesser les autres ? En
qui faut il croire ? En cette religion qui, au nom du prophète,
assassine et mutile, en Algérie ? Qui donc faut il donc suivre ?
Cette religion, qui, en Irlande, lance des cocktails Molotov sur de
enfants qui se rendent à l’école ?
Les images télé sont verdâtres, tristes, comme
les rues de Belfast. On y voit des enfants, apeurés, serrant fort les
mains de leur mère, de leur père. Ils marchent, sous les insultes , sous
les crachats et sous les pierres, encadrés d’hommes en armes... Ils
marchent comme on va à l’échafaud. Pourtant, ils vont, simplement, à
l’école, où, en théorie, on va leur apprendre notre monde « civilisé »...
juste, libre, égal, fraternel...
Ils ont peur, et on pourrait dire « Dieu
qu’on les comprend ! ». On ne peut plus le dire, car, au nom
de quelque dieu, justement, on va lancer une bombe sur leur piètre cortège...
Alors là... quand on arrive à ce qu’on croyait une limite de
l’abject... que fait on ? Que dit on ? Qui faut il suivre ?
En qui faut il croire ?
Au nom d’une religion, on assassine, on mutile,
on salit. C’est pas nouveau... L’Histoire est pleine de ces guerres
dites « de religion »...
Régresserions nous donc ? Au fond, c’est bien
possible, et le cycle du temps nous ramène en arrière. Déjà les
trottinettes et les postes à galène... Bientôt le rutabaga et l’impôt
sur le sel. N’y a t’il pas, en Vendée, un cirque romain, où pour
quelques euros, on peut à loisirs, lever ou baisser le pouce, selon que
le gladiateur s’est bien battu, ou que la « Blandine à trente
cinq heures » est comestible ou non ?
Attendons un peu, et l’on arrivera au préhistorique,
où les toros étaient plus « charpentés » que nos Miura ou
Victorino... et plus solides sur leurs pattes !
Attendons un peu, et tous ceux qui veulent « bouffer de l’Aficionado »,
risquent d’être heureux que l’un de ceux qu’ils pourchassent,
vienne leur sauver la mise, d’une estocade entière, « poussée
droit, et dans le haut ». Peut être même sortiront ils leur
mouchoir pour accorder les deux gigantesques oreilles du bébé
brontosaure. En attendant, ce mouchoir ne nous sert qu’à essayer d’étancher
nos peines, et nos hontes...
« Asi las cosas »... bien peu
taurines, mais que vous entendrez, vous qui nous êtes fidèles, et chaque
jour plus nombreux. O bien sûr, cette page est taurine, et devrait le
rester. De fait, on est en plein dedans... car, habillé d’or et de lumières,
ou non... le Pundonor existe...
Parlons donc de toros...
5
Septembre – Aranjuez – Casi lleno : Toros d’Alcurrucen, de
présence inégale, dont le comportement d’ensemble, bien désordonné,
est entièrement racheté par un extraordinaire quatrième toro,
partenaire rêvé pour tout coletudo – Joselito tira des lignes, devant
le premier, mais se hissa à la hauteur du fameux quatrième, toréant
« a gusto », lent, seigneurial, et coupant deux oreilles malgré
avoir beaucoup pinché. Un des grands moments de la saison, aux portes de
Madrid – Bonne sortie d’Eugenio de Mora, très apprécié, ici.
Oreille chaque fois, avec forte pétition de second trophée, après son
premier combat. Les bayonnais ne seront pas convaincus, mais, De Mora est
en train de monter, monter.. ! – Le Juli a touché deux carnes : compliqué le
premier, dangereux parce qu’arrêté le second. Le jeune s’est bagarré,
coupant l’oreille de son premier.
5
septembre – Palencia – 5ème et dernière de feria - ½
plaza : La feria entière
est une catastrophe, et la dernière corrida n’a rien sauvé :
Toros de Ana Romero, correctement présentés, mais « con genio »
- Sifflets et silence pour Manolo Sanchez et El Tato, le local de l’étape,
modestement appelé « El Milionario », (on dit qu’il est le
torero favori de Philippe Risoli) donnant une vuelta forcée au troisième,
écoutant une ovation en fin de son dernier passage.
5
Septembre – Pozuelo de Alarcon - lleno : La corrida de
Los Eulogios, n’en mérite aucun : Vilaine, peu armée, sans caste
et invalide. Rien que ça ! Seuls les 5 et 6ème se
sauvent du grand feu – Ponce est passé. Silence et sifflets – Le
Cordobes à coupé trois oreilles, pour les grenouillades du cru –
Abellan s’est bien entendu avec le sixième : Deux et le rabo, en
solde.
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ADIOS,
CABALLERO... ADIOS, MATADOR... ADIOS !
7
Septembre : Dieu que cela doit être dur ! Après les derniers
bravos, en descendant des « dernières épaules », quand les
dernières lumières se sont éteintes... que cela doit être dur...
Probablement, les abrazos, cette fois plus
vigoureux des copains de toujours, les vrais, ceux qui passeront ou téléphoneront,
même quand le costume sera pieusement rangé dans l’armoire, n’y
feront rien. Même pas le doux regard d’une femme, enfiévrée de tant
d’après midis de peur et de prière... Même pas la tendresse des
bambins qui gambadent en chantonnant « Papa est revenu pour toujours ! »
« Esto tiene que ser...terrible ! ».
