L'ACTUALITÉ TAURINE 
(Novembre 2001)

MEXIQUE : UNE GUERRE DE VETERANS…

1er Novembre : La saison mexicaine va rapidement prendre sa vitesse de croisière. Durant toutes ces semaines d’hiver, vous allez entendre parler de plazas aux noms impossibles, de toreros inconnus, le tout gravitant, bien sûr, autour de la Monumental de Mexico, où se joue la partie le plus importante de la « Temporada Grande » mexicaine. A côté, on suivra ce qui se passe à Guadalajara, Monterrey, Aguascalientes, Puebla, Tlaxcala, San Luis Potosi, Juriquilla…

Mais, bien sûr, le « gros morceau », c’est « Mexico Capital ». La saison a eu du mal à se profiler. Vu les déboires de la Temporada 2000/2001, l’Empresa a pris son temps, et, pour le moment, fait ses annonces au coup par coup, en particulier à cause de certaines négociations tardives avec les Figuras d’Espagne, notamment Jose Tomas, dont l’engagement a été scellé … le 27 octobre, à la veille de la première corrida dans le Coso de Insurgentes.

Les toreros espagnols qui feront le paseo, cette année, à la Monumental de Mejico, sont les suivants : Ponce et Juli, véritables idoles, ici ; Joselito, Jose Tomas, Manolo Caballero qui doivent « redorer les blasons » ; Morante, Finito dont on peut attendre « du gigantesque toreo de Arte », ou… un simple passage ; Eugenio de Mora, auteur de grandes choses, en cette plaza, et qui doit confirmer ; Padilla, tout surpris de venir confirmer son alternative, dimanche prochain ; Antonio Barrera, torero sévillan, « afincado », depuis plusieurs années, au Mexique, et qui fait grande carrière dans les provinces… et, la surprise, résultant de quelque amitié impresariales, le cordouan « Chiquilin », que l’on opposa un temps au Finito, et qui peut, avec son toreo vertical, impavide, rappeler à l’Aficion mexicaine un Manolete qui fut, ici, un véritable dieu.

Face à cet escadron d’élite, la cavalerie mexicaine paraît bien pâle, et surtout bien âgée, presque « percluse d’arthrose taurine »… Les grandes vedettes ont « pas mal de bouteille », soit dit avec tout le respect du monde. Voyez plutôt :

Eloy Cavazos : 52 ans, et 35 ans d’alternative – Mariano Ramos : 47 ans, dont 30 de Matador de Toros – Miguel Espinosa « Armillita » : 43 ans (dont 24) – Manolo Mejia : 36 ans (dont 18) – Le Zotoluco : 33 ans (dont 15) – Alfredo Lomeli : 32 ans (dont 11) – Rafael Ortega : 31 ans, dont 11 ans d’alternative. Sans parler de Jorge Gutierrez, ni d’Antonio Lomelin, qui confirma son alternative à Madrid… en 1970. Certes, il y a quelques jeunes, rangés au rang des « bleusailles », comme Paco Gonzalez, Alfredo Gutierrez, Jeronimo, Ignacio Garibay, auxquels viennent s’ajouter Leopoldo Casasola, qui a coupé, dimanche, la première oreille de la temporada à la Mejico… et Alejandro Amaya, dont la saison novilleril espagnole et le toreo de classe, démontré lors de son alternative de Jaen, avant la cornada, laissent espérer de grandes choses.

Une chose est sûre : « A l’ancienneté, les mexicains sont les rois… » A la motivation et au physique, c’est peut être autre chose… Eloy Cavazos s’en sort encore en province, avec deux pirouettes et un bon sourire, mais la capitale ne veut plus le voir. Mariano Ramos et Jorge Gutierrez sont l’honnêteté même ; Manolo Mejia est un peu trop gros ; quant à Armillita, « on l’attend, on l’attend, on l’attend… » ! Deux naturelles grandioses et pfffttt ! Rafael Ortega promettait beaucoup, mais n’a jamais pu « passer le charco », pour confirmer ses talents sur le vieux continent.

     Reste le Zotoluco, incontestable N°1 aztèque actuel, qui a confirmé, en Espagne, être un vrai matador de vrais toros. Un respeto ! Arrivant du Mexique où il était vedette « à toros commerciaux », le Zotoluco s’est construit une carrière en Espagne à coups de dents, face aux Miuras et autres Victorinos. Qu’on en parle aux Pamplonais, aux Valencianos et même aux Sévillans ! « Todo un Torero », qui finit sa saison avec 17 vraies corridas, et 14 oreilles, arrachées avec les cœur et les tripes, le tout commandé par une tête « qui fonctionne bien ».

Voilà donc comment se présente le panorama mexicain, pour cette nouvelle saison « au Pays des Aztèques ». Les matadors espagnols viendront y préparer une saison 2002 qui risque de faire du bruit. Quant aux mexicains… ce sera « une année de plus, quelques cheveux en moins… le tout, pour quelques dollars » !  Mais le monde taurin est tellement imprévisible, que l’on peut aussi bien, un de ces jours, bondir d’exaltation à l’écho des exploits de quelque « inconnu d’hier, et monstre de demain ! »

C’est cela, la Tauromachie, quel que soit le continent… quels que soient « les ans… » !

 

MAGESCQ : PAS MAL, MAIS UN PEU CHER !

Hombre ! On annonce 130 francs, « prix unique », pour une novillada de toute fin de saison dans la placita « terrain de basket » de Magescq… Nous, on veut bien ! Mais on aura du mal a faire venir toute une famille, plus la bonne et la Tantina de Burgos à ce qui pouvait être « la grande fête des novilleros français »... Robert Lamoureux ne parlait il pas, déjà de « Papa, maman, la bonne et moi… des gens comme nous, y’en a des tas »… Ben oui ! Quatre personnes… 520 francs !

Samedi 3 novembre, à 17 heures, les deux Julien, Lescarret et Miletto, encadreront Jonathan Veyrune, qui débutera « en piquée », face à du ganado de Caldeira. Très bien ! mais « le prix unique » gâche un peu la joie...

Bien sûr, on sait, (ou on ne sait pas assez), le coût d’une novillada à monter... Mais ne vaut il pas mieux pratiquer des prix accessibles à tous, et faire ce qu’il faut pour attirer le monde, (même dans une salle de basket, c’est à dire « un rond rectangulaire », où l’on a plus de chance d’assister à des bagarres peu faciles, qu’à des symphonies dignes de la Maestranza), plutôt que de « se parer », sur ceux qui, toute aficion dehors, iront partout où un toro pointe sa corne… même pour tirer un panier à trois points.

Julien Lescarret est apprécié de l’aficion Française. Julien Miletto, identique espoir, mérite autant d’attention. Jonathan a connu de bons moments, « par chez nous »… Pues bien ! Mais de là à « 130frs, prix unique » ! On ne peut s’empêcher de penser qu’on peut voir chaque novillada de San Sebastian, en mars, pour « 1000 pelas ». D’accord, « autres lieux, autres moyens ! », mais quand même !  

Magescq – Samedi 3 Novembre – 17 heures : Novillos de Caldeira, pour Julien Lescarret, Julien Miletto, et Jonathan Veyrune.

 

LA « MEJICO » EN CHIFFRES…

2 Novembre : L’hiver est propice aux statistiques, aux analyses, aux études, aux bilans : Combien de tonnes de bombes ? Combien de voitures brûlées ? Combien de vrais faux passeports ? Combien d’affaires ? ou… combien de « Sept d’Or » pour le Lofstory ? Bref, des chiffres partout, avec un seul objectif : « Aaaaaah ! ce qu’on est bien chez nous ! » C’est ainsi…
    Donc, on ne va pas manquer, à partir de Novembre, chiffres en mains et statistiques en bannière, d’analyser la saison passée, et de l’examiner « sous toutes les coutures ». La plupart s’y sont déjà exercés. Et tous arrivent à une conclusion : « Ponce est vraiment un sacré torero ! ». On aura l’occasion d’y revenir.
    Aujourd’hui, plus simple, plus léger, mais tout aussi lié à l’Histoire !
    « La Monumental de Mexico » intéresse, intrigue, passionne. On en projeta la construction en 1941, et les travaux débutèrent, fin 44. Inaugurée le 5 février 1946, « la Mejico » a vécu de formidables moments d’enthousiasme (à la mexicaine !) et quelques débandades fameuses.
    Si l’on parle simplement « chiffres », on donnera ces quelques indications :
    Plaza Monumental de Mexico: De Février 1946 à fin septembre 2001, se sont déroulées 884 corridas de toros, provenant de 113 ganaderias distinctes, dont 19 toros ont été graciés.
    371 matadors y ont fait le paseo. La plaza a vécu 28 Alternatives.
    Les toreros qui ont le plus toréé : Manolo Martinez : 91 corridas, et 10 rabos coupés (10 faenas de « deux oreilles et la queue »)  – Mariano Ramos (79 corridas et 3 rabos) – Curro Rivera (77 et 6) – Eloy Cavazos (69 et 8). Dans toute son histoire, la Monumental a vécu 111 faenas de « deux oreilles et la queue ».
    Plaza sérieuse, la Monumental a vécu, comme toutes les grandes arènes, son cortège de joies et de larmes. Cependant, avec Madrid, par son sérieux, et Séville, par son aspect romanesque et mythique, elle est la plaza qui pèse le plus dans la biographie des toreros. Confirmer l’alternative et couper les oreilles à « La Mejico ! » est synonyme de gloire taurine.

 

EL JULI : DEBUT MEXICAIN… « SUR LES CHAPEAUX DE ROUES ! »

     2 Novembre : Julian Lopez ne pouvait mieux débuter sa saison mexicaine. Arrivé, il y a quatre jours, après la temporada espagnole que l’on sait, le jeune maestro a dit toute son envie de faire « grande campagne mexicaine », toréant beaucoup, tant en province qu’à Mejico Capital. Ce week end, où nous faisons allègrement le pont (je vous le souhaite !) sera pour le Juli, l’occasion de toréer « quatre corridas, en quatre jours ! ». Et cela a bien commencé, hier, à Tlaxcala, avec trois oreilles et un rabo.

    1er Novembre – Tlaxcala (Plaza « El Ranchero »)  - Deuxième de la temporada – Lleno : Toros de Montecristo, justes de présence et bons, en général. On a donné vuelta au sixième et ovationné un « arrastre lent » du quatrième – Le Zotoluco faisait sa réapparition au Mexique, après sa grande saison espagnole. On imagine l’ovation. Deux bonnes faenas, intelligentes et reposées, mais, catastrophe à l’épée. Maigre récompense à son talent, il coupa l’oreille du bon quatrième – La surprise vint de Paco Gonzalez qui se montra artiste et clairvoyant, face au plus mauvais lot : Grande ovation et une oreille du cinquième – « Un ouragan » est arrivé d’Espagne ! Le Juli s’est joué de ses toros, avec insolence. Torero complet, brillant, super motivé, Julian Lopez coupe une oreille de son premier et « tous les trophées » du dernier. Juli est entré dans la plaza, « à pied »… il en sort « a hombros ». Parions ! Combien de fois, El Juli, va t’il sortir de la plaza « comme il y était entré » ?
    El Juli torée, ce 2 Novembre, à Juriquilla ; demain 3, à Aguascalientes, et dimanche 4, à Guadalajara.

 

DE CI …PAR LA, « A LA MARIACHI » !

