L'ACTUALITÉ TAURINE
(Août 2001)
Juan Jose Padilla est revenu aux ruedos , le 28 Juillet, en plaza de Santander. La foule,
subjuguée par autant de courage, l’a porté. De son côté, le torero a
magnifiquement répondu, sortant épuisé, mais heureux. Cependant, lui
qui est ouvert à tout contact avec la Presse, lui qui en a besoin,
surtout dans ces circonstances, demanda à ce qu’on le dérangeât pas,
au retour à l’hôtel. Pas de coup de fil, pas d’interview....
Surprenant ou logique ? Volonté de fêter seul la victoire sur soi même,
ou... total épuisement ? 31 Juillet – Azpeitia – 1ère de Feria – Arènes pleines : La corrida de Cebada Gago est sortie magnifique de présentation, variopinta (aux pelages variés). A part le sixième, les toros ont fait preuve de bravoure, à divers degrés, de caste (3 et 5ème), de noblesse(1, 4 et 6èmes). Un peu de faiblesse chez le premier. Dangereux, le 2ème.. – Pepin Liria a donné la seule vuelta de la journée, mais on ne lui vit pas l’engagement habituel. De plus, cette façon de citer, pieds joints, la muleta derrière, va lui jouer, tôt ou tard, un gros sale tour... Les aficionados besques n’ont apprécié que partiellement (Ovation et vuelta) – Juan José Padilla a été accueilli au paseo, par une immense ovation, mais c’est sous la bronca qu’il quitta la plaza. Sifflets au deuxième, toro dangereux ; Bronca au cinquième, toro très encasté qui provoqua deux derribos, et que le jerezano fit assassiner, à la troisième pique, sachant très bien... qu’il n’allait pas « pouvoir », avec ce toro. Attention ! – Francisco Marco montra une grande bonne volonté, mais se révéla « un peu tendre », face à de telles difficultés. On l’applaudit néanmoins (Ovation et Aplausos). Corrida dure, corrida, encore une fois très intéressante de Cebada Gago.... mais corrida, pleine d’enseignements, sinon de conséquences, en ce qui concerne Juan Jose Padilla et... sa « longue route » vers Bilbao... |
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Dax vient de se pencher sur le problème, hier soir, et une fumée blanche
s’est élevée... « habemus papam ! ». De fait, la
meilleure solution pour substituer Jose Tomas, le 14 août, face aux
Zalduendo, aux côtés de Finito et Juan Bautista... La solution, pleine
de symbolique, s’appelle : Enrique Ponce. Celui qu’on avait
presque enterré, celui qu’on disait « en perte de vitesse »,
celui que José Tomas allait « effacer d’un muletazo », est
en train de donner la plus grande temporada de sa vie : Régularité,
géniales envolées, comme à Vista Alegre, comme à Badajoz... énorme
technicien et torerazo... comme à Mont de Marsan. |
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LES TELEVISEES DU MOIS D'AOUT... 1er
Août : « Fait chaud, non ? » Hombre ! Normal ! on est au mois d’août.... manquerait plus
qu’il gêle ! « Oui, mais quand même... fait chaud !
Il est sûr que de continuer ainsi, on va plus risquer sa peau, à
s’amonceler sur les gradins, que « là en bas... ». Non,
monsieur ! faut quand même pas pousser... Trois corridas, donc, diffusées sur les chaînes nationales Espagnoles : Vendredi 3 Août – Tve 2 – 20h – La Coruña : Manuel Diaz « El Cordobes » - Vicente Barrera – El Califa, devant des toros de Martin Lorca. Mardi 14 Août – Tve 1 – San Sebastian : Ortega Cano – Victor Puerto – Morante de la Puebla, face à une corrida du Capea. Jeudi 23 Août - Tve1 – Bilbao : Enrique Ponce – El Juli – Javier Castaño, devant les Torrealta. |
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EL CALIFA... CE MOIS D’AOUT OU JAMAIS... 2 Août : Le mois de Juillet n’a pas
été celui qu’on espérait pour Jose Pacheco, « El Califa.
Certes, «l’éclair télévisé » de Pamplona (les trois intenses
dernières minutes de la faena au dernier Marquis de Domecq) peut
maintenir l’espoir, mais hélas, à cause de l’épée ou d’un manque
de lucidité, le Califa n’a pas coupé de trophées significatifs,
attestant d’un grand retour en forme et justifiant les ambitions, sinon
prétentions, du début de saison, avec les conséquences que l’on sait. Le mois d’Août du Califa sera donc le
suivant, du moins pour ce qui est des contrats déjà signés : |
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BAYONNE EN FETES.... ohé, ohé, ohééééééé ! ! 2 Août : La mascleta, la célèbre pétarade,
à Valencia, c’est quelque chose !
Mais à Bayonne, je ne vous dis pas ! Dimanche 5, il y aura le classique « rendez
vous des Cebada » ! Voir, « en cliquant ici », la corrida de Cebada Gago, au campo. |
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PREMIER AOUT.. « A MEDIO GAS » ! Rien de bien spécial, hier, dans les ruedos d’Espagne : Caballero a triomphé à Azpeitia, et l’on a vu de bonnes choses sous le dôme de La Coruña, où l’on ouvrait feria. Par contre, cette date restera dans la mémoire de Domingo Siro, banderillero de Javier Castaño, pris hier par un toro d’Alcurrucen. Peu grave, heureusement, mais « un gros susto »... 1er
Août : Azpeitia – 2ème de Feria – plein :
Corrida d’Alcurrucen, très inégale et de peu de forces. Le niveau a
baissé, par rapport aux Cebada de la veille – Finito de Cordoba est
passé, en demie teinte (Ovation et ovation) – Très aimé ici, Manolo
Caballero a toréé longuement et parfois, très bien (Oreille et oreille)
– Javier Castaño a, encore une fois, montré un mélange de courage et
de manque de recours (Silence et ovation) 1er Août – La Coruña – 1ère de Feria – ¼ de plaza : Corrida de Luis Algarra, noble, « tant qu’elle a duré » - Espartaco a été reçu avec amitié et admiration, à l’occasion de ces adieux en cette région (Ovation et une oreille) - Victor Puerto a réapparu avec succès, après une légère lésion qui lui a fait perdre deux contrats ( Oreille et oreille) – Morante de la Puebla a touché le bon troisième. Il débuta formidablement, mais le toro s’éteint rapidement et la faena, de même (Oreille et ovation, avec un avis). |
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LA CORRIDA, EN ESPAGNE : « SOL Y...MOSCAS ! »
3 Août : Selon le dicton populaire, la corrida se résume en
quelques mots significatifs qui en illustrent,
soit la grandeur et le mystère, comme « Luz y sombra » ;
soit la dureté, comme « Sol y moscas »... Ici, on sait que
l’on souffre, que l’on sue à grosses gouttes. On sait que la
mort rôde, sous le soleil, avec son troupeau de mouches, noires
sentinelles affamées. On voit bien le torero, les yeux exorbités, style
« affiche de Céret », mettre trente descabellos à un manso
tandis que les savants ramassent les morceaux de cervelle à la petite
cuiller, afin de savoir « scientifiquement » si le toro était
simplement manso, ou s’il était plus fou que toutes les vaches du
troupeau. 2 Août - La Coruña – 2ème de Feria – Moins d’un tiers de plaza : Bien peu de monde dans la plaza de la Coruña, pourtant couverte, protégée du soleil... La corrida de Zalduendo fut très discutable au plan « présentation » ou « présence ». Meilleur toro, le troisième – Joselito s’est fait prendre par le premier. Pas de bobo. Il se bagarra ferme, coupa l’oreille de ce toro, puis essaya de gagner la partie face au quatrième, bloqué sur place. Le public suivit, mais pas le président, qui refusa l’oreille – Manolo Caballero ne put rien devant deux « moustiques » impossibles. On l’applaudit – Miguel Abellan fut le triomphateur « musclé » de la journée. Bonne faena au bon troisième et grosse estocade en se faisant salement accrocher. Emotion ! Oreille et forte pétition de la seconde, que le président refuse. Véx é, meurtri, Abellan refuse de prendre le trophée et file direct vers l’infirmerie. Il en ressortira pour venir couper l’oreille du sixième, et sortir a hombros. Casta ! « Non, mais des fois ! » 2 Août - Huelva – 1ère de la Feria des Colombinas – Un quart de plaza : Cinq toros de Concha y Sierra, qui n’avaient rien à voir avec « ce qu’ils ont été ». Bon le 3ème, dangereux le 6ème. Le cinquième était un sobrero de Jose Luis Pereda – Juan Jose Padilla s’est battu (Ovation et Vuelta) . Prochain paseo : Bayonne, dimanche – Davila Miura s’est défendu, mais... (Ovation par deux fois) – Triomphateur de la corrida, Francisco Barroso, le local de l’étape, qui coupe deux oreilles au troisième et se défait dignement du dernier « muy malo ». Bon succèes annuel qui, hélas, ne lui servira pas plus que ça ! 2 Août – Azpeitia – Dernière de Feria – Presque plein : Toros de Manuel Criado, un peu « justes ». Noble , le premier ; encasté, le deuxième ; 3, 4 et 6ème, mansos, la palme revenant au troisième, dangereux – Jesulin de Ubrique est passé, bien discrètement. On l’ovationna...discrètement – Victor Puerto coupe l’oreille du cinquième, en « faisant le zouave », c’est à dire en toréant les gradins, parce que le public n’avait pas perçu sa bonne faena au deuxième. Pas d’oreille et une simple vuelta. Ouhh ! – Le Califa en a bavé, mais s’est battu avec le dangereux troisième, type « alimaña ». Ovation. Bons moments au sixième, et vuelta. 2 Août – Alicante – 1ère de la mini feria d’Août – Un tiers de plaza (un tout petit tiers !) : Les toros du Puerto San Lorenzo ont fait peine à voir . Mal présentés et mansos au cheval, (sauf le 6ème), ils ont suivi les muletas, sauf les 4 et 5ème qui ont décidé de s’arrêter bien vite – Luis Francisco Espla s’est fait prier aux banderilles (chez tout autre on dit « cinéma ! », pour lui on dit « toreria !»), a donné quelques bonnes naturelles au premier, et s’est montré catastrophique à l’épée (Silence et ovation) – Finito de Cordoba a donné les grands moment de la tarde, sur des muletzaos main droite. Lui également tua mal le cinquième.(Oreille et ovation) – Eugenio de Mora reprenait l’épée, après sa lésion de Pamplona (fracture d’un métacarpe main droite) On le vit bien, mais tardant un peu à se centrer.C’est qu’en quinze jours, on peut « perdre le sitio », mais cela revient vite... en principe. (Ovation et oreille) |
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NOUVEAU FAENON D’ENRIQUE PONCE... 4 Août : Le vin se bonifie en
vieillissant... les toreros également, en principe. Mais qui donc allait
prédire la temporada qu’est en train de réaliser Enrique Ponce. |
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LA CORUNA.... « UN CACHONDEO ! » Je sais que l’on n’a pas le droit de
dire cela. Des hommes, en bas, jouent leur peau. D’accord, mais, quand même,
le lamentable spectacle offert hier par les caméras de la Télé
espagnole, ne peut que déservir, réduire à néant les quelques
arguments que nous avons de plus en plus de peine à trouver, pour défendre
la Fiesta dite « Brava »... 3 Août – La Coruña – 3ème de Feria – Entrée « de pena » - La télé en direct : On fête le dizième anniversaire de la plaza. Vaya ! – Corrida de Martin Lorca. Présentation « en échelle » ; cornes « homogènes »... Les toros auraient peut être voulu charger, mais la faiblesse les empêchait « même d’y penser » - El Cordobes est venu dire bonjour à sa peña (ovation et oreille) – Vicente Barrera, plus triste que jamais, réussit une estocade tendida, très en arrière, très basse et ...très contraire. En un mot , « un bajonazo de l’autre côté ». Faut le faire. Silence et ovation – Le Califa sourit beaucoup, mais, à part deux naturelles au troisième... (Oreille et silence). Bien triste, tout cela. |
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PADILLA DOIT SE REPOSER... Sans blague ! Très joli de brûler
les étapes et de faire beaucoup de bruit... Réapparaître, en héros,
tandis que son apoderado multiplie les déclarations... (« J’essaie
de le raisonner, mais je ne peux ! ») c’est bien beau, mais
si c’est pour planter les copains et le public, trois jours après,
c’est pas très sérieux. |
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Bayonne
a jadis connu ces moments avec Carlos Arruza,
Conchita Cintron, et, plus près de nous, avec Cesar Rincon. Elle
en a fait ses « chouchous » 4 Août :
Bayonne – Corrida de Rejoneo – Grande entrée – Grande ambiance
– Beau temps : Corrida très bien présentée de Benitez Cubero,
renforcée d’un quatrième d’Aldeanueva. Toros d’imposant trapio
(plusieurs dépassant les 600 kilos) sortant fort, pour s’éteindre un
peu, par la suite, le cinquième terminant totalement arrêté. La présidence
accorda la vuelta au troisième, qui certes, montra grande collaboration,
mais ne fut en rien exceptionnel . Quant au cavalier, dont on aura apprécié
le classicisme sans génie, on lui demandera un peu plus de sagesse, moins
de rage frôlant l’hystérie, qui met ses montures en danger. On
demandera aussi à son ayuda d’aller faire un tour chez un psy, ou de
moins « fumer la moquette »... Ce sera mieux pour tout le
monde ! Leonardo Hernandez fut ovationné au premier, et coupa une
oreille du quatrième, après avoir divisé les opinions.
A l’unisson du toro, le public totalement conquis,
le cavalier joua des virevoltes, préparant ses poses avec le duende
d’un danseur flamenco, et sortant
des suertes comme un matador dans un desplante glorieux, après huit
naturelles de rêve. Muy torero ! Points culminants, une banderille
« al violin », formidable, et quatre courtes, bien enchaînées.