A cheval, ou a pied, un torero est un être « très spécial »,
presqu’un dieu. Ca y est ! j’en vois qui râlent... Rien de
sacrilège là dedans, mais bien plutôt une admiration sans nuage pour
ces hommes qui, chaque jour, sortent d’une chambre d’hôtel, sans
savoir s’ils y reviendront prendre douche, trois heures plus tard, et
cela, plus de cent fois dans l’année, pour certains...
Manolete, Paquirri, Yiyo... mais aussi Jose Mata,
Jose Falcon... sans parler du calvaire de Julio Robles et de notre
Christian... La mort les a couverts de gloire et ils sont à jamais là,
bien au chaud, dans nos coeurs d’aficionados... du moins, on l’espère !
Mais quand c’est fini, et que tout s’est bien
passé... On imagine Ruiz Miguel en pantoufles? On voit Espartaco en
patinette ? Ils sourient, paraissent heureux... donnent le change.
Mais souvent, dans leurs yeux, passent d’étranges lueurs... et quelques
échos : « Vamonos ! » « Que llegue !
Que llegue ! » «Tapate ! »... et toutes ces
interjections qui ont jalonné
un chemin de gloire, de peur et de sang.
En cela, ils sont tous des êtres exceptionnels,
et c’est pour cela que nous les aimons. C’est pour cela que nous ne
pouvions pas nous empêcher de voir le maletilla qui marche sur les
routes, décharné, dégoulinant de sueur, tout à coup vêtu de blanc et
argent, comme Palomo... C’est pour cela que, même s’il ne torée pas,
même s’il est « cagado » devant une becerra, on le regarde
autrement... Es Torero ! C’est pour cela que, malgré l’amitié,
on a du mal à lui taper sur l’épaule et lui dire « tu »...
Es torero !
C’est très bien ainsi ! Et on espère que
cela durera !
A l’heure du « grand repos », on
sent peut être un peu venir celle... du repos éternel. La vie s’arrête
t’elle lorsque le rejoneador descend de cheval, en public, pour la dernière
fois ? A quoi rêveront ils, quand les dernières paillettes du
vestido se seront cachées ? A quelque faena « de celles »
qu’ils n’ont pas faites ? A quelque toro qui revient toujours
dans leurs rêves enfiévrés.. « El cabron ese... ! »
Ils s’en vont... puis, un jour, reviendront,
parce qu’ils n’ont pas pu « tenir ».. Alors, on les
regardera, guettant quelque ride, quelque cheveu blanc... Alors, les
aficionadas mesureront quelque centimètre de plus au tour de taille... au
secret plaisir de leur mari. Alors on
dira : « Pourquoi est il revenu ? », et
on oubliera les apothéoses passées, quand on les appelaient « Maestro ! »
Arles ouvre demain une « Feria du Riz » bien spéciale...
Trois toreros y feront leurs adieux. Arles, plaza mythique. Demain
salueront l’oval, pour la dernière fois : Le cavalier Javier
Buendia, et les matadors Espartaco et Richard Milian.
Certes, leurs parcours sont différents,
mais, à l’heure du paseo, à l’heure de la pétition, ou de la
bronca, souvenez vous : Son Toreros ! et le moment qu’ils
passent là est pour eux, comme un crépuscule magnifique, avant les
quelques angoisses de la nuit et du silence soudain... presque trop calme.
Arles – Feria du Riz 2001
8 septembre au matin :
Onze Rejoneadores rendent
hommage à Javier Buendia. Toros de Luis Terron
8 septembre au soir : Adieux d’Espartaco, dans une plaza qui fut
sienne. Toros de Manolo Gonzalez pour Juan Antonio Ruiz – El Juli et
Juan Bautista
9 Septembre au matin : La relève ! Javier Valverde, Julien
Lescarret et Julien Miletto, devant des novillos de Concha y Sierra
9 Septembre au soir : Toros de Miura, pour les adieux arlésiens de
Richard Milian, Zotoluco et Frédéric Leal
Voir,
dans rubriques « autres
liens », le site des arènes d’Arles.
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EN
ATTENDANT RONDA, DAX ET ARLES...
7
septembre : Le week end va être chargé. Samedi, la Goyesca de Ronda,
mais aussi, « la concours », de Dax, précédée de la
novillada, à midi, et bien sûr, Arles...
Ronda va être primordiale, surtout si les toros
chargent : Examen de passage pour Jose Tomas « le retour »,
et Morante de la Puebla « celui qui aurait pu... celui qui
devrait... »
Dax et sa deuxième corrida concours.. C’est
toujours la plus dangereuse, car la première a marqué « une base ».
Faire mieux dépend de trop d’éléments imprévisibles : « Los
toros, como los melones son ! ». On verra cela demain. Puis,
dimanche, le grand rendez vous : Ponce et le Juli, en face à face.
Pleins de respect, mais pleins de superbe, ils vont se mesurer. Parions
sur une double sortie a hombros... pourvu que chargent les Torrealta.
En attendant, Victor Mendes nous fait réviser
notre géographie... « Puisque l’on ne peut toréer les 8 et 9
septembre, à Moscou... on ira, les 20 et 21 octobre, donner corrida au
Kazakhstan... Prenez votre atlas, page 6218... Et en avant la « Moujik » !
Et si cela ne marche pas là, on verra, page 12020, la Nouvelle Guinée...