2 Novembre : « Noticias taurinas », en provenance du Mexique :
Eloy Cavazos a décidé de ne plus mettre les pieds à la Monumental de Mejico. Particulièrement choqué par l’injustice du public à son égard, lors de ses deux dernières prestations (février dernier, et l’autre dimanche, 28 octobre) le torero de Monterrey a fait annoncer par son apoderado Juan Silveti, qu’il ne viendra plus… sauf pour son contrat, déjà signé, pour le 16 Décembre. On « peut penser » que l’atmosphère sera houleuse, à l’occasion de cette « der des der », à Mexico. Au cartel, ce jour-là, est prévu Enrique Ponce. On parle également du rejoneador Martin Gonzalez Porras et du jeune Alejandro Amaya.
    Le Morante de la Puebla est arrivé à Mexico, et s’est immédiatement mis au vert, en prévision, surtout, de sa corrida du 11 Novembre, à la Mejico, en compagnie de Armillita, Zotoluco et Joselito. Vaya cartel ! Dans l’attente, Joselito l’a invité, hier, à tienter au campo, avant de faire le paseo ensemble, aujourd’hui, à Tlaxcala.
    Le jeune diestro mexicain, Alejandro Amaya, blessé lors de son alternative, le 18 octobre, en plaza de Jaen, par un toro de Jandilla, vient de voir sa blessure se rouvrir, dès qu’il a voulu faire quelques pas. Ayant déjà perdu sa confirmation d’alternative, à la Mejico, le 28 octobre, le jeune diestro va tout faire pour être prêt pour le 16 décembre, date théorique de son paseo dans la capitale. A priori, le léger contretemps de cette rechute n’aura aucune conséquence fâcheuse.

 

AMITIE ET FAMILLE FONT-ELLES BON MENAGE ?

     3 novembre : Curieuse nouvelle… Enrique Ponce aurait demandé à son apoderado de toujours, Antonio Ruiz Palomares, de partager la gestion de sa carrière, avec Victoriano Valencia, grand apoderado actuellement « sans torero », mais aussi… son beau père. 
     Bien entendu, il n’est pas question d’argent, et Palomares toucherait ses émoluments comme par le passé (à un Euro près !). Par contre, il lui a été demandé, comme une faveur, d’intégrer l’expérience et la sagesse de Victoriano, de façon à ce que les trois hommes terminent ensemble leur carrière.

On aurait tendance à dire : « Enfin un ménage à trois qui marche bien ! » Car ici, on ne parle que de sentiment. Palomares est simple et intelligent. Il a mené parfaitement la carrière d’un immense torero, et il n’a, en rien, besoin de la sagesse d’un autre. S’il s’agit de faire rentrer un ami dans l’équipe, pour préparer ensemble « le cocktail des adieux », ce n’est pas un problème. Chacun peut prendre un volet de l’activité et le torero paie double ration, puisque c’est son souhait.

Cependant, on est étonné de voir une machine si bien huilée, embaucher « un graisseur de plus ». L’amitié est une chose, et Palomares est plus qu’un ami, pour Ponce. La famille en est une autre ! Enrique Ponce a épousé la fille de Victoriano, et les deux forment un magnifique couple. Le torero de Chiva, dans la plaza, n’a jamais aussi bien toréé. On peut donc se demander le pourquoi de ce caprice. N’y avait il pas une autre chose à tenter, que de faire venir « joli papa », piétiner les plates bandes de l’ami de toujours.  En toute amitié et en toute confiance, d’accord… mais « piétiner tout de même ! » Curieux !

Dans le mundillo de toros, personne n’est poète, et « un euro est un euro ! » (on préférait : « un duro es un duro ! »). Que va t’il donc sortir de cette alliance ? Nul ne le sait encore, mais, à priori, cela ne peut signifier qu’une chose : Enrique Ponce prépare ses d’adieux. On le lui souhaite, en toute aficion et en toute amitié, pleine d’admiration.

Ponce, Palomares et Victoriano Valencia pour une dernière vuelta al ruedo, main dans la main… Bon ! Toutes les belles mères seront ravies… En plus d’un immense torero, Enrique Ponce est un bon gendre. Cependant, qu’on le veuille ou non, même dans un ménage à trois, il y a quand même un « coucou »…

 

En parlant de Famille et d’apoderados… Fran Rivera Ordoñez, dont on dit que les relations avec « sa noble moitié » marchent « à demi régime »… vient d’annoncer, officiellement, l’accord d’apoderamiento 2002, signé d’une poignée de main, avec… Pepe luis Segura. Deviendra t’il, de ce fait, plus aimable, moins taciturne ? Réponse… en 2002 !

 

COLOMBIA… FERIA DE MANIZALES

3 Novembre : Ayyyy ! Huele a tinto !  Dès qu’on parle de Colombie, le nez se lève, les narines tressaillent… On sent l’odeur de café ! Oh bien sûr, nous pensons aussitôt à « un qui vous brûle le gosier et vous arrache la gu.. ! ». Rien de tout cela, le « tinto », le café colombien est clair, doucereux, plein de saveur et de parfums subtils. Certains, qui vont vite en besogne, le taxent de « jus de chaussette ! ». Bande de mécréants ! Le café colombien ressemble gens de là bas : Il sont doux, aimables, bien éduqués… mais fiers et, si vous les provoquez, capables de vous arracher tout… sauf le gosier !

Manizales vient de sortir ses carteles. Avec Cali, Medellin et Bogota, elle constitue le poker d’as de la tauromachie en Colombie. Cali est la plus grande, Manizales la plus fleurie, la plus parfumée. Medellin et Bogota alterneront ensuite, chaque week end, avec deux climats et deux ambiances bien distinctes : Chaud et bariolé à Medellin ;  souvent humide et froid, à Bogota…

La feria de Manizales se déroulera du 6 au 12 janvier 2002. Elle comptera cinq corridas, une novillada et un festival.

Dimanche 6 : Novillos de Salento pour le rejoneador Fernando López, et, à pied : Francisco del Campo, Christian Restrepo, et le triomphateur des novilladas de préferia, actuellement en préparation.

Lundi 7 : Toros de Ernesto Gutiérrez pour César Camacho, Manuel Caballero et El Juli.

Mardi 8 : Toros de la Carolina pour le rejoneador Fernando López et les matadors colombiens Perla Ruiz, Alejandro Gaviria, Ramiro Cadena

Mercredi 9 : Toros de Juan Bernardo Caicedo pour Pepe Manrique, El Califa et Antonio Ferrera.

Jeudi 10 : Festival. Novillos de Ernesto Gutiérrez pour Manuel Caballero,Victor Puerto, El Califa, Eugenio de Mora, Antonio Ferrera et Ramiro Cadena.

Vendredi 11 : Toros de Las Ventas del Espíritu Santo (La ganaderia colombienne de César Rincon) pour Dinastía, Víctor Puerto et Eugenio de Mora.

Samedi 12 : Toros d'El Paraíso pour Finito de Córdoba, Manuel Caballero et Paquito Perlaza .

Côté Toreros espagnols, seul  Manolo Caballero fera doblete, accompagné, à un contrat, de Finto de Cordoba, Juli, Califa, Victor Puerto, Eugenio de Mora et Antonio Ferrera.

 

MEJICO ! LA JOURNEE, PAR TERRE…

3 Novembre : La journée d’hier n’a rien donné, tant à Tlaxcala qu’à Juriquilla. Devant un ganado faible, poussif ou compliqué, les toreros ont multiplié de vains efforts… en attendant des jours meilleurs.

 

2 Novembre - Tlaxcala – Casi lleno : toros de « la Joya », correctement présentés mais affreusement faibles. Le public est sorti « de uñas ! »  (Traduisez : « muy en rogne ! »)

Armillita Chico a donné quelques détails de son indéniable classe, mais…quelques détails, seulement. Silence et ovation – Joselito a été bien à la cape face à son premier, et monta une faenita au cinquième, malheureusement entrecoupée des vilaines chutes du bicho. Le madrilène tua bien. Ovation par deux fois – Morante de la Puebla fit un toreo de grande classe…tant que durèrent ses adversaires. Applaudi, mais guère plus. Bien triste, tout ça !

 

2 Novembre – Juriquilla – ¾ de plaza : Toros de Xajay, « très très justes » de présentation, certains étant des novillos mal engraissés. Comportement compliqué, seul le premier faisant exception, qui fut ovationné à l’arrastre.

Les matadors ont fait « empate a uno » ! Une oreille chacun et quelques regrets, probablement. Zotoluco démarre bien, face au bon premier. Oreille. Cela se complique avec le quatrième, où il sera timidement applaudi – Le Juli a fait ce qu’il a pu, se battant avec le cinquième auquel il arracha un trophée. Ovation et oreille – Jeronimo, a tiré sa carte du jeu, coupant un trophée au troisième. Cependant, la corrida, dans son ensemble, fut décevante.

Ce samedi 3 Novembre, El Juli est à Aguascalientes, et Joselito, avec Hermoso de Mendoza, à Juriquilla.

 

DIMANCHE AMERICAIN…

     4 Novembre : En fait, c’est le mot « week end » qu’il faudrait utiliser, tant l’actualité taurine se concentre « de l’autre côté du Charco ». Hier, deux courses importantes dans le provinces mexicaines : Aguascalientes et Juriquilla. Aujourd’hui, la Monumental ouvre ses portes à Juan Jose Padilla, qui confirme alternative, des mains de Manolo Mejia, en présence du « Zapata », devant des toros de Rancho Seco .
     En Colombie, « on chauffe les moteurs » et « on graisse les portes »… Pas assez, probablement, puisqu’un novillo s’est échappé hier de la plaza de Canaveralejo, à Cali, à la fin de la 6ème novillada de pré feria, mettant la panique dans le quartier, mais heureusement, sans provoquer d’accident grave.
     Au Pérou, c’est à Lima que se déroulera, ce dimanche, la première corrida de la Feria du « Señor de los Milagros ». Attention à l’arrivée dans le « grand tour américain » d’un certain Alfonso Romero, qui fera paseo, encadré de Rafael Gastañeta et du Califa, devant des toros de la ganaderia « Corazon de Oro ».
      A Valencia, (Venezuela), on prépare la « Feria de la Naranja ». Quatre corridas, le 10, 11, 17 et 18 Novembre. Opéré le 13, Enrique Ponce sera remplacé par le  Morante de la Puebla

     Hier, 3 novembre, journée mexicaine, marquée par une grosse faenade Jorge Mora, en plaza d’Aguascalientes, coupant un rabo » sous les yeux du Juli. 

     3 Novembre : Aguascalientes (Mexique) – plus de 2/3 d’entrée : Six toros de Santiago, de présence inégale, mais en général correcte. Justes de forces, et peu encastés. Exception : un très bon quatrième, à qui on donna « arrastre lento » - Jorge Mora débuta par un gros tampon, en voulant recevoir le premier à portagayola. Secoué, il toréa, en essayant de reprendre ses esprits. Applaudissements. Par contre, on le vit fort décidé devant le quatrième, du nom de « Cominito » qu’il toréa mains très basses, avec le capote, avant de dessiner une grande faena, toute en lenteur et profondeur, qui fit lever le public à plusieurs reprises. Faena d’empaque, de sentiment, close d’adornos variés, en particulier une arrucina qui provoqua le délire. Faenon clôturé d’une entière déclenchant l’apothéose : deux oreilles et la queue, le torero donnant deux vueltas, la seconde en compagnie du ganadero Antonio Garfias – Fernando Ochoa n’a pas eu grande réussite, malgré quelques bonnes séries face à son premier. Oreille protestée ; silence à l’autre – El Juli s’est montré décidé, facile avec le capote, varié aux banderilles. Faena très reposée, réunie, bien terminée à l’épée. Deux oreilles un peu protestées. Le dernier s’arrêta, après un bon tiers de banderilles. Rien à faire : Silence

     3 Novembre – Juriquilla (Mexique) – Casi lleno : Six toros de Marron, corrects de présentation, mais mansotes, quedados, aquerenciados en tablas pour les matadors, et deux de Fernando de la Mora, de meilleur comportement pour Pablo Hermoso de Mendoza, qui connut une grand triomphe, en particulier avec Cagancho, face à son second adversaire. Ovation et oreille – Joselito a fait jouer l’expérience… et la retenue. Applaudi à son premier, qu’il toréa bien de cape, il laissa vite tomber, face au quatrième qui ne bougeait plus. Le opinions se divisèrent ! – Ignacio Garibay se montra élégant et torero toute la tarde, en particulier avec le capote. Oreille et applaudissements – Leoplodo Casasola joua crânement sa chance, toréant le troisième avec dynamisme. Il y eut pétition d’oreille, qui vfut refusée par le Juez de plaza. Vuelta à l’un, palmas à l’autre. « C’est le métier qui rentre ! »

 

DE CI … PAR LA…

     4 Novembre : Quelques échos de notre vieux continent. Quelques festivals, hier, dans toutes la péninsule. En particulier celui de Montepio, de Valencia, marqué par une bonne faena de Julio Aparicio.
     Cependant, c’est du côté de Tolède qu’arrive une mauvaise nouvelle, quoique apparemment sans graves conséquences : Miguel Abellan a été victime d’un forte commotion cérébrale, avec perte de connaissance, au cours du festival de Yeles (Toledo). Faisant « lidia complète » et voulant piquer lui même son toro, Abellan a eu la malchance d’être renversé, le cheval l’écrasant de tout son poids. A priori, pas trop de dégâts, mais des examens, poussés, aujourd’hui, à Madrid.
     Chez nous, il y a eu novillada à Magescq. On sait ce que l’on en pense ! (voir 1er novembre). Les garçons ont fait ce qu’ils on pu, avec vaillance. Ils en sont sortis entiers, et  c’est le principal. Jonathan Veyrunes a coupé une oreille d’un sobrero, et Julien Lescarret a failli prendre un mauvais coup. Va falloir arrêter, maintenant ! Le toro, à sa place ; le basket, à la sienne…por favor !

