L'ACTUALITÉ TAURINE
(Mars 2001)
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LE « PROJET » DES TOREROS... 1er Mars : On a, de tous côtés, parlé « projet », hier, 28 Février 2001. Certains ont fait leurs déclarations, tranquillement, comme Joselito, à la veille de son grand défi, ou comme Jesulin , à la veille de son grand retour. A Malaga, trois toreros ont fait part de leur projet : Martin Antequera, premier matador promu en 2001 a exposé en direct à la télé, sa grande bonne volonté, mais aussi ses limites. Espartaco a promis qu’il allait faire tout ce qu’il pouvait pour que cette saison d’adieux soit digne. Quant à Rivera Ordoñez, il a présenté, un projet « plus conservateur », débutant sa saison comme il a terminé les précédentes... sans se casser la tête. Il y avait hier, plus près de nous, un autre mano a mano, télévisé, que certains auront suivi avec passion et admiration, selon « la carte », d’autres avec dégoût. Vaya mansada ! Quel concours de platitudes, de vulgarités échangées, de faux rires, de venimeuses amabilités, de coups bas et d’acides apostrophes. Au milieu, un pauvre arbitre qui n’avait d’autre préoccupation que « ce pauvre chronomètre ». Tout ça... pour ça ! Pobre Paris ! En parlant de pendule, la conclusion taurine de cette rencontre pourrait bien être : « Tres avisos, y el toro al corral ! » Pendant ce temps, on regardait avec effarement, une fois de plus, les effets de notre remarquable organisation et sens de la prévision. Tandis que la terre tremble dans le monde entier et que nous y envoyons des équipes admirables, équipées, entraînées, pleines d’humanité et de pundonor, on s’aperçoit que chez nous, par un soir de neige, on peut crever sur le bord d'une autoroute. On voit que l’on peut laisser des femmes, des bébés, des vieillards, sans assistance, sans chaleur, dans l’obscurité et l’effroi... Pendant ce temps, on assiste au procès d’une mère qui n’en pouvait plus de souffrir et de voir la souffrance de son enfant. Sa décision a été terrible, à la hauteur de ses souffrances... Alors, devant tant de gâchis, on ne peut s’empêcher de reprendre une des interjections, aimablement lancées hier... « Ils sont gonflés, tout de même ! ». Pas à dire, les « faut qu’on » ne volent pas bien haut, et celui qui « émettra le projet » d’une glissière centrale amovible, tous les trois kilomètres, sur nos autoroutes, n’est pas encore né... Dans le monde taurin espagnol, Juan Posada lorgne vers les résultats des tests ESB, effectués sur les novillos de la récente Feria des Mimosas, à Nîmes. Tous se sont révélés négatifs, et la viande à donc été normalement commercialisée. Alors il pose la question à ses responsables : « Si les Franchutes peuvent mettre cela en place, et que cela marche... pourquoi pas nous, en Espagne ? » Peut être que le nombre d’animaux à analyser n’est pas le même... Hors fêtes populaires et corridas de villages, on a estoqué officiellement 12186 toros de tous âges, l’an passé, en Espagne. En France, 834... L’Espagne peut elle, aujourd’hui procéder à autant d’examens post mortem ? Ce sera l’un des premiers dossiers du nouveau Ministre de l’Intérieur, aussi chargé des affaires Taurines. La France, de son côté, prépare tranquillement sa temporada : Dax vient de révéler le nom des ganaderias en compétition pour sa corrida concours du 8 septembre : Palha, Victorino, Conde de la Corte, Celestino Cuadri, Baltasar Iban et Albaserrada. Sacré cartel ganadero où l’on note l’absence de Cebada Gago, vainqueur l’an passé. A suivre, car beaucoup d’eau de l’Adour va passer sous le pont, d’ici là... A Malaga, première alternative de l’année. Espoir de grimper dans l’escalafon ou gloire d’un jour, histoire d’avoir sur sa carte de visite : matador de toros ? 28 Février : Malaga – Corrida Goyesca – Télévisée – 2/3 de plaza (sur 12000) – Froid et vent : Brrr ! Goya lui-même aurait grelotté ! La corrida, surtout goyesca, est plus que tout « de Sol y Moscas ». Ajoutons à cela un lot de la famille Pereda, compliqué, sans caste, et l’on aura un panorama qui risque de se répéter un peu, au cours de cette saison . Correctement présentés, les toros, à part le premier, n’ont pas permis d’être « a gusto ». Tête haute ou s’appuyant beaucoup sur le torero, ils ont été lidiés sans grand effort par des vedettes qui attendront une meilleure occasion, et un nouveau promu qui a mis toute sa bonne volonté. Alternative d’Alberto Martin Antequera, qui surprit beaucoup de monde, l’an passé, aux novilladas de la San Isidro (voir temporada 2000 -mai et juin). Le toro de la cérémonie s’appelait « Churrero » - N°130 – 562 Kgs, toro noir de Jose Luis Pereda. Il fut le meilleur du lot. Sérieux et volontaire, Antequera tua d’une tendida et descabello, donnant la vuelta, après pétition d’oreille de la part de ses supporters descendus de la Sierra. Même scénario, même résultat au sixième qu’il voulut recevoir a portagayola. Le toro refusa, et c’est aux barrières que le matador donna deux largas d’émotion. Après, cela se complique un peu. Alternative digne et, espérons le, la confirmation à la San Isidro. Madrid lui doit bien cela. Espartaco a eu un lot infâme, en particulier le deuxième, manso. Juan Antonio reprenait l’épée, après sa lésion à la main. Volontaire et professionnel, il inquiète un peu, tout de même, à la veille de cette longue tournée d’adieux. Il fut par deux fois ovationné – Rivera Ordoñez n’a pas de soucis. A ce rythme, il peut prendre 200 corridas dans l’année. Bien au capote, on essaie un peu, mais si cela ne veut pas sourire, on arrête en faisant la moue. Ovation et applaudissements « gentils ». |
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PRIERE DE S’ESSUYER LES PIEDS... 2 Mars : Des hommes et des femmes qui, un peu gauches, traînent leurs semelles dans un bac purificateur, a la sortie d’un ferry, ou à la descente d’un avion ; des camions dont on arrose copieusement les roues...Toutes les formules sont bonnes pour faire barrage à la fièvre aphteuse. Cela pourrait presque paraître plaisant, mais aussitôt les images de ces pauvres bêtes que l’on abat par milliers, et que l’on brûle à même la grise campagne anglaise, nous ramènent à de tristes réalités. Au nom de la sacrosainte réglementation édictée, depuis les chauds couloirs de Bruxelles, par des spécialistes de l’agriculture, qui n’ont peut-être jamais vu un mouton de leur vie, on ne vaccine pas, on éradique. Ca coûte moins cher. Pour le moment, oui ! Mais, à force d’obliger les humains et les véhicules à faire trempette dans ces « litières pour chats », on va voir la note, dans cinq minutes, sans compter qu’à moins d’installer une batterie de DCA qui abat sans rémission toute mouette ou cormoran piaillant avec l’accent anglais, on n’est absolument pas sûr de l’efficacité du procédé. En effet, des oiseaux, le vent lui-même, peuvent transporter le sinistre présage. Derrière tout cela, outre le triste regard de ces bêtes que l’on sacrifie à l’autel de l’économie communautaire, alors que des milliers de vaccins dorment dans les frigos, attendant la date de péremption, on pense à tous ces hommes et à leurs familles. Eleveurs, commerçants, ouvriers de cette industrie de la viande, ils regardent avec effarement le pain que l’on enlève de leur bouche, et ont peur de demain. Qu’on nous dise la différence entre notre siècle et celui des grands fléaux et de la disette ? Nos livres d’histoire nous parlent des campagnes qui brûlaient, des serfs qui crevaient, des enfants que l’on abandonnait au porche des églises. Ils nous parlent des grands seigneurs qui méprisaient, depuis leur donjon; du droit de cuissage, de la gabelle... Aujourd’hui, « même le petit village, au fond de son Armorique, ne résiste plus »... Les Romains sont partis, vaincus... Ils ont été remplacés par de nouvelles hordes...les énarques ! Redoutables ! En Espagne, il y a «division des opinions »... Certains disent, comme pour Tchernobyl, « pas de problème, à priori ! ». D’autres préviennent : « Si la fièvre aphteuse arrive par chez nous, l’ESB, à côté, ce sera de la rigolade ! » Voilà qui promet, à l’aube de la temporada. Imaginez un toro qui sort, la bave aux naseaux, s’emmêlant les pattes dans le premier capote, on va aussitôt créer une cellule de crise, établir un périmètre de sécurité, détacher des équipes de psy pour s’occuper de toreros et des aficionados traumatisés. Un cauchemar ! Non, on essaie de sourire un peu, mais vraiment, la corrida n’aura jamais connu autant de menaces, en si peu de temps. Certains s’en réjouiront, mais attention... Les toros de combats sont probablement « les plus sains de tous », parce que soigneusement nourris, et si un jour, la corrida meurt, parce que l’on a du abattre des camadas entières, c’est qu’il ne restera déjà plus, dans nos campagnes, un seul animal comestible. Et là... on sera revenu à « l’ère du rutabaga ». Heureusement, notre président sera, alors, un « vert moustachu »... On est sauvé ! |