Un pinchazo et un rejonazo... Deux oreilles et le public qui « appuie
encore », pour le rabo. Ultime concession et vuelta de totale
communion, avant la sortie a hombros, en compagnie de Mendoza, « parrain »
de son triomphe. |
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BEAUCOUP DE TRIOMPHES... BEAUCOUP DE TROPHEES... MAIS... ! Ce samedi 4 Août a été jour de triomphe dans beaucoup de plazas. On a joué du mouchoir blanc, parfois bien éxagérément. Mais enfin, cela fait du bien, parfois, même si l’on a du mal a séparer l’ivraie du « bon grain torero »... 4 Août : La Coruña – 4ème de feria – ¾ de plaza : toros de Gerardo Ortega, inégalement présentés, excellents pour le torero, sauf le premier – Ortega Cano : beaucoup plus préoccupé par ses attitudes « cara al publico », qu’à la vérité du toreo (Applaudissements et deux oreilles) – Enrique Ponce fut « énorme », au cinquième, mais porta deux pinchazos « bien vilains » (Deux et une oreille) – Rivera Ordoñez connut une bonne journée, torant largo et tuant bien, enfin.(Deux et une oreille, respectivement). Toreros et ganadero sont sortis à hombros. 4 Août : Huelva – 3ème de Feria – 2/3 de plaza : Corrida très faible, des frères Tornay. Les trois premiers toros, catastrophiques – Bonne despedida pour Espartaco, qui sauva la corrida en toréant avec douceur, muy templado, le quatrième, qui tenait un peu mieux.(Silence et deux oreilles) – Finito toréa bien le cinquième, mais lui porta une atravesada qui fit « mauvais effet »(Ovation par deux fois) – Morante, pour changer, eut la guigne : Le troisième se cassa une patte, le sobrero refusa de charger. Quant au sixième... « ni un pase ». Morante ne put donner un muletazo digne de ce nom (Silence partout) 4 Août – Puerto Santa Maria – Plein (12690 spectateurs) : Grande tarde de toros, mais distribution de trophées, un peu éxagérée. Corrida de Jandilla, bonne, un peu limitée en forces – Joselito a dessiné de jolies suertes, parfois isolées, sur le passage de ses toros. Pas de faena compacte, comme celle de Granada. Tuant bien et vite, il coupe deux oreilles au quatrième – Jesulin torée longuement, au ralenti, le cinquième, un peu soso (Une et deux oreilles) – El Juli a mis la pression, toréant le troisième « a gusto », et s’arrimant comme un perdu, face au dangereux sixième. Oreille chaque fois... chaque fois méritée. Les trois sont sortis « a hombros ». 4 Août – Santander – Corrida de Bienfaisance – ¾ de Plaza : Bonne corrida de Carriquiri,(sauf le premier toro) – David Luguillano coupe l’oreille du quatrième – Luis Miguel Encabo s’est accroché sans trop de réussite (Ovation et Vuelta) – El Fandi triomphe, avec force, avec vista et culot (oreille chaque fois et sortie a hombros) .. 4 Août – Estella (Navarre) – Bonne entrée : Toros de Martelilla – Triomphe des toreros : Oreille de chaque pour Vicente Barrera – Antonio Ferrera se fait vilainement percuter et arracher la cravate, par son premier. Gros susto. Le torero reviendra de l’infirmerie et triomphera pleinement devant le cinquième : deux oreilles – Francisco Marco connaît une grande journée dans sa Navarre natale (Deux oreilles et oreille, respectivement). Les trois sortent « a hombros ». 4 Août – Valdepeñas : Triomphe de Miguel Abellan, qui touche « le bon lot » de la corrida de Los Guateles. (Quatre oreilles, et la queue du sixième) – Pepin Liria coupe un trophé du premier et Califa se fait applaudir. 4 Août – Pedro Muñoz : Toros de Nuñez del Cuvillo – Triomphe de Caballero (trois oreilles) – Eugenio de Mora et le mexicain Antonio Bricio coupent les deux oreilles de leur second adversaire. En France : 4 Août – Istres : Corrida de Peralta – Bon, le troisième toro – Richard Milian touche le lot compliqué (Ovation et vuelta) – Bon succès de Juan Bautista (Oreille à chacun et sortie en triomphe) – Sebastian Castella coupe une oreile de son premier. 4 août – Parentis – Première de feria : Novillos de Diego tabernero, un peu justes de forces et nobles – Le jeune mexicain Casasola toréa bien le quatrième, mais, mais c’est au premier qu’il coupa l’oreille – Paulita obtient un trophée du cinquième : moments artistiques et bonne épée – Pas trop de chance au sorteo pour Lescarret, qui obtient une oreille du dernier. 4 Août
– Riscle : Novillos de Garcigrande – El Maripinar coupe un
trophée du quatrième - Salvador Vega triomphe (oreille de chaque novillo)
- Cesar Jimenez s’accroche
fort : Oreille et vuelta. |
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Cependant, quand on dit « Cebada »,
on pense à « toro toro », et quand on entame la fameuse
« route du toro », du côté de Medina Sidonia, et qu’on les
voit, en contre bas, on se dit que « Eso no son toros, sino carros
de combate ! »... des vrais chars d’assaut !
5 Août - Bayonne – Corrida des Fêtes – Plaza
pratiquement pleine – Lumière magnifique, entre blanc, rouge et ciel
bleu – Grande ambiance, malgré quelques interventions dissonnantes... :
Décevante corrida de Cebada Gago, d’abord au plan présentation : lot
sans trapio, sans volume, à part le quatrième, toro serio, armé bizco,
court de carrosserie, mais guapo. Le public ne s’y trompa guère, qui
l’applaudit à la sortie. Le cinquième fut un mastodonte mal foutu. Se
sauva le troisième, un castaño bien « enmorillé », qui mit
la Navarre en déroute. |
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Malgré tous les efforts conjugués des praticiens, à Bayonne et Madrid, le pauvre cheval torero est parti vers d’autres plaines, rejoindre tous ceux qu’une corne de toro blessa à mort, ou que la méchanceté des hommes brûla à jamais... comme les six des frères Domecq. Une tristeza ! |
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UN WANADOO BIEN PEU AFICIONADO...
Vous connaissez cela ? Ca rame, ça rame... Même Ben Hur se désespérerait
et « ne parviendrait pas à sauver la galère... ». Wanadoo,
bien peu aficionado, ou virus anti taurin ? Que vous dire de plus ?
Navigation impossible... Donc, disquette, voiture, pour vous donner
Bayonne, et le reste, demain, si les dieux d’internet le veulent bien... |
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ALFONSO NAVALON...LE REVERS DE LA MEDAILLE ! 7
Août : On ne sait si Sebastian Palomo Linares, Jose Mari Manzanares
ou Paco Alcalde sont « branchés » Internet... Ce qui est
probable, c’est que, même retirés, ils ont gardé leurs contacts et
leurs informateurs. De toutes façons, il aura toujours une bonne âme
pour leur passer un coup de fil... « Z’ont du bien rigoler, hier
soir, et s’en reverser un petit coup ! » |
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LA SIESTE, A VITORIA... LA BAGARRE, A MALAGA ... La feria de la Virgen Blanca s’est poursuivie, à Vitoria Gasteiz... Corrida soporifique où seul, Abellan a essayé de mettre le turbo. Par contre, du côté de Malaga, il est sorti une novillada d’enfer, et c’est Abraham Barragan qui s’y est distingué. 6 Août – Vitoria – 2ème de Feria – Media plaza : Une moitié d’arène pour Jesulin, Rivera et Abellan, face à des mari Carment Camacho. Una ruina ! La corrida est mal sortie, le sixième étant le moins triste. Les deux premiers semblaient « servir », mais... Le e cinquième fut remplacé par un Cayetano Muñoz , bien soso – Jesulin endormit tout le monde avec des dizaines de passes qui ne dirent rien. Ovation avec un avis, et Silence – Rivera Ordoñez ne put que « rapidement » constater la tristesse de son lot. Applaudissements et silence – Abellan s’accrocha comme un mort de fin : Cogida en tuant le troisième. Il revient au sixième. Début et fin du trasteo , à genoux. Cela partait bien...pero pincho ! Silence et ovation, avec un avis. 6 Août – Malaga – Novillada de Feria : Terrible novillada d’Aldeaquemada, avec un trapio « de corrida de toros »: Kilos y pitones !. Au plan comportement, « dur dur ! », exigeant la tête et ...le coeur !- Abraham Barragan, à un mois de son alternative, s’est montré torero, près à de plus grosses entreprises. Oreille, forte, du quatrième – Sergio aguilar s’est accroché, mais les espoirs continuent à s’estomper. Vuelta au cinquième – Relevant de blessure, Joselito Ortega fut trop court, tant physiquement que moralement, devant des tels chars d'’ssaut. On le respecta. |
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GRABUGE EN HAGETMAU... Alerte à la bombe, la veille... Incident du à un toro devuelto, ce lundi... Hagetmau n’aura guère vécu la gloire passée, pour son édition 2001... 6
Août – Hagetmau - 2ème novillada de feria :
(De notre correspondante) - Novillada triste et faible de Maria Luisa
Dominguez Perez de Vargas. Où sont les Maria Luisa d’antan ? Le
mano a mano entre « les deux Julien », n’a rien donné, les
toreros ne pouvant que montrer bonne volonté, devant des adversaires éteints,
mornes comme la plaine... Le cinquième fut un Prieto de la Cal qui ne
permit guère de s’attarder. Julien Lescarret et Julien Miletto ont fait
« match nul » à une oreille et à beaucoup d’efforts vains :
Silence, oreille et ovation pour le Landais. Oreille, silence et silence
pour le gardois ! |
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De Paco Camino au Juli ; d’Ojeda au superbe Ponce, Ducasse,
l’homme « aux cheveux d’argent » les a fidèlement suggérés,
en a immortalisé la démarche, en a figé le moindre capotazo, le plus
brillant des muletazos... Jamais
un visage, jamais un regard...Et pourtant, le torero est là... cette
silhouette, cette attitude... On se disait alors: "Pas de doute,
c'est bien lui!".. Et d’applaudir encore une fois,
Ponce, Ojeda, Mendes...Ducasse.
1997 vit sa dernière exposition à Dax, dans le Parc Théodore Denis.
Chacun se souvient de la caseta où l’on pouvait, à loisirs, revivre
quelque grand moment vécu , à la fois fugitif et inoubliable, dans le
ruedo tout proche... Ils furent des milliers à y passer, à apprécier.
Des milliers, jusqu’aux plus pauvres, jusqu’aux plus punks ! La
peinture taurine, ouverte à tous, loin des salons feutrés, loin des
snobs « entaurinés »... L’artiste l’avait voulu
ainsi, en gardant de formidables souvenirs, au plan humain, tant qu’à
celui des ventes... Ne pas oublier que, pour « produire encore »,
le peintre « doit vendre »... C’est ainsi ! On ne peut
pas « peindre d’amour et d’eau fraîche » !
Du 10 au 15 Août, dans sa « querencia » du Parc Théodore
Denis, Jean Ducasse nous invite à feuilleter ensemble ses carnets de
route, ses « carnets de Campo ! ». La caseta est ouverte
à tous les vents, à toutes les sensibilités, à toutes les émotions...
Jean Ducasse et sa fidèle compagne vous y attendent, en toute simplicité,
en toute amitié... N’oubliez pas d’y arrêter vos pas aficionados... |
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Vitoria où va réapparaître aujourd’hui Juan Jose Padilla. Espérons
qu’il s’y fera pardonner les quelques « mauvaises manières »
étalées, il y a peu, dans la placita voisine d’Azpeitia. Padilla réapparaît...
Pourquoi ? Jusqu’à quand ? Hier, 7 Août, les chroniques ont rapporté les résultats suivants : 7
Août – Vitoria – 3ème corrida – Casi lleno :
Corrida inégale, faible et mansita de José Luis Marca – Ponce invente
une charge au premier et tarde un peu, face au quatrième. Il est « au
dessus » de tout... Oreille et oreille, après un avis – Morante
touche les moins bons, plaque quelques détails et laisse filer. (Silence
et palmas) – Juli se bat comme un beau diable, mais doit forcer la
machine. Les heures faciles semblent s’être envolées. Pas bon, ça, au
début du mois d’Août. (Oreille avec pétition de la seconde et
Ovation. 7 Août – Malaga – 2ème Novillada de Feria : Novillos de « Toros de la Plata », correctement présentés. 1, 4 et 6ème applaudis à l’arrastre – Reyes Mendoza coupe une oreille au premier, Javier Valverde fait de même au cinquième. Joselito Ortega, quant à lui, est plus à l’aise que lundi. Oreille au sixième. Aujourd’hui, première corrida de Feria, premier « cartel de lujo » : Ponce, Jesulin, Finito, devant des Gabriel Rojas. 7 Août - Soto del Real (Madrid) : Toros de Montalvo, mansitos – Succès de David Luguillano (Oreille à chaque toro) – Jesus Millan donne vuelta au cinquième – Bonne faena de Ivan Vicente, qui coupe les deux oreilles du dernier. 7 Août – Chateaurenard - 2/3 de plaza : Corrida d’Andres Ramos, avec « un peu de tout », surtout de la faiblesse – Fernandez Meca resta « en dedans », dit on (Aplausos et Ovation) – Antonio Ferrera tua mal son premier, donnant vuelta, et coupa les deux et le rabo du cinquième. Bof ! - Fandi mit « une grosse épée » au troisième (oreille), et ne put guère, face au dernier. Ferrera et Fandi ont « mis de l’ambiance », avec les banderilles. Ferrera / Fandi : Une « pareja » qui devrait fonctionner, depuis longtemps... |
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ALVARO MONTES...UN CAVALIER « QUI MONTE »... ET QUI MONTE BIEN !
Ce 4 Août, à Lachepaillet, un jeune homme a causé grande impression :
Alvaro Montes. Son allure torera, son style à la fois enlevé et
classique, son sens du spectacle, son charisme, en ont fait le grand
triomphateur de la corrida de Rejoneo des fêtes de Bayonne. Déjà,
l’an dernier, il avait été la grande révélation de la soirée du
« Don Juan » de Tavora, où Javier Conde avait joué une toute
autre partition, style « petardo ». Tout le monde parlait du
cavalier. L’empresa l’a donc engagé à la « formelle »2001,
et elle a pleinement réussi. A elle, maintenant, d’exploiter cette
trouvaille, ce grand déclic entre le public Bayonnais et la jeune
promesse... |
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JESULIN, A MALAGA... PADILLA, A VITORIA... ET, EN NOCTURNE, CALIFA... 9 Août : Trois corridas importantes, hier : A Malaga, devant une entrée « à pleurer », les vedettes sont entrées « à cloche pied » dans la feria. Jesulin templa une faena, et Ponce se mit en colère. A Vitoria, Padilla est revenu en fanfare, devant beaucoup de ciment. Mais c’est en nocturne, aux chandelles, à Benidorm, que la plaza se remplit presque et que les toreros ont pu, un peu , s’exprimer... Un peu seulement, car le dénominateur commun de ces trois courses : Faiblesse, soseria, falta de raza....Ayyyyy ! 8
Août – Malaga – 4ème de Feria – 1ère
corrida - Moins de media plaza : Cinq toros de Gabriel Rojas,
faibles, manquant de race. Le troisième, invalide est remplacé par un
Gerardo Ortega « atacado de kilos » - Enrique Ponce
s’endormit un peu en jouant les infirmiers devant le premier. Par
contre, il se mit en colère, essayant de « motiver » le
quatrième. Il l’attaqua de tous côtés, parvenant à sortir « quelques
gouttes, de ce puit vide », mais perdit l’oreille avec l’acier.
(Palmas et ovation, après un avis) -
Jesulin de Ubrique arriva fort décidé. Faena très classique et très
templée, qu’il répéta, dans de moins bonnes conditions, face au
cinquième (Oreille à l’un, petite pétition et ovation, à l’autre)
– Finito de Cordoba a un peu « laissé flotter les rubans ».
