L'ACTUALITÉ TAURINE
(Novembre 2001)
MEXIQUE : UNE GUERRE DE VETERANS…1er Novembre : La saison mexicaine va rapidement prendre sa vitesse de croisière. Durant toutes ces semaines d’hiver, vous allez entendre parler de plazas aux noms impossibles, de toreros inconnus, le tout gravitant, bien sûr, autour de la Monumental de Mexico, où se joue la partie le plus importante de la « Temporada Grande » mexicaine. A côté, on suivra ce qui se passe à Guadalajara, Monterrey, Aguascalientes, Puebla, Tlaxcala, San Luis Potosi, Juriquilla… Mais, bien sûr, le « gros morceau », c’est « Mexico Capital ». La saison a eu du mal à se profiler. Vu les déboires de la Temporada 2000/2001, l’Empresa a pris son temps, et, pour le moment, fait ses annonces au coup par coup, en particulier à cause de certaines négociations tardives avec les Figuras d’Espagne, notamment Jose Tomas, dont l’engagement a été scellé … le 27 octobre, à la veille de la première corrida dans le Coso de Insurgentes. Les toreros espagnols qui feront le paseo, cette année, à la Monumental de Mejico, sont les suivants : Ponce et Juli, véritables idoles, ici ; Joselito, Jose Tomas, Manolo Caballero qui doivent « redorer les blasons » ; Morante, Finito dont on peut attendre « du gigantesque toreo de Arte », ou… un simple passage ; Eugenio de Mora, auteur de grandes choses, en cette plaza, et qui doit confirmer ; Padilla, tout surpris de venir confirmer son alternative, dimanche prochain ; Antonio Barrera, torero sévillan, « afincado », depuis plusieurs années, au Mexique, et qui fait grande carrière dans les provinces… et, la surprise, résultant de quelque amitié impresariales, le cordouan « Chiquilin », que l’on opposa un temps au Finito, et qui peut, avec son toreo vertical, impavide, rappeler à l’Aficion mexicaine un Manolete qui fut, ici, un véritable dieu. Face à cet escadron d’élite, la cavalerie mexicaine paraît bien pâle, et surtout bien âgée, presque « percluse d’arthrose taurine »… Les grandes vedettes ont « pas mal de bouteille », soit dit avec tout le respect du monde. Voyez plutôt : Eloy Cavazos : 52 ans, et 35 ans d’alternative – Mariano Ramos : 47 ans, dont 30 de Matador de Toros – Miguel Espinosa « Armillita » : 43 ans (dont 24) – Manolo Mejia : 36 ans (dont 18) – Le Zotoluco : 33 ans (dont 15) – Alfredo Lomeli : 32 ans (dont 11) – Rafael Ortega : 31 ans, dont 11 ans d’alternative. Sans parler de Jorge Gutierrez, ni d’Antonio Lomelin, qui confirma son alternative à Madrid… en 1970. Certes, il y a quelques jeunes, rangés au rang des « bleusailles », comme Paco Gonzalez, Alfredo Gutierrez, Jeronimo, Ignacio Garibay, auxquels viennent s’ajouter Leopoldo Casasola, qui a coupé, dimanche, la première oreille de la temporada à la Mejico… et Alejandro Amaya, dont la saison novilleril espagnole et le toreo de classe, démontré lors de son alternative de Jaen, avant la cornada, laissent espérer de grandes choses. Une chose est sûre : « A l’ancienneté, les mexicains sont les rois… » A la motivation et au physique, c’est peut être autre chose… Eloy Cavazos s’en sort encore en province, avec deux pirouettes et un bon sourire, mais la capitale ne veut plus le voir. Mariano Ramos et Jorge Gutierrez sont l’honnêteté même ; Manolo Mejia est un peu trop gros ; quant à Armillita, « on l’attend, on l’attend, on l’attend… » ! Deux naturelles grandioses et pfffttt ! Rafael Ortega promettait beaucoup, mais n’a jamais pu « passer le charco », pour confirmer ses talents sur le vieux continent.