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« CAGANCHO » EST PASSE TOUT PRES... 2 Mars: Pablo Hermoso de Mendoza, on le sait, fait une saison triomphale au Mexique. Il y a élu domicile, avec toute sa famille, et s'est un moment demandé s’il n’y allait pas rester toute le saison prochaine. Mais non ! Le navarrais sera bien en Espagne, et viendra à Séville, bien décidé à ouvrir le Porte du Prince. C’est pour cela qu’il a imposé une corrida « à trois », de façon à toréer deux toros, et couper les trois oreilles indispensables pour tirer le fameux loquet... (Le jour où on pourra couper trois oreilles à un seul toro... mal asunto !). Pablo Hermosos de Mendoza, on le sait, c’est « Cagancho ». C’est un « génie fait cheval », c’est un « torero à quatre fers », c’est un phénomène. Ne lui manque plus que la parole, et à tous les coups, il serait invité chez Drucker ! « Cagancho » est le cheval de Rejoneo qui a probablement dépassé dans l’Histoire, la fameuse « Esplendida », d’Alvaro Domecq. Mais il se fait vieux, le Cagancho... Comme tout torero, son cuir est lacéré de coups de cornes... Il va bien nous falloir un jour nous résigner à ne plus le voir. Ce serait charité aficionada que de lui dire « on t’adore, mais maintenant, on voudrait te voir au pré, avec deux ou trois copines, et un apéro, le soir au couchant ». Il le mérite amplement. Cette année, il y a eu beaucoup de cornadas et des chevaux sont morts. Le rejoneo est « plus serré » que jamais. Mais il y a pire: la maladie, ou, comme ces jours ci pour le fameux destrier, une simple colique. Pour les chevaux, ce peut être compliqué, voire fatal, et le « Cagancho » est passé tout près. Heureusement, tout s’est arrangé grâce aux soins prodigués en urgence, et « Cagancho » sera, aujourd’hui, au paseo en plaza de Caldeyta. « Enhorabuena y suerte, caballito torero ! » |
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LAS VENTAS : « ON OUVRE ! » Tandis que la plaza voisine de Vista Alegre fait feux de tous bois, avec en particulier, le gros week end qui nous arrive, la vieille Monumental de Madrid reste sur ses bases, se refait tranquillement son maquillage, et se prépare à une nouvelle saison. Ouverture des portes, le 11 mars. Et on n’arrête plus jusqu’à fin octobre. Du temps pour écrire une nouvelle page de Toreo, faite d’apothéoses, de larmes, parfois de sang ; faite de soleil, de pluie, de beaucoup de vent ; faite de cris, d’interjections et de rudes broncas. Cela s’appelle : La Fiesta Nacional. Deux novilladas pour ouvrir : 11 Mars : Novillos de Nazario Ibanez, pour Luis Vilches, Gregorio Alcañiz et Paulita. Curieux pari que celui de Viches, à la veille de son alternative. 18 Mars : Novillos de Diego Garrido, pour Luis Alfonso Oliveira, Cesar Giron et Luis Vital Procuna. Il y aura entre autres, pour les Rameaux et Pâques, deux corridas importantes, avec en particulier la confirmation d’alternative de Jesus Millan, qui vient d’être désigné triomphateur de la feria d’Ambato, en Equateur. Bon début de saison pour le petit aragonais à qui une chance est donnée, dès l’ouverture, avec Castellon, Madrid et Zaragoza, en mars et vril. Un nom à suivre de près, et à écrire sur quelques tablettes françaises... d’ores et déjà ! |
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3 ET 4 MARS 2001....C’EST PARTI ! Les temporadas qui débutent ont toujours ce goût de matinée de printemps, quand on ouvre les volets sur l’image paradisiaque d’une verte prairie perlée de rosée, aux premiers rayons d’un soleil bienfaiteur, tandis que les oiseaux virevoltent en chantant la douceur et la paix... Ouahhh ! En fait, chaque début de saison taurine nous surprend comme des enfants, la veille de Noël. L’espoir, la « ilusion », comme on dit... « Cette année sera autre ! » « On va voir ce que l’on va voir ! » Cela se pourrait bien, en 2001, si les fléaux nous laissent tranquilles, si les toros tiennent sur leurs pattes, si la caste revient, si les toreros sont inspirés, si, et si, et si... Cependant, rarement une saison taurine aura commencé si fort ! En deux jours, 3 et 4 mars, deux matadors font leur retour au ruedo (Jesulin de Ubrique et Ortega Cano), deux artistes d’inspiration parfois géniale se rencontrent (Curro Vazquez et Julito Aparicio)... Et puis, Joselito qui attaque fort, d’entrée de jeu : six toros, seul, demain à Vista Alegre, la deuxième plaza de Madrid... Superbe ! Cela bouge de tous les côtés : Plus une place pour Joselito ; on cherche en vain des billets pour les deux corridas d’Olivenza ; on aura peut-être quelques problèmes pour remplir Carabanchel, aujourd’hui, car il y a un autre mano a mano, ce soir à Santiago Bernabeu : Real Madrid – Barcelona. Ouf ! On sait, par ailleurs, qu’il n’y a plus de places pour les corridas du Juli, aux Fallas. Valencia va battre un record d’assistance, cette année, au point qu’elle vient de rajouter à ses cartels, le 17 mars au matin, une corrida portugaise, avec les forcados de Moita. Voilà des affaires qui démarrent bien ! Ne nous leurrons pas... Les toros seront, ce qu’ils seront. Les corridas auront été choisies avec grand soin, et sans diffamation aucune, on peut penser que quelque barbier aura eu du pain sur la planche... Mais le toro reste le toro et ces événements, effectivement, méritent une attention, une préparation spéciale. Les cinq toreros dont on a cité les noms, n’ont pas le droit de se planter. Un peu moins risqué pour Curro Vazquez, qui a sa carrière de gloire, derrière lui ; pour Julio Aparicio qui « est d’ailleurs », et risque d’y retourner... Par contre, les paris sont importants pour Ortega Cano, Jesulin et Joselito. Jose Ortega Cano revient... Pourquoi ? Parce qu’il est torero; parce qu’il « s’em...nuie » un peu, probablement, entre longues journées d’inactivité dorée et les sempiternels épisodes du feuilleton télévisé « Rociito, Antonio David, Fidel, Rocio, Fidel, Antonio David, Raquel, Rocio.... » où il apparaît souvent, l’air effaré. Vaya bichos ! Ayyyy ! Señores ... « Les Feux de l’Amour » sont une vaste rigolade à côté de cette haletante saga sentimentale...et économique. Cela risque de lui jouer un tour, au Cano ! A n’en pas douter, il n’est pas raisonnable de vouloir revenir se colleter aux « jeunes loups », avec le toro d’aujourd’hui. D’ailleurs, les contrats ne se bousculent pas, pour le moment. Imaginons qu’il doive « courir un peu », comme l’autre jour, dans un festival... Les quolibets risquent d’être cinglants... Certains doivent déjà revoir tout l’arbre généalogique, afin de n’oublier aucune cible ! Jose Ortega Cano aura un lourd poids à porter : celui de son traje torero, avec toutes les responsabilités, toutes les peurs... et « le climat » qui l’entoure. Mucho toro !