Rien à tirer du Gerardo Ortega, trop lourd. (Silence partout, avec un
avis au troisième) 8 Août – Vitoria – 4ème de Feria – Moins d’une demi plaza : Toros de Clairac, très sérieux, très lourds, mais faibles. 1 et 5èmemontrant du genio – Oscar Higares resta en deça de ses possibilités (ovation et palmas) – Juan Jose Padilla reprenait l’épée : Deux largas à genoux, le galleo par chicuelinas ; les banderilles, musclées, la faena débutée à genoux... tout y passa, avec une oreille à la clef. Face au cinquième, début à l’estribo et « tres cuartos de lo mismo ! », mais cela traîna un peu à la mort. Ovation – Jesus Millan toucha le mauvais lot et ne put qu’être « inutilement vaillant » (Silence partout) 8 Août – Benidorm – Corrida en nocturne – Plus de ¾ de plaza : Toros de Gabriel Rojas qui sortirent fades, sosos – Manuel Diaz « El Cordobes » coupa l’oreille du premier, et entendit une ovation, après pétition, au quatrième – Vaillant et spectaculaire, le Califa. Deux et une oreilles, respectivement – El Juli toucha le mauvais lot et tua mal (applaudissements et ovation). A suivre, cette légère baisse de régime du Juli, depuis quelques jours. Bien entendu, quand c’est « comme cela », la guigne vient encore s’y ajouter, au tirage au sort. Pouah ! |
Seul au milieu de la Maestranza de Séville, il cite un toro de Domecq, un
burraco, haut, astifino. Le toro accourt au toque... Alors, le bras de
l’enfant dessine une naturelle de rêve, dans laquelle s’engouffre le
toro magique. Le petit bras tire lentement le toro, qui s’en va tourner
loin, derrière sa hanche. Site internet du Morante de la Puebla : www.morantedelapuebla.es (La photo, empruntée au site, est de Pepe Arjona) |
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LE REVE D’ETRE TORERO... (bis)
10 Août : Lui aussi a les yeux noirs, les cheveux de jeai... Il y a
onze ans, la lumière s’ouvrait à lui. Il y a onze ans, il pouvait rêver
palaces, mercedes, fincas... jolies demoiselles. Madrid Las Ventas lui
avait ouvert ses portes, non pour y rentrer, mais pour en sortir...
« a hombros ». Il était de la Génération 90... 9
Août – Malaga – 2ème corrida de Feria – plus d’un
quart de plaza : corrida de Gerardo Ortega, un peu juste de présence,
mais donnant du jeu. Le deuxième fut manso, et le lot du Fandi s’éteint
vite. Ensemble noble, toutefois, avec beaucoup de transmission, chez lz
cinquième – Triomphe incontestable de Fernando Camara, qui coupe une
oreille de chaque toro et srt a hombros. Après son premier combat, il dut
se faire soigner d’une coupure à la main gauche, qui lui a valut cinq
points de suture. Bien au capote, Camara signa deux faenas de fermeté et
de réelle esthétique, confirmant qu’il est un torero totalement
« récupérable » - Mauvaise journée pour le Califa, qui
touche le mauvais lot, mais aurait du être mieux devant le cinquième qui
demandait « de rester là ». (Silence et quelques sifflets)
– Le Fandi a mis le feu, tout en toréant parfois très brillamment. Véronique,
les deux genoux en terre.. pas donné à tout le monde. Aurait pu aussi
sortir sur les épaules, mais « catastropha » la mort du
dernier (Oreille et vuelta). 9 Août – Vitoria – Novillada finale de la Virgen Blanca – moins d’un tiers de plaza : Novillos de Montalvo qui n’ont guère valu le déplacement. Mansos pour la plupart. 1 et 6ème furent les meilleurs – Leandro Marcos torée sérieux et coupe une oreille du premier. Vuelta avec un avis, au quatrième – Matias Tejela se bat et coupe l’oreille du cinquième – Javier Lara sera applaudi. 9 Août – Palma de Mallorca – corrida nocturne – casi lleno : Corrida de Bernardino Piriz, de présentation « normale », qui baissèrent de ton, assez vite – Bonne faena au premier, de Finito de Cordoba qui perd tout à l’épée. Oreille au quatrième – Le Juli met le feu et triomphe totalement : Deux et une oreilles – Miguel Abellan l’accompagnera « a hombros », écoutant une ovation au troisième, et coupant les deux trophées du dernier. On apprend par ailleurs que, dans la cuadrilla du Juli, un peon, « Sevillita », veut concrétiser un rêve de gosse : Prendre l’alternative. Cela se ferait en fin de saison, en plaza de los Barrios. Tout en respectant le passé novillero et le rêve du banderillero, on ne peut s’empêcher de penser que se projet relève du « cachondeo », le torero aux volumineuses rouflaquettes n’ayant aucune intention de toréer dans « les rangs supérieurs », et reprenant sa place dans la cuadrilla du Juli, aussitôt le costume d’or bien rangé dans son armoire. Pas sérieux ! |
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DESINFORMATION TAURINE...
10 Août : On ne sait ce
qui s’est passé... On ne sait quels intérêts à défendre.. quelles
raisons à cacher... Toujours est il que plusieurs médias ont annoncé
que le cheval de Leonardo Hernandez « Nilo », aussi appelé
« Zalduendo », cornéé samedi dernier en plaza de Bayonne,
avait succombé hier, 9 Août, des suites d’une péritonite. |
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Toute l’année, le toro de bronze noir
est seul, à l’entrée du parc des arènes, à Dax. Au milieu des
passants, il monte la garde et leur rappelle qu’à deux pas, chaque année,
ses copains viennent y combattre, pour la gloire.
Dax ouvre aujourd’hui sa Feria : Cinq corridas, une de
Rejoneo, trois novilladas non piquées... Cette année encore, le toro en
cage verra défiler toute l’Aficion à la fois exigeante et généreuse,
qui chaque année se donne rendez vous sur les tendidos baignés de
soleil. Dax, la chaude, la passionnée. Chaque année, il s’y passe
quelque chose. Le toro et l’homme s’y donne rendez vous pour quelque
moment d’histoire, et parfois, alors que les deux protagonistes se sont
séparés, et ont quitté l’arène, l’un « a hombros »,
l’autre tiré par deux mules, le public reste là et savoure son émotion...
Souvenez vous ! Il y a deux ans... Les Samuel ! Ponce, le
Morante et Abellan... |
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DE L'AUTRE COTE... BEZIERS !
Parallèle parfait, la Feria de Béziers débute aujourd’hui pour
cinq jours de fêtes et de toros. Cinq corridas formelles, une de Rejoneo,
une novillada piquée et une becerrada. On suivra aujourd’hui le mano a
mano Ponce – Castella : Le jeune français, en pleine forme, doit
s’y consacrer. Les Domecq seront à l’honneur lundi et mardi, pour le
défilé des figuras. Mais on attendra quelques chocs de titans, dimanche
et mercredi. Tout d’abord, avec les Cebada, dont on a du mal à croire
qu’ils sont vraiment dans un mauvais moment. Puis « Les Miuras ! »
et le « mano a mano terrible » : Milian – Padilla.
Richard est ici « dans sa plaza », face à « ses toros »...
De 1983 à l’an passé, son sang a ponctué chacune de ses passes. A
n’en pas douter, le lion Richard se réveillera à Béziers, et le
typhon de Jerez risque d’en avoir le souffle court... |
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BAYONNE... POUR « UNE ASSOMPTION, EN DEUX TEMPS »
11 Août : Ayyy, mi Bayona ! « Le calendrier
fait mal les choses », disent les uns ! « On ne sait sur
quel pied danser ! » disent les autres. « Bayonne n’est
pas plaza de Feria . Et puis, il y a Dax... Et puis, il y a San Sebastian ! »
Maldita sea ! |
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GRANDE NOVILLADA A VIC : BARCIAL ET VALVERDE EN TRIOMPHE Hier, 10 Août, Vic Fezensac a donné sa, maintenant traditionnelle, novillada nocturne. Beaucoup de monde dans les gradins, et un spectacle qui marquera la temporada, plus encore que la célèbre feria. Vuelta à un novillo, récompensant un lot remarquable de présence et de puissance. Les « Patas blancas » sont toujours au rendez vous. « Grosse sortie » de Javier Valverde, qui sort en triomphe, non sans faire saluer le mayoral, et son picador, Miguel Angel Herrero, remarquable dans la lidia du novillo primé. 10 Août – Vic Fezensac – Novillada Nocturne – Plus de ¾ de plaza : (De notre correspondante) Six Novillos de Barcial, « variopintos », très bien présentés, très encastés. Le lot prit 20 piques, de divers style, mais toujours avec puissance, le sixième se révélant bravissime. Noble, le premier, « dur-dur », le quatrième – Grégoire Taulère, bien que peu armé pour ce genre de rencontre, s’est montré remarquable de volonté et de dignité. Ovation et Silence – Sergio Aguilar reste « entre deux eaux ». avec le bagage et les opportunités qu’il a eus...Silence partout – Superbe Javier Valverde, tout en technique, en savoir et en courage serein. Triomphe mérité d’un futur grand, qui a totalement confirmé son succès madrilène (Oreille et oreille, sortant a hombros, « véritablement ») – On donna vuelta au magnifique sixième novillo de Barcial, « Rondo », negro bragado salpicado lucero...comme il se doit ! |
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LE 10 AOUT EN ESPAGNE : CURRO VAZQUEZ SE FAIT PRENDRE...
Un matador se coupe la coleta... un autre reçoit l’alternative.
C’est la vie ! A Malaga, Juan Jose Trujillo a dit un soudain adieu.
De son côté, Huesca a salué son premier matador de toros, Tomas Luna.
Mais c’est du côté de San Lorenzo del Escorial que s’est concentrée
l’actualité : en recevant de cape son premier toro de Los Bayones,
Curro Vazquez s’est fait accrocher, et charger au sol. Le matador
s’est relevé, sans pouvoir respirer. On a craint
une cornada à la
poitrine. Il semble qu’il n’y a que des dégâts (voire fractures), au
niveau de deux côtes. La médecine parle de vingt jours... Le matador
veut réapparaître le 16, à Malaga. Vaya ! 10 Août : Les résultats sont les suivants : 10 Août – Malaga – 3ème corrida – « Poca gente » : Trois toros de Cebada Gago, durs (encastado le 6ème) et trois Astolfi, meilleurs – Miguel Rodriguez : Silence et vuelta – Juan Jose Trujillo prend un avis chaque fois, écoutant une ovation. Le torero, qui relevait de blessure, s’est coupé la coleta, à la mort du cinquième – Curro Vivas, déjà remarqué l’an passé : Oreille et Vuelta 10 Août – Huesca – Plein : Trois toros de Jandilla (2,3,6ème) et trois de Fuente Ymbro (1,4,5ème), bien « irréguliers en tout ». Le sobrero sorti cinquième fut pris de convulsions ! Se serait on donc trompé « côté seringue ? » - Enrique Ponce est passé, juste en professionnel (Ovation et applaudissements) – El Juli a toréé pour les foules ( Oreille et deux oreilles) – Tomas Luna a pris une digne alternative devant le toro « Pegajoso », 450 Kilos, de Fuente Ymbro. Il en perdit l’oreille, à cause du descabello, donnant grande vuelta, mais coupa les deux trophées du dernier. Beaucoup de monde dans la rue pour applaudir sa sortie a hombros. 10 Août – San Lorenzo del Escorial – Media plaza : Corrida de « Los Bayones », bien présentée et pointue. Jeu divers, un peu soso, mais remarquable premier tiers du sixième, auquel le Morante fit honneur – Curro Vazquez se fait prendre dans la demi véronique clôturant la réception au premier (on craint la fracture de deux côtes) – La corrida devient un mano a mano entre Victor Puerto (qui remplace Jose Tomas) et Morante de la Puebla. Les deux matadors vont briller, chacun dans son style, et sortir a hombros – Victor Puerto, technique et spectaculaire : Oreille à chacun de ses trois toros – Morante de la Puebla, malchanceux et fade aux deux premiers (silence) ; magnifique au sixième, ne manquant pas l’occasion de bien toréer un bon toro, enfin. Deux oreilles |
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Un mauvais coup du sort, triste incident de la technique parfois imbécile, a réduit à zéro les pages d’hier. Avec toutes nos excuses auprès de tous, nous les relançons intégralement, aujourd’hui. Merci DAX : LA CORRIDA « EN R.T.T.. ». 12 Août : Quelle tristesse, sous un
ciel pourtant si bleu... La première journée de cette feria dacquoise ne
méritera que de tristes souvenirs : Mauvaise corrida, ce qui n’est
rien à côté de la mort de Jean Pierre Rachou, 42 ans, figure de écarteurs
landais, cogido la veille, dans cette même plaza. A n’en pas douter,
les matadors, en fin des prochains paseos, rendront hommage à celui qui,
en « demi »costume de lumières, était presque « aussi
torero » qu’eux. Bien triste.
Six toros de Nuñez del Cuvillo
correctement présentés et armés. Le deuxième se cassa le bout du piton
dans un gros choc au burladero. Corrida qui ne se définit jamais,
alternant faiblesse, comme le troisième, « grosse fadeur »
comme les 2, 4, 5èmes, et mala leche, comme le dernier, un faux faiblard
qui bouscula le cavalier et termina venimeux, « con oleadas y
arreones de cuidado ! ». Le moins mauvais fut encore le
premier, de fade noblesse...
Mérite que certains sifflèrent, mais ovation finale, saluée au tiers, après pinchazo hondo et descabello. Le sixième débuta bravucon, prenant un bon puyazo et restant collé au peto. Lui aussi avait débuté faible. Sortant « à l’envers » au quite, fusant en charges incontrôlées, il n’inspira guère le Juli qui ne banderilla pas, n’espérant aucun succès d’une telle entreprise. Faena de mise en place, « d’essai de correction », le toro devenant franchement désagréable. Cela tourna au vinaigre sur deux méchants arreones, à la sortie des pinchazos, le Juli se retrouvant en danger, après un désarmé. Final en descabello vengeur, tandis que de tristes coussins tombaient mollement... Même ceux là avaient perdu « toute race »... |
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BEZIERS : MANO A MANO SANS JUS...
La première corrida de la Feria de Béziers ne laissera que
quelques rares images, pour le souvenir : La technique et quelques
moelleux passages de Ponce ; le rendez vous un peu manqué de
Castella. « A l’Est, rien de bien nouveau, en somme ». |
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EN ESPAGNE... MORT D’UN MUSICIEN, ET BLESSURE DE « CAGANCHO »...