 

PADILLA FAIT UN TABAC A MEXICO…

     5 Novembre : On s’en doutait un peu… Plus il y a de monde dans une plaza, plus un torero « populiste », presque « pueblerino », peut tirer son épingle du jeu. La Monumental de Mejico pouvant accueillir quelques 48000 personnes , on pouvait penser que Juan Jose Padilla y allait lever de grandes ovations. Oui mais voilà, il  n’y avait, hier, que quelques 10 à 12000 personnes, dans l’immense arène, et de plus il y faisait froid. De fait, des conditions peu engageantes. Mais le salut vint des toros de « Rancho Seco », lot bien présenté qui a, en partie, donné bon jeu. Juan Jose Padilla, le « Ciclon de Jerez »a fait le reste. Coincidence : Devinez comment s’appelait le toro de la confirmation d’alternative ? – « Ciclon » ! Cela ne s’invente pas. De fait, la chance était ce 4 novembre, avec Padilla, dès le matin, à l’heure du sorteo.

     4 Novembre – Mexico (plaza Monumental) – 2ème corrida de la temporada – ¼ de Plaza – Temps frais et venteux : Le lot de « Rancho Seco » a rendu son sérieux à la plaza : Très bien présentés, très armés, les toros de Sergio Hernandez ont eu un bon comportement d’ensemble, avec un premier toro, excellent de fijeza et d’allant. Les trois et sixième se montrèrent les plus compliqués.
     Vêtu de vert d’eau et or, Juan Jose Padilla a  confirmé son alternative mexicaine devant le toro « Ciclon » - N°113 – un cardeno sucio de 502 Kgs. On vit le jerezano « tel qu’en lui même », toréant en puissance, un peu rapidement, liant les muletazos avec force et vibration, quoique sans réel temple.La bonne charge du toro lui permit de lever quelques ovations. Pinchazo et estocade, le Jerezano donnant la vuelta al ruedo. Le cinquième « Fusilero I » se montra beaucoup plus court, probon. Padilla banderilla « al violin » et donna libre cours au toreo pueblerino, débutant et terminant à genoux, alternant les derechazos rapides et quelques « suertes empruntées », comme le salto de la rana et les inévitables manoletinas. Bref ! On met de l’ambiance ; on « charge », quand le toro ne charge plus, on tue vite… et on coupe une oreille, malgré quelques « oui, mais ! ». Bonne présentation, donc, de Padilla à Mexico. Probable répétition, avec un public qui , cette fois, regardera « à la loupe »…
     Manolo Mejia  a fait le toreo classique, reposé, et donna les grands moments classiques de la tarde. Hélas, il tua mal, et perdit quelque possible trophée. Son premier fut le moins bien présenté, et se montra un peu faible. Mejia soigna son trasteo, économisant la charge du bicho, le laissant respirer. Faena suave, gâchée par une estocade basse. Le quatrième était très noble, mais coupa vite les moteurs. Mejia donna les naturelles de l’après midi, avant de tuer, encore, bien moyennement. Ovation aux deux toros.
     Malchance au sorteo pour « El Zapata » qui dut faire face à un troisième très armé et  astifino, qui se réserva à la pique, arrivant au troisième tiers, avec beaucoup de genio, de violence. Le torero fit preuve de courage et d’aguante, se faisant désarmer et poursuivre très dangereusement, mais revenant chaque fois au combat. Il tua comme il put. Silence. Le dernier ne valait guère mieux, arrivant décomposé au troisième tiers, la tête baladeuse, avec un méchant derrote en fin de passe. Faena très sérieuse du Zapata qui réussit à corriger les défauts du toro, au point de lier deux dosantinas en fin de trasteo. Cela partait pour un possible trophée. Hélas… maldita espada ! Ovation.
     A signaler que les trois matadors ont banderillé ensemble leur premier toro, au grand plaisir des aficionados. Bilan : bonne deuxième corrida de la temporada, à Mexico Capital ; Oreille à padilla… mais c’est le ganadero qui sortit a hombros.

 

PAS DE MIRACLE A LIMA…

     5 Novembre : Grosse déception pour la première corrida de la Feria du « Señor de los Milagros », en plaza de Acho, à Lima (Pérou): Peu de monde et un lot infâme. Outre le manque de race, général, du lot de Corazon de Oro, de désagréables incidents ont gâché le peu de spectacle, deux toros « s’inutilisant », durant la lidia. Malchance noire pour les toreros et attente de la prochaine course, sans grande illusion. La tauromachie au Péeou a beaucoup perdu…

     4 Novembre – Lima (Pérou) – 1ère corrida  (3ème de Feria) – 1/3 de plaza : Toros de la ganaderia péruvienne du « Corazon de Oro », très inégalement présentés, mansos tournant à dangereux. Le troisième se cassa le piton gauche, à la sortie. Il ne fut pas remplacé (règlement suivi et « économie oblige ! » ). Le quatrième se cassa la patte gauche, au cours de la lidia. La corrida ne décolla jamais.
     Les toreros ont écopé, tirant de rares passes, faisant ce qu’ils pouvaient pour rester dignes. Seul, le cinquième toro offrit trois charges suivies et le Califa put tirer quelques muletazos liés. Hélas, il tua mal. Il écouta par deux fois… le silence - Le péruvien Rafael Gastañeta salua une ovation « locale » au quatrième, et Alfonso Romero eut quelques bons détails applaudis, au dernier. Pour le reste… silence sur les ondes ! Triste.

 

COLOMBIE : LES CARTELS DE CALI… BONNE ANNEE !

     5 Novembre : La feria de Cali, en Colombie, permet, chaque année de passer un réveillon très original, baigné de soleil, d’aguardiente et de salsa. La plaza de Cañaveralejo, elle même, ressemble à un coupe de champagne, et l’aficion qui la remplit, bien avant la sortie des cartels, n’est que joie et « ilusion », quoiqu’exigeante  à ses heures. Grande ambiance en cette feria de grand renom sur la planète taurine, dont les cartels ont été annoncés hier : 

26 Décembre : Toros de Bernardo Caicedo, pour Pepe Manrique, Sebastian Vargas et le cavalier Fernando Lopez
27 Décembre : Toros del Paraiso, pour El Califa, Rafael de Julia et Guerrita Chico (alternative)
28 Décembre : Toors de Cesar Rincon, pour Finito de Cordoba, El Gino et Sergio Martinez
29 Décembre : Toros de La Puerta de Hierro, pour David Luguillano, Antonio Ferrera et Ramiro Cadena
29 Décembre (en nocturne) : Novillada
30 Décembre : Toros de Achurry Viejo, pour Victor Puerto, El Califa et Alejandro Gaviria
31 Décembre : Toros de Ernesto Gonzalez Caicedo, pour Antonio Ferrera, Sebastian Castella et Guerrita Chico
1er Janvier : Corrida del Toro : Six de Fuentelapa, pour Finito de Cordoba, Sebastian Vargas, Antonio Ferrera, Sebastian Castella, Ramiro Cadena et Rafael de Julia.
2 Janvier (en nocturne) : Toros de Ambalo, pour Diego Gonzalez, Victor Puerto et El Juli
3 Janvier (en nocturne) : Festival avec six toros de ganaderias différentes, pour David Luguillano, Victor Puerto, El Gino, El Califa, El Juli et Guerrita Chico.
4 Janvier (en nocturne) : Toros del Paraiso, pour Finito de Cordoba, El Juli et Ramiro Cadena
6 Janvier : Corrida de clôture – Toros de Guachicono, pour les trois triomphateurs de la Feria.

     A signaler : La faible participation colombienne, malgré « la promesse » de Ramiro Cadena – L’excellent travail de Luis Alvarez, apoderado d’Antonio Ferrera, bien « coloqué » trois fois dans le cycle – La présence de la France, via Sebastian Castella qui pourrait bien « chauffer » son torero au soleil de Colombie.

 

PONCE S’ORGANISE… JULI PIQUE UNE ROGNE…

     6 Novembre : Cette fois, c’est officiel : Enrique Ponce sera, l’an prochain, « artistiquement » dirigé par deux personnes : Juan Ruiz Palomares, son apoderado de toujours, plus qu’un ami… et Victoriano Valencia, son beau père.
     C’est peut-être la première fois qu’une Figura s’adjoint ainsi « deux hommes d’affaires », ayant chacun une personnalité et, probablement, une technique différente, au moment d’aborder les négociations, à l’heure des grandes ferias. Il est vrai que l’on a rarement entendu parler de quelque caprice de Ponce, alors que d’autres faisaient des mines, tapaient du pied et voulaient tout imposer. La maestro de Chiva, indiscutable Numéro Un de l’escalafon actuel, voulait-il renforcer son statut, et mieux défendre ses intérêts avec un apoderado plus dur, plus retord ? En ce cas, malgré les grandes paroles d’amitié, de collaboration et de parfaite compréhension, ce serait désavouer celui qui, jusqu’à présent a mené sa carrière, et indirectement, ce serait là une façon de lui dire, doucement «  je t’aime bien, mais… »
     On a du mal a voit comment Ruiz Palomares et Victoriano Valencia vont se partager la tâche. On murmure que Victoriano « négocierait », et que Palomares s’occuperait des toros. Une façon de faire d’un apoderado actuel « un veedor de luxe »… Et que se passera t’il si, à quatre contrats, négociés au prix fort par l’un, correspondent quatre lots « qui ne servent pas », choisis par l’autre ? Une fois, deux fois, puis des regards en coin, des sourires qui se figent… C’est forcé !
     Enrique Ponce organise donc la dernière ligne droite de sa carrière… espérons qu’entre « zig et zag », elle ne se termine pas en courbe « bien tordue ».

     Le Juli continue sa campagne mexicaine, avec un bon coup de rogne, dimanche. On sait les toreros,  fiers et « volontiers cabochards ». Ce n’est pas pour déplaire, parfois. Mieux que quiconque, ils savent l’effort qu’ils ont fait, les difficultés, parfois invisibles des gradins, qu’ils ont vaincues ; la qualité de leur faena : « Estuve bien, con ese toro ! »
     Malheureusement, les critères parfois diffèrent, entre torero, public et président. Alors, selon son caractère, le matador pique une rogne, et envoie tout le monde au diable… Cela peut se comprendre, mais « fait moche », dans les chroniques. C’est un incident courant qui partage les publics, fait passer un mauvais moment au président, et amuse le revistero qui, en fin de compte… a le dernier mot. Julian Lopez, on le sait, est « toute caste ». Aussi, quand il se bat contre un lot impossible,  lorsqu’il « régale » le sobrero, qu’il lui monte un tabac, que le public réclame les deux oreilles et que le président n’en accorde qu’une… C’est normal ! Ce n’est pas forcément « joli à voir », mais on peut le comprendre.