Pour Jesulin, c’est une autre affaire. Quand il est parti, on
a été surpris. Le « chien fou » qui était capable des pires
excentricités, mais aussi d’aligner des naturelles magnifiquement templées,
liées, rematées , nous apparut un jour de 98, comme vidé de tout,
perdu, sans réaction. « Je n’en peux plus, je m’en vais ! ».
Balbutiant, cherchant ses mots, le showman avait perdu son masque. Alors,
il est parti faire une vie normale...de millionnaire. Cependant, au lieu
de faire la java, comme on aurait pu le supposer, il s’est enfermé dans
son village blanc, dans sa famille, dans son entreprise de fraises...
Certes, il y a eu cette tumultueuse histoire d’amour avec peut-être, un
des « bichos » les plus difficiles qu’il ait eu à lidier...
Mais tout finit bien, puisque la paix est revenue et que reste le sourire
d’un enfant... sans compter quelques millions de plus à la banque !
Joselito est « una figura del toreo ». Punto !
Personnage parfois déroutant, il porte en lui la rage des moments
tristes, injustes, qu’il a vécus quand il était enfant. Du coup, le
torero est arrivé, plein de superbe et de morgue, dans et hors la plaza.
Accompagné d’un apoderado, lui aussi singulier, Joselito a grimpé les
échelons, écrasant tout sur son passage, laissant parfois les collègues
et les aficionados, admiratifs et pleins de rancoeur. N’a pas que des
copains, le Jose ! Aussi, beaucoup ont dû sourire quand il s’est
planté dans les grandes largeurs, à Séville, un vilain 26 septembre de
1998... Beaucoup ont dû sourire, en le voyant « effacé » par
Tomas, l’an passé. Il nous a fait enrager, parce que nous savons à
quel point il est torero, et à quel point il a dû souffrir en 2000.
Aujourd’hui, les choses sont différentes : Joselito veut marquer
d’entrée « sa différence » : Six toros, tout seul, à
Madrid, à vingt pas de Las Ventas... Il ne vient pas « de turista »,
il ne peut pas. Il n’y a plus un billet depuis une semaine, et il sait
bien que dans les 14000 personnes, il y aura beaucoup d’aficionados
venteños, et beaucoup du tendido siete... Il y a aura la presse, la
radio... la Télé. Son entêtement vis à vis de cette dernière est à
la fois magnifique, juste, et dénué de fondement. Joselito a tué 10
corridas en « unico espada », dont deux en France, on le verra
demain. En se laissant téléviser en direct, à Madrid, en 93 ;
Zaragoza, en 94 ; à Madrid, le fameux 2 mai 96... il nous a fait
« monter au plafond ». Joselito doit beaucoup à la Télévision
et, à n’en pas douter, cela aurait été un joli coup que de faire téléviser
sa corrida de demain ! D’un seul coup, il faisait taire toutes les
critiques, et renforçait ses positions pour les prochains « bras de
fer ». A Séville, Canorea déclare que les deux corridas de
Joselito seront télévisées... de son côté, josé dit « une
seule ! ». En que quedamos ? Demandez le programme : Samedi 3 Mars : Olivenza :
Six toros de Jandilla et Fuente Ymbro, pour Ortega Cano, Espartaco et
Jesulin de Ubrique. Dimanche 4 mars : Olivenza :
Six toros de Juan Pedro Domecq, pour Enrique Ponce, Morante de la Puebla
et « El Juli » Que les Muses chantent... que la chance sourie à
tous... |
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« TENDIDO CERO » REVIENT MERCREDI 3 Mars : Avouons que cela nous manquait ! Chaque mercredi, nous râlions, bien sûr, à cause de cette maudite course de vélos qui avait pris du retard, ou des ces invertébrés qui n’arrêtaient pas leur coït pour autant. C’en était gênant ! Puis, arrivait le générique attendu : « Tendido Cero ». Alors, les doigts de pied en éventail, on repassait l'actualité en images, vérifiant ainsi la véracité des propos tenus sur le Web... « Tendido Cero » a pris trois longs mois de vacances. Il devait revenir en Février. On a « presque » eu peur. Mais non, le magazine taurin revient mercredi prochain, 7 mars, toujours sur la 2ème chaîne Espagnole, toujours « vers » 17 heures. C’est à dire que vous programmez votre magneto à 16 h, et vous laissez courir votre « 180 »... Sur trois heures, en principe, vous êtes bon ! La formule ne change pas, mais vient s’enrichir d’un concours qui vous permettra de mesurer votre Aficion, mais également de gagner des places de corridas, ou d’autres prix, encore, je ne sais, moi... Un week end « en famille » avec Ortega Cano, par exemple... |
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ATTENTION AU « JESULIN NOUVEAU »... 4 Mars : On s’en doutait un peu : Jesulin de Ubrique n’avait pas tout dit, entre 90 et 98. Le jeune fou qui s’habillait de jaune pour faire râler les copains, qui « tortillait » à droite et à gauche, qui « les » rendait toutes folles au point qu’elles lui lançaient leurs intimes dentelles, ne pouvait ainsi se retirer, laissant dans l’histoire l’image de ce qu’il « aurait pu être », mais... Jesulin de Ubrique s’est retiré en 98, au moment où il toréait le mieux, mais ce faisant, il déroutait et ennuyait ceux qui attendaient ses frasques passées. Alors, la coupure ne pouvait qu’être bénéfique. Jesulin est revenu hier, 3 mars. Il est revenu en torero de grande classe, et d’ores et déjà, il est un des centres d’intérêt de la saison 2001. Outre les trois oreilles coupées, c’est la manière qu’il faut retenir. Toréant majestueusement, Jesulin de Ubrique a convaincu les plus sceptiques, hier, à Olivenza. Il faudra certes attendre Séville pour s’en convaincre tout à fait, mais, il n’y a pas de doute : Le Jesulin Nouveau est arrivé. Si ! Non ! Si ! Non !... Y a t’il eu « hors jeu » ? – C’est la « grande tertulia » qui anime presse et aficionados, en ce dimanche matin. Real Madrid et Barcelone font match nul 2-2, avec un troisième but refusé au Barca, à une minute de la fin, pour prétendu hors jeu. L’arbitre va avoir « les oreilles qui sifflent » pendant quelques jours. Terrible décision, en un quart de seconde... Certains « hors jeu » sont beaucoup plus clairs..., comme ceux d’Ortega Cano, à Olivenza, et de Julito Aparicio, à Vista Alegre. Pendant ce temps, un torero sculpte la véronique, la trinchera, et laisse l’empreinte du toreo de toujours... Curro Vazquez Il a beaucoup plu, ce samedi, et quelques spectacles importants, comme le festival « contre le cancer », à Cordoue, ont du être suspendus. Cependant, ce 3 mars entre dans les éphémérides de la temporada, comme date du retour d’un torero, et veille d’un grand événement : Cet après midi, Joselito prend six toros à Madrid, et ni la pluie, ni le vent ne pourront l’en empêcher. Que haya suerte, torero ! 3
Mars : Olivenza (Badajoz) – Plus un billet – Vent et temps
gris : (De notre correspondant) La fête faillit ne pas avoir lieu.