Le 11 Août a connu plusieurs tardes de bon niveau, mais hélas,
deux événements l’auront aussi marqué : Pour le reste, on notera : 11 Août – Gijon – 1ère corrida de la Feria de Begoña – Media plaza : Toros de Garcigrande, sans grand fond – Joselito donne grande faena au quatrième (Ovation et deux oreilles) - Finito de Cordoba, de même (Silence et deux oreilles) – Javier Castaño, dépassé par les événements. Se mit dans les cornes du sixième, lui arrachant une oreille sans grande signification . 11 Août – Huesca – 2ème de Feria – Plus de ¾ d’entrée : Cinq toros de la Dehesilla, invalides, et deux des frères Tornay, (1er et 6ème, ce dernier, assassin) – Rivera Ordoñez fit ce qu’il fallait pour couper une oreille au quatrième. Pas à dire, « ça sert d’être beau mec ! Mais si , mais si ! » - Morante fit lourdement piquer le premier, et essaya vainement de « remonter le courant » face au cinquième. Mal (Silence et silence) – Abellan se bat, mais prend beaucoup de coups. Vilaine cogida en recevant le sixième par larga à genoux. Gros bouchon, le torero étant projeté contre la barrière. Il finit « dans le cirage » 11 Août – Pontevedra – lleno : Quatrte de Garcigrande et deux (3 et 6ème de Domingo Hernandez) – « Discrets » de présence, et nobles – Espartaco coupe une oreille au premier, écoutant ovation d’adieu, au quatrième – Jesulin donna « un monton » de passes. Palmas et une oreille – Manuel Diaz El Cordobes chico, met de l’ambiance, et coupe un trophée à chacun. Salio en hombros. Bon ! 11 Août – San Lorenzo del Escorial : Toros de Antonio San Roman, bien présentés et nobles, sauf 3 et 4ème – Luis Francisco Espla s’est régalé. Complet, dans les trois tiers, il parsema son travail de ses détallitos « sui generis ». Oreille et deux oreilles, s’offrant le luxe de refuser la sortie a hombors. Hombre ! C’est une « paliza », on le sait, mais quand même ! - Luis Miguel Encabo, vaillant et torero. On lui vola une oreille au cinquième. C’est peut-être la raison du refus d’Espla, car, sans ce hold up, manifeste, de la présidence, le madrilène sortait aussi en triomphe, ayant obtenu un trophée de son premier toro – Jesus Millan fit beaucoup d’effets de manche, mais plus orienté vers les gradins, qui ont marché. Vuelta et oreille |
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Puis le choc, la nouvelle qui glace le sang, les
images qui défilent aussitôt, comme des archives de 1973, mais aussi...
de cinq heures à peine : Antonio Jose Galan vient de se tuer, dans
un accident de voiture, du côté d’Aranda de Ebro. « Quoi ? »
12 Août - Bayonne – Grand beau et plaza casi llena : Six
toracos d’Atanasio Fernandez, bien présentés, certains d’entre eux
étant « de sacrés tontons ! ». Grosse impression causée
par les premier, troisième et dernier. Vaya Toracos ! Sortant
abantos et distraits, ils furent difficiles à toréer de cape, et les
deux jeunes s’y sont cassés les dents. A la pique, un peu plus que leur
devoir, frappant à mi hauteur, mais voulant parfois « faire le tour ».
Pour le muletero, un immense toro, le troisième. Toro de « dos
cortijos », chargeant droit, répétant, au galop, infatigable. Le
quatrième paraissait l’être, jusqu’au troisième muletazo et une
colada « bien vache ! ». Ponce s’en sortit, juste, et
regarda ses peones, effaré. « Qu’est ce qui lui arrive ? »
demande t’il, tandis que déjà, « l’ordinateur
est branché sur le problème ... Logiciel « technique,
courage, élégance ! Logiciel « Toreria ! ». Le lot
de Bautista parut fade.. Mais qu’aurait il donné, entre d’autres
mains ? Le sixième, un vrai autobus de 616 kilos a vite serré le
frein à main et Castaño n’a pu que murmurer quelques passes sans âme.
Et puis, ce premier, distrait, violent, explosant dans la muleta, chassant
les mouches... Un tio de cuidado ! Oui mais voilà, il était pour
Ponce. Il y a des jours où le sorteo fait vraiment bien les choses.
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ESPARTACO, A L'HONNEUR... ET BLESSURE DE JAVIER VAZQUEZ
Journée très abondante en spectacles, dont les plus importants ont vu
Espartaco toréer remarquablement à Huesca. De son côté, Javier Vazquez
se fait vilainement prendre dès les premiers capotazos, à Barcelone. Du
côté du Puerto, Morante a toréé comme les anges, mais n’a pu couper,
tandis qu’un Ortega Cano « intermittent », coupe la seule
oreille du jour. 12 août – Barcelona – 1/3 de plaza : Javier Vazquez se fait prendre, dès les premiers capotazos, par un toro de Castilblanco. Il glisse, essaie de se faire le quite, mais se fait percuter, monte haut et tombe mal. Au bilan : cornada grave de deux trajectoires de 10 et 9 cms, a droite, au dessus du pubis. De plus, commotion cérébrale. C’est El Renco quei prendra les quatre toros, trois de Castilblanco et un d’antonio Perez., tous mauvais. L’alicantino s’en sortira comme il pourra. A cheval, deux Jandilla pour Gonzalez Porras, qui donne vuelta et Francisco Benito qui « entend le silence ». 12 Août – Huesca – 3ème de feria de la Albahaca – Lleno : Bonne corrida de Javier Perez Tabernero – Espartaco, très aimé ici , avait reçu, le matin, un hommage populaire. Il paya comptant, au cours d’une tarde complète, où il coupe quatre oreilles – Jesulin torée longuement, très templé et un peu fade. Oreille et avis, à chacun – Manolo Caballero coupe l’oreille du troisième et gâche avec l’acier, une bonne faena au sixième. Ovation avec avis. 12 Août – Malaga – 8ème de Feria – plus d’un tiers de plaza : Corrida qui débuta dans la tristesse, en apprenant la tragique disparition d’Antonio Jose Galan. Minute de silence, paseo sans musique, bien sûr . Un terrible impact – Six d’Osborne de « muy mala leche ! ». Corrida âpre, très difficile – Javier Conde « regarda ailleurs ». Sifflets par deux fois – Miguel Abellan s’accrocha, coupant oreille à l’un, donnant vuelta à l’autre – Rafael de Juli fut très torero tout au long de la tarde. Vuelta à chaque toro. 12 Août – Gijon – 3ème de la Begoña : Quatre toros du Conde de la Corte et deux Maria Olea ; La corrida n’est pas bien sortie – Davis Luguillano donne vuelta au premier. Silence au quatrième – El Tato ne coupe rien, mais se bat bien. Silence et ovation – A Davila Miura la seule oreille du jour, au sixième. 12 Août – Puerto Santa Maria – Mano a mano Ortega Cano et Morante de la Puebla : Cano coupe une oreille pour des détails au cinquième (il avait été mal à ses deux premiers. Palmas et pitos), mais c’est le Morante, très décidé, qui toréa magnifiquement, tant que durèrent ses toros. De plus, il flancha à la mort du dernier. Ovation, Pétition et grande ovation. Corrida de Zalduendo, renforcée par un Jandilla, sobrero sorti quatrième 12 Août – Pontevedra – Trois toros de Martin Arranz( 1, 3, 6èmes) et trois de Jose Miguel Arroyo. Les meilleurs, ou moins mauvais, 1 et 3ème - Joselito, matador, ne devait pas être content de Joselito, ganadero : Ovation et pitos – Rivera Ordoñez ne devait pas être content du tout, et de personne : Division et Bronca – Eugenio de Mora est le triomphateur, coupant la seule oreille de la journée, au troisième. Applaudi au dernier. 12 Août : San Sebastian – Illumbe – 1ère de la Semana Grande – Corrida de Rejoneo - Casi lleno : La plaza d’Illumbe est encore plus belle, dorénavant agrémentée de sièges individuels, bleu ciel. O sea, pratique et confortable – Corrida du Capea qui permit une apothéose, sans « Cagancho » de Pablo Hermoso de Mendoza : quatre oreilles. Extraordinaire – Javier Buendia écouta silence et une grande ovation d’adieux – Joao Moura, donna vuelta au quatrième. (Pendant ce temps, en ville, il y avait aussi corrida et cavalcades, mais d’un autre style). |
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DAX : ON NE PUT « VOIR LES » CEBADA... Aux dires de notre correspondant et des amis aficionados, la corrida de Cebada Gago a été gâchée par une terna qui n’a pu, ou su, l’affronter. La cible principale est un Padilla maniéré et capricieux, dont chaque mouvement (d’humeur) traduit la totale méforme actuelle. Un méforme que l’on peut comprendre et bien entendu, respecter, à la condition que le torero respecte l’Aficion, et ne vienne pas « a llevarselo, como sea ». Les trois cornadas reçues par ce diestro, impliquent du temps pour se remettre, tant au physique, qu’au psychologique. Qu’il le prenne, on ne l’appréciera que plus. De son côté, Jesus Millan parut bien vert, avec une certaine tendance à jeter les toros « dehors de sa muleta »... Richard Milian faisait ses adieux. Il fut digne et reçut un mauvais coup, encore un, heureusement sans gravité. 12 Août – Dax – 2ème de Feria – Casi lleno – Chaleur : Toros de Cebada Gago, fins, variopintos et très correctement armés. La corrida prit quinze piques, et termina avec du caractère. Mauvais lot pour Milian ; Padilla et Millan touchant chacun un toro possible : cinq et sixième – Richard fit de dignes adieux , signant de bons détails comme un quite et un gros quiebro au quatrième. Celui ci lui mit une méchante voltereta, dont le français se releva, continuant la bagarre. Applaudissements, ovation et trois points de suture, « de plus... » - Padilla est hors du coup. Le typhon est devenu un triste zéphir. Ovation et silence. Ira t’il à Béziers ? Ira t’il à Bilbao ? Dans quelles conditions ?– Jesus Millan aurait dû pouvoir donner plus, à l’occasion de sa présentation. Le public lui en voulut un peu de n’avoir pas laissé voir ses toros, les jettant sans cesse hors de la ligne « pa dentro », que prône le toreo de toujours. Silence partout des Dacquois qui l’ont respecté, eux.... Aujourd’hui...Les toros de doña Dolores, et puis... Ferrera ! |
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A BEZIERS, ON NE DIT PLUS « EXPLOSION », ON DIT « FERRERA »... Incroyable vitalité d’Antonio Ferrera. De la dynamite, qui explose un peu partout, certes, mais qui lève les publics les plus maussades. Et puis, tout coup, l’ouragan met le frein et dessine trois capotazos ou deux naturelles, de rêve. Qui est donc le vrai Antonio Ferrera ? Le premier ? Le second ? ou, un peu des deux ? Toujours est il que le frisé torero a mis le feu à la deuxième corrida de Béziers, tandis que Fernandez Meca montrait « qu’il pouvait avec tous », casi ! et que Denis Loré, méchamment accroché par un assassin, s’est confirmé un monumental estoqueador. Et le tout, avec des Cebada Gago, s’il vous plaît ! 12 Août – Béziers – 2ème corrida de Feria – 9000 personnes – Corrida importante de Cebada Gago. Bien présentée, avec, au moral, trois bons, et trois « qui l’étaient moins », en particulier le cinquième, très dangereux, avec beaucoup de genio – Fernandez Meca torée et impose. Muleta main basse, il affronte les plus retords. Pour terminer, un recibir au quatrième. Silence avec avis, et Une oreille – Denis Loré, exemplaire de décision et de sitio. Le cinquième le prit pour lui faire très mal. Loré ne se regarda pas, et, comme au deuxième, mit un gros coup d’épée. Oreille et ovation – Antonio Ferrera mit le feu à toutes les poudrières, coupant deux oreilles de son premier, banderillant le dernier, « en géant », au point qu’il dut donner la vuelta après ce deuxième tiers « de feu ». Hélas, ce fut le toro qui baissa de ton, laissant la grande ovation au torero qui a créé un gros impact, ici. Ce 13 Août – La troisième : Les Juan Pedro Domecq pour Ortega Cano – Abellan, et Bautista. |
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TANT QUIL RESTE « SOUFFLE DE VIE... » 13 Août :
Confiant sincèrement à ceux qui sont plus près des Landes, et de la
Course Landaise que nous mêmes, nous avons annoncé dimanche le décès
de Jean Pierre Rachou. Ceux qui l’ont annoncé, l’ont d’ailleurs,
fait avec la même tristesse, le même respect, probablement. Il n’en
est rien, et s’il est vrai que le grand torero landais est plongé dans
un coma profond... tant qu’il y a souffle de vie... |
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ANTONIO JOSE GALAN, « LE LION DE BUJALANCE », N’EST PLUS...
Il est près de quatre heures et demi. On est sur l’autoroute N°1, près
de Rivera Baja, petite bourgade alavesa, entre Vitoria et Burgos. David
sommeille, derrière, à demi couché sur son banderillero. Son père, en
chef de bord, est à côté du chauffeur. Soudain, la mercédes 320 fait
une embardée, sort de l’autoroute et fait plusieurs soleils. Deux corps
sont éjectés. Deux toreros viennent de disparaître. L’un, Antonio
Jose Galan, est mort sur le coup. L’autre, Francisco Javier Losada,
banderillero appelé « El Pion » décèdera une heure plus
tard. Dans les restes de la voiture, on est presque indemne, mais la
terrible douleur est toute autre. |
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DAX : « COQUIN DE SORT ! »
14 Août : On n’est pas à Marseille, mais, quand on est « du
côté de Nîmes », l’accent
a quand même quelques airs de Vieux Port, chantant le soleil et la mer bleue... 13 Août – Dax – 3ème de Feria -
Casi lleno – Minute de silence, en fin de paseo, à la mémoire
d’Antonio Jose Galan : Corrida de Doña Dolores Aguirre, inégalement
présentée, allant des magnifiques premier et cinquième, au « petit »
deuxième, protesté pour boîterie, qui cachait ses lacunes derrière
un abondant frontal, et une grande noblesse. La corrida se laissa généreusement
piquer, les deux toros de Meca mettant la grande panique dans le ruedo,
partant dans tous les sens, comme mansos encastés, provoquant batacazos
et fuites plus ou moins éperdues.. Lidias en voltige, puis, le calme
revenu, le toréo « en puissance » du français a fait le
reste. Toros nobles, en général, qui permirent aux muleteros de se
livrer. Cependant, il y eut un poil se soseria chez les deux du Cid...
mais on ne saura jamais si ce défaut venait bien des toros... |
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BEZIERS : OREILLES « DIFFERENTES » POUR CANO ET BAUTISTA... La troisième corrida a vu deux trophées tomber du palco... Une oreille pour Ortega Cano, à la fois « théâtral démago » et « torero de toujours » ; et une autre pour Juan Bautista, malgré une lente, très lente agonie de son toro, et deux avis à la clef. La corrida fut présidée par le souvenir respectueux à la mémoire d’Antonio Jose Galan tragiquement disparu la veille. 13 Août – Béziers – 3 ème de Feria - Ciel bleu et vent : Toros de Juan Pedro Domecq, irréguliers de présence, nobles en général, faibles les premier et sixième – Ortega Cano prit une bronca au premier qu’il regarda « de loin », et estoqua, « d’encore plus loin ». Cependant, l’Ancien « toujours vert » (on n’a pas dit « vieux beau ») se livra au quatrième, sur de grands moments un peu fugitifs, tant avec cape que muleta, bien aidé en cela par un bon toro, du nom de « Patizambo ». Oreille, qui efface tout – Miguel Abellan se montra volontaire en diable, citant de loin, essayant le recibir. Il fit le spectacle, mais ne put rien obtenir, sinon un avis et l’ovation respectueuse. Larga à genoux au cinquième, qui se mit rapidement sur la réserve. Ovation par deux fois – Juan Bautista, plus serein, se montra élégant torero face au troisième. Hélas, son estocade recibiendo ne fit ses effets qu’après deux sonneries... Résultat « à l’envers » : Une seule oreille et deux avis ! Il fut ovationné à la sortie, après s’être séparé « en bons termes » du fade sixième. Ce 14 Août , on ne sait, pour le moment qui remplacera le Juli. Les toros sont de Santiago Domecq, et les collègues ont pour nom : Jesulin de Ubrique et Sebastian Castella, qui ne peut laisser échapper « sa » feria. |
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EL JULI GRAVEMENT BLESSE A MALAGA... 14 Août : Le Juli, depuis quelques temps, semblait « forcer les machines »... Quelques détails comme ces engueulades publiques à la cuadrilla, traduisait le manque de cette sérénité qui était encore sienne, il y a peu. El Juli triomphait, mais en puisant peut-être dans ses réserves. C’est souvent dans ces moments là qu’arrive l’accident. Hier, à Malaga, alors qu’il débutait sa faena au sixième, les deux genoux en terre, Julian Lopez, « El Juli » s’est vilainement fait prendre, recevant au mollet gauche, une cornada qui saigna d’abondance. La caste du garçon le fit rester en piste jusqu’à la mort du bicho. L’oreille tomba, une fois de plus, mas le Juli en a, au moins, pour dix jours. 13 Août – Malaga –9ème de feria – lleno :
Toros de Salvador Domecq, bien inégaux. 13 Août – San Sebastian – 2ème de Feria – Plus de
¾ de plaza : Toros de Torrestrella, bien présentés mais sans grand
fond. Le quatrième était noble, mais aplomado. Le cinquième, brave,
transmettait fort – Enrique Ponce fit ce qu’il devait, devant « deux
blocs ». Avis chaque fois, accompagnés d’applaudissements. Mala
suerte ! – Rivera Ordoñez ne put se hisser à la hauteur du cinquième.