     4 Novembre – Guadalajara (Jalisco – Mexique) : La plaza Nuevo Progreso ne s’est pas remplie et le vent a soufflé fort – Trois toros de Fernando de la Mora et trois du Real de Saltillo qui n’ont satisfait en rien : Sin casta, manseando, aquerenciados en tablas – Fernando Ochoa et Ignacio Garibay s’y sont cassés les dents, écoutant quelques applaudissements pour leurs vains efforts – Le Juli s’est bagarré toute l’après midi, lui aussi en pure perte. Du coup, il décida d’offrir le sobrero, et lui monta « un tabaco » : vibrant avec la cape, brillant et centré aux banderilles, il se passa le Real de Saltillo, « très près », avec la muleta, clôturant son trasteo d’une demie un peu en arrière. Suant, soufflant, le torero assista à la pétition du public réclamant les deux oreilles, et explosa quand le président n’en accorda qu’une. Refusant de prendre la première oreille, le jeune diestro donna la vuelta et s’en fut vers d’autres bagarres. Ce n’est peut-être pas beau, mais c’est humain et « es de torero ».

     4 novembre – Motul (Yucatan –Mexique) – Arènes pleines : Bonne corrida, dans l’ensemble, composée de trois de Montecristo et trois de Barbachano – Eloy Cavazos coupe l’oreille du quatrième, en faisant le toreo qui plaît en province, mais ne passe plus dans la capitale – Joselito ne s’encombre guère de scrupules. Quand le toro passe, il donne de formidables détails, fortement fêtés, mais si le bicho « baisse », ne comptez pas trop sur lui pour aller le chercher. Ovation par deux fois – Rafael Ortega se montra dynamique, toréant fleuri, coupant deux oreilles à son premier, écoutant une forte ovation à l’autre.

     Les chroniques mexicaines soulignent le grand encierro de Rancho Seco, dimanche, à la monumental de Mexico, rendent hommage au toreo de Manolo Mejia, réconcilié avec le public, et, en général, encensent Juan Jose Padilla, dont on disait ici qu’il n’était « que » tremendista.
     Au cartel de dimanche prochain, un quatuor qui devrait remplir la plaza : Armillita Chico – Joselito – Zotoluco et le Morante de la Puebla, face à un lot de huit toros, composé de quatre de Santiago et quatre de Vistahermosa. Déjà, tout un événement…
     Pour la quatrième, est déjà engagé Eugenio de Mora, et, pour la cinquième, Finito de Cordoba.

 

« BLEUS » … ET OR !

     7 Novembre: Tandis que le télévision nous montre les images de l’horreur, qu’elles viennent d’Afghanistan ou d’ailleurs ; tandis qu’à Toulouse, certains passeront l’hiver dans les débris de « la science des hommes » ; tandis que dans quelque lieu sordide, qu’on se refuse à appeler « appartement », un petit enfant regardera sa mère avec les yeux de la faim, ne voilà t’il pas que notre grande équipe de football, bardée de médailles et de titres, s’en va gambader, « amicalement », quelques heures, sur une pelouse australienne…
     Bien sûr, il faut préparer le prochain mondial ! Bien sûr, il faut maintenir l’image ! Mais était-ce bien le moment de jeter des tonnes d’argent par le hublot ?
     A n’en pas douter, ces jolis messieurs qui, depuis 1998, amassent les contrats juteux et les caprices qui vont avec, méritent respect et admiration… jusqu’à un certain point. En effet, à part quelque cheville tordue et quelque jumeau froissé, on ne peut pas dire que ces héros risquent leur peau, au point qu’on leur fasse un pont d’or pour daigner « risquer un orteil » dans la surface de réparation adverse…
     Il y a une frontière ténue entre le « C’est vraiment les meilleurs » qui pardonne tout, et le « Bon, maintenant, ils poussent un peu ! » Et cette frontière vient d’être franchie… A lire les conditions dans lesquelles ces messieurs vont voyager vers la terre des kangourous, on en a le haut le cœur : Un Boeing de 400 places pour 50 personnes, trois fois plus de personnel de bord que s’il voyageait à plein, des services extra à tous les étages, bref… un palace volant pour la modique somme de…  allez ! on vous laisse cela à vos journaux…
     Et tout cela pourquoi ? Simplement pour aller « faire mumuse dans le bush », pour un match sans enjeu, devant une équipe qui ne sera peut être pas là, puisque l’on parle de grèves chez les joueurs australiens. (« Ah, bon ! ils connaissent cela aussi ? La France aurait elle donc déjà colonisée l’Australie ? »). Est ce bien raisonnable ? Quand donc arrêterons-nous d’idolâtrer des veaux d’or ? Pendant combien de temps encore nous rabattront ils les oreilles avec le mot « solidarité » ? Quand donc, à l’instigation de ces multimillionnaires du crampon, un match de gala, du style « France-Brésil ! La revanche ! » sera t’il organisé au grand stade, télévisé dans le monde entier, au profit de Toulouse ?  En voilà un match amical qui aurait de la gueule et qui serait aussi… un bon entraînement ! 
     Tout comme les Marseillais des cités arrivent à maudire les joueurs qui, hier, leur faisaient oublier le rmi et la galère, le public français va commencer à ronchonner, en apprenant de telles gabegies… Marre ! « Se faire masser les arpions » à 18000 mètres d’altitude doit apporter quelque vague bien-être… à condition que tous, en bas, puissent les garder au chaud…
     Bien entendu, on rétorquera : « Et l’argent des toreros ? », et l’on aura raison, quoique...

     Les toreros ne sont pas assez payés, au regard des risques qu’ils encourent, et cela, du plus obscur des subalternes au plus brillant des matadors, « figura del Toreo ». Qu’ils sortent d’un hôtel « sept étoiles », ou de la plus crasseuse des fondas, les toreros sont des hommes qui ne savent pas s’ils y reviendront s’y doucher, trois heures plus tard, et cela, pour certains, plus de cent fois par an. 
     « Aqui, se muere de verdad ! » Attention, on se joue vraiment la peau ! Le toro ne demande jamais le compte en banque ! Il charge, en plaza de primera, ou dans la rue d’un pueblo perdu au fond de la Castille. Il charge et il tue ! Parfois, et même trop souvent, des jeunes paient pour « jouer avec lui, pour jouer avec « Elle »… « Payer pour avoir le droit de mourir », faut le faire ! Aussi , on ne pourra jamais comparer les genres !
     Par ailleurs, les toreros, à maintes reprises, ont su, savent, et sauront, se montrer solidaires. On sait à quel point certains toreros aident, en catimini, telle  ou telle œuvre ; On sait l’Histoire taurine truffée de grands festivals au profit de tels ou tels « damnificados »… Tenez, pas plus tard que samedi, à Nîmes, des toreros s’habilleront  « campero » et s’en iront donner de leur talent et de leur cœur, au profit des sinistrés Toulousains. Que bueno ! Certes, ils seront remboursés de leurs frais, peut-être ; certes, cela leur fera de la pub, peut-être. Quoi de plus normal ? Mais le geste demeure, et le regard est clair, tout comme celui de ces vedettes qui, il y a deux jours, en plein campo andaluz, ont donné de leur passion et de leur temps, aux enfants cancéreux de Andex… Tous ceux-là, oui, méritent de se vêtir « de Bleu et or »…
     Nîmes monte un festival pour Toulouse, comme certains en montèrent, il y a quelques années… pour Nîmes. Qu’attendent donc les autres plazas ? Attendent elles donc que quelque catastrophe  les blesse à leur tour, pour un jour, « rendre la pièce » à ceux qui les ont aidées ? Pues, hombre !
     Enfin ! on ne changera pas, ici, le monde ! Mais cela fait du bien de pousser un coup de gueule, de temps en temps. Le problème, c’est que l’on y deviendrait vite aphone, tant il y aurait « matière à »…
     En attendant, vous qui êtes aficionados, allez donc faire un tour à Nîmes, samedi après midi, à 16 heures. Vous ferez, peut-être, que dans quelque appartement décent, un petit enfant ronronne dans les bras de sa mère, en paix. Et puis, à n’en pas douter, vous risquez de passer un sacré moment : Revoir Curro Vazquez et Jose Mari Manzanares, décontractés ! Applaudir « la garde Française » :  Fernandez Meca, Denis Loré, Julien Miletto ! Continuer à espérer, avec Uceda Leal, Encabo ! et puis… découvrir ! Découvrir Jose Mari Manzanares « fils », dont ce sera la présentation en France. Il a déjà fait sursauter l’Aficion et la Presse espagnoles… Voyons donc ses premiers pas en terre de France. Bon sang ne saurait mentir ! Et « aux âmes bien nées… » etc…
     C’est à Nîmes, et c’est samedi – 16heures . Cartel complet du festival au profit des sinistrés de Toulouse : Curro vazquez ; Jose Mari Manzanares, Stéphane Fernandez Meca, Denis loré, Luis miguel Encabo, Jose Ignacio Uceda Leal, Julien Miletto et le fils de Jose Mari Manzanares, face à des novillos de Victorino del Rio ; Victorino Martin, Palha et Yonnet…
     Tous ceux-là, oui… « de Azul y mucho oro ! »

 

LA TEMPORADA 2002, EN EUROPE, SE PREPARE… « A MEXICO » !

     8 Novembre : Rarement une saison mexicaine aura eu autant d’influence sur les probables évènements taurins, dans les ruedos européens, l’année suivante.
     On sait que 2001 s’est terminée sur une gigantesque explosion, entre toreros et apoderados de renom… « en toute amitié », bien entendu. Le Morante, Rivera Ordoñez, Padilla, Cordobes, Juan Bautista, pour ne citer que les plus en vue, tandis que quelques questions se posent  au sujet de Jose Tomas.
     Même Enrique Ponce a révisé ses comptes, et a musclé son administration, en joignant au « bon papa » Ruiz Palomares, le « joli papa » (lisez «beau père ») Victoriano Valencia. Seule stabilité : El Juli, « qui impose », mais paie comptant, sous la houlette de la casa Lozano et … de son papa « à lui ». De son côté, le Finito, vainqueur « accidentel » de 2001 (des blessures du Juli), pourrait avoir pris goût au maillot jaune, alors que jusqu’à présent, on lui reprochait quelque manque d’ambition…
     Mexico et sa plaza Monumental va être le champ de bataille où l’on va « battre les cartes de 2002 ». En effet, avec la signature de Jose Tomas, Mexico Capital va voir défiler, au cours de la même saison, toutes les vedettes de l’escalafon actuel, avec des enjeux de tous ordres. El Juli, Ponce, s’il est bien remis de son opération, Finito de Cordoba, Joselito, Tomas, le Morante, Caballero, et, à un degré moindre, Eugenio de Mora, Padilla vont mettre le paquet, car les plans de bataille de 2002 en Europe en découleront fort probablement.
     On parle de plus en plus d’une entrée du Morante de la Puebla dans l’équipe Martin Arranz. Si Jose Tomas y reste, (on murmure une prise d’indépendance, avec Corbacho comme seul maître du « Samouraï »), on pourrait avoir un bloc redoutable, mené par un apoderado redoutable.
     Arranz est il un apoderado pour le Morante ? Dans les circonstances actuelles, oui. Il est certain que l’on y perdra « en romantisme », mais, vu l’irrégularité du torero, vu cette difficulté a « rematar » une faena ou une feria, il est certain que son apoderado devra, en 2002, sortir les griffes pour l’imposer et lui rendre toute sérénité. Joselito, Jose Tomas et Morante, par toutes les plazas de la géographie, voilà qui ne déplaira pas, mais qui en fera hurler certains. D’abord les empresas, parce que « le » Martin Arranz, il y a longtemps qu’il a pris des cours sur l’Euro et acheté toutes les calculettes, aujourd’hui baptisées « convertisseurs »… Les Aficionados, eux, regarderont cela d’un œil perplexe… Joselito, Tomas et Morante… Que bueno ! Mais, avec quels toros ? Mais, que penseront les collègues ? « Bigre, « ces trois là » vont rafler toutes les mises. Donc, il faut triompher maintenant, et serrer les boulons… » Est ce parce qu’il savait cela que Ponce a fait rentrer le Victoriano Valencia, « comme négociateur musclé » ? Allez donc savoir…
     Toujours est il qu’on risque d’avoir « une guerre des mondes », l’an prochain…, dont les modestes et sans grade sortiront écrasés… ou remontés en première ligne ! Les petites empresas auront du mal à « s’offrir tout le monde ! » Ou elles ont les reins solides et vous montent des ferias qui réunissent, forcément, le haut du panier… ou, elles ne peuvent pas s’offrir « ces écuries », et elles imaginent, ouvrent leurs cartels, au risque de faire quelques « ploufs »… Au fond, on aimerait bien voir un cartel Luguillano, Javier Conde, Alfonso Romero… mais alors, « Bonjour le tiroir caisse ! »
     Jose Tomas va toréer deux fois à la Mexico, comme tous ses collègues. En fait, la grosse bagarre, commence dimanche, avec le cartel « à quatre », qui réunit Joselito et Morante, aux côtés d’Armilita et du Zotoluco. Lleno probable et « mucha expectacion ! »
     Ponce devrait entrer en lisse, en principe, le 16 Décembre. Juli a déjà « marqué le terrain », en province… Jose Tomas attaque son périple, dimanche, à Lima, où il est arrivé, hier.De fait, le Mexique et la saison américaine, en général, vont prendre la forme d’un gigantesque échiquier, qui pourrait bien devenir passionnant…
     Mexico, Lima, Quito vont être les premiers champs de bataille… à des degrés divers : Escarmouches au Pérou et en Equateur, mais « combats de titans », à la Mejico.
     Suerte aux toreros… mais surtout, une grande bonne chance à nous… les aficionados !