Voilà donc comment se présente le panorama mexicain, pour cette nouvelle saison « au Pays des Aztèques ». Les matadors espagnols viendront y préparer une saison 2002 qui risque de faire du bruit. Quant aux mexicains… ce sera « une année de plus, quelques cheveux en moins… le tout, pour quelques dollars » ! Mais le monde taurin est tellement imprévisible, que l’on peut aussi bien, un de ces jours, bondir d’exaltation à l’écho des exploits de quelque « inconnu d’hier, et monstre de demain ! » C’est cela, la Tauromachie, quel que soit le continent… quels que soient « les ans… » ! |
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MAGESCQ : PAS MAL, MAIS UN PEU CHER ! Hombre ! On annonce 130 francs, « prix unique », pour une novillada de toute fin de saison dans la placita « terrain de basket » de Magescq… Nous, on veut bien ! Mais on aura du mal a faire venir toute une famille, plus la bonne et la Tantina de Burgos à ce qui pouvait être « la grande fête des novilleros français »... Robert Lamoureux ne parlait il pas, déjà de « Papa, maman, la bonne et moi… des gens comme nous, y’en a des tas »… Ben oui ! Quatre personnes… 520 francs ! Samedi 3 novembre, à 17 heures, les deux Julien, Lescarret et Miletto, encadreront Jonathan Veyrune, qui débutera « en piquée », face à du ganado de Caldeira. Très bien ! mais « le prix unique » gâche un peu la joie... Bien sûr, on sait, (ou on ne sait pas assez), le coût d’une novillada à monter... Mais ne vaut il pas mieux pratiquer des prix accessibles à tous, et faire ce qu’il faut pour attirer le monde, (même dans une salle de basket, c’est à dire « un rond rectangulaire », où l’on a plus de chance d’assister à des bagarres peu faciles, qu’à des symphonies dignes de la Maestranza), plutôt que de « se parer », sur ceux qui, toute aficion dehors, iront partout où un toro pointe sa corne… même pour tirer un panier à trois points. Julien Lescarret est apprécié de l’aficion Française. Julien Miletto, identique espoir, mérite autant d’attention. Jonathan a connu de bons moments, « par chez nous »… Pues bien ! Mais de là à « 130frs, prix unique » ! On ne peut s’empêcher de penser qu’on peut voir chaque novillada de San Sebastian, en mars, pour « 1000 pelas ». D’accord, « autres lieux, autres moyens ! », mais quand même ! Magescq – Samedi 3 Novembre – 17 heures : Novillos de Caldeira, pour Julien Lescarret, Julien Miletto, et Jonathan Veyrune. |
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LA « MEJICO » EN CHIFFRES…2
Novembre : L’hiver est propice aux statistiques, aux analyses,
aux études, aux bilans : Combien de tonnes de bombes ? Combien
de voitures brûlées ? Combien de vrais faux passeports ?
Combien d’affaires ? ou… combien de « Sept d’Or »
pour le Lofstory ? Bref, des chiffres partout, avec un seul objectif :
« Aaaaaah ! ce qu’on est bien chez nous ! »
C’est ainsi… |
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EL JULI : DEBUT MEXICAIN… « SUR LES CHAPEAUX DE ROUES ! »
1er Novembre – Tlaxcala (Plaza
« El Ranchero ») - Deuxième de la temporada – Lleno :
Toros de Montecristo, justes de présence et bons, en général. On a donné
vuelta au sixième et ovationné un « arrastre lent » du
quatrième – Le Zotoluco faisait sa réapparition au Mexique, après sa
grande saison espagnole. On imagine l’ovation. Deux bonnes faenas,
intelligentes et reposées, mais, catastrophe à l’épée. Maigre récompense
à son talent, il coupa l’oreille du bon quatrième – La surprise vint
de Paco Gonzalez qui se montra artiste et clairvoyant, face au plus
mauvais lot : Grande ovation et une oreille du cinquième –
« Un ouragan » est arrivé d’Espagne ! Le Juli s’est
joué de ses toros, avec insolence. Torero complet, brillant, super motivé,
Julian Lopez coupe une oreille de son premier et « tous les trophées »
du dernier. Juli est entré dans la plaza, « à pied »… il
en sort « a hombros ». Parions ! Combien de fois, El Juli,
va t’il sortir de la plaza « comme il y était entré » ? |
DE CI …PAR LA, « A LA MARIACHI » !2
Novembre : « Noticias taurinas », en provenance du
Mexique : |
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AMITIE ET FAMILLE FONT-ELLES BON MENAGE ?
On
aurait tendance à dire : « Enfin un ménage à trois qui
marche bien ! » Car ici, on ne parle que de sentiment.
Palomares est simple et intelligent. Il a mené parfaitement la carrière
d’un immense torero, et il n’a, en rien, besoin de la sagesse d’un
autre. S’il s’agit de faire rentrer un ami dans l’équipe, pour préparer
ensemble « le cocktail des adieux », ce n’est pas un problème.
Chacun peut prendre un volet de l’activité et le torero paie double
ration, puisque c’est son souhait. Cependant,
on est étonné de voir une machine si bien huilée, embaucher « un
graisseur de plus ». L’amitié est une chose, et Palomares est
plus qu’un ami, pour Ponce. La famille en est une autre ! Enrique
Ponce a épousé la fille de Victoriano, et les deux forment un magnifique
couple. Le torero de Chiva, dans la plaza, n’a jamais aussi bien toréé.
On peut donc se demander le pourquoi de ce caprice. N’y avait il pas une
autre chose à tenter, que de faire venir « joli papa », piétiner
les plates bandes de l’ami de toujours.
En toute amitié et en toute confiance, d’accord… mais « piétiner
tout de même ! » Curieux ! Dans
le mundillo de toros, personne n’est poète, et « un euro est un
euro ! » (on préférait : « un duro es un duro ! »).
Que va t’il donc sortir de cette alliance ? Nul ne le sait encore,
mais, à priori, cela ne peut signifier qu’une chose : Enrique
Ponce prépare ses d’adieux. On le lui souhaite, en toute aficion et en
toute amitié, pleine d’admiration. Ponce, Palomares et Victoriano Valencia pour une dernière vuelta al ruedo, main dans la main… Bon ! Toutes les belles mères seront ravies… En plus d’un immense torero, Enrique Ponce est un bon gendre. Cependant, qu’on le veuille ou non, même dans un ménage à trois, il y a quand même un « coucou »… En parlant de Famille et d’apoderados… Fran Rivera Ordoñez, dont on dit que les relations avec « sa noble moitié » marchent « à demi régime »… vient d’annoncer, officiellement, l’accord d’apoderamiento 2002, signé d’une poignée de main, avec… Pepe luis Segura. Deviendra t’il, de ce fait, plus aimable, moins taciturne ? Réponse… en 2002 ! |
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COLOMBIA… FERIA DE MANIZALES3
Novembre : Ayyyy ! Huele
a tinto ! Dès
qu’on parle de Colombie, le nez se lève, les narines tressaillent… On
sent l’odeur de café ! Oh bien sûr, nous pensons aussitôt à
« un qui vous brûle le gosier et vous arrache la gu.. ! ».