Quoi, que dites vous, les Papous ? « Cachhhondeoooo ? »
En attendant, on a toréé, hier, et bien toréé :
6
Septembre – Ejea de los Caballeros : Toros de Buenavista,
buenos - Enrique Ponce coupe oreille avec pétition de la seconde, à
son premier toro, donnant vuelta au quatrième – Cordobes coupe une
oreille; Eugenio de Mora, de même... mais pas de la même façon
6
Septembre – Alcorcon (Madrid) – casi lleno : On a donné
vuelta posthume au cinquième toro de Joselito. Trois de « los
Caminos », et les trois derniers, de Jose Miguel Arroyo – El Fundi :
Ovation et deux oreilles – Luis Miguel Encabo : Ovation et « les
deux oreilles et rabo » du fameux cinquième. C’est bon pour le
moral, avant Dax – Uceda Leal coupe l’oreille du troisième.
6
Septembre – Villamayor de Santiago (Atlas, page 19), près de Cuenca
– Media plaza : Toros de Elia Hernandez pour Leonardo Hernandez, à
cheval, qui fut, comme Jose Luis Moreno, à pied, ovationné à ses deux,
tandis qu’Antonio Ferrera allumait quelque feu : trois oreilles.
6
Septembre – Alcaraz : Manolo Caballero gracie, en festival, un
novillo de Daniel Rui, buenisimo. Tous les trophées, symboliquement - Au
cartel, Roberto Dominguez, qui s’est régalé. Deux oreilles et rabo –
Même succès pour le becerrista Tomas Pedrado. Grand souvenir. A cheval,
Jose Luis Cañaveral coupe une oreille.
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LE GRAND PARI DU « CONCOURS »...
8 Septembre : Septembre nous ramène,
chaque année, à des airs de Salsa, à
Dax, sous les grands arbres du parc Théodore Denis. La musique
« de là bas », y sonne fort... Les corps plus ou moins galbés
s’y balancent à l’unisson des cuivres et des cungas.
Ambiance chaude, « ambiente latino »...
« Toros y Salsa » est née en
1995. Elle n’a, depuis cessé de fêter la musique et les toros. Deux
jours de fête et de chaleur, même si parfois quelque tornade dantesque
vient à passer par là .
Depuis 95, des corridas
« de luxe » et des trouvailles... La corrida
internationale, avec six diestros des deux continents taurins... et puis,
bien sûr, les « grandes rencontres » : Rincon et Ponce,
noyés par l’ouragan ; Manzanares et Ponce ; Joselito et Ponce ;
Ce dernier, l’an passé, confronté à Jose Tomas... Beaucoup de Ponce !
Bien normal, puisqu’il est celui qui, à Dax comme ailleurs, a « créé
l’événement » avec une régularité d’horloge...
Mais Dax a, encore une fois, l’an
dernier, tenté un pari : « La corrida concours ».
Ce n’est pas la première fois qu’elle
s’y frotte. On a la souvenir de quelques moments, brillants, ou bien
obscurs, du côté des années 75 . Elle n’est pas la seule, Mont
de Marsan s’y étant risqué, au cours des « Madeleines »
voisinant les années 90.
En Espagne, on a oublié cette
discipline... Le rendez vous de Jerez, pour la grande corrida concours de
la Feria de la Vendimia, est parti
loin dans quelques brumeux souvenirs. Dieu sait si, pourtant, on y vit de
grandes choses, et avec de grands noms.... Ordoñez, Bienvenida, Paula...
Des toros primés, graciés... Mais, la « concurso de Jerez »
a disparu... et la feria de la Vendimia, de même. Bien triste. Certes,
Madrid a tenté de reprendre le flambeau, et en mai, pour la Feria de la
Comunidad, on fait... « concours de mansedumbre ». Fiasco
total au long des années... Que vamos hacer ?
L’an passé, on a tous levé un sourcil
dubitatif... Une corrida concours à Dax? En septembre ? Vaya !
De fait, ce fut un succès. Pas un
triomphe, mais un beau succès. Les trouvailles qui accompagnèrent le
montage, et le comportement très intéressant des trois toros sur six,
firent de cette première, un pari réussi. Les toreros jouèrent le jeu,
firent briller les toros ; Le public montra une attention de chaque
instant, surtout au premier tiers, comme il se doit.
La corrida terminée, une surprise, (et
une petite déception, peut-être), due à « la trouvaille » :
On ne connaît pas l’immédiat verdict, car, à côté du jury, le
public a la parole, comme pour un référendum aficionado. Superbe !
Avant la corrida, on a remis à chaque
spectateur un dépliant, très bien fait, très pratique, qui lui permet
de suivre la lidia, et d’apporter son vote sur le bulletin réponse
« que vous découperez suivant les pointillés, et déposerez dans
l’urne placée à cet effet - merci ! ».
Du coup, dans les gradins, les
conversations vont bon train, avant de passer au vote... « Moi, dit
l’un, j’ai préféré « Chiraquero », et sa façon
d’aller à la pique, la queue en l’air. Pour moi, il a gagné, car il
a chargé « de loin, et c’était beau ! » - « Attends,,.
dit l’autre, tu n’as pas noté « Jospinito »... Certes, il
n’était pas très bien présenté, et il avait une grosse tendance à
gauche, mais quand même, il faut en tenir compte, pour cette élection, même
s’il ne s’est pas bien défini»... « Allez, dit le troisième,
tout cela n’est rien à côté du toro à la devise verte. J’ai oublié
son nom... Il a bien caché son jeu, mais si vous aviez vu sa façon de
contourner le cheval... ma mèèèère ! ». Et les autres de
s’esclaffer : « Tais toi donc, eh ! Un concours, c’est
pour le plus brave... de loin, muy fijo, la tête dans le peto, poussant
droit "en mettant les reins", une, deux, cinq fois s’il le faut. Des piques courtes, mais
intenses... On le sort et on le remet, chaque fois «d’un peu plus
loin... ». Le matador et les subalternes, en particulier les
picadors, n’ont qu’un objectif : faire donner au toro, tout ce
qu’il a dans le ventre... "Alors tu sais, ton « Lipietzito »,
il casse pas les vitres ! Allez, viens boire un coup, les cubains
entrent en scène à neuf heures ! Ca va chauffer ! »
Dax a créé une convivialité aficionada
qui fait de ce concours un gros moment d’échange et de passion taurine.