     Le Calendrier de Jose Tomas :
     11 novembre : Lima (Pérou) – 18 Novembre : Valencia (Venezuela) – 24 Novembre : Queretaro (Mexique) – 30 Novembre : Quito (Equateur) – 2 Décembre : Lima (Pérou) et 4 Décembre : Quito (Equateur)
     On parle de sa présence à la Monumental de Mejico les 20 Janvier et 3 Février.

     Les prochains carteles de « la Mejico » :
     11 Novembre (3ème de la Temporada Grande) : Armillita, Joselito, Zotoluco et Morante de la Puebla, devant des Reyes Huerta et Vistahermosa.
     18 Novembre (4ème) : Mariano Ramos, Eugenio de Mora et Antonio Bricio, devant des toros de Javier Garfias.
     25 Novembre (5ème) : Manuel Mejia, Finito de Cordoba, Manolo Caballero et Ignacio Garibay, devant des Reyes Huerta.
     On parle de la répétition de Padilla pour le 2 décembre ; du retour de Pablo Hermoso de Mendoza (également apodéré par Martin Arranz) pour le 9 décembre. Puis, on murmure fortement que, le 16 décembre, Eloy Cavazos fera ses adieux courroucés à la capitale, accompagné, pour l’occasion d’Enrique Ponce, qui « entrerait en guerre ». Compléteraient le cartel, le rejoneador Martin Gonzalez Porras, et peut être, Alejandro Amaya., bien que son apoderado, tancé par Rafael Herrerias, ait dû faire du rétro, dans ses déclarations.

 

PALHA…POUR TOUT LE MONDE !

     9 Novembre : Ben, mon vieux ! Dans le monde taurin, comme dans le politique, comme dans l’associatif, comme ailleurs… les grands « faut qu’on ! » et autres grands « Y a qu’à ! » (race de plus en plus étendue) finissent souvent par se faire renvoyer à dix mètres, avec un carton qui commence jaune, et finit parfois bien rouge…
      L’ANDA (association Nationale des Aficionados) vient de se réunir, il y a quelques jours, à Vic, pour tirer le bilan annuel de ses constatations aficionadas, dont on sait qu’elles visent, avec une exigeante érudition, à la sauvegarde de la qualité du spectacle taurin sur notre territoire. Parfois, on se dit « qu’ils poussent un peu ! », mais on ne peut s’empêcher de souligner leur intégrité, leur volonté de « laisser les choses bien claires » et, en un mot, leur Aficion.
     Bien entendu, le première lutte repose sur le combat pour l’intégrité du toro de combat : Trapio, pitones, casta, sont les mots clef que personne ne peut contester. Sinon… on ne parle plus de combat.
     Donc, chaque année, l’ANDA révèle son palmarès, distribuant à qui veut l’entendre, à droite et à gauche, les tableaux d’honneur et accessits que les divers acteurs du Mundillo  lui paraissent mériter en fin de notre temporada.
     Bien entendu, on a tendance à un peu forcer le trait sur les points noirs…et les pointes émoussées. C’est ainsi qu’ « égoïnes, râpes et limes » figurent au grand podium du « fortement présumé afeitado », tandis que quelques autres adjectifs viennent qualifier certaines « conduites  intérieures », peu propices à l’entente cordiale.
     Grand vainqueur de l’année… Joao Folque de Mendoza. Chapeau ! Un vrai carton plein ! Absent, mais « Palha » sur toute la ligne… En effet, le célèbre « ganadero empresario au service de sa ganaderia » portugais se voit décerner « la râpe d’argent » pour ses corridas d’Aire sur Adour, Tyrosse et Nîmes », et se fait épingler pour sa désastreuse gestion taurine et tarifaire en  « ses » plazas d’Alès, Aire et Tyrosse. L’hiver sera rude, mais voilà quelqu’un qui sera bien habillé, et pour un bon bout de temps… Mais, avec le talent qu’on lui connaît, nulle doute que monsieur de Mendoza saura rebondir (encore un as du « tu comprends ! », pardon, du « Vous comprenez ! »)
      Pour rester dans les histoires de cornes, le Capea se voit attribuer « l’égoïne d’or », pour son lot du 23 Juillet, à Mont de Marsan ; Floirac suit, à quelques pas, avec la lime de bronze, pour sa corrida de Aldeanueva du 20 Mai.
     A priori, il y a du y avoir du tirage entre l’empresa montoise et l’aficion locale, (on parle même de « mépris ») ce qui est fortement salué de « pitos » bien sonnés aux organisateurs landais.
     Mais, heureusement, après les « prix citron », arrivent les « prix orange », et là, le sourire revient sur les visages aussi anxieux que ceux d’un grand chef voyant sortir de son établissement les inspecteurs des guides Michelin et Gault et Millau réunis. « Vais je ou pas garder mon étoile ? ». Pour le « shérif » Palha, c’est réglé ! Mais pour les autres ?
     Mont de Marsan a donné la meilleure corrida de l’année : La de Victorino, le 26 Juillet
     Vic se voit récompensée pour la meilleure novillada, celle des intraitables Barcial, le 10 août en nocturne.
     Bayonne se voit félicitée pour sa façon de gérer ses tarifs.
     Nîmes, Présidente actuelle de l’Uvtf, reçoit un bravo pour son combat contre l’afeitado.
     Bernard Carrère reçoit « la plume d’aigle », pour son livre sur « Les élevages de Toros de Combat – Origine et évolution » (à placer dans toutes les bibliothèques aficionadas)
     Enfin, l’ANDA accorde les quatre voix dont elle dispose au jury du Prix Claude Popelin à Christophe Arnaud et Vicente Yanguez « El Chano », soulignant ainsi la qualité et la part de plus en plus importante prise par les subalternes dans la tauromachie moderne…
      Un palmarès qui fera grincer quelques dents, ou rosir de plaisir. Mais un bilan qui a le mérite d’exister, et qui rappelle à certains, qu’en France, l’Aficion se pose … « un peu là ! »

 

MEJICO : « CIRCULEZ, MONSIEUR JULI ! »

     9 Novembre : Au pays des Aztèques, on ne rigole pas avec le règlement, et toute dérive, tout coup de rogne intempestif, se voient immédiatement sanctionnés par un carton jaune, et quelque timbre fiscal à aller chercher au tabac du coin… (Ca vous dit quelque chose ?)
     Auteur d’un « coup de superbe », lors de la corrida du 4 Novembre, en plaza de Guadalajara, Julian Lopez vient de se voir infliger une amende (légère) de 11 000 pesos, pour avoir refusé de prendre une oreilles, parce qu’il jugeait, lui, en mériter deux. « Pas correct, ça, monsieur Juli ! N’oubliez pas qu’ici, le président s’appelle « El Juez ! ». Donc vous suivez son verdict, sinon… Allez, c’est bon pour cette fois. Circulez ! »
     Plus grave la sanction qui tombe sur le ganadero engagé ce même jour, en la plaza du Nuevo Progreso : 114 000 pesos de multa et deux ans d’interdiction de lidier dans cette plaza, pour la ganaderia du « Real de Saltillo ». Raison invoquée : Deux toros n’avaient pas l’âge requis : Les 3 et 4èmes, respectivement lidiés par Ignacio Garibay et Fernando Ochoa.

 

JOSE TOMAS VA TOREER PLUS QUE PREVU…

     9 Novembre : Il semble que, ans le contexte actuel, la venue de Jose Tomas au Mexique, soulève les passions et que, prévu pour trois ou quatre courses, son périple risque de se voir prolongé d’une bonne dizaine de contrats.
     On parle aujourd’hui de trois contrats à « la Mejico », (en décembre, janvier et février) et de multiples contacts avec Martin Arranz pour toréer dans les provinces. Tomas, qui enclenche, dimanche, à Lima, débutera, comme prévu le 24, à Queretaro, mais d’autres empresas reviennent à la charge et négocient avec l’Aministration du torero de Galapagar. A n’en pas douter, le diestro qui sait avoir manqué sa saison 2001, va vouloir « occuper le terrain » de façon brillante, de l’autre côté du Charco, histoire de revenir avec « un blason redoré », pour la prochaine saison en Europe. « La Tomasitis – capitulo 2- esta servida ! »
      Par ailleurs, il semble que le Morante prenne le même train, toréant plus que prévu et, sous la houlette à demi occultée de Martin Arranz, fasse une importante saison mexicaine, histoire, là aussi de relancer un moteur à demi grippé, depuis la San Isidro.
     Nouveau cartel signé : Juriquilla, le 23 Novembre, réunissant Morante, Juli, Jeronimo et Leopoldo Casasola.
     Bien entendu, la première phase de cette « Arranz strategy » repose sur l’actuacion de Joselito et du Morante, dimanche à la monumental de Mexico. Actuacion qui sera diffusée en direct sur la radio Cadena Cope,  à partir de une heure du matin, dans le cadre du programme « El Albero », de Pedro Javier Caceres.

 

NIMES, LIMA, MEXICO… BON VOYAGE !