Jusqu’à 14 heures, il pleuvait fort. A l’heure du paseo, grisaille et
beaucoup de vent. Serré sur les gradins, le public essaya de deviner les
toreros au paseo, perdus dans une nuée de photographes. Mais, sortit le
premier toro, et, comme par hasard, on sut immédiatement qui étaient les
vedettes... 3 Mars : Madrid - Vista Alegre : Media plaza, pour le mano a mano Curro Vazquez – Julio Aparicio (le foot !) : Deux bons toros de Castillejo de Huebra (1et 2) ; trois de Zalduendo (3,4,5, pas commodes) et le sixième de Aldeanueva (bueno). Présentation moyenne, quelques pitones douteux – Curro Vazquez (Vuelta, oreille , ovation) a été « énorme » au capote, en particulier dans un quite fabuleux, par véroniques au troisième. On a retrouvé le maestro faisant le toreo de verdad, parsement ses faenas de précieux adornos, comme les trincheras et les ayudados. Muy torero, Curro ! Après son quite de rêve, il reprit le capote pour une deuxième séquence, moins bien ciselée, et invita Julio Aparicio... Celui ci déclina l’offre. Là s’arrête toute l’histoire. Perdu dans ses doutes, ne pouvant rester tranquille, Julio Aparicio laissa passer sa chance. Il voulut rectifier le tir, brindant le sixième à Curro Vazquez, se plantant à genoux pour débuter sa faena, rendant tout à coup l’espoir à ses supporters, qui durent cependant, déchanter. Silence, palmas et ovation pour le génial Aparicio, qui sait aussi être bien décevant, et cela, depuis des années... 3 Mars : Sans Sebastian (Illumbe) – 3ème novillada éliminatoire du IVème « Tournoi mondial des novilleros » – Grosse demie plaza : Six novillos de Sans Martin, pas très beaux, mais de bon jeu, en particulier le sixième. Le président a été sans pitié pour le jeune mexicain Fabian Barba, faisant sonner le troisième avis, au moment où le quatrième toro s’écroulait. Certes, « le règlement est le règlement », mais aurait il fait de même à une figura, lors de la feria d’août ? Fabian Barba fut ovationné, sanction justifiée devant la volonté et le talent de ce novillero, malchanceux au sorteo – Salvador Vega donna de grands derechazos bien tirés, au cinquième, lui coupant une oreille. Il avait reçu un avis, en silence, devant son premier – Le triomphateur, important, du jour et du tournoi, pour le moment, fut Cesar Jimenez. Encore un peu vert, un peu emprunté, le madrilène a cependant démontré une grande toreria. Oreille à son premeir, et vuelta au bon sixième, qu’il cafouilla un peu avec l’épée, au point d’écouter un avis. |
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JOSELITO : LA RAISON OU LE COEUR ? 4 Mars : José Miguel Arroyo « Joselito », va toréer aujourd’hui la onzième corrida en « unico espada » de sa carrière. Si l’on met entre parenthèses les deux corridas qu’il dut prendre seul à cause de la blessure subite des ses collègues (comme ce fut le cas pour le mano a mano annoncé avec Cesar Rincon, à Dax, le 12 septembre 93), Joselito a connu « des fortunes diverses » au long de ces corridas soigneusement montées, en principe, où la stratégie est importante, pendant la course, certes, mais aussi en ce qui concerne « le moment » et les raisons qui imposent cet effort, ce défi à soi-même. Premier solo à Alicante, le 22 juin 90, en raison de la blessure du Litri – Puis, le grand rendez vous de la Bienfaisance de Madrid, le 17 Juin 93 : Télévisée en direct, la corrida fut un triomphe, Joselito toréant « avec la tête », et donnant un récital au capote – 12 Septembre 93 à Dax, Rincon reste à l’hôtel, ne pouvant se relever des lésions de la veille, en Arles. Dans la grisaille et le vent, Joselito prend les six, avec un raisonnable succès – En 1994, il tuera six toros à San Sebastian de los Reyes. Ce sera un échec – Heureusement, la télévision retransmettra en direct son odyssée du 14 octobre 94, à Zaragoza, le madrilène se faisant salement accrocher par le premier toro – Puis Nîmes, au matin du 4 Juin 95 : une vraie leçon – Au soir du 24 septembre 1995, Joselito signera ce qu’il considère lui-même comme sa meilleure prestation en solo : Valladolid, où il coupe sept oreilles en une actuacion complète avec cape, muleta et épée - Cependant, tout aficionado a sur ses tablettes la Goyesca de Madrid, le 2 mai 96, où Joselito entre définitivement dans le cercle fermé des « tout grands », toréant avec courage et science, dans des conditions difficiles. Un sortie a hombros pour l’Histoire ! Depuis, le torero s’est engagé deux fois sur une corrida en unique espada : Le 18 Août 96, à Malaga, où il ne laissa qu’un pâle souvenir, et le fameux 26 septembre 1998, dans la désastreuse tarde de Séville, qui décida de sa retraite immédiate. Depuis, il s’était juré de ne jamais s’engager sur une telle entreprise. Après un an de repos, la temporada 2000, celle du retour, n’a pas été brillante, pour le madrilène, tant s’en faut. Renfrogné, triste, embourbé dans son conflit avec les empresas au sujet de la Télé, Joselito est obligé de constater que le public est tombé amoureux de José Tomas, et que, là où il coupe une oreille, Tomas coupe trois et une queue. De quoi gamberger. La saison est triste, mais un torero, una Figura comme Joselito, sait avoir de ces « coups de superbe », de ces gestes de panache, qui font qu’on ne peut que les dire « différents » des autres artistes : Faire de l’Art avec la mort... ce n’est pas la même chose que faire l’Olympia en play back... 4 Mars 2001 : Joselito veut frapper fort, en tout début de saison. Pour montrer qui il est, pour reprendre la main, il s’engage sur ce qu’il craint aujourd’hui le plus : six toros, tout seul. Certes, tout le monde sait qu’il peut en prendre six, sans se décoiffer ! Mais, là n’est pas le problème. Il va lui falloir séduire, aller crescendo et convaincre définitivement. Cela dépend des toros, bien sûr, cela dépend de l’ambiance aussi, mais cela dépendra avant tout de Joselito, l’homme. Le coeur ou la raison ? Les tripes ou la froide technique ? Tout le challenge est là : Joselito a déclaré qu’il cherchera le triomphe dès le premier capotazo, passionnément. C’est clair, il donnera tout. L’autre question en suspend : Comment va fonctionner l’épée ? La grande régularité des années passées semblait s’être émoussée, en 2000. Tueur plus efficace qu’académique, entrant fort, mais un peu rapidement, Joselito a connu de mauvais moments, l’an passé. Voir comment, avec la motivation, sera revenue « la grande épée », celle qui coupe les oreilles. Il en aura absolument besoin. Joselito attaque aujourd’hui, une nouvelle page de son histoire torera. Certes, tout vise au triomphe. Certes, les toros ont été choisis « dans le type » et ouvrant option au triomphe. Ils sont de six élevages différents : Jandilla, Pereda, Cuvillo, Victoriano, Capea et Garcigrande... Tous de grande lignée. En Face, un homme, avec sa raison, avec ses tripes. Un torero ! Le trac, le doute, les faenas que l’on a faites cent fois dans sa tête, depuis des semaines... Et puis, sort le toro ! Il suffit alors d’un regard, d’un cri dans la foule... et l’Histoire s’écrit. 4 Mars 2001 : Madrid – Vista Alegre – 17h 30 : La plaza sera pleine comme un oeuf. Un premier triomphe ! Le Destin dictera la suite... Deux heures après, la temporada aura peut-être une autre couleur. Suerte, Jose Miguel Arroyo « Joselito », Torero ! |