Ce fut là, le pari gagné de l’an passé.
Une corrida concours, c’est toujours un
pari. On a beau choisir les ganaderias et leur demander d’envoyer
« lo mejor », il peut arriver que l’on rassemble six mansos,
qui vous mettent en l’air la plus minutieuses des préparations. Es
que.... « Los toros, como los melones son ! » Les
taureaux sot comme les melons, il faut les ouvrir pour...
Cette année, la location a mieux marché,
et plus de 6000 personnes se sont déjà « inscrites sur les listes
d’électeurs ! ». Que bueno !
Dans les corrales, six toros qui sortiront
dans l’ordre suivant (Il n’y a pas de sorteo ; on suit l’Ancienneté
de la ganaderia) : Palha – Victorino – Conde de la Corte –
Cuadri – Baltasar Iban et Albaserrada.
On dit que le Palha est « un petit
qui se cache derrière une grande tête ». Attention ! Le
portugais peut « tuer le concours ». Victorino a envoyé
« un señor toro ». A coup sûr, il ne vient pas pour de la
figuration. Le Conde de la Corte est un colorado très sérieux, tout
comme le Cuadri, aux cornes un peu à plat . Bien sûr, il faudra se méfier
du Baltasar, et, de même, attendre le jeu du toro « du Marquis »,
qui marqua de nombreux points, l’an passé. Pas mauvais de passer en
dernier. On peut provoquer l’émotion et faire oublier les copains. A
n’en pas douter, dans les chiqueros, les toros « écouteront »
les peleas des collègues... et affûteront leurs arguments.
Quant aux hommes, ils auront mission de
« faire briller » les toros . Ce ne sont pas de grands
artistes, mais des lidiadores, dont le talent est, avant tout, technique.
Fernandez Meca, El Tato et Encabo... c’est du solide. Aujourd’hui,
c’est à la lidia, qu’on coupera les oreilles !
Stéphane prendra Palha et Cuadri ;
Le Tato aura à faire à Victorino et Baltasar. Quant à Luis Miguel
Encabo, en pleine bourre, en ce moment, il affrontera
« ceux de la Haute » : Conde de la Corte et
Marquis d’Albaserrada. Que haya suerte et ... a votar !
Dax – Ce samedi 8 Septembre – Midi : Novillada piquée,
avec un mano a mano Javier Valverde – Julien Lescarret.
Dax – 8 Septembre – Corrida concours :
Attention, le paseo est à 17 h30.
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VICTOR
PUERTO GRACIE UN « TORRESTRELLA », EN PLAZA D’ANDUJAR.
Tandis que se préparent les grosses ferias de Septembre :
Murcia, Albacete, Salamanca, Valladolid, Logroño, une multitudes de
petites plazas donnent spectacle, où l’on peut, parfois, assister à
quelque moment historique, comme celui d’hier, à Andujar, près de Jaen.
Six mille personnes ont vibré à une grande corrida de Torrestrella,
avec, pour apothéose finale, l’indulto, la grâce d’un toro. Moment
toujours magique que celui où le mouchoir orange tombe du palco et dit au
brave : « Va, tu as été magnifique ! Remets toi de tes
blessures et vis en paix, désormais ! ». Pour l’histoire, le
toro s’appelle « Humiliado » - N°116 – 520 Kgs , et il
est « tout noir ». Un des toros de la saison.
7 Septembre – Andujar (Jaen) – Plaza llena :
Formidable corrida de Alvaro Domecq – Enrique Ponce dut soutenir le
premier, un peu faible, puis se battre avec le quatrième, « de
beaucoup de race ». Deux oreilles, chaque fois – Jesulin de
Ubrique fut impressionnant de technique et de temple, devant deux grands
toros, très nobles. Oreille et deux oreilles et rabo, donnant la vuelta
avec Alvaro Domecq fils – Victor Puerto coupa l’oreille du troisième,
mais se dépensa sans compter devant le magnifique sixième « Humiliado »,
une véritable machine à charger. L’indulto fut demandé à hauts cris,
et accordé, dans l’émotion générale. Tous les trophées,
symboliquement, pour Puerto, et salida a hombros générale, tandis que le
ganadero suivait les premiers soins apportés au brave de braves.
Enhorabuena !
7 Septembre – Alcazar de San Juan – Casi lleno :
Finito de Cotrdoba (4) ; El Juli (3) et Jaime Castellanos (1), qui
prenait l’alternative, coupent huit oreilles à une corrida de Sancho
Davila.
7 Septembre – Villena (Alicante)
- Triomphe de Victor Manuel Blasquez (trois oreilles), mais
surtout, grosse faena de Vicente Barrera, au cinquième toro de Salustiano
Galache. Faena surprenante et gros succès... dans une portative...
(Attention ! ne pas oublier qu’Ortega Cano a resurgi du trou où il
était enterré, suite à un faenon, dans les mêmes conditions, en 83, du
côté de Zarauz.)