     10 Novembre : Et si l’on partait en voyage, ce week end ! Avouez que le périple est tentant, même s’il faudra faire vite, entre le Pérou et le Mexique. Mais, cela vaut toujours mieux qu’une balade en B52, ou un tour en hélicoptère avec le Président de la République, qui « survole » le porte avions « Charles de Gaulle », mais va se poser sur un autre navire… Pas fou ! On ne sait jamais ! Avouez que, par les temps qui courent, voyager par internet est probablement plus sûr que « risquer un pied dehors ! »… On a tellement joué « les tolérants », que maintenant, la racaille, de tout âge et de tout poil, domine tout, de la cage d’escalier au plus grand des stades, au grand dam des agents de l’ordre et de la sécurité du citoyen, garants des libertés individuelles (ne faudrait pas l’oublier, même si cela paraît paradoxal !), trop occupés à essayer de parer les mauvais coups, et éviter de se faire tirer comme des lapins. Bonjour le Far West ! Mais bon !  Peu importe « aux cravatés » et « aux tailleurs Channel » qui, avec cette belle assurance de ceux qui n’ont jamais été attaqués ou terrorisés, un soir, en rentrant chez eux, multiplient les jolies phrases et larguent des millions, pour que nos rues ne brûlent pas trop…  Oui, vraiment, il vaut mieux aller se balader ailleurs, même si ce n’est que « par web » interposé…

 

     Première étape : Nîmes ! Habillez-vous bien ! Fait pas chaud, même si « la bulle » souffle douilletement ! Habillez-vous bien, soit, mais allez-y, et amenez du monde. Cet après midi, à 16 h 30, aura lieu « le Festival pour Toulouse ». Fait pas chaud ! Mais il fait encore moins chaud dans « l’ex-cité des violettes » !

     10000 maisons et appartements sont encore délabrés, les fenêtres arrachées, les toits béants, les murs lacérés… Des milliers d’enfants ont perdu leur chambre, leurs jouets, leur berceau, sous les yeux de leurs parents dont beaucoup trimaient comme des fous pour rembourser le crédit… Adieu nid douillet ! Merci AZF ! et, au passage, merci l’Administration des impôts qui n’a pas perdu le nord pour autant, et a quand même déposé ses « aimables demandes », dans chaque boite aux lettres…même défoncée.

     Toulouse a besoin de vous, a besoin de nous… Peut être ne voyez vous plus le petit panneau, sur notre page d’ouverture… « cliquez y donc » un instant ! Peut-être que c’est le moment, nous qui sommes loin de Nîmes, aujourd’hui, de passer quand même « por taquilla », comme ça, sans rien en échange, seulement pour qu’un enfant ait plus chaud, là bas…

     Sous la bulle nîmoise, un festival taurin, plein de promesses. Bien sûr, les français seront là : « Stéphane, Denis, et le petit Julien ». Bien sûr, on va regarder avec intérêt l’actuacion de Luis Miguel Encabo, qui est, dans les rangs du fonds, un des « bons » de la saison 2001. Bien sûr, on attendra un geste, un détail « inoubliable » de Curro Vazquez, ou d’Uceda Leal. Mais en fait, c’est la « Manzanares family » qui va attirer tous les regards. Jose Mari « papa », qui va sûrement feuilleter quelques pages du grand livre des souvenirs, ouvert ici… vers les années 72. Et puis, Jose Mari « junior », le fils du papa… Il se présente en France, jouissant déjà d’une belle réputation. Pour le moment, bien sûr, que des festivals… mais à voir les sauts de joie de son père, en le voyant toréer, on peut penser qu’il y a là… graine de star !

     Donc pour le prix d’un tendido, vous avez quelque chance de voir de grandes choses, cet  après midi, à Nîmes, d’autant que le ganado, également peut se joindre à la fête : Du Victoriano del Rio au Victorino, on l’espère collaborateur et…pour une fois, on ne fera pas la grimace, si le novillo de Palha sort « astigordo » ! Alors ! Nîmes pour Toulouse ! C’est aujourd’hui, en espérant une grande entrée et un franc succès, artistique et économique. Peut-être cela donnera t’il des idées à d’autres, même si… « fait pas chaud ! » 

 

     Deuxième étape : Lima. En fait, après le festival de Nîmes, un Ricard ou un grog, et vous filez à Garons d’où vous prenez un vol spécial pour… le Pérou ! 13 heures de vol, à peu près, si vous n’êtes pas détournés ! Arrivée, demain dimanche, à Lima. Hôtel, une bonne douche, on essaie de respirer profondément, à cause de l’altitude, et on file à la Plaza de Acho ! Bicentenaire, la vieille dame toute rouge ! Une des arènes « référence » de la tauromachie en Amérique du Sud.

     Demain dimanche, 11 Novembre, se donne la deuxième corrida de la Feria du Senõr de los Milagros. Au cartel, face à des toros mexicains de Manolo Martinez, Finito de Cordoba, qui vient de terminer son voyage de noces en Italie, et à laissé sa belle mariée à Madrid. Maillot jaune de l’escalafon 2001, auteur de bonnes choses en cette plaza, Finito va vouloir confirmer. Maintenant, trois semaines sans toréer… et en voyant « d’autres merveilles ! » (je parle de l’Italie, bien sûr !). A ver si no ha perdido el sitio ! A ses côtés, Ignacio Garibay, jeune mexicain qui fait ses armes et pourrait bien rejoindre le peloton de tête, au pays de Aztèques. Mais, bien entendu, tous les regards se porteront sur Jose Tomas, qui débute là une surprenante tournée « en vedette américaine », parsemée de points d’interrogation. On murmure, de plus en plus fort, qu’il y aurait rupture avec Martin Arranz, à moins… qu’il y ait nouvelle stratégie de cet apoderado ingénieux et caractériel… On parle d’un trio Joselito, Tomas, Morante, téléguidé par Arranz, via « trois apoderaditos » à sa baguette. Imaginez un instant que les trois toreros fassent un tabac aux Amériques, et reviennent chargés d’or et de lauriers. Bonjour les négociations pour la saison 2002 !

     Ce dimanche 11 Novembre est une des premières dates clef de ce « chalenge ». A n’en pas douter, Jose Tomas va tout faire pour remporter « le Scapulaire » de Lima 2001. Demain, première manche. Deuxième, le 25, avec Ojeda. Attention, il n’y aura pas de belle !

 

     Troisième étape : Mexico. Je sais, c’est à la même heure ! Débrouillez-vous comme vous voulez, mais vous ne pouvez pas manquer cela !

     Imaginez un peu ! Demain, il y aura probablement lleno, à la Monumental de Mejico. Près de 50 000 personnes qui vont vibrer à cette rencontre digne d’une finale du Mundial de Foot : Les deux meilleurs toreros mexicains (même si l’un est un peu rabougri) Armillita (de moins en moins Chico) et le Zotoluco, qui revient en « général », après ses grandes batailles de la campagne espagnole. Face à eux, deux « tout bons ! » venus de Madrid et Séville, capitales de la tauromachie : Jose Miguel Arroyo « Joselito » - (qui a coupé un rabo, ici, le 25 février 96, au toro « Valeroso » de « Santiago », et que Mexico attend avec enthousiasme, depuis 1998) – et le Morante de la Puebla, dont on sait qu’il peut « révolutionner » la Monumental, en deux capotazos. Pancho Villa n’a qu’à bien se tenir !

     Cette corrida représente plus, pour les deux espagnols, qu’un cartel de lujo ! Demain peut se couler « la première pierre » du grand édifice appelé « temporada 2002 », de la « Martin Arranz Corporation ». Jose Tomas, à Lima ; Joselito, à Mexico, flanqué du challenger, Morante de la Puebla… On connaît quelques figuras et quelques empresas qui vont « veiller tard », demain. Les toreros savent ce qui se joue là. Reste la question de toros : Ils seront quatre de Santiago et quatre de Vistahermosa. Pourvu « que embisten ! » 

 

      Sacré week end ! Sacré voyage! Beaucoup d’émotions et quelques “chaleurs”, en perspective. C’est bien pour cette raison, que vous ne pouvez pas manquer cela !

     Mais allez ! On n’est pas chiens ! Si vous voulez rester « sous la couette », on ne vous en voudra pas ! On vous racontera !

     A demain donc ! Mais en attendant, n’oubliez pas : Cet après midi ! 16h30, Nîmes… pour Toulouse. Allez y ! vous n’avez même pas l’excuse du rugby ! Ne vous inquiétez pas, le « France- Afrique du Sud », vous le regarderez ce soir… dans l’avion !   

 

« LES BOULES… SOUS LA BULLE ! »

     11 Novembre : « Voilà ! Ils ont l’air malin, maintenant » se diront quelques empresas, bien au chaud sous la couette, en lisant le résultat du « Festival pour Toulouse », hier, à Nîmes : 4500 personnes , environ, sous « la bulle ». Bon ! d’accord, les français sommes ainsi faits qu’ils ont la bouche pleine de mots solidarité, fraternité, mais, au moment de le prouver, simplement par la présence et « quelques billets », c’est un tout autre refrain. C’est comme ça ! Mais, au moins, « à Nîmes, ils l’on fait ! »
     Pourquoi si peu de monde ? Parce qu’il faisait froid ? Parce que « la saison est terminée » ? Parce que…Nîmes a oublié ? Oublié ses rues dévastées, ses maisons inondées, ses voitures emportées… Nîmes, la nouvelle, la belle, la lumineuse, a t’elle donc oublié la solidarité des autres, quand… ? Ce serait bien dommage…
      Trop peu de monde dans les gradins. Pourquoi donc ? On aurait plus faire mieux ! Le cartel était trop faible, trop déséquilibré… Hombre ! Pas sympa pour ceux qui ont donné leur temps, leur talent, leur courage… Qu’importe donc ! d’autant que ce cartel jouait sur le « double sentimental » : Le souvenir et l’espoir, d’une part ; Le local et le « tricolore », d’autre part. Certes, Encabo et Uceda Leal ne disaient rien. Ils étaient là, y punto.
     Même pour les bomberos toreros, la plaza aurait du se remplir, hier. On ne venait pas voir toréer… on venait « aider ceux de Toulouse ». Qu’auront donc pensé les jeunes du Club Taurin Toulousain, venus assister à « leur festival » ? Ils n’auront pas osé songer qu’à 50 frs le tendido et 120 la barrera, les gens auraient bien pu « se bouger », mais au fond d’eux mêmes, ils n’auront pu s’empêcher de penser que le mot « solidarité » est un bien joli mot… tant qu’il reste écrit sur un papier !
     Poca Aficion ! Poca solidaridad ! Et c’est bien dommage… d’autant qu’il y eut de très bons moments, au cours de la funcion : le capote de Manzana, l’épée de Denis, et… « le fils du père » ! Jose Mari Manzanares, fils de Jose Mari Manzanares ! Le grand garçon, impeccablement vêtu, n’a pas déçu : son toreo est aussi doux, aussi profond que le velours bleu roi de sa chaquetilla campera. S’il réalise, plus tard, ce qu’il a montré cette année, en maints festivals… on peut dire que le nom de Manzanares va sonner encore longtemps…
     Rien que pour cela, on devait venir ! Certes, ceux du Sud Ouest ont des excuses. « Nîmes, c’est louiiin ! » Bon, d’accord… Alors, faites aussi quelque chose, « par chez nous » ! et soyez assez inventif pour amener du monde, même au froid : Le Cordobes père veut s’en aller glorieux… Paco Ojeda veut revenir ! On ne peut donc pas les convaincre ? on met un cavalier devant, style Alvaro Montes… y a ver si no vienen, pour cette cause là ? « Pas en décembre, quand même ? »  Non, mais pour le Noël 2005, ce sera trop tard ! Du moins, on l’espère.
     Enfin, Nîmes l’a fait, et s’il n’y a que quelques milliers de francs pour Toulouse, ce sera toujours cela, et les consciences seront presque tranquilles.