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JOSELITO : LE REVE...ENVOLE EN FUMEE ! 5 Février : Voilà, tout est fini ! Bien plus encore, peut-être, que la corrida d’hier. Un ressort, déjà détendu, s’est peut-être définitivement rompu, hier, en plaza de Vista Alegre. Les six toros sont sortis tristes et mansos. Joselito s’est ennuyé, et a ennuyé jusqu’à ses plus fidèles partisans. Son échec va bien plus loin qu’une sortie tête basse, sous la division des opinions. Certes, il a tué la corrida en six estocades, un pinchazo et un descabello... Algo es algo ! Mais l’Aficion et la Presse qui l’ont suivi, porté, prédisposées à lui tresser louanges, sont sorties ecoeurées du palais enfumé de Vista Alegre, tout heureuses de retrouver la pluie, le froid et les embouteillages de la nuit madrilène. Respirer enfin ! Joselito a frôlé la catastrophe, perdu dans ses idées, enfumé dans son ennui. Il essayait de faire bonne figure, hier soir au micro des radios taurines, mais aujourd’hui, le réveil va être dur, et on le lui souhaite, car, autrement... Autre examen de conscience pour son apoderado et pour tout le staff. Quant aux « veedores », qui n’ont « rien vu », il y a du souci à se faire, avec quelque rendez vous probable à l’ANPE locale. Non, décidément, la journée fut de froid et de pluie, mais hier, 4 mars 200, Joselito aura connu l’enfer. 4 Mars : Madrid – Vista Alegre : Plus un billet – Ambiance de plus en plus lourde, à cause de la fumée des cigares ... et de la tristesse du spectacle – Six toros, six mansos, ou cinq, pour le moins. Mansos les Domingo Hernandez, Capea, Jandilla, Joselito (qui remplaçait un Nuñez del Cuvillo, refusé le matin) et Victoriano del Rio. Seul le cinquième de Jose Luis Pereda... mais soso, soso. Ayyy ! – Le torero a essayé des choses avec cape et muleta. La variété embrouillée de ses quites a levé quelques bravos. Le public était totalement « a favor », et l’a fortement soutenu dans des faenas interminables, sans passer la surmultipliée. La seule satisfaction : l’épée. Joselito a despaché la corrida de six épées, un pinchazo et un descabello. A souligner les estocades aux 4 et 6ème. Joselito a quitté la plaza sur un bilan des plus ternes : Palmas, Ovation après avis, Silence, Division, Sifflets après un avis, et Applaudissements à la sortie... En un mot : Un petardo ! |
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PLUIE, FROID, SUSPENSIONS... Il a fait un temps de chien presque partout. Tandis que l’Espagne regarde du coin de l’oeil, arriver la fièvre aphteuse, c’est la météo qui a joué les vedettes, causant l’annulation ou le report de plusieurs spectacles, en particulier la corrida de Olivenza, où Ponce, Morante et Juli devaient faire leur rentrée. Le toreros voulaient y aller, mais, craignant une suspension au milieu du spectacle, le public a « refusé » le paseo, et la corrida est reportée au 8 avril – Du côté d’Estepona, la corrida au bénéfice de des victimes du Salvador a aussi été renvoyée. Cependant, on a toréé, en Espagne et en France, avec des fortunes diverses : 4 Mars : Corrida triomphale du côté de Murcia, à Totana. Toros de Nuñez del Cuvillo, petits, faibles et « commodes ». On parle d’une grande faena de Pëpin Jimenez à son premier. Quatre oreilles pour le Murciano et de même pour le Cordobes...dans un autre registre. Les grenouilles étaient de sortie ! (par ce temps, normal !). Le troisième fêtait ses 25 ans d’alternative : Luis Sanchez « Guerrita » a coupé une oreille – A Calahorra, tout le monde s’est gelé. Mansada du Puerto San Lorenzo. Rien de positif pour Pedro Carra, Juan Jose Padilla et Victor Puerto qui prit 2 avis ... et un rhume – En Alicante, le festival au profit des petits vieux de La Virgen del Remedio n’a attiré qu’une demi plaza. Muy mal ! Les toreros ont triomphé et Luis Francisco Espla a pris un mauvais coup à la cuisse gauche. On attend le résultat des examens mais...ce serait trop bête ! Oreille pour Espla, Caballero, Califa, le novillero Antonio de Mata ; Barrera est ovationnné, seulement. Le triomphateur est Miguel Abellan avec deux oreilles. Les novillos de Domingo Hernandez sont sortis sosos, en général. – En France, du côté de Saint Laurent d’Aigouze, on ne rasait pas mais on toréait gratis. Bon ! Quatre oreilles pour Manrubia. Bon ! |
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AMERICA : BLESSURE D’ARMILLITA CHICO... 5 Mars : Alors qu’il toréait, hier, en tienta dans la ganaderia de Begoña, Miguel Espinosa « Armillita Chico » a reçu une grave cornada à double trajectoire, de 10 et 15 cms, à la cuisse droite. Le diestro a été transporté à Queretaro où il a été opéré. C’est mal parti pour la fameuse saison d’Espagne... où personne ne l’attend. 4 Mars : Mexico – Plaza Monumental : Entrée rachitique – Toros de Malpaso, sortis inégaux en tout. – Alfredo Lomeli coupe l’oreille du quatrième et va renforcer le triste cartel de l’Oreille d’Or, dimanche prochain – Humberto Flores s’est battu, et le Cuate a donné beaucoup de passes 4 Mars : Maracay (Venezuela) : Lleno dans la plaza – Le lot des toros colombiens del Encinillo a tout fichu par terre. Braves au cheval, ils ont par la suite, refusé tout combat. De vraies mules. Morenito de Maracay, Leonardo Benitez et Antonio Ferrera n’ont pu que constater les dégâts. A la fin de la course, le public s’est fâché tout rouge, balançant dans le ruedo tout ce qui lui tombait sous la main. |
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LES TOROS DE FRANCE... 5 Février : La presse taurine et quelques coups de fil permettent d’établir les grandes lignes de la liste des ganaderias qui vont lidier, cette année, dans les grandes plazas françaises. Ainsi, pour le Sud Ouest : Mont de Marsan verrait défiler, du 22 au 26 Juillet : Une corrida de Monteviejo, le dimanche (planquez vous !), une corrida de Victorino, le jeudi, en clôture, et entre ces deux dates, des lots de Domingo Hernandez, Capea et JoseLuis Marca. A Dax, la feria, du 11 au 15 Août, présenterait: Nunez del Cuvillo, Samuel Flores, Zalduendo Cebada Gago, Dolores Aguirre. Pour la Salsa, corrida concours, le samedi 8 Septembre. Le lendemain, mano a mano Ponce-Juli, avec des Torrealta. A Bayonne, on a du mal à cerner la programmation : Si tout est clair pour le week end du 14 Juillet, avec une novillada et une corrida, de même pour les Fêtes (4 et 5 Août) et la feria de l’Atlantique (1 et 2 septembre), on hésite à suivre les organisateurs qui renoncent à la feria de l’Assomption, donnant seulement deux corridas, le 12 ...et 15 Août. Curieux ?. Que se passera t’il les 13 et 14 Août: un nouvel opéra ? un Intervilles ? un concours de pêche ? Certes, le calendrier n’est pas favorable, certes il y a Dax et San Sebastian. Mais ainsi, Bayonne continue à faire le yoyo entre « la plaza de feria », et « la plaza de temporada ». Avec le retour à la corrida du 14/15 juillet, on revient aux années 1960. (Alors qu’on y revienne complètement ! Corrida tous les dimanches... et on ne bouge plus ! ). On parle des fers suivants : Victorino, Cebada Gago, Atanasio, Luis Algarra, Torreon, Domingo Hernandez. On annonce par ailleurs, une corrida de San Martin et une autre du Palmeral. Il faudra donc attendre un peu, avant d’avoir le définitif sextet... Pour ce qui est du Sud Est : Arles
présenterait : Victoriano del Rio, Alcurrucen, Partido de Resina,
Baltasar Iban, El Pilar, Samuel Flores A suivre tout cela, bien sûr, avec circonspection, car dans ce monde des toros, « on sait tout...et on ne sait rien ! » Voyez Joselito, hier ! |
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LES CONSEQUENCES D’UN ECHEC...