Rien de tout cela, le « tinto », le café colombien est clair,
doucereux, plein de saveur et de parfums subtils. Certains, qui vont vite
en besogne, le taxent de « jus de chaussette ! ». Bande
de mécréants ! Le café colombien ressemble gens de là bas :
Il sont doux, aimables, bien éduqués… mais fiers et, si vous les
provoquez, capables de vous arracher tout… sauf le gosier ! Manizales
vient de sortir ses carteles. Avec Cali, Medellin et Bogota, elle
constitue le poker d’as de la tauromachie en Colombie. Cali est la plus
grande, Manizales la plus fleurie, la plus parfumée. Medellin et Bogota
alterneront ensuite, chaque week end, avec deux climats et deux ambiances
bien distinctes : Chaud et bariolé à Medellin ;
souvent humide et froid, à Bogota… La
feria de Manizales se déroulera du 6 au 12 janvier 2002. Elle comptera
cinq corridas, une novillada et un festival. Dimanche
6 : Novillos de Salento pour le rejoneador Fernando López, et, à pied :
Francisco del Campo, Christian Restrepo, et le triomphateur des novilladas
de préferia, actuellement en préparation. Lundi
7 : Toros de Ernesto Gutiérrez pour César Camacho, Manuel Caballero et
El Juli. Mardi
8 : Toros de la Carolina pour le rejoneador Fernando López et les
matadors colombiens Perla Ruiz, Alejandro Gaviria, Ramiro Cadena Mercredi
9 : Toros de Juan Bernardo Caicedo pour Pepe Manrique, El Califa et
Antonio Ferrera. Jeudi
10 : Festival. Novillos de Ernesto Gutiérrez pour Manuel Caballero,Victor
Puerto, El Califa, Eugenio de Mora, Antonio Ferrera et Ramiro Cadena. Vendredi
11 : Toros de Las Ventas del Espíritu Santo (La ganaderia colombienne de
César Rincon) pour Dinastía, Víctor Puerto et Eugenio de Mora. Samedi
12 : Toros d'El Paraíso pour Finito de Córdoba, Manuel Caballero et
Paquito Perlaza . Côté Toreros espagnols, seul Manolo Caballero fera doblete, accompagné, à un contrat, de Finto de Cordoba, Juli, Califa, Victor Puerto, Eugenio de Mora et Antonio Ferrera. |
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MEJICO ! LA JOURNEE, PAR TERRE…3
Novembre : La journée d’hier n’a rien donné, tant à Tlaxcala
qu’à Juriquilla. Devant un ganado faible, poussif ou compliqué, les
toreros ont multiplié de vains efforts… en attendant des jours
meilleurs. 2
Novembre - Tlaxcala – Casi lleno : toros de « la Joya »,
correctement présentés mais affreusement faibles. Le public est sorti
« de uñas ! » (Traduisez :
« muy en rogne ! ») Armillita
Chico a donné quelques détails de son indéniable classe,
mais…quelques détails, seulement. Silence et ovation – Joselito a été
bien à la cape face à son premier, et monta une faenita au cinquième,
malheureusement entrecoupée des vilaines chutes du bicho. Le madrilène
tua bien. Ovation par deux fois – Morante de la Puebla fit un toreo de
grande classe…tant que durèrent ses adversaires. Applaudi, mais guère
plus. Bien triste, tout ça ! 2
Novembre – Juriquilla – ¾ de plaza : Toros de Xajay,
« très très justes » de présentation, certains étant des
novillos mal engraissés. Comportement compliqué, seul le premier faisant
exception, qui fut ovationné à l’arrastre. Les
matadors ont fait « empate a uno » ! Une oreille chacun
et quelques regrets, probablement. Zotoluco démarre bien, face au bon
premier. Oreille. Cela se complique avec le quatrième, où il sera
timidement applaudi – Le Juli a fait ce qu’il a pu, se battant avec le
cinquième auquel il arracha un trophée. Ovation et oreille – Jeronimo,
a tiré sa carte du jeu, coupant un trophée au troisième. Cependant, la
corrida, dans son ensemble, fut décevante. Ce samedi 3 Novembre, El Juli est à Aguascalientes, et Joselito, avec Hermoso de Mendoza, à Juriquilla. |
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DIMANCHE AMERICAIN… 4
Novembre : En fait, c’est le mot « week end » qu’il
faudrait utiliser, tant l’actualité taurine se concentre « de
l’autre côté du Charco ». Hier, deux courses importantes dans le
provinces mexicaines : Aguascalientes et Juriquilla. Aujourd’hui,
la Monumental ouvre ses portes à Juan Jose Padilla, qui confirme
alternative, des mains de Manolo Mejia, en présence du « Zapata »,
devant des toros de Rancho Seco . Hier, 3 novembre, journée mexicaine, marquée par une grosse faenade Jorge Mora, en plaza d’Aguascalientes, coupant un rabo » sous les yeux du Juli. 3 Novembre : Aguascalientes (Mexique) – plus de 2/3 d’entrée : Six toros de Santiago, de présence inégale, mais en général correcte. Justes de forces, et peu encastés. Exception : un très bon quatrième, à qui on donna « arrastre lento » - Jorge Mora débuta par un gros tampon, en voulant recevoir le premier à portagayola. Secoué, il toréa, en essayant de reprendre ses esprits. Applaudissements. Par contre, on le vit fort décidé devant le quatrième, du nom de « Cominito » qu’il toréa mains très basses, avec le capote, avant de dessiner une grande faena, toute en lenteur et profondeur, qui fit lever le public à plusieurs reprises. Faena d’empaque, de sentiment, close d’adornos variés, en particulier une arrucina qui provoqua le délire. Faenon clôturé d’une entière déclenchant l’apothéose : deux oreilles et la queue, le torero donnant deux vueltas, la