Silence et palmas, après un avis – Le Califa, quant à lui, mit la
pression et donna vuelta à chaque fin de combat. |
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« Je suis content, dit il,
l’exposition sur « le Campo » marche bien, mais alors,
qu’est ce que je vends comme Ponce... Tout le monde veut du Ponce ! » 14 août
- Dax – 4ème de Feria – Llenazo – Temps lourd
qui va s’améliorant : Six toros de Zalduendo, de format réduit,
mais bien roulés, pour trois d’entre eux, tapandose, « se cachant »,
derrière des cornes astifinas et résistantes. Au sortir des deux
premiers, on craignait le scandale... Cela s’améliora avec les deux
suivants, les meilleurs du jour. Puis, le moment magique passé, on laissa
sortir les deux derniers... le sixième percutera par deux fois le
burladero, se cassant logiquement un bout de corne. Aux piques, il y eut
de tout, surtout peu de force. Cependant, il y eut un batacazo limpio de
Bonnier, par le troisième. A la muleta, beaucoup de soseria chez le lot
de Finito. Deux toros « en or » : Troisième et le
fabuleux quatrième « Legado », que Ponce immortalisa dans sa
grandeur.
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BEZIERS : FERRERA, « EPOUSTOUFLANT DE SANTE » ! Bon !
Les Dacquois sont rassurés... C’est qu’ils se faisaient du souci, après
l’angoissante prestation d’Antonio Ferrera, lundi, en bords d’Adour.
On parlait de « gros coup de fatigue », on craignait même un
début d’appendicite. Il est vrai que le torero semblait « à la
limite »... 14 Août – Béziers : 4ème de Feria – Llenazo : Toros de Santiago Domecq, de format moyen, trois étant armée courts. Corrida noblona, sans grande force, mais faisant son devoir – Jesulin de Ubrique fit le plus torero de la tarde lors de sa faena au quatrième. Trasteo limpide, calme, templadisimo, que seul le président ne sembla pas percevoir, qui lui refusa une oreille – Antonio Ferrera mit d’entrée, le feu aux poudres, recevant le deuxième par deux largas à genoux. Ne lachant pas le public, le torero va aligner banderilles de feu et faena de rêve, coupant une oreille, le président refusant la deuxième. Autre apothéose, au cinquième, Ferrera coupant deux oreilles après des banderilles d’apothéose (dont une paire al violin !) et une faena très dense, certains muletazos, totalement relâchés faisant hurler tour le monde... Enorme triomphe de Ferrera dans le Sud Est. (Reste donc à conquérir le Sud-Ouest) – Le public semble par contre avoir été surpris et déçu par Sebastien Castella, qui a touché les moins bon, mais qui semble avoir perdu la flamme de toreria qui l’animait, lors des dernières sorties. Ovation et Silence. |
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ESPAGNE : BEAUCOUP DE COURSES ET UNE CORNADA.... La
journée du 14 Août, aura été marquée par une grosse cornada, en plaza
de Cenicientos. Le banderillero « Jarochito », frère du
novillero Jarocho, reçoit un coup de corne au ventre, par un novillo de
la Quinta. A suivre. |
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Mettez les ensemble dans une plaza, et leurs
passions exacerbées les pousseront aux plus grands excès, ce qui, bien
entendu, faussera le spectacle et mettra des hommes en danger dans le
ruedo.
15 Août – Bayonne – 6
à 7 000 personnes - Beau temps, lourd :
Les toros de Javier Perez Tabernero sont sortis , remarquablement
présentés, charpentés et armés « haut et fin ». De cape
différente, ces toracos, provenance Atanasio, ont eu le comportement de
vrai toro de combat : Sortant « enterandose », au pas
« voyant où on met les pattes », puis fusant fort sur les
capes, en y mettant force et férocité. Aux piques, bravoure mitigée,
forces relativement limitée (au regard « volume et poids »),
le tout difficilement gérable à cause, une fois de plus, d’une écurie
déplorable à Bayonne, les malheureux bourrins n’ayant ni force, ni
« formation », ce qui a pour résultat que les piqueros
bataillent en vain et se retrouvent à pique « à la godille »,
au prix de quelque batacazo hasardeux. Toros de respect, avec un lot
magnifique, celui de Caballero : premier, noble, à qui il manqua
« un peu de moteur » et le quatrième, impressionnant de
trapio, la tête « à deux mètres de haut », mais noble et
fort... Un grand, un magnifique toro. Victor Puerto eut un bon, et un
tordu, le cinquième, qui regardait « en torticolo », et se
mit gazapon et mansote, au moment où le vent ne permettait plus d’aller
vers le centre. Lot difficile pour de Mora, à qui on ne laissa aucune
chance : troisième gazapon, violent, miron, qui ne laisse pas le
torero se replacer et toréer comme on l’entend aujourd’hui, « templado,
ligado... ». Le sixième était « un sacré client »,
qui se défendait et n’avait aucune intention de charger droit. Certes,
pas un toro assassin, mais un « sacré lascar » qui demandait
une lidia « en confiance et autorité », de la part du
torero... Mais pour cela, faut il encore lui laisser quelque chance de
s’exprimer...
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DAX... « LA BOTTE DE SALAMANCA »... 16 Août : Incident
curieux, lors de la dernière corrida de la feria de Dax. Tout le monde à
entendu parler de « la botte de Nevers ». Le chevalier
Lagardère,
par une technique de lui seul connue, « toréait » son
adversaire, et l’estoquait d’une pointe en plein front, du plus bel
effet. Hier, en plaza de Dax,
un malencontreux accident aura donc enseigné cette page d’Histoire de
France au malheureux Javier
Castaño qui, décidément, cette année, en voit de toutes les
couleurs...surtout du noir ! 15 Août – Dax – 5ème et dernière de Feria – Llenazo – Beau temps : Jolie corrida de Samuel Flores, quatre titulaires, renforcés de deux estampillés Agustina Lopez Flore ( sortis 1 et 5ème) . L’ensemble porte beau, et on se la promet belle (Souvenirs, souvenirs !). Malheureusement, il fallut déchanter, l’ensemble sortant sans envie, sans race, livrant de fades charges que les toreros auront de la peine à valoriser. Tristesse et soseria... Una pena ! – Enrique Ponce est là, heureusement, qui, sans pouvoir briller au plus haut, sans pouvoir couper de trophées, va encore démontrer pourquoi il est l’incontestable N°1 actuel. Il se montra magnifique de technique et de toreria, face au premier de la soirée, qui avait longuement tutoyé le cheval. Toro mal embouché, que le maestro de Chiva transforma en un « moitié bon », grâce au temple qui gomme tous les défauts. Superbe Ponce qui aurait là, mérité plus qu’une grande ovation, saluée au tiers. Rien à faire, par contre, avec le quatrième. Ponce lidia sereinement le sixième, le mit en place et, l’estoqua, sans vouloir briller à la place du blessé. Grande ovation – silence et grande ovation finale, pour un Ponce « plus dacquois » que jamais. Faux ! Plus universel que jamais ! – Pour le reste, Javier Castaño coupa une petit oreille, liant quelques « mailles à l’envers et à l’endroit » face au troisième – Quant à Miguel Abellan, il parut curieusement absent, aussi éteint que les Samuel. Etonnant de la part d’un torero qui, actuellement se donne à fond, partout où il fait paseo, prenant aussi, beaucoup de coups. Silence par deux fois. |
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BEZIERS: MECA ET LORE DISENT « OLE »... PADILLA DIT « OUF »
16 Août : La Feria de Béziers 2001 s’est terminée en surprise...
et en bonne surprise. Sauf pour Richard Milian qui, n’étant pas remis
de sa terrible raclée de Dax, a dû déclarer forfait, au dernier moment.
On sait qu’il s’agissait pour ce 15 Août, d’un mano a mano Milian
– Padilla, devant des Miura ! Vaya ! 15 Août – Béziers – Dernière de Feria – Plaza llena – Temps couvert : Impressionnante Miurada. Trapio et muy mala leche ! Grands, compliqués, spectaculaires au cheval : Le deuxième reste près de cinq minutes « à fond le peto », bien lidié par Fritero qui gagnera là une vuelta, invité par son patron – Fernandez Meca a été ... en Fernandez Meca : volontaire, technique, « bouffeur de toro toro ». Oreille et Vuelta – Denis loré a surpris plus d’un, par son autorité, sa décision, sa technique et son formidable talent de tueur. A lui « l’estocade de la Feria ». Oreille et ovation – Padilla, amaigri, a été digne, mais... Silence et ovation – Corrida dure ; beaucoup de tension... Que se serait il passer s’il y avait eu, vraiment, « mano a mano Milian - Padilla » ? En matinée, la novillada d’Occitania a donné des possibilités dont les jeunes ont profité. Deux oreilles pour Julien Miletto et une pour Julien Lescarret. El Pino fut ovationné. |
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GRANDE CORRIDA, A MADRID... GROS PUNDONOR, A MALAGA ! On sait que le 15 Août
est, traditionnellement le jour où l’on torée le plus, en Espagne.
Celui qui ne torée pas et « reste assis », chez lui, un 15 Août...
mal asunto ! Donc, une kyrielle de spectacles, hier, et bien entendu,
autant de drames humains, d’émotions, de peines et de joies. Madrid - Bonne corrida de Juan Manuel Criado, à Las Ventas. Hélas, bien peu de monde. Les toreros ont été « bien », coupant chacun une oreille. Avaient pour nom : Manolo Sanchez – Jose Luis Moreno et Alfonso Romero, ce dernier faisant grosse impression. A Séville, La corrida de Gerardo Ortega a montré une mobilité bien âpre pour Armillita qui a limité la casse – Fernando Cepeda a été énorme au capote et donné quelques bonnes naturelles. Vuelta - Le triomphateur, arrivant droit de Dax, fut El Cid, qui coupa une grande oreille au sixième . A Malaga, l’émotion et l’exploit du jour. Ricardo Ortiz se fait prendre, à la troisième paire de banderilles. La blessure, en scalp, à la cuisse, saigne beaucoup. Un bout de chair pend, hors du costume lacéré. Les toreros et la foule prient le jeune de rentrer à l’infirmerie. En vain... Ricardo Ortiz va rester là, toréer, prendre une nouvelle voltereta et ne se mettre « pa dentro », qu’après avoir estoqué le bicho. Oreille « d’or et de sang » - Corrida très compliquée de Sancho Davila – Rivera Ordoñez patine, et le Califa se fait accrocher en recevant le troisième au capote. Blessé près de l’oeil, groggy, le valenciano reprendra le combat, au radar, jusqu’au bout. A San Sebastian : La corrida a été sauvée par le cavalier... Pablo Hermoso de Mendoza, encore une fois magistral : Deux oreilles – Pour le reste, les Jandilla n’ont rien donné et les toreros, non plus : Espartaco a donné une vuelta, à son premier. Morante et De Julia sont partis, dépités. El Espinar : Mano a mano tiède, entre Joselito et Finito de Cordoba, qui toréa longtemps et bien (Ovation par deux fois et une grosse oreille du dernier) – Joselito passa, avec quelques bons détails, mais... (Palmas, silence et silence). La corrida était de Castillejo de Huebra. Almendralejo : Corrida del Sierro, costauds et pointus. – Zotoluco coupe deux oreilles au premier – Tato évolue discrètement – Antonio Ferrera, (en forme !), fait oreille par deux fois. Calatayud : Cinq de Castillejo de Huebra et un de Sanchez Cobaleda (5ème) – Triomphe du Molinero qui coupe une oreille de chaque, devant Encabo, prenant celle du sobrero. Oscar Higares était, en silence, chef de lidia. Tafalla :Mauvais lot de Andres Ramos – Malgré ce, Vicente Barrera triomphe, coupant les deux oreilles du sixième, devant le Cordobes qui obtient un trophée du deuxième. Luguillano attendit des jours meilleurs. La corrida de Gijon a été annulée par le mauvais temps. A cause de la pluie, Ortega Cano, Jesulin et Pepin Liria sont partis tôt... à la douche ! Par ailleurs, on soulignera le gros triomphe de Juan Bautista « aux Saintes » : Trois toros del Sierro et trois de Montalvo – Quatre oreilles et le rabo du dernier pour Jalabert, à qui, espérons le, ce triomphe redonnera de ailes – Uceda Leal coupe deux trophées à son premier adversaire – Javier Conde entendit le silence. |
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JOSE TOMAS, ABSENT D’ALBACETE ET DE SALAMANQUE...
16 Août : Pour divergences sur les lots à toréer, Jose Tomas a
renoncé à venir à Albacete, feria où il triompha l’an passé. Du
coup, et par ricochet, l’Empresa de Salamanque ne compte pas sur lui,
pour la prochaine feria, dont les cartels ont été présentés, le 14 Août.