Désarmé, se prenant les pieds dans la cape, sans
idées, sans rage, Joselito essaya, mais ne put jamais dire à ceux qui
n’attendaient que ça : « Voilà pourquoi je suis figura ! ».
Certes, il est arrivé à tout torero de postin de « se planter »
sur une tarde primordiale, mais il faut chercher loin dans l’histoire
pour retrouver un tel échec, dans un tel contexte. Au lendemain de cette mésaventure, c’est l’échec de toute une organisation. Joselito a de quoi se poser des questions : Certes, il faut « ouvrir les melons pour savoir s’ils sont bons », mais un agriculteur qui les cultive depuis des décades vous dira « prends celui là, tu peux y aller ! ». Les toros, dit-on, sont comme les melons... Alors, les veedores, l’apoderado, tout orgueil et tous caprices, ont planté le torero... et ce n’est pas la première fois. Certes, trouver six toros qui embistent est aujourd’hui « totale utopie », mais six qui sortent bien présentés et aptes à donner de l’importance à un geste de ce type, c’est probablement jouable. On a cru que c’était gagné d’avance, et c’est une grave erreur. Plus que l’échec d’un torero, c’est l’échec d’un homme. Après Séville, le 26 septembre 98, Joselito s’était juré de ne jamais plus prendre six toros, tout seul. La triste après midi de Séville arrivait après une temporada bien grise où le torero avait traîné sa mélancolie sur toutes les plazas de la planète « toros ». Au lieu de se fouler un pouce ou d’avoir une soudaine attaque de coliques néphrétiques à la veille de la corrida, il s’était aligné au paseo... et avait coulé, corps et biens. Si l’on reprend les chroniques, Malaga, deux ans plus tôt, avait aussi été un désastre, mais, perdu dans l’immensité taurine du mois d’août, où il se torée presque dix corridas tous les jours (et cinquante, le jour de l’Assomption), on l’avait vite oublié. Echec noyé dans le masse, Malaga avait été un coup de semonce. Séville avait précipité les décisions. Quelles seront les conséquences de Vista Alegre ? Le torero a beau claironner qu’il a la conscience tranquille et qu’il est presque satisfait, il ne peut en être ainsi, dans le contexte actuel : Il a été mal, et il le sait. Il y a de quoi gamberger... Six toros seul et un triomphe, en tout début de temporada, c’est se remplir les poumons d’une logique fierté, au point d’avoir le moral pour cinquante corridas. C’est dire aux copains : « Bueno Julito, bueno Enrique, bueno « don » Tomas... aqui estoy yo ! » - « Je suis là, plus que jamais, et il va falloir compter avec moi ». Après trois échecs de la sorte (Malaga, Séville et Madrid, dimanche), Joselito aura du mal à dicter sa loi, et aujourd’hui, les copains doivent sourire d’un air faussement navré. Un moment redressé sur sa chaise longue, José Tomas s’est rendormi, tranquillement, perdu dans sa barbe et dans le rêve de sa double sortie par la Porte du Prince, à la prochaine Feria de Séville. Plus que jamais, « Sevilla ! »sera d’une importance capitale: Après ce premier week end de mars, Jesulin part favori, avec José Tomas. Juli jouera toutes ses cartes ; Ponce viendra pour triompher « en avril » (il connaît la Porte du Prince... mais en septembre) ; Morante devra, à tout prix, marquer la feria de son empreinte. Le public sera « cariñoso » avec Espartaco. Comment sera t’il avec Joselito ? Pour le moment, dans les tertulias, on doit sourire doucement... No lo va a tener facil ! A moins de prendre six Victorinos, tout seul et avec la Télévision, à Las Ventas, le 2 Mai.... Mais ça... |
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ZOTOLUCO, SANS SON BRAS DROIT... 6 Mars : Le matador mexicain Eulalio Lopez « Zotoluco » est arrivé en Espagne, prêt à attaquer sa seconde temporada, le 13 mars, aux Fallas de Valencia. Numéro un de l’escalafon mexicain, le Zotoluco a fait une très honorable saison 2000 dans les ruedos espagnols, avec en particulier, le grand triomphe devant l’historique Victorinada de la feria de juillet, à Valencia. Mais le Zotoluco, c’est aussi un des membres de sa cuadrilla, le grand picador mexicain Efren Acosta. En quelques sorties magistrales, à Madrid, à Valencia, le varilarguero a démontré une totale personnalité et un grand académisme dans « l’art de bien piquer un toro ». Et donc, en allant voir le Zotoluco, les aficionados allaient aussi voir Efren Acosta... Hélas, le Zotoluco a voyagé seul, et débutera sa saison sans son bras droit. Blessé à un bras, le picador est resté au Mexique pour une convalescence de deux mois, rejoignant son torero pour Madrid, à la San Isidro. Dommage ! On n’aura probablement jamais l’image d’un énorme puyazo d’Efren Acosta, debout sur les étriers, à un grand toro de Miura, au soleil de la Maestranza de Séville... La vie est mal faite ! |
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LES DIX « GRANDS » DU SIECLE6 Mars : Vous avez « le hit parade », vous avez « los 40 principales »... Et bien, nous avons aujourd’hui les dix plus grands matadors du siècle. Le restaurant Lhardy, de Madrid, vient de réunir un jury prestigieux, composé de critiques taurins et de grands aficionados, pour élire les dix meilleurs toreros du siècle écoulé. Présidé par José Luis Suarez Guanes, le jury, où l’on retrouve, entre autres, Juan Posada, Joaquin Vidal, Manolo Moles, Carlos Ilian, Javier Villan, « le petit Zabala », Carlos Abella... vient de débattre et de désigner les dix qui ont marqué le siècle. Ils ont pour noms : Gallito et Juan Belmonte, Domingo Ortega, Manolete, Pepe Luis Vazquez, Antonio Bienvenida, Antonio Ordoñez, Paco Camino, «El Viti » et ... Curro Romero. Sacré cartel ! Qui donc marquera le siècle prochain ? |