seconde en compagnie du ganadero Antonio Garfias – Fernando Ochoa n’a pas eu grande réussite, malgré quelques bonnes séries face à son premier. Oreille protestée ; silence à l’autre – El Juli s’est montré décidé, facile avec le capote, varié aux banderilles. Faena très reposée, réunie, bien terminée à l’épée. Deux oreilles un peu protestées. Le dernier s’arrêta, après un bon tiers de banderilles. Rien à faire : Silence 3 Novembre – Juriquilla (Mexique) – Casi lleno : Six toros de Marron, corrects de présentation, mais mansotes, quedados, aquerenciados en tablas pour les matadors, et deux de Fernando de la Mora, de meilleur comportement pour Pablo Hermoso de Mendoza, qui connut une grand triomphe, en particulier avec Cagancho, face à son second adversaire. Ovation et oreille – Joselito a fait jouer l’expérience… et la retenue. Applaudi à son premier, qu’il toréa bien de cape, il laissa vite tomber, face au quatrième qui ne bougeait plus. Le opinions se divisèrent ! – Ignacio Garibay se montra élégant et torero toute la tarde, en particulier avec le capote. Oreille et applaudissements – Leoplodo Casasola joua crânement sa chance, toréant le troisième avec dynamisme. Il y eut pétition d’oreille, qui vfut refusée par le Juez de plaza. Vuelta à l’un, palmas à l’autre. « C’est le métier qui rentre ! » |
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DE CI … PAR LA… 4
Novembre : Quelques échos de notre vieux continent. Quelques
festivals, hier, dans toutes la péninsule. En particulier celui de
Montepio, de Valencia, marqué par une bonne faena de Julio Aparicio. |
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PADILLA FAIT UN TABAC A MEXICO… 5 Novembre : On s’en doutait un peu… Plus il y a de monde dans une plaza, plus un torero « populiste », presque « pueblerino », peut tirer son épingle du jeu. La Monumental de Mejico pouvant accueillir quelques 48000 personnes , on pouvait penser que Juan Jose Padilla y allait lever de grandes ovations. Oui mais voilà, il n’y avait, hier, que quelques 10 à 12000 personnes, dans l’immense arène, et de plus il y faisait froid. De fait, des conditions peu engageantes. Mais le salut vint des toros de « Rancho Seco », lot bien présenté qui a, en partie, donné bon jeu. Juan Jose Padilla, le « Ciclon de Jerez »a fait le reste. Coincidence : Devinez comment s’appelait le toro de la confirmation d’alternative ? – « Ciclon » ! Cela ne s’invente pas. De fait, la chance était ce 4 novembre, avec Padilla, dès le matin, à l’heure du sorteo.
4 Novembre – Mexico (plaza Monumental) – 2ème
corrida de la temporada – ¼ de Plaza – Temps frais et venteux :
Le lot de « Rancho Seco » a rendu son sérieux à la plaza :
Très bien présentés, très armés, les toros de Sergio Hernandez ont eu
un bon comportement d’ensemble, avec un premier toro, excellent de
fijeza et d’allant. Les trois et sixième se montrèrent les plus
compliqués. |
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PAS DE MIRACLE A LIMA… 5 Novembre : Grosse déception pour la première corrida de la Feria du « Señor de los Milagros », en plaza de Acho, à Lima (Pérou): Peu de monde et un lot infâme. Outre le manque de race, général, du lot de Corazon de Oro, de désagréables incidents ont gâché le peu de spectacle, deux toros « s’inutilisant », durant la lidia. Malchance noire pour les toreros et attente de la prochaine course, sans grande illusion. La tauromachie au Péeou a beaucoup perdu…
4 Novembre – Lima (Pérou) – 1ère corrida
(3ème de Feria) – 1/3 de plaza : Toros de la
ganaderia péruvienne du « Corazon de Oro », très inégalement
présentés, mansos tournant à dangereux. Le troisième se cassa le piton
gauche, à la sortie. Il ne fut pas remplacé (règlement suivi et
« économie oblige ! » ). Le quatrième se cassa la patte
gauche, au cours de la lidia. La corrida ne décolla jamais. |
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COLOMBIE : LES CARTELS DE CALI… BONNE ANNEE ! 5 Novembre : La feria de Cali, en Colombie, permet, chaque année de passer un réveillon très original, baigné de soleil, d’aguardiente et de salsa. La plaza de Cañaveralejo, elle même, ressemble à un coupe de champagne, et l’aficion qui la remplit, bien avant la sortie des cartels, n’est que joie et « ilusion », quoiqu’exigeante à ses heures. Grande ambiance en cette feria de grand renom sur la planète taurine, dont les cartels ont été annoncés hier : 26 Décembre : Toros
de Bernardo Caicedo, pour Pepe Manrique, Sebastian Vargas et le cavalier
Fernando Lopez A signaler : La faible participation colombienne, malgré « la promesse » de Ramiro Cadena – L’excellent travail de Luis Alvarez, apoderado d’Antonio Ferrera, bien « coloqué » trois fois dans le cycle – La présence de la France, via Sebastian Castella qui pourrait bien « chauffer » son torero au soleil de Colombie. |
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PONCE S’ORGANISE… JULI PIQUE UNE ROGNE… 6
Novembre : Cette fois, c’est officiel : Enrique Ponce sera,
l’an prochain, « artistiquement » dirigé par deux personnes :
Juan Ruiz Palomares, son apoderado de toujours, plus qu’un ami… et
Victoriano Valencia, son beau père.