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CORRIDA-CONCOURS DE DAX : OMBRE... ET OMBRE !
9 Septembre : Ils y étaient,
pourtant, les trois copains d’hier (voir édito du 8 septembre). Depuis
l’an dernier, le troisième lascar avait appris les règles de « la »
concours, et s’apprêtait à s’enthousiasmer aux exploits des toros.
Après la novillada, ils avaient traîné dans les jardins, vidant
quelques godets, écoutant au passage quelques latines rengaines « en
su salsa ».
Déjà, l’ambiance était morose ;
les gens traînaient, les yeux ailleurs. Le ciel était gris lourd, et
certains se posaient des questions. La novillada n’avait pas donné
grand chose, à cause de Javier Perez Tabernero, parados. Valverde avait
été bien, et Lescarret avait confirmé que ... « puede
ser alguien! » Il avait coupé l’unique oreille.
A l’entrée de la plaza, on leur remit
« le fameux bulletin réponse »...pour qu’en fin de
concours, ils aillent voter, comme l’an passé. « T’as apporté
un stylo ? Non ? c’est malin ! » Dans le bulletin,
pour chaque toro, l’aficionado est invité à noter chaque pique, et de
même, ses appréciations sur le comportement du toro, à la muleta. A la
fin, il fait ses comptes, et... les mathématiques et le sentiment se mêlant,
il vote.
« Pas de stylo ? C’est malin ! ».
Adieu les mathématiques ! Reste le sentiment... Bof !
A la fin de la corrida... l’un des trois
sanctionna : « Une belle m.... ! » l’autre ajouta :
« Moi, je vote « Desierto ! » Le troisième, plus
positif partit d’un tonitruant « Viva El Pimpi ! ».
Estomaqués, les deux autres le regardent : « Qui c’est,
cui-là ? » Et le collègue de répondre : « Eh
bé ! Le picador qui a mis trois puyazos et le regaton au Conde de la
Corte ! » Interloqués, les deux copains s’esclaffent
« Bé, t’avais un stylo, ou quoi ? On s’en rappelait plus !
T’as raison : Viva el Pimpi ». Et les voilà repartis vers de
nouveaux godets, les cubains entrant en scène à neuf heures...
Ciel gris, en ce 8 septembre à Dax.
Ambiance grise, corrida grise... Un toston total ! La deuxième
corrida concours de Dax a été un fiasco intégral, à peine atténué
par un très jolis moment torero : Le premier tiers du toro « Eslavo »,
du Conde de la Corte (ou Maria Olea – idem), sorti troisième. Toro
magnifique, haut, bien armé, sortant seigneurial. Le toro partit sur le
piquero, de loin, sans se faire prier, lui mettant une poussée si
violente que le cavalier en fut désarçonné. A peine avait il touché le
sol, que le picador se relevait et se précipitait, remontant en selle,
alors que le cheval était toujours poussé, bousculé par le bicho. Ce
fut alors « le » moment de la corrida : Citant de loin,
« en torero », sans aucune volonté de basse vengeance, le
varilarguero donna un énorme puyazo, très lourd, mais sans rectifier, au
Conde de la Corte qui poussa bravement, bien campé au sol. Une estampe !
Grande ovation qui se répétera à la troisième entrée au fer, moins
intense, et explosera sur le quatrième contact « au regaton »,
demandé par une présidence, impeccable. Grand toro et sortie triomphale
pour le picador Luis Antonio Vallejo « Pimpi », qui salue,
castoreño à la main, et remporte le prix de 125000 pesetas, au meilleur
picador du concours. « Enhoraboïna ! » disent les
basques...
En fait, il fut « le meilleur en
tout » de cette grise et sombre tarde, car le toro accusa ce grand
premier tiers, et finit par se coucher, en fin de faena. Quel dommage !
Beaucoup avaient déjà « découpé son bulletin ».
Un autre toro lui discuta la couronne de
lauriers : Le Baltasar Iban qui se montra très brave au cheval, con
mucha fijeza, et termina « en toro », à la triste muleta du
Tato. S’il avait vraiment fallu voter, c’est vers « Rabioso »
que beaucoup auraient penché. Hélas, il fut disqualifié, d’entrée,
à cause d’une armure des plus discutables, et discutées, les gradins
se fâchant tout rouge. Pas le droit, messieurs les ganaderos, d’envoyer
un tel mogon ! De quoi, vraiment, le remettre dans le camion, et
« pa la ganaderia ! ». Dommage ! Cela a faussé tout
le concours.
Le reste fut
d’une désolante grisaille. Monsieur Palha voulait « encore »
donner une leçon... Leçon de quoi?: Il a envoyé un « moustique » manso
et assassin, dont le seul « mérite » était de se cacher
derrière une impressionnante armure. Détestable ! Le Victorino
sortit sous l’ovation. Guapisimo,
el toro ! Hélas, il se révéla tardo, soso, y corto. Fade et
court, en tout. Dommage ! La Cuadri devait avoir des cornes larges.
Il se les abîma, encore plus, dans une demi vuelta de campana au sortir
du capeo de Meca. Disqualifié ! Quant à l’Albaserrada sorti sixième,
pointu, costaud, il restera bouche close jusqu’à la fin, sera mal piqué,
et fera danser son matador...
Restent donc le troisième, Maria
Olea-Conde de la Corte « du Pimpi », et le Baltasar Iban,
tristement sorti cinquième. Si on parle « concours » ;
si on dit « le meilleur toro », ce qui implique, « le
plus beau, le plus brave, le plus noble »... un seul nom
arrive au verdict : « Desierto ! » (Non
attribué). Mais il n’y avait pas de bulletin à ce nom, ce qui est une
erreur.