     10 Novembre – Nîmes – Festival « pour Toulouse » - 4500 personnes environ – Froid : (de notre correspondante)  Le résultat du festival a été en partie gâché par la disparité comportementale des novillos, selon qu’ils provenaient de Victoriano del Rio, réputés « de dulce », ou d’autres ganaderos  dits « durs », comme Victorino, Palha, Yonnet. Les toreros ont fait face, avec la meilleure volonté du monde, sans atteindre forcément les sommets que l’on attend lors d’un festival bénéfique.
     Curro Vazquez a donné quelques bon détails face au premier Victoriano del Rio, faible de l’arrière. Ovation – Le deuxième, burraco de la même ganaderia, permit à Manzanares (mince et cheveux courts) de toréer magnifiquement avec le capote. Après, ce fut moins régulier et l’épée… Hum ! Ovation – Meca fit face à un vilain Victorino très court de charge, mais pas de mauvaises idées. Ovation – Denis Loré a coupé la première oreille, à force de métier et surtout, confirmant son talent de grand estoqueador. Toro manso de Palha et faena movidita mais intelligente et vaillante – Encabo ne put rien faire devant le Carriquirri, totalement opposé au moindre effort – Uceda Leal et sa classique froideur, dans une ambiance gelée, face à un toro de Victoriano, qui méritait plus – Julien Miletto qui fit « ce qu’il put », avec un regalito de Yonnet. Vaya un festival !
      Puis il y eut « Manzanares Fils ». A n’en pas douter, il a créé un gros impact et sa présentation en France ne peut qu’y présager de multiples paseos l’an prochain, puisqu’il débuterait « con caballos », en mars, à Olivenza. Il a tout, et surtout, le secret « del temple ». Toréant lent et profond, le fils de son père a enchanté le public, tandis que dans le callejon, beaucoup le couvaient du regard, en particulier, « les deux vétérans »… Deux oreilles et gros triomphe pour ce Manzanares qui devrait nous faire courir, l’an prochain. Asi sea !

 

HIER… AUX AMERIQUES !

     11 Novembre : Triomphe de Pablo Hermoso de Mendoza au fin fond du Mexique, et très digne réapparition de Mari Paz Vega, au Venezuela. Au sujet de « Filles toreras », un joli moment de tendresse, d’aficion, et de classe, pris au vol, l’autre jour, sur une chaîne espagnole : Une élève de l’école de Madrid, pleine de cette « ilusion » qui renverse les montagnes ; Sa mère, aficionada de verdad, mais qui se mine, en voyant sa fille aller au toro ; ces filles qui dessinent au vent d’impeccables lances, comme autant d’hommages à la « gente torera »… et puis, le père de l’école, le professeur, le maître, Gregorio Sanchez, « torero, en la calle, como lo fue en la plaza »… Aussi torero, en civil, qu’il le fut, jadis, dans l’arène ! Muy bonito !

    10 Novembre – Valencia (Venezuela) - 1/3 de plaza: Certes, une petite entrée dans une arène de 18000 places, mais la situation, là bas, n’est pas plus brillante qu’ailleurs, semble t’il – Corrida de la Cruz de Hierro, bien présentée et brave, mais totalement éteinte au troisième tiers – Seule, Mari Paz Vega, qui réapparaissait 10 mois après sa lésion à Mexico, put recevoir quelques ovation, devant le deuxième de la tarde. Pour le reste et pour les compagnons, Jose Antonio Valencia et le mexicain Jeronimo, ce ne fut que silence et palmas.
     Ce 11 novembre : deuxième corrida, avec des toros du Capiro, pour Manuel Diaz « El Cordobes », qui vit un sale moment personnel, Leonardo Coronado et Pedrito de Portugal.

   10 Novembre – Teocaltiche (Mexique) : Quatre oreilles y un rabo pour Pablo Hermoso de Mendoza, face à deux toros de Mariano Ramirez – De leur côté, les matadors Manolo Mejia et Luis Fernando Sanchez, font une et deux oreilles, respectivement.

     Aujourd’hui, 11 Novembre, tous les regards des aficionados, de certains toreros et des hommes d’affaires du milieu taurin, se porteront sur Lima, où Jose Tomas attaque sa saison américaine, en compagnie du Finito et de Garibay, tandis que Mexico assistera au gros mano a mano « Mexico-Espagne » :   Armillita et Zotoluco, contre Joselito et Morante de la Puebla. A ver lo que pasa ! Il y aura beaucoup de « doigts croisés », derrière les dos !  

 

PREMIER ECHEC DE LA « MARTIN ARRANZ CORPORATION »…

     12 Novembre : … Et, en passant, nouvel échec de notre serveur, qui a de fâcheuses tendances à partir en week end, pendant que les autres bossent. Quel chameau ! Mille excuses, sans pouvoir vous promettre que cela ne se reproduira plus.
     Du coup, vous n’avez pu suivre notre programme taurino-touristique (voir édito de samedi 10 Novembre) et du coup, Lima et la Mejico ne se sont pas remplies… On vous y attendait !
     L’actualité de ce dimanche reposait sur deux corridas primordiales, auxquelles prenaient part les deux toreros d’Enrique Martin Arranz, Joselito et Jose Tomas, ainsi qu’un troisième, dont on murmure qu’il pourrait bien entrer dans l’équipe : Morante de la Puebla.
     Jose Tomas débutait, à Lima, une saison américaine, destinée à redorer le blason, avant la saison 2002 en Espagne, qui sera pour lui, celle de la consécration, ou celle de la chute définitive.
     Joselito et Morante jouaient gros, à la Mejico, face aux deux vedettes aztèques que sont Armillita et Zotoluco. Malin, le Martin Arranz, qui comptait sur les deux mexicains pour remplir la plaza jusqu’au toit, quitte à en attribuer le mérite, ensuite à ses poulains… Oui, mais voilà !
     Tant à Lima qu’à Mexico, les choses ne se sont pas bien passées. Un peu moins de ¾ de plaza au Pérou, et « seulement » 35000 spectateurs à la Monumental, sur les 48000 possibles. C’est déjà, là, un gros échec.
     Puis, il y a le sorteo capricieux des toros… Alors, en fin de compte, cela se termine presque en débâcle : trois toreros, six toros, pas une seule oreille ! En Espagne, certains qui mâchonnaient  nerveusement leur cigare éteint, ont tout à coup mieux respiré, et sont partis s’en rallumer un autre, empestant toute la maisonnée…
    Que voulez vous, il y a des jours comme cela ! Et hier, 11 Novembre, c’était « le jour du Mexique ». Tandis que nos footballeurs patinaient devant les kangourous… tandis que ceux du Brésil ont perdu le duende et font peine à voir, au point qu’ils ne disputeront peut être pas « la grande fête », le Mexique, lui, se qualifie en mettant trois buts au Honduras, une heure avant la corrida. Malgré son trac, on imagine le Zotoluco, à l’hôtel, s’habillant de lumières, les yeux rivés sur son poste de télé. Viva Mejico ! Après cela, bien sûr, il est parti à la plaza, gonflé à bloc…  Le reste vint tout seul. Armillita l’accompagna gentiment… pas trop vite, jusque ce qu’il faut… Et les deux espagnols se ramassèrent, pour de multiples raisons. Total : Le Zotoluco coupe deux oreilles et sort à hombros.
     A Lima, on attend Jose Tomas… mais c’est le Finito qui, malgré sa grippe et deux toros “pas moins pires”, coupe une oreille chaque fois. La corrida allait se terminer, et le torero de Galapagar s’était probablement retranché dans ses pensées…  Ne voilà t’il pas que le sixième sort magnifique et que ce jeunot mexicain, Ignacio Garibay, lui monte un faenon, coupant deux oreilles. Maldita sea ! Encore le Mexique ! Il va falloir changer la date de la Fête nationale…
     Voilà ! Tout est à refaire. Bien sûr, on maudira les toros, impossibles. Certes. Mais, au bilan final, statistiques en mains, les Aztèques ont collé une sacré pâtée, hier, aux Ibères ! Et « grand sachem » Martin Arranz va devoir remettre cela, un autre jour, ailleurs. Cela sera moins facile, et cela va prendre du temps. En Espagne, on respirera mieux, jusqu’à la prochaine alerte…
     Pendant ce temps, le Juli remporte « l’Oreille d’Or 2001 » de Radio Nacional de España, ce qui paraît logique, malgré la campagne d’Enrique Ponce. Et, du côté de chez nous, c’est le petit Cesar Jimenez qui reçoit « le Traje de Oro 2001 », mis en compétition par les grands médias de notre Sud Ouest. A Valencia, on ne finit pas d’ouvrir les enveloppes, en se demandant qui va bien pouvoir gérer la plaza, l’an prochain. Il y a quelque favori, mais aussi quelque gros challenger. Curro Romero accompagne le premier, Simon Casas et Paton sont sur ses talons… A ver quien gana ? Des « comecocos » en perspective !
     Mais tout cela n’est qu’anecdote… Hier, toute l’actualité est aux couleurs mexicaines : 3 à 0, face au Honduras… et 4 à 0 face devant les espagnols… Aayyyyy !

    11 Novembre – Mexico (plaza monumental) – 3ème corrida de la Temporada grande – Environ 35000 personnes – Du vent : On a fait un vibrant accueil au Zotoluco, en fin de paseo, et les quatre toreros durent saluer l’ovation. La corrida commença dans un climat de bienveillante chaleur, et se termina dans l’indifférence et la tristesse, en particulier pour le Morante, tandis que le Zotoluco sortait à hombros.

      Huit toros pour Armillita, Joselito, Zotoluco et le Morante. Cartel de lujo, et pourtant, la Monumental ne s’est pas remplie. Quatre toros de Vistahermosa (2,3,4 et 5èmes) dont les deux premiers, bons ; et quatre de « De Santiago » (1,6,7 et 8èmes) noble le premier, et plus ou moins catastrophiques les autres. Gros scandale avec le dernier, anovillado, que le président Manuel Gameros refusa de renvoyer. La bronca fut épique, le ruedo s’emplissant de coussins. Le calme revenu, le Morante toréa devant un public indifférent, qui quittait les gradins.
     Armillita Chico (de cardinal et or) fut « à son habitude », économe de ses gestes et de son courage. Le premier lui permit quelques bons détails, quelque naturelle, quelque trincherazo. Mais le bilan global est : prudent. Media trasera et deux descabellos. Ovation. Cela se gâta un peu devant le cinquième de Vistahermosa, faible. Bajonazo « de los buenos » et Silence  
     Joselito débuta en artiste, avec le capote : véroniques seigneuriales et joli quite par chicuelinas. Bon début de faena, qui se poursuit en essayant d’allonger la charge du Vistahermosa, noble, mais faiblard. Jolis passage, mais pas de liant. Final par manoletinas. Pinchazo et entière desprendida. Ovation. Le sixième Santiago sort bien, reçu par une larga à genoux. Hélas, il baisse soudain de ton, au tiers des banderilles. Pas grand chose à faire. Estocade caida et quelques bravos. 
    Zotoluco, de bleu France et or, est en pleine bourre. Accoutumé aux grosse bagarres d’Espagne, il retrouve « son » toro mexicain, et forcément, le trouve facile. Beaucoup de calme, d’intelligence, de sitio, chez ce Zotoluco qui a, hier, enchanté la Mejico, face à son premier Vistahermosa, du nom de « Macareno », auquel il coupa les deux oreilles, sur insistance du public. Toro aux forces limitées, que le diestro sut soutenir, toréant en douceur, sur les deux côtés, et terminant d’une bonne entière. Gros triomphe, et un torero qui « met de la distance », avec ses concurrents. Le septième de « De Santiago » montra immédiatement du sentido, et là, il convenait de se défendre. Silence
    Mal servi au sorteo, le Morante a connu un échec. Il ne put toréer le quatrième au capote. Toro sans classe ni force, qui passe, la tête haute, en tirant un derrote à mi voyage. Joli quite, quelques détails sans arriver à corriger les défauts. Silence. Le huitième est une espèce de moustique qui lève une grande bronca. Le Juez de Plaza ne veut pas le changer. On connaît la suite. Ecoeuré, le Morante va essayer quelques passes, et catastropher sa mise à mort, tandis que le public déserte les gradins. Avis et silence. Grisaille totale, dans le camp espagnol, tandis que les mariachis fêtent la salida a hombros du Zotoluco. Viva Mejico !
     (Photo Angel Guevara, du quotidien mexicain « Reforma », avec nos remerciements) 