Le Juli continue sa campagne mexicaine, avec un bon coup de rogne,
dimanche. On sait les toreros, fiers et « volontiers
cabochards ». Ce n’est pas pour déplaire, parfois. Mieux que
quiconque, ils savent l’effort qu’ils ont fait, les difficultés,
parfois invisibles des gradins, qu’ils ont vaincues ; la qualité
de leur faena : « Estuve bien, con ese toro ! » 4 Novembre – Guadalajara (Jalisco – Mexique) : La plaza Nuevo Progreso ne s’est pas remplie et le vent a soufflé fort – Trois toros de Fernando de la Mora et trois du Real de Saltillo qui n’ont satisfait en rien : Sin casta, manseando, aquerenciados en tablas – Fernando Ochoa et Ignacio Garibay s’y sont cassés les dents, écoutant quelques applaudissements pour leurs vains efforts – Le Juli s’est bagarré toute l’après midi, lui aussi en pure perte. Du coup, il décida d’offrir le sobrero, et lui monta « un tabaco » : vibrant avec la cape, brillant et centré aux banderilles, il se passa le Real de Saltillo, « très près », avec la muleta, clôturant son trasteo d’une demie un peu en arrière. Suant, soufflant, le torero assista à la pétition du public réclamant les deux oreilles, et explosa quand le président n’en accorda qu’une. Refusant de prendre la première oreille, le jeune diestro donna la vuelta et s’en fut vers d’autres bagarres. Ce n’est peut-être pas beau, mais c’est humain et « es de torero ». 4 novembre – Motul (Yucatan –Mexique) – Arènes pleines : Bonne corrida, dans l’ensemble, composée de trois de Montecristo et trois de Barbachano – Eloy Cavazos coupe l’oreille du quatrième, en faisant le toreo qui plaît en province, mais ne passe plus dans la capitale – Joselito ne s’encombre guère de scrupules. Quand le toro passe, il donne de formidables détails, fortement fêtés, mais si le bicho « baisse », ne comptez pas trop sur lui pour aller le chercher. Ovation par deux fois – Rafael Ortega se montra dynamique, toréant fleuri, coupant deux oreilles à son premier, écoutant une forte ovation à l’autre.
Les chroniques mexicaines soulignent le grand encierro de Rancho Seco,
dimanche, à la monumental de Mexico, rendent hommage au toreo de Manolo
Mejia, réconcilié avec le public, et, en général, encensent Juan Jose
Padilla, dont on disait ici qu’il n’était « que »
tremendista. |
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« BLEUS » … ET OR ! 7
Novembre: Tandis que le télévision nous montre les images de
l’horreur, qu’elles viennent d’Afghanistan ou d’ailleurs ;
tandis qu’à Toulouse, certains passeront l’hiver dans les débris de
« la science des hommes » ; tandis que dans quelque lieu
sordide, qu’on se refuse à appeler « appartement », un
petit enfant regardera sa mère avec les yeux de la faim, ne voilà t’il
pas que notre grande équipe de football, bardée de médailles et de
titres, s’en va gambader, « amicalement », quelques heures,
sur une pelouse australienne…
Les toreros ne sont pas assez payés, au regard des risques qu’ils
encourent, et cela, du plus obscur des subalternes au plus brillant des
matadors, « figura del Toreo ». Qu’ils sortent d’un hôtel
« sept étoiles », ou de la plus crasseuse des fondas, les
toreros sont des hommes qui ne savent pas s’ils y reviendront s’y
doucher, trois heures plus tard, et cela, pour certains, plus de cent fois
par an. |
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LA TEMPORADA 2002, EN EUROPE, SE PREPARE… « A MEXICO » ! 8
Novembre : Rarement une saison mexicaine aura eu autant d’influence
sur les probables évènements taurins, dans les ruedos européens,
l’année suivante. Le Calendrier de Jose Tomas :
Les prochains carteles de « la Mejico » : |
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PALHA…POUR TOUT LE MONDE ! 9
Novembre : Ben, mon vieux ! Dans le monde taurin, comme dans le
politique, comme dans l’associatif, comme ailleurs… les grands
« faut qu’on ! » et autres grands « Y a qu’à ! »
(race de plus en plus étendue) finissent souvent par se faire renvoyer à
dix mètres, avec un carton qui commence jaune, et finit parfois bien
rouge… |
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MEJICO : « CIRCULEZ, MONSIEUR JULI ! » 9
Novembre : Au pays des Aztèques, on ne rigole pas avec le règlement,
et toute dérive, tout coup de rogne intempestif, se voient immédiatement
sanctionnés par un carton jaune, et quelque timbre fiscal à aller
chercher au tabac du coin… (Ca vous dit quelque chose ?) |
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JOSE TOMAS VA TOREER PLUS QUE PREVU… 9
Novembre : Il semble que, ans le contexte actuel, la venue de Jose
Tomas au Mexique, soulève les passions et que, prévu pour trois ou
quatre courses, son périple risque de se voir prolongé d’une bonne
dizaine de contrats. |
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NIMES, LIMA, MEXICO… BON VOYAGE ! 10
Novembre : Et si l’on partait en voyage, ce week end ! Avouez
que le périple est tentant, même s’il faudra faire vite, entre le Pérou
et le Mexique. Mais, cela vaut toujours mieux qu’une balade en B52, ou
un tour en hélicoptère avec le Président de la République, qui
« survole » le porte avions « Charles de Gaulle »,
mais va se poser sur un autre navire… Pas fou ! On ne sait jamais !