Dimanche 9 Septembre : Débarquement des toros Carteles classiques. Castaño doit sauver sa temporada, sur ses terres... Quant à Jose Tomas, voulant reprendre en septembre, mais absent de deux de ses principales ferias... on peut se demander si ! Car, s’il revient, il faudra « aller au bout » et accepter l’invitation de Zaragoza, en octobre. « Attendre et voir ! » comme disent les « Grands Bretons »... |
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"PAQUES, AU TISON... AOUT, AU CHARBON"... POUR LES EMPRESAS !
17 Août : Rarement, un mois d’Août aura été si tourmenté... De
tous côtés, les portables sonnent, les fax crépitent, les mails volent
(quand le câble veut bien faire son boulot... ).
Sur les routes, les toreros regardent les cartes ; les
chauffeurs s’arrachent les cheveux : « C’est pas encore ce
soir que je vais dormir dans un bon lit... » Rarement, autant de
cartels auront, à ce point, été « à refaire », du fait de
la blessure ou lésion de telle ou telle figure incontournable. |
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16 AOUT, EN ESPAGNE... DE TODO UN POCO ! Au côté des grandes ferias, plusieurs corridas isolées, dites « spectacles mineurs », où les toreros marquent de points ou... provoquent de gros scandales. Il se passe toujours quelque chose, sur la planète taurine. Mais attention, le toro « sort » toujours et, qu’il soit petit ou gros, fible , desmochado, il peut vous envoyer au ciel de gloire... ou dans les draps blancs d’un hôpital. 16 Aout – San Sebastian – Plaza d’Illumbe : La corrida du Pilar a été une catastrophe, sauvée in extremis par le sixième, grand toro, gâché par Castaño. Les trois et quatrième, faibles, ont été respectivement remplacés par un sobrero de Charro Sanchez, dur, et un Charro de Llen, malisimo – Enrique Ponce : Silence au premier et « grosse oreille » au sobrero, qu’il réussit à réduire et convaincre de charger « presque droit ». Autre leçon de technique du valenciano, actuellement « là haut », sur un petit nuage où le temps « ne compte pas » : il prit un avis à chaque toro – Finito de Cordoba ne força pas les feux, devant deux mous. On lui doit cependant deux bonnes tandas, au deuxième. Ovation et silence – Javier Castaño : applaudi à l’un, coupant l’oreille du dernier, qui offrait les deux. 16 Août – Malaga : Corrida catastrophique de Pereda. Le premier, invalide, est remplacé par le sobrero, tellement manso, tellement fuyard, qu’il sera condamné « aux veuves ». Seuls ont donné quelque jeu, les 2 et 6 èmes toros – Joselito, volontaire toute l’après midi, a laissé le « banderillé de noir », aller et venir, jusqu’à le coincer, en terrain de chiqueros, le toréer et l’estoquer là. Ovationné chaque fois – Jesulin touche un des bons, et lui tire une faena très templée. Oreille et applaudissements – David Vilariño, pas maladroit, coupe une oreille au bon dernier. 16 Août – Alfaro – Casi lleno : Le président est tellement heureux de voir les gradins pratiquement emplis de « gens heureux », qu’il largue tous les mouchoirs blancs et fait « d’un presque désastre » ganadero, une corrida triomphale. Toros de Teofilo Segura, presque invalides. Une exception, le cinquième, magnifique – Grande braderie pour les toreros, ravis : Deux oreilles du quatrième pour Espartaco – Tous les trophées du cinquième pour Caballero, moins sérieux qu’à Bayonne – Deux oreilles du dernier pour Rivera Ordoñez qui fit le toreo le plus pur de la journée, mais tua comme un ... 16 Août – Jativa – Lleno : Corrida très bien présentée et sérieuse de « El Torero », Salvador Domecq – Luis Francisco Espla, avec malice et toreria ; El Califa, qui se battit, chez lui, comme un fou, avec deux retords ; et Miguel Abellan, qui fut très torero... coupèrent une oreille, chaque fois qu’ils prirent muleta et épée. Match nul parfait et bonne apès midi. 16 Août – Briviesca : Grande corrida de San Martin (Chafik) – Vuelta au cinquième toro et le Mayoral « a hombros » - Silence pour David Luguillano – Trois oreilles et un rabo pour Alberto Ramirez, très bien avec le grand cinquième – Deux oreilles du troisième pour El Renco |
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ENRIQUE PONCE, AU PLUS HAUT 18
Août : La temporada 2001 entame sa « deuxième mi temps ».
Un torero est actuellement au plus haut, dominant toros et collègues,
avec une pudique insolence, triomphant dans chaque plaza, dans chaque
feria, mettant un point d’honneur à satisfaire l’aficion, et à se
satisfaire, lui-même, en cherchant
« la série parfaite », le « remate » ou « l’adorno »
qui feront rugir les plus blasés des compagnons de l’Escalafon. 17 Août – Malaga – 13 ème de Feria – Casi lleno : Deuxième grande Corrida de Salvador Domecq « El Torero », en deux jours. Remarquable de présence, magnifique de comportement, pour trois d’entre eux. Le cinquième « Vidente », 536 Kgs, magnifié par Enrique Ponce, a frôlé l’indulto. On lui fit donner vuelta posthume – Ortega Cano s’en est sorti avec beaucoup de gestes... et quelques détails. Ovation et vuelta – Enrique Ponce a été « monumental ». Oreille face à son premier, et faenon au cinquième, qu’il torea « a placer », coupant deux oreilles et sortant sur les épaules de l’aficion entière – Javier Conde a connu une grande tarde d’inspiration, parsemant un toreo plus solide, de ses trouvailles et improvisations, qui font soupirer les gradins. Vuelta et une oreille, pour celui que l’on pourrait bien revoir, un jour, par chez nous. 17 Août – San Sebastian – 6ème de Feria – Casi lleno : Corrida du Torreon, de Cesar Rincon. Bonne, mais limitée de forces. 1 et 4ème, nobles, dans un ensemble de soseria – Manolo Caballero « fonctionna », avec le meilleur lot. Ovation et silence – Eugenio de Mora a, d’un coup, effacé la mauvaise impression laissée, le 15 août, à quarante kilomètres de là, à Bayonne. Deux bonnes faenas, basées sur la technique et le temple. Le président a fortement divisé l’aficion, refusant l’oreille demandée à son premier, et la deuxième, après la faena au cinquième. Bilan : Vuelta et une oreille, perdant ainsi, la puerta grande d’Illumbe – L’empresa remplaça El Juli par... Javier Castaño. Vaya ! Elle s’appuya sur le fait qu’il avait coupé une oreille, la veille... « On » s’appuiera sur le fait que les organisateurs de la Feria, sont aussi (pas pour longtemps) les apoderados du torero salmantino. Remplacer le phénomène, par un fade diestro, dont chaque sortie témoigne du « gros flottement »... un peu fort, tout de même ! Ovation et silence. 17 Août – Alfaro – Lleno : Grande corrida de « la ganaderia Marques de Domecq ». Il faut l’appeler ainsi.. autrement, vous prenez un procès ! (Le Marquis de Domecq existe vraiment, et ne veut rien entendre de toros...) Un lot qui donna grand jeu, et permit aux toreros de s’exprimer, chacun dans son style : Jesulin coupa une oreille de chacun – Morante donna des naturelles « de cartel », au troisième, coupant deux oreilles. Manqua l’apothéose, à cause de l’épée, au sixième, écoutant forte ovation, après un avis – Triomphe total de Padilla qui mit le feu, dans tous les tiers, dans tous les coins de la plaza... quatre oreilles et le rabo du cinquième, qui le prit, sans mal, au moment de l’estocade. C’est bon pour le moral... avant Bilbao – Tout le monde est sorti « a hombros » 17 Août – Navalcan (Toledo) : « Un bled »... mais un évènement curieux, et à suivre : Grande corrida de German Gervas (souche Santacoloma Buendia). Grosse présentation et grand jeu . Tiens ! Vuelta posthume au quatrième toro – Les toreros se sont régalés : Quatre oreilles et un rabo, pour « El Fundi » – Trois trophées pour Oscar Higares ; idem pour « El Fandi ». Tout le monde est sorti « a volandas ». 17 Août – Puerto Santa Maria : Corrida en nocturne - Jolie soirée de Rejoneo, clôturant la journée hommage à Don Alvaro Domecq y Diez, grand rejoneador, grand ganadero, y « todo un caballero andaluz ! » - Toros de Fermin Bohorquez, de bon comportement, en général – Le cavalier portugais Paulo Caetano n’eut pas de chance - Fermin Bohorquez, classique, brillant : deux oreilles – Gros triomphe d’Andy Cartagena, étincelant, qui coupe les deux oreilles et la queue du troisième – Diego Ventura : un trophée – En duo, on restera sur la formidable prestation de Cartagena et Ventura, qui levèrent la plaza, mais perdirent tout, à cause de l’acier. 17 Août – Madrid (Las Ventas) – Novillada nocturne – Finale du concours 2001 - 2/3de plaza : Novillos de Antonio San Roman, sans grandes qualités – Anton Cortes a remporté le trophée, coupant une oreille, brillant « par moments », tant avec capote que muleta, mais profitant surtout de l’échec des collègues – Reyes Mendoza, à l’habitude, stoïque, courageux en diable, mais maladroit à l’épée – Luis Vital Procuna, brillant avec les banderilles, puis « baissant beaucoup », avec la muleta. Il coupa aussi un trophée, mais perdit le duel . |
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ASTE NAGUSIA 2001 : QUE VA T'IL SE PASSER A BILBAO ?
19 Août : C’est parti ! Dans la sévère Bilbao, le
chupinazo ne fait pas autant de bruit qu’à Pamplona, quand il ouvre les
fêtes. Certes, il monte haut, mais le ciel est gris, comme la ville. Au
soleil de Navarre, succède les
fades couleurs des quais de Vizcaye, et ici, même les peñas, même les
comparsas, dansent autrement. La
corrida est sérieuse ; elle est télévisée en direct ; elle
est un gros challenge. En fait, beaucoup ne croit pas en la présence du
Juli, non parce qu’il veut se défiler, mais parce qu’il ne peut,
raisonnablement, pas être « à fond ». L’empresa, elle même
aurait déjà offert la substitution à Enrique Ponce, qui, si cela se
confirme, se retrouverait avec trois contrats, trois jours de suite, toréant :
Victorino, Torrealta et Atanasio. A
suivre donc, avec une réponse probablement rapide. 18 août – Bilbao – 1ère de Feria - Corrida de Rejoneo – ¾ de plaza : Bonne corrida de Benitez Cubero – Leonardo Hernandez mit la pression et faillit prendre un très mauvais coup, au quatrième. Ovation et silence – Fermin Bohorquez et ses chevaux arrivaient du Puerto, où ils avaient toréé la veille, en nocturne. On imagine la fatigue. Otra locura ! Cela s’est noté dans la plaza, mais la caste du Jerezano et de ses montures ont sauvé sa prestation. Ovation et vuelta – Curieuse première sortie d’un Pablo Hermoso de Mendoza, apathique et peu centré, devant le troisième. Silence. Il remontera dans l’estime du public, toréant le sixième avec brillo, et coupant la seule oreille du jour. |
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ESPAGNE : TROIS JOURS ! TROISIEME CORRIDON DE SALVADOR DOMECQ...
Curieux autant qu’étrange : En trois jours consécutifs, la
ganaderia « del Torero », de Salvador Domecq, vient
d’aligner trois gros triomphes ganaderos successifs : Jativa, jeudi ;
Malaga, vendredi ; Ciudad Real, samedi.... Corridas très bien présentées,
solides et donnant du jeu. Ca, par exemple ! Une « sacré série ! ».
A suivre, en se demandant par quel moyen, quel méthode, quelle technique,
le ganadero est-il arrivé à tel résultat. 18 Août – Ciudad Real – 3eme de Feria – ¾ de plaza : Belle et bonne corrida de Salvador Domecq « El Torero ». Seul le sixième ne donna pas de jeu – Juan mora remplaçait Espartaco. Vuelta et une oreille – Joselito a connu une grande journée, de volonté, d’inspiration, de toreo reposé, suivi de gros coups d’épée : Oreille et deux oreilles –Victor Puerto n’a pas brillé., le sixième lui offrant quelques excuses. Palmas et palmas. 18 Août : Malaga – 14 ème de Feria – ¾ de plaza : Corrida recomposée de trois de Marcos Nuñez (1,2,3èmes) et trois de Moura. Corrida dure et inégale en tout – Le banderilleros de Pepin Liria « Riverito », se fait prendre par le deuxième, au moment de la puntilla : Cornada de 8 cms, à la jambe gauche, avec une trajectoire vers le haut et l’intérieur, de 15 cms, qui fait de gros dégâts. Grave - Fernando Camara a encore enchanté la public par un toreo serein, sobre, magnifiquement templé. Oreille au premier ; Ovation au suivnat. Il est, d’ores et déjà, un des gros triomphateurs de la Feria – Grosse prestation de Pepin Liria au cinquième : faena vibrante , pour laquelle le public demanda les deux oreilles. Le président n’en accorda qu’une. Deux vueltas d’apothéose pour le torero de Cehegin – Juan de Pura n’a pu briller. Applaudissements et ovation. 18 Août - San Sebastian – 7ème de Feria - ¾ de plaza : Jesulin de Ubrique sort triomphateur de la corrida de Mari Carment Camacho, coupant une oreille de chaque toro, après deux faenas distinctes, la première, basée sur le gusto ; la suivante sur la technique, pour convaincre un rétif. Bon succès du Jesulin, qui aligne un bon mois d’Août. Voir la suite, à Bilbao et Almeria – Mal servi, Finito de Cordoba attendit des jours meilleurs – Abellan donna au sixième une vuelta. Volontaire, avec des moments de classe. 18 Août – Leganes (Madrid) : Corrida de Gavira, « pas très bonne » !, pour l’alternative de Gregorio Alcañiz, le frère de Miguel Rodriguez. Il fut novillero intéressant, ayant eu de bonnes choses à Las Ventas – Il fit ce qu’il put, en fonction des toros peu propices que ce premier sorteo lui réserva : Ovation devant le toro d’alternative « Tomatero » - N°73 – 531 Kgs, et une oreille au sixième, en mettant ce que le toro n’avait pas – Le parrain d’alternative ne pouvait être que Miguel Rodriguez, qui se montra brillant, coupant les deux oreilles du quatrième – Témoin, Oscar Higares obtint un trophée du troisième. 18 Août – Cuenca – Grande entrée : Cinq toros de Buenavista, intéressants et nobles ; et un da Andres Ramos, sorti premier, arrêté – Triomph de la terna, qui sort a hombros : Enrique Ponce, coupant deux oreilles au quatrième – Rivera Ordoñez et le Morante, obtenant l’oreille de chaque toro. Corrida triomphale, avec de très grands moments toreros. 18 août – Valverde del Camino (Huelva) : Grande corrida de Cuadri, très encastée, et triomphe de toreros : Zotoluco coupe une oreille de chaque – Davila Miura donne grande faena au cinquième : Deux oreilles – Juan Bautista ... « Una de cal, otra de arena ! » Bon torero toute la tarde, il coupa une oreille de son premier, et fut ovationné au sixième, après... trois avis, sonnés pour n’avoir pu descabeller. Des chose qui arrivent. 18 Août - Rion des Landes : A signaler l’excellente sortie du jeune Fernando Cruz, qui a coupé trois oreilles à une grosse novillada non piquée, de Valdefresno. Trois oreilles pour ce bon torero, avec lequel le jury de Dax a commis une totale injustice, lors de la novillada concours du 11 Août. Valiente, très bon muletero, Fernando Cruz pêche un peu à la mort, ce qui lui a également fait perdre la place, à la finale de Bayonne, le 2 Septembre – Antonio Caro s’est fait prendre deux fois par le cinquième – Rafael Viotti semble avoir été en dessous d’un grand lot. Oreille au dernier. |
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LA GUERRE, A BILBAO... LE REVE, AU PUERTO...