Dommage ! On parlait hier de « la
deuxième », qui est toujours dangereuse. On parlait du risque des
« six carnes »... Ce ne fut pas cela, mais...
Le hommes ont fait ce qu’ils ont pu :
Fernandez Meca s’est fait très peur, avec ce premier de Palha, qu’on
aurait pu croire « chaqueteado », déjà toréé. Il ne fut
que volontaire et brouillon face au quatrième, soso, faible et court,
qu’il tua bien mal. Silence partout et « gris comme son costume »
- El Tato ne reviendra plus par ici. Trop de précautions, trop de
lourdeurs, trop de grisaille. Il fit déjà le coup à la Madeleine,
« la muleta à Mont de Marsan, el culo en Sanlucar ». Le
public se mit en colère, et vexé, l’aragonais donna trois derechazos
« como Dios manda ». Ce qui est
pire, car il démontra, en trois passes que... s’il avait voulu !
Silence et grisaille fatiguée – Luis Miguel Encabo « mit les
reins » en deux véroniques, devant le troisième, avant de se faire
déborder. Brillant en mises en suertes précises, varié aux banderilles
(Cuarteo sur chaque côté et la troisième « por dentro »),
il ne put rien construire de continu devant le Conde de la Corte, qui
accusa le châtiment, et termina, longuement avachi sur le sable. De plus,
il tua mal. Il donna, au dernier, l’estocade de la tarde, mais après
quatre pinchazos. Silence partout. Cependant, des détails d’un torero,
peu esthétique, mais qui mérite d’être revu... quand il fera plus
beau.
Mais, c’est pas tout ça... « Les
cubains entrent en scène à neuf heures... et demain, il y a le mano a
mano Ponce-Juli, alors.. hauts les coeurs ! »
9 Septembre – Dax – 17h30 : Mano
a Mano Enrique Ponce – El Juli, devant des Torrealta.
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EL JULI GRACIE UN ZALDUENDO EN
ARLES
Grande journée, hier, en plaza d’Arles.
Le matin, on a fêté Javier Buendia, le rejoneador aux cheveux
grisonnants qui disait adieu, et s’en fut sur les épaules de ses jeunes
successeurs, dont cet Alvaro Montes qu’il faut suivre et que l’on
voudrait bien revoir, du côté de Bayonne, tant son souvenir y est étincelant.
Il fut, avec Andy Cartagena, un des gros vainqueurs de cette émouvante
rejoneada matinale.
Le soir, plus un billet, bien sûr :
Espartaco faisait ses adieux en Arles. A ses côtés, le Juli, dont on
attendait tant ; et Juan Bautista, que l’on espérait aussi, mais
en faisant la moue.
La corrida de Zalduendo est sortie
correcte, très brave et très noble. Du coup, tout le monde s’est régalé :
Espartaco a mal tué, sinon... il sortait a hombros avec ses deux jeunes
collègues, et le mayoral.
Moment historique, moment toujours
émouvant;
moment, également, souvent discuté : La grâce, l’indulto d’un
toro... Le cinquième Zalduendo fut magnifique, du début à la fin. Très
brave et d’une grande noblesse, il chargea sans cesse dans la muleta du
prodigieux gamin qu’est le Juli. Le public demanda l’indulto, les
toreros aussi... Il s’appelle « Invencible »,
le bien nommé ! 500 kgs de race et de noblesse. Un grand toro, un
superbe moment, et apothéose pour El Juli qui coupe quatre oreilles et un
rabo.
Juan Bautista a connu, peut être,
« le » moment, rencontré « le » toro qui l’ont
remis en selle. Tous les toreros rencontre le moment du « bache »,
cette espèce de désespérante traversée du « pot au noir »...
Bien souvent, un toro leur a « quitté le sitio », mais, bien
souvent, un autre toro le leur rend. C’est peut-être ce qui est arrivé
hier à Jean Baptiste Jalabert. Le sixième toro lui a permis une grande
faena, le torero obtenant deux oreilles... et peut-être, bien plus.
8
Septembre – Arles – No hay billetes : Toros de Zalduendo, de
correcte présentation. Brave et noble, la corrida, excepté le troisième
qui s’arrêta. Le cinquième « Invencible » - N°15 – 500
kgs fut grâcié, et l’on donna vuelta posthume au sixième « Esceptico ».
Le Juli invita le ganadero lors de son tour d’honneur, après l’indulto,
et, en fin de corrida, le mayoral « salio en homros », en
compagnie des triomphateurs, tandis que Fernando Domecq était déjà aux
petits soins de son futur étalon.
Espartaco a toréé en douceur, magistral,
un peut perfilero mais désireux de donner aux toros la plus longues des
charges, sans les brusquer. Hélas, il tua mal, et l’on ne put
qu’ovationner « celui qui disait adieu »
Le Juli fit feu de tous ses canons :
Cape virevoltante et vaillantissime ; banderilles de feu ;
muleta aimantée et l’épée « en bazooka ». On reste étourdi
devant l’abattage de ce garçon. Du coup, il force la chance, et le
destin lui sourit. Normal ! Deux oreilles devant le premier qu’il
tua magnifiquement. Mais le grand moment arriva avec le fameux « Invincible ».