Avouez que, par les temps qui courent, voyager par internet est
probablement plus sûr que « risquer un pied dehors ! »…
On a tellement joué « les tolérants », que maintenant, la
racaille, de tout âge et de tout poil, domine tout, de la cage
d’escalier au plus grand des stades, au grand dam des agents de
l’ordre et de la sécurité du citoyen, garants des libertés
individuelles (ne faudrait pas l’oublier, même si cela paraît
paradoxal !), trop occupés à essayer de parer les mauvais coups, et
éviter de se faire tirer comme des lapins. Bonjour le Far West !
Mais bon !
Peu importe « aux cravatés » et « aux tailleurs
Channel » qui, avec cette belle assurance de ceux qui n’ont jamais
été attaqués ou terrorisés, un soir, en rentrant chez eux, multiplient
les jolies phrases et larguent des millions, pour que nos rues ne brûlent
pas trop…
Oui, vraiment, il vaut mieux aller se balader ailleurs, même si ce
n’est que « par web » interposé…
Première étape : Nîmes ! Habillez-vous bien ! Fait
pas chaud, même si « la bulle » souffle douilletement !
Habillez-vous bien, soit, mais allez-y, et amenez du monde. Cet après
midi, à 16 h 30, aura lieu « le Festival pour Toulouse ».
Fait pas chaud ! Mais il fait encore moins chaud dans « l’ex-cité
des violettes » !
10000 maisons et appartements sont encore délabrés, les fenêtres arrachées,
les toits béants, les murs lacérés… Des milliers d’enfants ont
perdu leur chambre, leurs jouets, leur berceau, sous les yeux de leurs
parents dont beaucoup trimaient comme des fous pour rembourser le crédit…
Adieu nid douillet ! Merci AZF ! et, au passage, merci l’Administration
des impôts qui n’a pas perdu le nord pour autant, et a quand même déposé
ses « aimables demandes », dans chaque boite aux lettres…même
défoncée.
Toulouse a besoin de vous, a besoin de nous… Peut être ne voyez vous
plus le petit panneau, sur notre page d’ouverture… « cliquez y
donc » un instant ! Peut-être que c’est le moment, nous qui
sommes loin de Nîmes, aujourd’hui, de passer quand même « por
taquilla », comme ça, sans rien en échange, seulement pour qu’un
enfant ait plus chaud, là bas…
Sous la bulle nîmoise, un festival taurin, plein de promesses. Bien sûr,
les français seront là : « Stéphane, Denis, et le petit
Julien ». Bien sûr, on va regarder avec intérêt l’actuacion de
Luis Miguel Encabo, qui est, dans les rangs du fonds, un des « bons »
de la saison 2001. Bien sûr, on attendra un geste, un détail « inoubliable »
de Curro Vazquez, ou d’Uceda Leal. Mais en fait, c’est la « Manzanares
family » qui va attirer tous les regards. Jose Mari « papa »,
qui va sûrement feuilleter quelques pages du grand livre des souvenirs,
ouvert ici… vers les années 72. Et puis, Jose Mari « junior »,
le fils du papa… Il se présente en France, jouissant déjà d’une
belle réputation. Pour le moment, bien sûr, que des festivals… mais à
voir les sauts de joie de son père, en le voyant toréer, on peut penser
qu’il y a là… graine de star !
Donc pour le prix d’un tendido, vous avez quelque chance de voir de
grandes choses, cet
après midi, à Nîmes, d’autant que le ganado, également peut
se joindre à la fête : Du Victoriano del Rio au Victorino, on
l’espère collaborateur et…pour une fois, on ne fera pas la grimace,
si le novillo de Palha sort « astigordo » ! Alors !
Nîmes pour Toulouse ! C’est aujourd’hui, en espérant une grande
entrée et un franc succès, artistique et économique. Peut-être cela
donnera t’il des idées à d’autres, même si… « fait pas
chaud ! »
Deuxième étape : Lima. En fait, après le festival de Nîmes,
un Ricard ou un grog, et vous filez à Garons d’où vous prenez un vol
spécial pour… le Pérou ! 13 heures de vol, à peu près, si vous
n’êtes pas détournés ! Arrivée, demain dimanche, à Lima. Hôtel,
une bonne douche, on essaie de respirer profondément, à cause de
l’altitude, et on file à la Plaza de Acho ! Bicentenaire, la
vieille dame toute rouge ! Une des arènes « référence »
de la tauromachie en Amérique du Sud.