20 Août : Si l’on devait résumer la volumineuse actualité du
Dimanche 19 Août, c’est, à n’en pas douter, les deux
qui viennent à l’esprit : Simples, clairs et nets ! 19
Août – Bilbao – 2ème de Feria – 1ère corrida - :
Impressionnante corrida de Cebada Gago. Toros très bien présentés, le
sixième étant astifinisimo... deux aiguilles. Corrida dure, violente,
avec quelques possibilités chez le deuxième – Les toreros ont tous eu
grand mérite – Eduardo Davila Miura, très digne devant le premier, se
fait prendre en estoquant : Terrible voltereta, le diestro restant très
longtemps accroché à la corne, au niveau du ventre. Grosse angoisse. Très
mauvais présage. De fait, le trorero se relèvera, certes blessé
gravement, mais bien vivant. Dieu est grand ! Eduardo Davila Miura
souffre d’une cornada cuisse gauche de 20 cms d’orifice, avec une
trajectoire vers le haut de 15 cms. Enormes dégâts musculaires, mais pas
de gros vaisseaux touchés. Un miracle - Francisco
Marco prit trois toros, avec grande sérénité, ce qui n’est pas mince
exploit, vu sa courte expérience. Très ferme, il fut sur le point de
couper une oreille au deuxième. Vuelta et deux ovations – Jesus Millan
s’est battu bravement, donnant vuelta à son premier, et faisant face
aux immenses cornes en aiguilles du sixième . Un vrai cauchemar dont
il sortit vivant et ovationné. 19 Août – Puerto Santa Maria – ¾ de plaza : Corrida de rêve, les trois toreros et le mayoral de la ganaderia sortant « a hombros », par la grande porte. – Toros d’Alvaro Domecq, « preciosos ». Corrida importante, où tous les toros, excepté le troisième, ont servi. Le quatrième fut rentré, s’étant explosé les pitons, et fut remplacé par un sobrero du même fer, qui se révéla excellent, au point qu’on lui accorda Vuelta posthume . Le toro s’appelait « Malapata » - 500 kgs, qui eut la chance de tomber sur un Enrique Ponce, actuellement « sur un nuage ». Le valenciano, qui avait coupé une oreille du premier, monta une symphonie, toréant avec lenteur, majesté, débutant ses séries de naturelles, la muleta pliée au bras (tiens donc ! – voir Dax/14 Août), laissant le public fou d’admiration. Deux oreilles et la queue, qui viennent clore une impressionnante semaine du Maestro de Chiva.(Attendons la suite, ce n’est pas fini) - Manolo Caballero fut aussi très bon, coupant deux oreilles à son premier. Bonne faena, sobre, sans grand génie, mais toréant bien sur main gauche. Ovationné au cinquième – Morante de la Puebla, bien entendu, toucha « le garbanzo » troisième , qui fut sifflé à l’arrastre, tandis que le public divisait ses opinions au sujet du torero. Le panorama changea totalement avec la sixième, qui permit au Morante d’être « énorme », avec cape et muleta : Toreo garboso, au ralenti, con empaque... Morante ! Deux oreilles et le triomphe total des trois diestros qui sortent en triomphe, avec la mayoral d’Alvaro Domecq. 19
Août – San Sebastian – Dernière de Feria : corrida de
Victorino Martin, des plus intéressantes, par la variété des
comportements et l’émotion créée, toute la tarde. Le plus clair, le
sixième. Toro violent, le quatrième, malo, le cinquième – Fernandez
Meca eut fort à faire, devant aguanter les charges désordonnées d’un
lot peu propice. Silence, après avis, et ovation – Gros mérite de
Pepin Liria qui donna vuelta au deuxième, un toro qui « humiliait »,
et se battit fermement, avec le cinquième. Ovation – Triomphateur de la
corrida, Juan Jose Padilla, qui touche le bon lot, en particulier le sixième.
Emotion, dans le brindis au chirurgien qui lui a sauvé la vie, et toro
varié, allant a mas. Bonne faena au sixième et grand succès :
Vuelta et oreille. 19 Août – Malaga – 15ème et dernière de Feria – ¼ de plaza : Bonne corrida de Guardiola dont tous les toreros n’ont pas tiré profit. 2,5et 6èmes toros ont été ovationnés – Perez Chicote, de Granada, torée peu, et n’a pu s’exprimer complètement. Applaudissements et silence – Grande tarde et grand toreo de Manuel Jesus « El Cid » qui coupe « une oreille de chacun » et sort en total triomphe. Il aurait pu couper les deux oreilles du cinquième, mais bafouilla un peu, à l’heure de l’épée. Grosses faenas, avec fermeté, sécurité, la tête claire, toréant avec rythme et lenteur. Important succès pour le Cid, après celui du 15 Août, à Séville, et, quoiqu’on en dise, une bonne présentation, à Dax, le 13 Août – Martin Antequera fut applaudi, mais « un peu court », surtout devant le dernier. 19 Août – Madrid (Las Ventas) – 1/3 de plaz : Corrida de cinq Hernandez Pla, dangereux, et un Alcurrucen, maniable, sorti premier – Fernando Robleño se fait percuter d’entrée, à la cape, par le troisième. Forte commotion cérébrale. Out ! – La corrida se transforme en mano a mano entre Julian Guerra, torero Salmantino qui confirme tardivement son alternative, et Miguel Rodriguez – Guerra va se montrer digne, recevant une ovation au premier, écoutant silence à l’impossible quatrième, et donnant vuelta au dernier. Il confirma son alternative devant « Barbero » - 482 kgs, d’Alcurrucen – Gros et bon succès de Miguel Rodriguez qui montra valeur et toreria toute la tarde, dans les trois tiers, face à un lot bien peu propice : vuelta , au troisième. Torero « récupérable », qui avait perdu beaucoup de points, à Las Ventas. Cela va mieux. 19 Août – Barcelona – 1/3 de plaza : Toros de Paco Galache, et deux Montalvo pour le cavalier Diego Ventura : Silence et ovation – Oscar Higares se montre solide : Ovation et vuelta – Enorme succès (la plaza, debout) de Luis de Pauloba, avec le capote. « Les meilleures véroniques du circuit », c’est Pauloba, et depuis longtemps. Mais après, cela se gâte, en particulier avec l’épée. Cette fois, il fut rapide à la mort, mais ses toros se sont rapidement éteints. Grand souvenir, tout de même : La cape de Luis de Pauloba. 19 août – Ciudad Real – 4ème et dernière de Feria – ¾ de plaza : Corrida décastée et mansa de Joaquin Barral – Jesulin coupe deux oreilles du quatrième – Remplaçant le Juli, Victor Puerto n’écoute que deux ovations – Anibal Ruiz, chez lui, met de l’ambiance, et coupe une oreille de chacun 19 Août – Tafalla – ½ plaza : Corrida violente et très compliquée du Marquis de Albaserrada – Le Zotoluco sort a hombros, après une bonne faena au premier de la tarde. Deux oreilles – Marc Serrano donne une vuelta au cinquième – Le Molinero prend un gros coup par le troisième. Palmas et silence 19 Août – Saint Gilles – plein – Temps orageux : Corrida « désagréable » de Sanchez Ybarguen : Feos, astillados, flojitos y parados... En fait, « beaucoup d’os ! » - Denis Loré se montra ferme et torero. Oreille et ovation – Frederic Leal remplaçait Richard Milian. Il fut ovationné – Triomphe d’Antnonio Ferrera, qui donne une vuelta au troisième, et touche le bon sixième. Deux oreilles. L’histoire d’amour continue, dans le sud-est. A priori, « côté appendicite », cela semble aller mieux. Non ? 19 août : Almeria – Ouverture de la Feria « Virgen del Mar » : Novillada de El Casillon – Triomphe de Javier Valverde. Vuelta et une oreille – El Cesar et Torres Jerez donnent une vuelta. La feria de corridas commence aujourd’hui, 20 Août, Jose Tomas étant remplacé, face aux Zalduendo, par le duo Pablo Hermoso de Mendoza et El Califa, qui accompagneront Enrique Ponce et Javier Castaño. (Voila une idée qui pourrait aider Bayonne pour samedi : On parle de Sebastian Castella... D’accord, mais « un peu court », quand même. Pourquoi ne pas y adjoindre Alvaro Montes, le cavalier qui a subjugué Lachepaillet, le 4 Août ? 19 Août – Saint Sever : Bons novillos, en global, de Garcigrande – Gros bon triomphe de Julien Lescarret qui coupe trois oreilles – Deux trophées du premier, pour Anton Cortes et quelques très bonnes choses de Salvador Vega, ovationné au troisième. |
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REDIFFUSION...
21 Août : C’est une lettre rectangulaire, comme tant d’autres
qui nous arrive « des impôts ». D’entrée, elle nous est
antipathique, comme tout ce qui nous arrive de la part de ces « zélés
fonctionnaires ». Mais cette lettre-là, elle nous est encore plus
antipathique. Elle porte, en son entête « Centre régional de la
Redevance de l’Audiovisuel ». Encore ! 20
Août - Bilbao – 3ème corrida de Feria – ¾ de
plaza – Beau temps : Corrida de Zalduendo, présentée « pour
Bilbao » : toros lourds, armés, fuera de tipo. Nobles mais
fades, pour la plupart. Sans « moteur » ! 2 et 6ème
ont servi ; les autres devaient être poussés, tirés. Jesulin a tiré
le mauvais lot : un premier distrait, un peu andarin ; le quatrième,
rapidement éteint. Il fut volontaire, technique et professionnel :
Ovation et silence, après un avis – Finito de Cordoba a fait... ce
qu’il n’a pas fait à Dax : Il s’est mis en colère, et
« est rentré » dans son premier toro, jusqu’à le
convaincre de charger correctement et lui donner quelques courtes séries
bien rematées. Faena volontaire, un peu hachée, mais qui finit bien. La
première oreille de la Feria, pour un matador. Le cinquième était
noblote, mais « sin motor », et Finito ne savait plus où était
le starter. Il ne se confia pas, et entendit quelques sifflets – Rafael
de Julia se présentait, en remplacement d’Espartaco. On le vit clair, décidé,
faisant les choses posément, honnêtement, mais sans génie. Il toucha le
meilleur lot qu’il toréa bien, mais tua mal : Vuelta et ovation,
après un avis. 20
Août – Almeria – 1ère corrida de la Feria – ¾ de
Plaza : Il fait toujours beau, à Almeria. La plaza est une beauté,
les balcons sont garnis de châles et de mantilles. Les filles sont
sublimes. Feria de lumière et de chaleur. Traditionnellement, on fait
saluer les matadors, a la fin du paseo « Merci d’être là !
Bravo ! On attend beaucoup de vous ! ». Pas mal ! Et
les toreros apprécient, faisant leur possible pour « être bien »... |
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EL JULI SERA, DEMAIN, A BILBAO...
21 Août : Julian Lopez « El Juli », blessé le 13, à
Malaga, a pris deux toros, hier, « a puerta cerrada », chez
Santiago Domecq. Malgré d’intenses douleurs, cela s’est bien passé,
et la décision est prise : El Juli sera demain à Bilbao, face aux
Victorino Martin, en compagnie du Califa et d’Abellan.
Il va sortir, « avec les points », qu’on lui retirera
vendredi. |
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« CORRIDA DE EXPECTACION... CORRIDA DE ... » 22 Août : Mais non,
on ne parle pas ici de la double corrida de Moscou, où le sieur Victor
Mendes va se faire payer très cher, pour un entraînement « a
puerta cerrada », à l’ombre du Kremlin. « Mon Dieu...pourvu
qu’ils le laissent sortir ! » 21 Août – Bilbao – 4ème de Feria – plus de 2/3
d’entrée – Vent : La corrida du Pilar, est sortie, magnifique de
trapio et de tête. Un vraie corrida de Bilbao. Hélas, et on le craignait
hier, elle fut très faible, plusieurs toros faisant concours de génuflexions.
Toros nobles, mais sosos et sans rien transmettre, sinon l’ennui.
Dangereux parce qu’incertains dans leur charge, et dans la race qui
reste présente. A part le 6ème, tous ont fléchi. A signaler
la mauvaise journée de la cuadra de caballos : Le cheval qui tomba
devant le troisième, fut aussi bousculé et blessé par le quatrième. Le
sixième toro malmena l’équipage, arrachant au cheval brides,
harnachement et bandeau qui lui cache l’oeil. On a frôlé le vilain
drame. |
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FINITO ET PONCE, BIEN SUR, A ALMERIA ... 22 Août : Que dire ? Mal servi et enragé de n’avoir pu triompher lors de son premier contrat en feria d’Almeria, Enrique Ponce a « mis le paquet », hier, pour sa deuxième sortie, d’autant que le Finito avait sorti la classe à son premier toro. Bonne corrida, avec, en satifaction, les toros de Sanchez Arjona. 21 Août – Almeria – 3ème de Feria – Casi lleno : Cinq toros de Sanchez Arjona, bien présentés et donnant du jeu, sauf le sixième. Un sobrero de Javier Perez Tabernero, très en Atanasio – Enrique Ponce toréa en douceur le premier jabonero et l’estoqua d’une bonne demie. Oreille. Le colorado quatrième se fit mal à une patte et dut être rentré. En remplacement, un tonton de Javier Perez Tabernero (ceux du 15 Août, à Bayonne) qui sortit abanto, partant, distrait, dans tous les sens... Ponce calma son monde, débuta en larguant la toile, pour, peu à peu, réduire ses filets et ramener à lui l’indiscipliné, qui, à la fin, ne savait pas qu’il pouvait charger « si continu et si droit ». Un miracle de plus signé Ponce, paraphé d’une grosse estocade. Emportez ! Deux oreilles. On salue, à nouveau – Finito de Cordoba « se lâcha », devant le deuxième, toréant profond, tirant des naturelles de soie. Jolie faena qui lui vaut deux oreilles. Le cinquième fonçait en regardant de côté. Finito n’a pas aimé.. Silence, troué de quelque sifflet – Miguel Abellan n’a pas eu de chance. Vaillant et honnête toute la tarde, il a voulu, mais ses toros, beaucoup moins. Bien au capote devant le troisième, il débute fort , à l’estribo, part au centre et...le toro s’arrête. Maldita sea ! De plus, il tue mal. Voulant recevoir le sixième par deux largas à genoux, il faillit se faire écharper à la deuxième. Un toro qui demandait beaucoup, et Abellan, se sentant peut-être, « un peu juste », ne se compliqua pas la vie. Silence et silence, tandis que Ponce et Finito sortaient à hombros. |
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LES TOROS ET LES VACHES BRAVES SONT NES POUR FRAPPER...