Rencontre de deux titans, le Juli le toréant par chicuelinas à genoux,
avant de s’envoler vers une faena trépidante, le toro s’engouffrant
dans une muleta littéralement magique. « Invencible » avait
été très bien piqué, en deux rencontres, par Ladron de Guevara . Il
continua à charger, à charger... et advint le grand moment de l’indulto.
Apothéose pour le ganadero, pour le torero, devant les gradins en joie.
La vie sauve pour le toro, et tous les trophées, symboliques, pour le
Juli, qui va par deux fois, ajouter « Arlésss » à la longue
liste des ses conquêtes 2001.
Juan Bautista reçut son premier « a
portagayola », et cela se passa bien mal. Le toro fut le seul à se
retenir, et Jalabert ne put que constater ce triste moment. Heureusement,
le sixième attendait, qui lui donna l’occasion de se sentir « complètement
torero », de se libérer
totalement, donnant une des meilleures faenas de sa vie, et terminant
« au recibir ». Deux oreilles et « a hombros », en
compagnie du Juli et du Mayoral de Zalduendo. Apothéose, et la joie,
pure, simple, totale, sur tous les visages. Aficion, y fiesta « réellement »
brava !
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JOSE TOMAS TRIOMPHE FORT A LA GOYESCA DE RONDA
Il fallait s’en douter : Si se présentait
l’occasion, José Tomas ne pouvait la laisser passer.
La corrida Goyesca « est » de
celles que l’on ne peut laisser passer. Toute la presse est là ;
tout le monde taurin ; toute la gentry. On s’y voit et l’on s’y
fait voir, à l’ombre de la statue d’Antonio Ordoñez. La corrida est
en général « agréable », mais on en a connu qui sortirent
pimentées. Hier, Jose Tomas a rencontré « son toro », après
avoir pris la pause, devant son premier adversaire. Résultat : deux
oreilles à l’un, sujettes à caution ; et deux oreilles à
l’autre, indiscutables. Voir, maintenant, comment va se terminer sa
saison ? Où ? Quand ? Et avec quels toros ?
8
Septembre – Ronda – Corrida Goyesca – No hay billetes :
Toros de Domingo Hernandez, correctement présentés, et de jeu très inégal :
Manso le premier ; faible le troisième ; violent le quatre. Bon
mais arrêté, le deuxième ; noblissime le cinq – Rivera Ordoñez
faillit se faire écharper en recevant le quatrième par larga à genoux.
Il se montra vaillant, puissant et donna l’estocade de la tarde. Ovation
et oreille – Jose Tomas prit beaucoup de poses devant le deuxième,
finissant par une grande série sur chaque main, et une bonne épée. Deux
oreilles un peu discutables, dit on. Par contre, il fut souverain devant
le cinquième, auquel il monta une grande symphonie « main gauche »,
et termina en plus pur style rondeño. Bonne media et deux oreilles sans
discussion – Morante de la Puebla se fit prendre par le troisième, un
faiblard mais violent, qui se défendait plus qu’il n’attaquait. Le sévillan,
indemne, laissa tomber. Il remonta le courant dans sa faena au dernier,
mais tua, calamiteux. Ovation , chaque fois, tandis que Jose Tomas sortait
à hombros.
8
Septembre – Murcia – 1ère de Feria : Toros de la
Ganaderia Marques de Domecq, Sin casta, faibles. Seuls, les premiers et
troisièmes ont permis le torero – Jesulin a bien toréé, muy templado,
le bon premier, lui coupant une oreille. Avis et ovation au quatrième –
El Cordobes a voulu toréer sérieux un lot impossible. Le public
attendait d’autres grenouillades, et se limita à deux ovations (avis au
cinquième) – Triomphe et sortie a hombros pour Victor Puerto qui coupe
une oreilles à chaque adversaire, suite à deux faenas totalement
distinctes : Spectaculaire et vibrante, la première ; se la
jouant courageusement, au sixième, pour tirer au toro, les passe qu’il
n’avait pas.
8
Septembre – Calatayud – Moins de demi plaza : Trois de Maria
Luis Paniagua et trois Garcigrande, sortis 2,3,et 4èmes. Rien de bien spécial
– Curro Vazquez se fit siffler au premier, qu’il ne voulut pas voir.
Oreilles pour de bons moments au quatrième – Joselito a été très très
bien dans sa faena au deuxième. Lo bordo ! Deux oreilles et ovation
au cinquième, après un avis – Finito de Cordoba connut une actuacion
qui alla crescendo devant son premier adversaire. Deux oreilles et ovation
finale. Mais, moins de mi entrée pour ce cartel...
8
Septembre – Alcazar de San Juan : Succès du mano a mano
Luguillano – De Mora, devant une demi arène : Cinq toros de Arauz
de Robles et un de Sancho Davila, sorti troisième – David Luguillano
fit, respectivement : oreille, oreille et vuelta – De son côté,
Eugenio de Mora coupa les deux oreilles du quatrième et une du dernier.
8
Septembre – Parmi les nombreux spectacles, on retiendra les quatre
oreilles d’Antonio Ferrera, à Lerma, devant des toros de Morilla
hermanos
Par contre, a Navaluenga, près d’Avila,
les deux oreilles coupées à son premier toro de Valverde, par le jeun
colombien Paquito Perlaza, ont été maculées de sang : Cornada
grave de trente centimètres au triangle de Scarpa, cuisse gauche.
De son côté, Luis Vital Procuna a été
blessé à Olivenza. Blessure aux testicules, spectaculaire, mais au
pronostic toujours étonnant de « peu grave ! ». Le
novillo était de Carriquiri, et le triomphateur de la tarde s’appelle
Matias Tejela
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BAROUD, DE PEU D'HONNEUR, A EREVAN (ARMENIE)...