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FALLAS DE VALENCIA : CHAUD DEVANT ! 7 Mars : A l’heure où toute la campagne anglaise n’est que flammes et fumée; à l’heure où, en France, on prépare les allumettes, on n’ose à peine parler des Fallas de Valencia, fêtes du feu, du bruit, fête de la mascletà et du toro. Un espèce de pudeur nous empêche de chanter la fureur païenne qui porte la flamme au pied des statues de carton pâte, installées dans chaque quartier, qui se consumeront en quelques instants, au soir de la San José. Vue du Monte Picayo, où de Playa de Farnals, Valencia toute entière semble en feu. La joie déborde la ville à l’heure où la feria s’éteint. Cependant, 2001 aura un autre goût. Un goût de cendres. Cendres des toros qu’on incinère, cendres des milliers d’ovins et de bovins, sacrifiés dans nos campagnes, parce que les grands « faut qu’on » de l’Europe ont loupé quelque chose sur leur règle à calculer. Cendres et ruines dans les exploitations agricoles soudain désertées des mille bruits de la vie. L’Europe et la France vont indemniser d’une misère, des hommes et des femmes qui ont tout fait pour « être en règle », avec l’article 48 rectifié 63, alinéa 6 du code européen du bon éleveur, édicté depuis le couloir des « bureaucrates auto satisfaits ». Bruxelles est vraiment dans les choux ! Qui consolera l’épouse de cet homme entrevu à la télé dimanche soir ? Le coeur n’est pas à sourire, gaulois ! On a créé la désespérance, on a légiféré la nature, et elle ce venge sur ceux qui la connaissaient, qui la défendaient, qui l’aimaient le mieux. Et en compensation, on dresse des grands bûchers et on les assassine dans le dos. Non vraiment, on ne veut pas de cette Europe là... L’Histoire parle quelquefois de « la révolte des paysans ». Un nouveau chapitre pourrait bien venir s’y ajouter, et quelques citadins pourraient bien y venir prêter main forte.... En attendant, la Valencia taurina se prépare. Ces Fallas 2001 vont être un immense succès public. D’ores et déjà, il y a eu augmentation de 100% du nombre des abonnés, et sur 12884 places que compte la plaza, 5000 sont déjà prises pour tous les spectacles. No hay billetes, les 16 et 17, pour les corridas du Juli. Les 18 et 19 mars afficheront de même le cartelito favori des empresas. Les 14 et 15 feront le lleno, de même que la matinale du Rejoneo. La corrida portugaise, qui vient d’être ajoutée est également très demandée. Bien sûr, les novilladas du départ risquent de faire tâche dans ce tableau idyllique, mais on ne sait jamais. La feria va « embalada », et personne ne semble déplorer l’absence de José Tomas. Et c’est bien ainsi. Tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes si... Si la fièvre ne passe pas les frontières, et si les mesures drastiques prévues « au cas où », ne tombent pas, (c’est le cas de le dire, « comme la misère sur le pauvre monde »), au moment de la première mascletà. Et on ne peut même pas dire « Prion(s) ! »... |
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VICENTE BARRERA : PERILLEUX « COME BACK »7 Mars : Quand on est torero de postin, il ne faut à aucun moment « perdre le train »... En un mot, bien ou mal, il faut « occuper le terrain », garder son rang, faire parler de soi. Absent des ruedos, pour cause de lésion, toute la saison dernière, Vicente Barrera reprend l’épée dimanche, près de Murcia. Le sympathique valenciano a ses partisans et sait intéresser l’aficion, par son toreo vertical, par un classicisme stoïque qui n’est pas sans rappeler ce que l’on nous raconte de Manolete. Sans être figura del toreo, Barrera a marqué de nombreuses ferias, y compris fondamentalement toristas, comme Bilbao, et a su imposer sa façon de faire à toute sorte de toro, Victorino inclu. Cependant, un an d’absence pèse probablement beaucoup, et Vicente Barrera n’a que quelques contrats pour signer son retour. Valencia, Castellon, une corrida, chaque fois. Certes, mené par la « Lozano Company », il va toréer, et peut-être se refaire une santé sur une saison planifiée en plazas de seconde et troisième catégories. Espérons que non. On suivra du coin de l’oeil le retour de cet avocat qui a su, en peut de temps, monter « de belles plaidoiries », et conquérir les publics par son apparente sérénité. |
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JESULIN VA CONTINUER... 7 Mars : « Je suis heureux et j’ai montré, à Olivenza, le toreo qui sera le mien en 2001 ». Oublié le loufoque et le coquin. Au placard les clins d’yeux et les grosses rigolades. Au frigo, « la tortilla »... Jesulin de Ubrique revient en totale confiance, en pleine maturité d’homme et de torero. Les plus exigeants des chroniqueurs taurins ont souligné la qualité de la prestation de samedi. On le voyait venir, pourtant, et on le répète : Jesulin de Ubrique s’est retiré au moment où il toréait le mieux... Donc, une fois vaincus les « démons intérieurs », une fois la tempête passée, le torero revient... en torero ! Dommage que Valencia n’y ait pas cru. Castellon, par contre, pourrait bien être la plaza du décollage définitif. Le 18 mars au soir, l’Aficion saura si un torero peut faire assaut de popularité avec le Juli. Si en plus, la qualité se confirme dans la plaza... todos contentos ! En attendant, Jesulin de Ubrique va toréer et effectuer « les derniers règlages », le 10 mars, à la Roda, et le 11 à Caravaca de la Cruz, près de Murcia. A suivre, de très, très près. |
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CITOYENS AFICIONADOS... A VOTAR !7 Mars : A trois jours de nos « Municipales », la revue taurine « Mundotoro.com » (voir liens) vient de révéler les résultats de « son » référendum. Il ne s’agissait pas d’élire le meilleur gestionnaire, ni de bouter hors de ces lieux « le plus tordu »... (on nous laisse cela, à nous, pour dimanche !). Non, il s’agissait simplement de prendre position sur des thèmes de l’actualité taurine qui créent quelque polémique, et de demander aux aficionados internautes « Qu’en pensez vous ? D’accord ou pas ? A la question : « Pensez vous que Victorino a manipulé les pitones de sa corrida d’octobre 95, à Valencia, fraude pour laquelle il vient d’être condamné à payer 2 millions de pesetas de multa ? » - 63% pensent que non, et 37% l’inverse. Un score qui doit rasséréner le ganadero, et faire soupirer d’envie quelque « tête de liste » parisienne. A la question : « Pensez vous que Joselito et José Tomas ont raison dans leur position vis à vis de la télévision ? » - 63% répondent par la négative, et 37 leur donnent raison. A la question : « La deuxième oreille devrait elle aussi être accordée par le public, et non par le seul président? " – Les réponses sont plus partagées : 56% disent oui, 44%, non. (A notre avis, à moins de mettre une « zapinette électronique » à disposition de chaque spectateur, ce serait un véritable bor... casse-tête ! En référence, le cirque déjà, autour de la concession de la première oreille) A la question : « Pensez vous que la maladie de la vache folle va réellement affecter le toro bravo ? » - 61% répondent par la négative, contre 39% qui craignent que... Sympa, le référendum ! Sauf que... on ne connaît pas le nombre de votants ! S’il sont des milliers, superbe ! S’ils sont vingt... Donc, ballotage ! |
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L’OREILLE DE CIMENT...