      11 novembre – Lima (Pérou) – 2ème corrida (4ème de Feria du Señor de los Milagros) – Presque ¾ de plaza : Six toros mexicains de Manolo Martinez, inégaux en tout. Le meilleur, de très loin, fut le sixième, qui fut honoré d’une vuelta posthume.
     Malgré une forte grippe, Finito de Cordoba, face à deux toros qui eurent du mal à se livrer, a retrouvé tous ses recours techniques et artistiques. Toréant sobrement, fermement, mais parsemant ses trasteos de détails de classe, le cordouan n’eut aucun mal à dominer ses adversaires, coupant une oreille chaque fois – Jose Tomas était attendu… et s’en fut bredouille, ne pouvant exprimer son toreo devant deux toros bien pénibles : Manso rajado son premier, mal tué en quatre descabellos. Avis et ovation. Le cinquième est arrêté, freins à main serré. Bajonazo. Silence. Bof !
     Le jeune mexicain Ignacio Garibay se présentait. Pas grandchose à faire devant le troisième, très court de charge, qui lui mit une vilaine voltereta. Silence. Par contre, le magnifique sixième, du nom de « Huron », lui permit une faena de gusto, alliant le toreo classique, lent, reposé, et les adornos artistiques du meilleur effet. Estoconazo et deux grosses oreilles pour le mexicain, qui devient un ferme candidat au fameux « Scapulaire d’or »

     11 Novembre – Valencia (Venezuela) – 2ème de la Feria de la Naranja –Meilleure entrée que samedi : Les toros du Capiro sont sortis « en échelle » : Poids inégaux, trapio divers, cornes douteuses. Quant au comportement, il fut décevant, excepté le quatrième « Travieso », à qui on donna vuelta – El Cordobes a fait du spectacle, coupant l’oreille du quatrième – Très aimé ici, le Pedrito du Portugal a coupé les deux oreilles du cinquième, du nom de « Soñajero » - Quant à Leonardo Coronado, on le vit bien au capote et torero dans sa faena au sixième, dont il coupa une oreille.

 

BELOTE, REBELOTE ET DIX DE DER… INDULTO !

     13 Novembre : Réunies dans leurs préconisations aficionadas, l’ANDA et la Fédération des Sociétés Taurines de France insistent lourdement sur « les conditions de l’Indulto. Certes, elles ont raison de souligner le trop grand nombre de toros grâciés, parce que « très nobles », plutôt que « très braves », parce que suivant la muleta « como bobos », après n’avoir pris qu’une pique et un refilonazo. Et de suggérer aussitôt : quatre piques et trois paires de banderilles.
     Dans l’absolu, rien à dire la-dessus… Seulement voilà : quelle différence entre le toro « Huron », lidié hier à Lima, qui a permis la grande faena de Garibay, et cet autre « Huron » dont vous irez chercher l’histoire dans le Cossio ? La même différence qu’il y a entre un Charlie Gaul  et un Richard Virenque. L’un courait jadis avec ses tripes, ses muscles et « sa mala leche ! », l’autre court aujourd’hui avec une bonne équipe, ses muscles et « la préparation de ses muscles »… Les deux sont braves, les deux sont des champions, mais il y a un abîme entre l’un et l’autre…
     Quel toro peut, aujourd’hui, prendre quatre piques, puis soixante dix muletazos ?
     Quel public accepterait aujourd’hui de voir un toro aller quatre fois au cheval ?
     Quel torero, aujourd’hui, accepterait de mette son toro, quatre fois au cheval, au risque de ne plus rien retrouver à la muleta, surtout si les copains lui ont mis un bain, en alternant aux quites ?
     Et pourtant… Bien des « monopiques », traseras rectifiées, interminablement rechargées, en valent bien quatre. Là est le problème, et tout le monde en est le témoin complice.
     Imaginons un toro, correctement présenté, sortant avec force et alegria… et qui garde ses qualités après trois tours de plaza « à fond », six véroniques et une demie bien sèche qui le laisse là, bien fixé. Déjà, un énorme bon point, si le toro au premier cite, quite la barrière où  on le retenait, suit le chemin du capote qui le met en suerte et s’arrête « fijo », regardant le groupe équestre. Déjà magnifique qu’il ne se soit pas cassé la figure avant ce moment… Imaginons qu’il parte comme une fusée, mette la tête droit dans le peto, et pousse, la queue en l’air, à grands coups de rein… Et c’est là que l’on a « le problème des années 2000 ». Le picador, qui n’en voit pas beaucoup « des comme cela », s’agrippe à tout ce qui ne bouge pas, et fait ce qu’il peut. Seuls, des grands, et ils sont une dizaine (style Efren Acosta, Anderson Murrillo, Pimpi…) tout au plus, vont calibrer leur châtiment, en fonction de l’intensité de la charge et de la bravoure du toro.
    Pendant ce temps, que se dit le maestro ? « Sacré bon dieu, en voilà un qui va me manger tout cru ! Va falloir lui en donner. Mais qu’est ce qu’ils ont à hurler ? Attends, je ne vais pas le mettre trois ou quatre fois au cheval, pour que les autres arrivent « comme des fleurs » à leur quite, et me mettent un repaso, alors que j’aurai été « juste » au premier, parce que l’animal est encore entier… Et en plus, ils vont me piquer des passes… je vais me retrouver avec un bloc de marbre !  Pas fou, non ! » Du coup, le torero lève le bras et semble crier « Vale ! Valeeee ! ». Mais, approchez vous bien… écoutez mieux ! Au milieu des hurlements, tandis que le piquero fait la sourde oreille et s’acharne, ne vous semble t’il pas entendre autre chose, du style « Dale ! Daleeee ! »? Et, du coup, le toro va prendre l’équivalent de quatre piques, puis répondre, en hésitant un peu, à l’unique quite du matador de turno. Y ya esta ! On fait le beau, au sortir de la serpentina, ou de la larga, et, « erguida la planta », on demande le changement, « sous vos applaudissements », tandis que le président s’essuie le front « Ouf ! »
     Le toro prendra t’il ensuite la soixantaine de muletazos souhaitée par tous, en séries de cinq ou six, bien liés, et rematés par le sacro sainte tanda de manoletinas ? Ca, c’est autre chose ! Mais, s’il le fait, avec douceur, noblesse totale, et si le maestro sait joliment exploiter sa charge…à tous les coups, on commence à bouger dans le callejon, comme à Jerez, cette année, puis un puis deux, puis des dizaines de mouchoirs accompagnent la demande d’indulto. C’est ainsi.
    Si vous ajoutez à ce délire, le terrible problème, actuellement sans solution, de la faiblesse congénitale de 70% des toros actuels… que doit on faire ?
     Une solution, peut être, qui pourrait aider :  Permettre à chaque torero de lidier « entièrement » son toro. C’est à dire : Chaque torero mène sa lidia, comme il l’entend, fait donner les piques selon son souhait, et fait « tous » les quites.
     Ainsi, peut-être, on verrait « lucir al toro », en piques courtes, entrecoupées de quites variés et talentueux, ce qui ne ferait qu’accentuer les possibilités de triomphe du maestro, en prédisposant mieux le public à l’égard du muletero. Ainsi, on verrait des quites… Ainsi, on verrait des lidias… Ainsi, on verrait des toros ! En un mot, ainsi on verrait « qui est un Lidiador accompli » et «qui est un sinverguenza », car… aujourd’hui, bien des toros prennent « quatre piques »…
    Peut-être serait-ce une des solutions pour que le toro puisse briller et, s’il est exceptionnel de bravoure et de noblesse, alors, le critère « des quatre piques et trois paires de palos » peut, effectivement, être le base de « l’indulto », de la grâce, qui doit rester l’exceptionnelle récompense d’un toro complet, aux trois tiers.
     Voir ce qu’en pensent les professionnels ? Voir ce qu’en pensent l’ANDA et la Fédération de  Sociétés Taurines ? Voir ce que vous en pensez… vous ?  

 

PAUL ET MICK !

     14 Novembre : Ca y est ! C’est parti ! Que ce soit sur les champs de bataille ou sous les lambris de grandes salles de conférences internationales… Que ce soit dans les tribunes des grands quotidiens, les despachos des grandes plazas, ou dans la plus petit des Peñas, l’hiver ouvre les portes au sport favori : « La polémique ».
     Dans le premier cas, les divergences d’opinions peuvent se traduire par des milliers de morts, par un peuple qui sort d’un cauchemar pour se diriger vers une pesadilla… Attention ! Danger ! L’important, ici, est de garder raison, de penser à ceux qui ont tout à reconstruire, et ne pas jouer, avant tout, « les grosses têtes », surtout si, au moment du canon, on a joué « petit bras »… Et puis, au lieu de vouloir policer « ceux de là-bas »… on ferait mieux d’aider la police « d’ici »… Mais bon !
     Le 13 Novembre 2001 est un jour historique ! Les Taliban sont tombés… ou ont fait semblant. A Kaboul, les hommes se rasent une barbe de plusieurs années, et les femmes sourient, à visage découvert, pour le moment. Comme dirait le politique averti : « On ne peut que s’en féliciter » (ce qui est une expression particulièrement idiote !) Mais, Cuidado ! La lidia, là –bas, n’est pas facile et puis, hier, c’était « Martes y 13 »… On verra bien, mais en attendant, un visage de femme a présenté le journal à la Télé Afghane, et cela vaut bien une énorme ovation. Reste à savoir si elle continuera à l’écran, la jolie PPDA…
     Chez nous, « dans notre monde à nous », « Paul et Mick » sont de sortie : La bagarre est lancée autour de la probable présidence de l’UVTF, par la Ville de Dax. On va ferrailler également sur plein de « Clochemerleries » au sujet de « qui a téléphoné le premier », « qui a sauvé la patrie »…etc. Autant continuer à disserter sur « Qui a cassé le vase de Soisson ? ». Donc, ne pas compter sur nous pour, ici, s’embarquer avec « Paul et Mick ». Ici, il y a de la place pour tout le monde, à condition de faire les choses « Bien ». On sait ce que valent les Associations ! (Moins que zéro, lorsqu’il s’agit de respecter à fond ce pourquoi elles ont été créées. C’est le seul endroit où parfois, et même souvent, ceux qui ne font rien, et n’ont rien à y faire, ont autant de poids que ceux « qui s’y décarcassent ») Donc, dans ce milieu où c’est « un pour tous et chacun pour moi ! », on ne peut que laisser à chacun « un crédit ouvert », tout en restant vigilant sur ce qui se passe en chaque lieu… Si on veut des exemples de décisions communes allègrement tutoyées…on pourrait feuilleter quelques archives.
     Donc, « polémiques ! à d’autres ! »…
     Par contre, on suivra avec attention et quelque inquiétude les éclats de voix qui accompagnent les premiers pas du « duo apoderado » d’Enrique Ponce. De tous côtés, en particulier de Salamanque, on tire à boulets rouges sur ce qui vient de se passer : Malgré toutes les assurances et les bonnes paroles, personne ne doute que Juan Ruiz Palomares, apoderado de toujours, apprécié de tous, est « poussé vers la sortie », par un Victoriano Valencia, honnis de tous, mais qui n’a qu’une qualité : être le père d’une jolie fille, épouse d’Enrique Ponce. Vaya guerra se prepara aqui... ! Guerre de communiqués, guerre de déclarations et de petites phrases…La planète Poncista va être coupée en deux, l’an prochain. Cela a déjà commencé. Ponce a mis le doigt dans un terrible engrenage, qui pourrait bien lui valoir « plus que des casse têtes »...
     Terrible, la presse, qui fustige le passé empresarial et apoderado de Victoriano Valencia : Ayant coulé El Puno (après le Festival de Madrid), Manili (à son grand retour), Pedrito de Portugal (à l’époque où il avait ouvert la porte du Prince, à Séville), pour arriver à l’ère « Juli », où son attitude « y afan de protagonismo » ont fait quelques vagues, au point que le torero dut dire « Halte là », pour finir par la campagne désastreuse de Manuel Diaz « El Cordobes », co