9 Septembre : Le copain de Corrida.Net
raconte le triste épisode de la corrida qui vient de se dérouler en Arménie,
à Erevan. Corrida prévue « à la portugaise », sans mise à
mort. Cependant, cela tourna mal, et faillit bien se terminer
« à coups de canon », un toro « de muy mala leche »,
ayant décidé de faire un tour vers les gradins.
Va falloir arrêter ce genre de
plaisanterie, et, au lieu de mettre 25000 personnes dans des stades
« en singeant la corrida », essayer de remplir nos plazas, même
les plus petites, où « sol y moscas » sont, quand même, un
peu plus aficionados....
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BAYONNE... ON
SAURA DEMAIN SOIR !
9
Septembre : Y aura t’il corrida, à Bayonne, le 14 Octobre ?
Si oui, y aura t’il un mano a mano « Ponce-Juli », comme une
rencontre des deux triomphateurs de la saison, et sorte de revanche de la
rencontre de Dax, cette après midi ? On le saura, demain, tard dans
la soirée.
L’idée, on le sait, est partie du Maire de
Bayonne, qui, plein de verve et de pundonor, a proposé cette dernière,
comme la corrida des triomphateurs, comme « l’ultime »,
comme « la corrida de la palombe ». Bien, torero...
C’est pas le tout, maintenant... faut le faire !
Tout le monde a bondi, une fois la surprise passée. Monsieur météo a
filé vers ses cartes , mais c’est la calculette qui a le plus crépité.
Beaucoup vont y laisser plus d’un cheveu, mais l’idée vaut le coup.
Résultat,,.
demain soir, lors d’une réunion exceptionnelle de la commission
d’organisation. On voudrait être un petit « raton ! »...
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DAX :
« LA SAUCE » QUI N’A PAS PRIS...
10 Septembre : Le soleil baissait derrière les frondaisons du parc
Théodore Denis. On avait beau regarder les hanches de la petite brune qui
se dandinait au son de quelque « ritmo cubano », on
n’arrivait pas à se dire que, décidément, la nature fait bien les
choses. Non ! Même pas ! Et ça, c’est vraiment grave...
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La corrida qui clôturait la « feria de La
Salsa », et la temporada Dacquoise, était un évènement... devait
être un évènement. De fait, ce fut « un toston de ordago » !
A qui la faute ? Aux toros ? Aux hommes ? A cette formule
du mano a mano ? Allez donc savoir... Toujours est il que « les
ceusss» qui ont traîné là, leurs épouses, et payé des sommes
astronomiques pour un tendido de dernière heure, ont du entendre chanter
Manon, en rentrant chez eux...
« Que paso ? Pues....nada, absolument
rien ». Six toros sont sortis, l’un d’entre eux, magnifique, le
troisième. Les autres, en échelle. Sont tous sortis avec du piment, puis
se sont dégonflés. Manque total de race et de forces, pour les derniers.
Les hommes n’ont guère paru inspirés, et
n’ont pas voulu « entrer en guerre ». Un mano a mano est un
duel. En principe, chacun ne doit avoir qu’une obsession : Mettre
« un repaso » au collègue... Là, il semble que l’on est
venu en bons amis, du style « Je te félicite pour le toro gracié
hier en Arles » et « Ah, oui, il valait bien celui que tu as
gracié avant hier a Andujar ». Dans le callejon, l’apoderado de
l’un papote gentiment avec le père du second... Y
no paso nada. La corrida a commencé dans la douceur, et s’est
terminée dans « la naphtaline chloroformée »...Bzzzz !
Ce fut « la ruine » des fabricants de
carnets et des papetiers ! Dans le callejon, les critiques taurins, et
autres revisteros, ont chacun leur système pour noter sur leur calepin, le
moindre des muletazos, le pire des pinchazos. Quand la corrida est bonne,
les pages se noircissent à vitesse grand V, et le lendemain, « Bonjour,
monsieur le papetier, il m’en faudrait douze ». Mais là... une
page et demi ! Una ruina ! Demain, le papetier pourra aller à
la pêche et on sera reparti vers un nouveau plan social...
Triste et inattendu. Il y a des jours, comme
cela. Pour Dax, ce fut « la temporada, comme cela ! »
Mala suerte total !
Les toros n’ont pas voulu, mais les toreros,
non plus. Enrique Ponce est toujours élégant, même lorsqu’il
s’ennuie. Un maestro.
El Juli n’est pas inspiré, ici. Il ne l’a
jamais été, et sa prestation d’hier ne va pas arranger les choses.
Peut-être la décompression après l’apothéose d’Arles ;
quelque douleur, après la voltereta ; quelque droit aussi, « au
jour sans ».. Capeador vulgaire, sortant vite vers le centre ;
avare de quites ; rapide et technique aux banderilles, il aligna les
muletazos à la tonne, essayant de tirer un peu d’eau de puits secs,
avant de repartir « vers demain » d’un pas de « laboureur
d’hier », logiquement fatigué, après une dure journée de
labeur. Sans ses estocades, tirées bien en arrière, le Juli aurait pu
entendre quelqu’autre musique, hier... celle du vent.
Avec tout ça, le public s’est élégamment
ennuyé et la sauce n’a jamais pris, ce qui avouez, est un comble, dans
le cadre de la Feria... de La Salsa !
9
Septembre – Dax – Llenazo total – Beau temps et quelque rafale
de vent : La cor |