8 Mars : Tandis que l’Europe balbutie des satisfecit
auxquels personne ne croit, 50000 moutons ont été sacrifiés en France,
sans qu’aucun cas de fièvre aphteuse n’ait été heureusement
officialisé. 50000... La prévention coûte cher... et les vaccins
dorment tranquilles dans leurs frigos. |
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« JE T’AIME, MOI NON PLUS... »
8 Mars : Il est parti il y a dix ans, l’oeil glauque, la
cigarette et la provocation aux lèvres. Celui qui cachait derrière
l’invective et le mépris une timidité maladive, était peut-être un génie,
mais sûrement un vrai tendre. On aimait Gainsbourg, on détestait
Gainsbar, (ou le contraire) mais personne ne pouvait nier qu’une musique
comme celle de « Almeria » soit un chef d’oeuvre... Entre
autres. |
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LA « BOITE » EN OR MASSIF... 8 Mars : A priori, les boites de nuit et discothèques marchent bien. A preuve les trophées et médailles d’or que vient d’attribuer la discothèque sévillane « Antique », suite à la temporada 2000 dans la Maestranza. Il y en a pour tout le monde. Jugez en plutôt :
A Manolo Caballero : Médaille d’or du « Temple »
Des prix qui peuvent,
pour certains, prêter à sourire, mais qui ont été attribués par un
jury des plus sérieux et des plus taurins, dont faisaient partie,
notamment : Carlos Crivell, Juan Belmonte, Manolo Vazquez, le Docteur
Ramon Vila... |
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AYYY....ON LE VOYAIT VENIR ! 9 mars : Les différents scandales liés à la maladie de la vache folle ne pouvaient qu’aboutir à quelque suspicion concernant l’élevage du toro de combat. Certes, quelques spectaculaires embardées, à la sortie du toril, avaient déjà mis la puce à l’oreille de plus d’un aficionado ; certes, des doutes planaient sur l’alimentation, lorsqu’il fallait essayer d’expliquer la déplorable faiblesse de certains toros ; certes... Pourtant, à part quelque revistero acide, comme Joaquin Vidal, par exemple, personne n’avait voulu faire la relation directe avec l’ESB. Cependant, un rapport vient d’être émis du Ministère espagnol de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation (le Mapa), dans lequel il est fait état d’utilisation de farines animales...dans le pienso donné aux vaches laitières ; dans la premières alimentation solide des veaux et génisses, et ... durant la dernière année de vie du toro de combat, afin de lui faire atteindre « la morphologie en accord avec les goûts du public ». En un mot, « vous prenez Sim, et vous en faites un Ben Johnson... » Spasshhh ! Bien entendu, ce rapport, sans signature, a fait l’effet d’une bombe à neutrons, et provoque la levée de boucliers que l’on devine. L’Union des Ganaderos, plusieurs éminents spécialistes sont montés à la barricade, et il va falloir que l’on s’explique. Cependant, personne ne peut rien garantir, ni dans un sens ni dans un autre, et il peut y avoir eu des « mélanges malencontreux »... Mais les ganaderos stipulent que la plupart font eux mêmes leur pienso, comme l’a démontré il y a peu, Victorino Junior, et que tout est super contrôlé par les services sanitaires au long de « la cria del Toro », et en particulier, dans les deux dernières années. Les ganaderos soulignent que les aliments à base de farines animales sont interdits depuis 1994, et que tout le monde suit cette règle, religieusement. Encore une fois, personne ne peut rien garantir à 100% (voir Ben Johnson !), mais s’il advenait qu’un toro se révèle positif aux tests, les conséquences pourraient être terribles pour l’élevage du toros bravo, avec la disparition totale et immédiate d’encastes uniques. Irrémédiable disparition de la tauromachie... Voilà, le doute est installé ! Il planait depuis un moment. Cela va faire du bruit. Communiqués et contre communiqués, expertises et contre expertises, tables rondes, ovales, carrées... Et chaque fois qu’un toro sort avec la tremblote, se « décoordine », ou se roule par terre... que dira t’on ? De quoi devenir fou ! Ah... la vache ! |
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LES TOREROS ENTRENT EN « REBETELIVISION »... 9 Mars : José Tomas a fait école... Le Juli ne se laissera téléviser qu’une fois sur trois, lors de la prochaine feria de Séville. Du coup, Enrique Ponce aussi... Allons bon ! Epousent ils la « philosophie de Tomas », quant à la Télé, ou se rebellent ils en voyant que, malgré ses caprices, le torero se voit considéré comme le plus grand, se permettant de triompher ou d’être mauvais, « qu’en petit comité » (15000 personnes, pas plus !), tandis qu’eux sont obligés de toujours supporter « l’oeil noir », coupant quelque oreille ou « se ramassant », devant des millions de spectateurs, sans pour autant en avoir plus de considération ? Pourquoi prendraient ils un tel risque, effectivement ? A la veille des grandes ferias, il va y avoir du sport. Ceux qui perdront ? Les cuadrillas qui perdront les émoluments liés aux retransmissions, et ... vous et moi, qui ne pouvons nous abonner à Via Digital ou Canal Plus. A n’en pas douter, les corridas retransmises sur la chaîne publique TVE1 vont payer les pots cassés. Exemple : Il y a, dans une grande feria, contrat avec Via Digital, pour cinq de six corridas, la sixième étant réservée à la Première Chaîne Espagnole. Vus les sommes engagées dans le contrat multiple de Via Digital, les corridas isolées de « la Première » feront forcément les frais du conflit. Super ! Séville sera le champ de cette nouvelle bataille télévisuelle, avec déjà deux corridas en moins, le 28 Avril et le 3 Mai....justement celles que voulaient retransmettre la Première, peut-être !Avouez que... pas de chance ! Heureusement que le printemps arrive, on va pouvoir aller jouer aux boules ! |
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UN ARRIERE GOUT D’HUILE FRELATEE 10 mars : Tout le monde garde en mémoire
le sinistre scandale de l’huile frelatée qui souleva l’horreur que l’on sait dans l’Espagne des années 70, avec des conséquences
terribles, des familles décimées, des morts et des handicapés à vie.
Sans en arriver à ces extrêmes, au niveau humain, ce qui se prépare au
sujet de la vache folle et des farines animales risque de faire un certain
bruit, et surtout d’avoir de grosses conséquences sur l’existence même
de la corrida. Ouf ! Cela va mieux, et pour tout le
monde. Par exemple, l’Empresa de Valencia calculait à 25 millions de
pesetas, la perte sèche provoquée par les frais liés au « traitement »
des toros morts à estoque dans sa plaza, sur toute la durée de la saison
2001. Il était temps que l’on réagisse et que l’on se mette
d’accord. En effet, si l’on compare les deux premier mois de 2000 et
2001, il s’est donné 30% de spectacles en moins (38, cette année,
contre 54, l’an passé). Comme prévu, les petits organisateurs,
n’ayant pas les reins assez solides pour, d’entrée, prévoir ces
frais, ont renoncé à monter leur spectacles. C’est criant, en
particulier pour ce qui concerne le Rejoneo : En 2000, il s’était
donné six corridas de cavaliers en Janvier et Février... En 2001, une
seule. |
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Dans toutes les rues, d’interminables défilés
montrent des milliers de jolies filles un peu enlaidies par l’austère
costume typique des Falleras. On a élu la reine des fêtes, la « Fallera
Mayor ». Très maquillée, les cheveux tirés sous la lourde plaque
cuivrée qui la coiffe, raide dans sa lourde robe de soie, il n’y a
aucun doute : elle est sûrement plus jolie quand elle sort de sa
douche... mais chttt ! Tradition oblige. Par contre, il y a les
enfants, et là, le photographe peut se régaler. |
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DE CI... PAR LA... 10 Mars : Enhorabuena à « Papa » Simon Casas qui vient de voir arriver au mundillo, la petite Dora, hier soir, dans une clinique de Montpellier. Félicitations à la maman, Amandine. Pas à dire, si elle a le caractère de son père, et est aussi mignonne que sa mère, voilà une petite fille qui promet beaucoup. Grand bonheur à tous trois ! 10 Mars :
Moron de la Frontera, près de Séville, va inaugurer sa plaza.
Construite par l’enfant du pays, Manuel Morilla (ex apoderado de Jesulin),
la plaza, de 5000 places, va accueillir l’événement du jour : Le
retour de Manuel Benitez « El Cordobes », pour la première de
sa tournée d’adieux. Enième retour de l’ex chevelu, qui a été le
phénomène et la super star des années 60/70. Cependant, plusieurs
tentatives ont donné lieu à quelques tristes épisodes. Dommage !
Manuel, qui fait 65 ans en mai, mérite de grands adieux, et, comme nous
l’avions suggéré en fin d’année, on pouvait imaginer un autre événenmentiel,
mot à la mode, pour préparer sa sortie, que ces paseos de troisième catégorie,
même entouré de figuras qui vont le câliner. 10 Mars : San Sebastian (Plaza d’Illumbe) - Novillada du grand concours de novilleros. Il y aura beaucoup de monde, aujourd’hui, parce que torée Julien Lescarret. Sa prestation a séduit les aficionados, « aux mimosas de Nîmes ». A n’en pas douter, une grande actuacion ouvrant les portes de la phase finale, donnerait une nouvelle projection à la jeune carrière du landais. Suerte ! A ses côtés, face aux Mari Carmen Camacho, deux clients sérieux : Fernandez Pineda, à la veille de soin alternative sévillane et Sergio Aguilar, qui connaît bien le concours, ayant triomphé par deux fois, les 18 et 25 février dernier. |
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« IL A QUELQUE CHOSE !»....
C’est un peu l’impression qu’a donné
hier Julien Lescarret,, lors de sa présentation à Illumbe, au cours de
la quatrième novillada de la grande rencontre mondiale des novilleros. Il
avait attiré beaucoup de français qui avaient pour lui, et on le conçoit,
les yeux de Chimène. |