Demain dimanche, 11 Novembre, se donne la deuxième corrida de la Feria du
Senõr de los Milagros. Au cartel, face à des toros mexicains de Manolo
Martinez, Finito de Cordoba, qui vient de terminer son voyage de noces en
Italie, et à laissé sa belle mariée à Madrid. Maillot jaune de l’escalafon
2001, auteur de bonnes choses en cette plaza, Finito va vouloir confirmer.
Maintenant, trois semaines sans toréer… et en voyant « d’autres
merveilles ! » (je parle de l’Italie, bien sûr !). A
ver si no ha perdido el sitio ! A ses côtés, Ignacio Garibay, jeune
mexicain qui fait ses armes et pourrait bien rejoindre le peloton de tête,
au pays de Aztèques. Mais, bien entendu, tous les regards se porteront
sur Jose Tomas, qui débute là une surprenante tournée « en
vedette américaine », parsemée de points d’interrogation. On
murmure, de plus en plus fort, qu’il y aurait rupture avec Martin Arranz,
à moins… qu’il y ait nouvelle stratégie de cet apoderado ingénieux
et caractériel… On parle d’un trio Joselito, Tomas, Morante, téléguidé
par Arranz, via « trois apoderaditos » à sa baguette.
Imaginez un instant que les trois toreros fassent un tabac aux Amériques,
et reviennent chargés d’or et de lauriers. Bonjour les négociations
pour la saison 2002 !
Ce dimanche 11 Novembre est une des premières dates clef de ce « chalenge ».
A n’en pas douter, Jose Tomas va tout faire pour remporter « le
Scapulaire » de Lima 2001. Demain, première manche. Deuxième, le
25, avec Ojeda. Attention, il n’y aura pas de belle !
Troisième étape : Mexico. Je sais, c’est à la même heure !
Débrouillez-vous comme vous voulez, mais vous ne pouvez pas manquer cela !
Imaginez un peu ! Demain, il y aura probablement lleno, à la
Monumental de Mejico. Près de 50 000 personnes qui vont vibrer à cette
rencontre digne d’une finale du Mundial de Foot : Les deux
meilleurs toreros mexicains (même si l’un est un peu rabougri)
Armillita (de moins en moins Chico) et le Zotoluco, qui revient en
« général », après ses grandes batailles de la campagne
espagnole. Face à eux, deux « tout bons ! » venus de
Madrid et Séville, capitales de la tauromachie : Jose Miguel Arroyo
« Joselito » - (qui a coupé un rabo, ici, le 25 février 96,
au toro « Valeroso » de « Santiago », et que
Mexico attend avec enthousiasme, depuis 1998) – et le Morante de la
Puebla, dont on sait qu’il peut « révolutionner » la
Monumental, en deux capotazos. Pancho Villa n’a qu’à bien se tenir ! Cette corrida représente plus, pour les deux espagnols, qu’un cartel de lujo ! Demain peut se couler « la première pierre » du grand édifice appelé « temporada 2002 », de la « Martin Arranz Corporation ». Jose Tomas, à Lima ; Joselito, à Mexico, flanqué du challenger, Morante de la Puebla… On connaît quelques figuras et quelques empresas qui vont « veiller tard », demain. Les toreros savent ce qui se joue là. Reste la question de toros : Ils seront quatre de Santiago et quatre de Vistahermosa. Pourvu « que embisten ! »
Sacré week end ! Sacré voyage! Beaucoup d’émotions et
quelques “chaleurs”, en perspective. C’est bien pour cette raison,
que vous ne pouvez pas manquer cela !
Mais allez ! On n’est pas chiens ! Si vous voulez rester
« sous la couette », on ne vous en voudra pas ! On vous
racontera ! A demain donc ! Mais en attendant, n’oubliez pas : Cet après midi ! 16h30, Nîmes… pour Toulouse. Allez y ! vous n’avez même pas l’excuse du rugby ! Ne vous inquiétez pas, le « France- Afrique du Sud », vous le regarderez ce soir… dans l’avion ! |
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« LES BOULES… SOUS LA BULLE ! » 11 Novembre :
« Voilà ! Ils ont l’air malin, maintenant » se diront
quelques empresas, bien au chaud sous la couette, en lisant le résultat
du « Festival pour Toulouse », hier, à Nîmes : 4500
personnes , environ, sous « la bulle ». Bon ! d’accord,
les français sommes ainsi faits qu’ils ont la bouche pleine de mots
solidarité, fraternité, mais, au moment de le prouver, simplement par la
présence et « quelques billets », c’est un tout autre
refrain. C’est comme ça ! Mais, au moins, « à Nîmes, ils
l’on fait ! » 10 Novembre – Nîmes
– Festival « pour Toulouse » - 4500 personnes environ
– Froid : (de notre correspondante)
Le résultat du festival a été en partie gâché par la disparité
comportementale des novillos, selon qu’ils provenaient de Victoriano del
Rio, réputés « de dulce », ou d’autres ganaderos
dits « durs », comme Victorino, Palha, Yonnet. Les toreros ont
fait face, avec la meilleure volonté du monde, sans atteindre forcément
les sommets que l’on attend lors d’un festival bénéfique. |
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HIER… AUX AMERIQUES ! 11 Novembre : Triomphe de Pablo Hermoso de Mendoza au fin fond du Mexique, et très digne réapparition de Mari Paz Vega, au Venezuela. Au sujet de « Filles toreras », un joli moment de tendresse, d’aficion, et de classe, pris au vol, l’autre jour, sur une chaîne espagnole : Une élève de l’école de Madrid, pleine de cette « ilusion » qui renverse les montagnes ; Sa mère, aficionada de verdad, mais qui se mine, en voyant sa fille aller au toro ; ces filles qui dessinent au vent d’impeccables lances, comme autant d’hommages à la « gente torera »… et puis, le père de l’école, le professeur, le maître, Gregorio Sanchez, « torero, en la calle, como lo fue en la plaza »… Aussi torero, en civil, qu’il le fut, jadis, dans l’arène ! Muy bonito ! 10
Novembre – Valencia (Venezuela) - 1/3 de plaza: Certes, une petite
entrée dans une arène de 18000 places, mais la situation, là bas,
n’est pas plus brillante qu’ailleurs, semble t’il – Corrida de la
Cruz de Hierro, bien présentée et brave, mais totalement éteinte au
troisième tiers – Seule, Mari Paz Vega, qui réapparaissait 10 mois après
sa lésion à Mexico, put recevoir quelques ovation, devant le deuxième
de la tarde. Pour le reste et pour les compagnons, Jose Antonio Valencia
et le mexicain Jeronimo, ce ne fut que silence et palmas. 10 Novembre – Teocaltiche (Mexique) : Quatre oreilles y un rabo pour Pablo Hermoso de Mendoza, face à deux toros de Mariano Ramirez – De leur côté, les matadors Manolo Mejia et Luis Fernando Sanchez, font une et deux oreilles, respectivement. Aujourd’hui, 11 Novembre, tous les regards des aficionados, de certains toreros et des hommes d’affaires du milieu taurin, se porteront sur Lima, où Jose Tomas attaque sa saison américaine, en compagnie du Finito et de Garibay, tandis que Mexico assistera au gros mano a mano « Mexico-Espagne » : Armillita et Zotoluco, contre Joselito et Morante de la Puebla. A ver lo que pasa ! Il y aura beaucoup de « doigts croisés », derrière les dos ! |
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PREMIER ECHEC DE LA « MARTIN ARRANZ CORPORATION »…
12 Novembre : … Et, en passant, nouvel échec de notre serveur, qui
a de fâcheuses tendances à partir en week end, pendant que les autres
bossent. Quel chameau ! Mille excuses, sans pouvoir vous promettre
que cela ne se reproduira plus.
Huit toros pour Armillita, Joselito, Zotoluco et le
Morante. Cartel de lujo, et pourtant, la Monumental ne s’est pas
remplie. Quatre toros de Vistahermosa (2,3,4 et 5èmes) dont les deux
premiers, bons ; et quatre de « De Santiago » (1,6,7 et 8èmes)
noble le premier, et plus ou moins catastrophiques les autres. Gros
scandale avec le dernier, anovillado, que le président Manuel Gameros
refusa de renvoyer. La bronca fut épique, le ruedo s’emplissant de
coussins. Le calme revenu, le Morante toréa devant un public indifférent,
qui quittait les gradins.
11 novembre – Lima (Pérou) – 2ème corrida (4ème
de Feria du Señor de los Milagros) – Presque ¾ de plaza : Six
toros mexicains de Manolo Martinez, inégaux en tout. Le meilleur, de très
loin, fut le sixième, qui fut honoré d’une vuelta posthume. 11 Novembre – Valencia (Venezuela) – 2ème de la Feria de la Naranja –Meilleure entrée que samedi : Les toros du Capiro sont sortis « en échelle » : Poids inégaux, trapio divers, cornes douteuses. Quant au comportement, il fut décevant, excepté le quatrième « Travieso », à qui on donna vuelta – El Cordobes a fait du spectacle, coupant l’oreille du quatrième – Très aimé ici, le Pedrito du Portugal a coupé les deux oreilles du cinquième, du nom de « Soñajero » - Quant à Leonardo Coronado, on le vit bien au capote et torero dans sa faena au sixième, dont il coupa une oreille. |
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BELOTE, REBELOTE ET DIX DE DER… INDULTO !
13 Novembre : Réunies dans leurs préconisations aficionadas,
l’ANDA et la Fédération des Sociétés Taurines de France insistent
lourdement sur « les conditions de l’Indulto. Certes, elles ont
raison de souligner le trop grand nombre de toros grâciés, parce que
« très nobles », plutôt que « très braves »,
parce que suivant la muleta « como bobos », après n’avoir
pris qu’une pique et un refilonazo. Et de suggérer aussitôt :
quatre piques et trois paires de banderilles. |
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PAUL ET MICK !
14 Novembre : Ca y est ! C’est parti ! Que ce soit sur
les champs de bataille ou sous les lambris de grandes salles de conférences
internationales… Que ce soit dans les tribunes des grands quotidiens,
les despachos des grandes plazas, ou dans la plus petit des Peñas,
l’hiver ouvre les portes au sport favori : « La polémique ». |