22 Août : Quand le sang brave court dans les veines, le toro ou la
vache braves, chargent et frappent. Et quand ils frappent... |
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« EL PAR DE BILBAO... »
23 Août : Beaucoup ont entendu parler du « Par de
Pamplona »... Une paire de banderilles historique de Gaona, en plaza
de Pampelune, « il y a...un certain temps !», comme dirait
Fernand Raynaud. Et de feuilleter quelqu’archive jaunie, jusqu’à découvrir,
effectivement, le matador mexicain, clouant verticalement, superbement réunis,
les deux bâtonnets sur un
bicho qui « faisait la moitié » de ceux d’aujourd’hui,
mais qui devait courir deux fois plus. 22
Août – Bilbao – 5ème de Feria – Plein – Ciel gris
et un peu de vent : Corrida de Victorino Martin, télévisée en
direct – Six toros d’inégale présentation, bien dans le type de la
casa, 3, 4 et 5èmes étant des estampes. Le sixième sortit
magnifiquement, mais accusa quelque faiblesse. Rien à voir avec les
quelques fléchissements des toros, avant la pique, à force de charger
avec furie, le mufle au sol. La corrida, a part 5 et 6ème,
n’a pas été brave, se laissant piquer, avec fixité, mais sans mettre
les reins. Les quatre premiers sont remontés fort, aux banderilles,
finissant avec puissance,
tous sens aux aguets, bien décidés, dans leurs charges courtes, et leurs
retours immédiats dans les jambes du torero, « à ne pas jouer le
jeu » de la « Tauromachie 2001 », celle des séries sans
fin, de muletazos liés, templés, gustandose... Ici, il fallait
s’imposer, la muleta toujours devant, toujours devant (et cela coûte énormément) ;
Il fallait « toquer fort », imposer le trajet, et rester
ferme. Facile à dire ! Seuls, les deux derniers ont permis quelque
licence. Le dernier, dans son parcours long et sa noblesse, a permis au
Juli une faena liée, bien construite, agréablement terminée. Abellan
aurait peut-être pu «être mieux », avec le cinquième. Quant aux
autres, ils imposaient beaucoup, menaçaient beaucoup et, « quoiqu’ils
n’aient pas fait », les matadors méritent un gros respect devant
de tels adversaires. En fait, on va le savoir très vite, le Juli s’alignant à nouveau, aujourd’hui, devant les Torrealta, en compagnie d’Enrique Ponce et de Javier Castaño. 22 Août – Almeria – 4ème de feria – Bonne entrée : Grande corrida de la ganaderia « Marques de Domecq », insuffisamment mise à profit par les toreros. Corrida bien présentée et forte, les 4ème et 5ème étant les meilleurs – Jesulin aurait pu couper trois oreilles. Deux bonnes faenas, templées, liées, parfaites. Hélas, catastrophe à l’épée. Ovation et une oreille – Manolo Caballero a été en demi teinte, avec des excuses, le premier lui ayant marché sur le pied droit, provoquant une lésion qui pourrait bien le laisser, quelques jours, hors des ruedos. Ovation et division – Victor Puerto a joué du trémendisme, avec le sourire, confirmant qu’il a définitivement « changé de registre », depuis l’année dernière. Dommage ! Ovation et silence. |
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A l’heure où nos « champions mazettes »
se trouvent toujours « le » petit bobo, « la »
bonne raison pour ne pas entrer en compétition avec les autres, de peur,
non de mal représenter leur drapeau, mais de perdre leur satanés
contrats de sponsoring... A
l’heure où des politiciens de tous bords font « concours de
cravates » et assaut de petites phrases spontanées, soigneusement
préparées... A l’heure où la démagogie ambiante, la lâche tolérance,
font passer les « nique ta mère » et autres « va te
faire... » pour de la liberté d’expression... et le
lamentable « Loft story » pour une espèce de « Radeau
de la Méduse de l’an 2000 »... un presqu’enfant, un tout
jeune « petit homme », sort, deux jours de suite, dans la
fosse aux lions, à peine protégé de quelques dorures, et signe deux
nouvelles grandes pages de « l’Histoire de l’Héroïsme
torero... ». 23
Août – Bilbao – 6ème de feria – No hay billetes :
Corridon de Torrealta. Cinq toros, lourds, bien présentés, de
comportement inégal : Noble et faiblote le premier, violent le
quatrième, très brutaux les deux deniers. En troisième sortit un
sobrero de Domingo Hernandez de 679 kilos de mansedumbre. |
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RUIZ MANUEL ET MORANTE TRIOMPHENT A ALMERIA Six oreilles hier, en plaza d’Almeria, où le torero local, Ruiz Manuel, à encore fortement triomphé, avec l’appui de son aficion. De son côté, Morante semble appuyer sur l’accélérateur. Du coup, les deux triomphateurs seront reconduits, aujourd’hui, en remplacement, respectivement, de Jose Tomas et du Juli 23 Août – Almeria – 4ème corrida – ¾ de plaza : Corrida du Pilar, grande, « voulant charger », mais faible, faible. Quatre et cinquième, excellents, le mauvais lot tombant, à l’habitude, aux mains du Morante – Francisco Rivera Ordoñez fit un petit effort, au quatrième, un toro de 620 Kilos (Madre mia !) Ovation et une oreille – Ruiz Manuel, avec l’appui de « sa » plaza, coupa une oreille du deuxième. Par contre, il se montra excellent avec son autre adversaire, coupant deux oreilles « qui ne doivent rien à personne ! » Bien, mais, quand ce torero pourra t’il démontrer son talent, en d’autres lieux que « son jardin » ? – Morante semble avoir changé de stratégie, depuis quelques jours. Au lieu d’attendre « son toro » qui ne vient pas, il attaque, s’accroche , et réussit à arracher de bonnes choses à de mauvais sujets, comme hier, en Almeria. Oreille chaque fois et remplacement, aujourd’hui. A suivre ! |
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BILBAO : QUE VA T’IL DONC SE PASSER ?
25 Août : « Ca y est, on y est ! « Il »
y est ! » A l’heure où sort cet édito, un homme est dans
une chambre d’hôtel, étendu dans la semi obscurité. Arrive t’il a
dormir ? S’est il reposé, depuis qu’il s’est séparé de ces
compagnons de voyage, en bas, dans le hall. Dans un coin, la télé envoie
de drôles d’éclairs, fugitifs, sur le mur. Le son est baissé, une espèce
de murmure diffus, qui se confond avec le ronronnement de la clim. Le lit
est comme un champ de bataille, à force de « tourner, virer ».
Les minutes passent bien lentement ... Que va t’il donc se passer ? Que va t’il donc se passer ? Au
moment où s’écrivent ces lignes sur l’écran, bien à l’abri, bien
au frais, on ne peut s’empêcher de penser à Juan Jose Padilla, dans sa
chambre d’hôtel, à Bilbao. Son jour est arrivé, celui où tous les
regards, toutes les caméras, tous les fax et les « internet »,
vont converger vers lui. 25 Août 2001 : Juan Jose Padilla prend seul
six toros de Miura, en pleine feria de Bilbao. Que va t’il donc se passer ? Quatre
choses sont sûres : Une : La plaza sera pleine ... Deux :
le public sera « a favor », au début ... Trois : le
torero va tout donner... Quatre : Les Miura sont « différents »... Ce qui est certain, au matin de cette journée,
l’une des plus impressionnantes de la saison, c’est qu’un homme,
dont la mort n’a pas voulu, par trois fois, va affronter seul, six
toracos, de la plus terrible des ganaderias, parce que la plus mystérieuse,
la plus crainte, la plus mythique. Rien que le fait d’y avoir pensé mérite
respect et encouragement. Le reste est écrit dans la grande page du
destin, ouverte au 25 Août 2001 En Attendant, Bilbao a vécu discrètement la « veillée d’armes »... La corrida d’hier a été un désastre ganadero, et les toreros n’ont pu que vainement batailler. 24 Août
– Bilbao – 7ème de Feria – Casi lleno : Cinq
toros d’Atanasio Fernandez, très inégalement présentés, trop lourds,
noblones mais trop faibles, sans caste aucune. En fait, une mansada !
Le quatrième fut remplacé par un de « Los Bayones »,
gordinflon, qui ne valait pas mieux – Enrique Ponce s’est escrimé
avec le plus mauvais lot. Technique, volontaire, luttant en vain. A son
actif, un joli coup d’épée. Applaudissements et ovation – Une bonne
estocade sera, également, un des seuls moments à mettre au crédit
d’un Caballero qui sembla s’économiser un peu. La lésion d’Almeria
n’explique pas tout. Silence et quelques sifflets – Eugenio de Mora
toucha le seul potable, lui soutira de bonnes naturelles, mais perdit
l’oreille à l’épée. Rien à faire au dernier. Vuelta et silence |
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ALMERIA : RUIZ MANUEL ET MORANTE FONT « BIS REPETITA » ... Appelés pour remplacer Jose Tomas et El Juli, Ruiz Manuel et le Morante de la Puebla ont fait hier leur second paseo en deux jours, à Almeria. Dans un style différent, l’un étant magnifiquement porté par « sa plaza », les deux toreros ont encore triomphé, et sont sortis en triomphe, une nouvelle fois. La photo est la même, seule la couleur des costumes a changé. 24 Août
– Almeria – 6ème de Feria – Lleno : Corrida de
Luis Algarra, correctement présentée, noble mais faible – Curro
Vazquez reprenait l’épée. On lui vit un quite fabuleux au quatrième,
ses véroniques « marquant » la journée, et la feria. Silence
et ovation - Poussé, porté
par son public, Ruiz Manuel a montré grande fermeté, quiétude, et
confirmé, encore une fois, qu’il pourrait mériter un autre sort, que
ces succès, chaque année, dans « son Almeria ». Oreille et
oreille – Morante a vu son premier réduire son alegria, suite à une
grosse vuelta de campana. Le Sévillan, mit douceur et grande esthétique
dans deux faenas, récompensées, chacune, d’un trophée. Dans les autres plazas : 24 Août – Martos : Toros du Marquis de la Ruchena, difficiles – Jesulin coupe une seule oreille du quatrième, donnant deux vueltas – El Cordobes : oreille et ovation – Triomphe de Victor Puerto, avec les deux trophées du troisième. 24 Août – Antequera : Toros de Joaquin Barral, nobles mais faibles... Ortega Cano coupe une oreille du quatrième – Espla fait « un trophée » à chacun – El Fandi sort a hombros, avec trois oreilles en poche. 24 Août – Cieza : Corrida des frères Tornay et deux de Zalduendo (1 et 5ème) – Il y eut triomphes et « noble faiblesse »... Scandale public en début de dernière faena, mais le torero « retourna » la plaza – Oreille, chaque fois, pour Joselito – Quatre oreilles pour le Finito qui toréa « a gustito » - Rivera Ordoñez coupe un trophée du troisième, et « se met en colère » avec le sixième, mettant le feu à la plaza, faisant taire les insolents. Deux oreilles. 24 Août – Collado Mediano (Madrid) : Réapparition, en festival d’Angel Gomez Escorial, qui, on le sait, s’était fait fracturer un bras, à la veille de la San Isidro, où il était inscrit, face au Pablo Romero, aux côté de Josselito. Cela s’est très bien passé, face à un toro d’Adolfo Martin... sauf qu’il s’est fait « re-prendre », souffrant des cervicales, du poignet gauche, et d’une légère commotion cérébrale.. Il est des fois, vraiment, où l’on ferait mieux de rester à la maison ! |
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PADILLA, A BILBAO : « LOS MATO, Y YA ESTA... »
Pourtant, la corrida est un gros échec.
Deux raisons essentielles : Une Miurada faible, sosa, très lointaine
de ce que nous avons vu des pensionnaires de Zahariche à Séville,
Pamplona et Béziers. Deuxième raison : Un Padilla, juste de
technique, de recours, d’imagination, qui subit , sereinement, les
circonstances, « n’attaqua » jamais les toros et ne
brilla jamais dans les coups de folie qui ont fait sa réputation :
Pas de larga a porta gayola, pas de larga du tout ! Banderilles très
moyennes, toujours sur le piton droit, avec plusieurs gros échecs ;
toreo de muleta « sur les jambes », sans fermeté, sans
autorité ; estocades habiles et sans ambition de « partirlos en dos ».
25 Août - Bilbao – 7ème corrida – casi
lleno – Temps gris lourd avec pluie au sixième et rafales de vent.
Public très favorable au torero, ce qui est normal et très bien : |
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LA PRESSE, EN « DEMI TEINTE GRISE »... 26 Août : Dans son ensemble, la presse taurine salue le geste de Padilla, soulignant le mérite qui consiste à prendre seul six Miura, mais insinuant également que toros et toreros se partagent la responsabilité d’un demi succès, et donc, d’un demi échec : Quelque titres : ABC : « Un geste, qui ne fut pas une épopée ». Zabala de la Serna joue ici sur les mots « Gesto » et « Gesta » « El Mundo » : « Machada, con poco brillo ». Javier Villan titre sur « une affaire de mec, bien peu brillante » « La Razon » : Posada « oublie » le torero et titre : « Miuras, grands, faibles et sans caste, à Bilbao ». Vache ! « La Tribuna de Salamanca » : « Padilla résoud son défi, avec dignité » « El Correo », sous la plume de Barquerito : « Padilla « a pu », avec une mauvaise Miurada » Dans « Burladero » : « Ni toros, ni torero ! » .(Dur, mais pas loin !) Dans « Mundotoro » : « Padilla, sans brillo, résoud son défi avec dignité » Jose Antonio del Moral : « Le grand défi, sans chance, sans succès » Dans son édito, sur « Corrida.net » André Viard suggère la stratégie du torero à vouloir être maître de chacun de ses gestes, afin « d’aller jusqu’au bout », ayant pour conséquence, de ce fait, de « sortir de sa personnalité », de son grain de folie, voire de « toréer à l’économie »... C’est arrivé à plus d’un ! |
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DANS LES AUTRES PLAZAS : MOISSON DE TRIOMPHES... Tandis que Padilla s’escrimait avec sa Miurada, les autre toreros s’en donnaient à coeur joie, sur toute la surface de la planète taurine. Beaucoup de spectacles qui peuvent, pour les principaux, se résumer ainsi : 25 Août – Almeria – 8ème et dernière de Feria – Casi lleno : Corrida de Santiago Domecq, bien présentée, noble, mais faible – Habitué aux rudes guerres, Pepin Liria se régale et coupe trois oreilles – Espartaco obtient un trophée du premier, et met tout par terre, après une grande faena, à cause de trois pinchazos et neuf descabellos – Curro Vivas est brillant aux banderilles, et c’est tout – Ovations. 25 Août – Antequera – Lleno : Trois toros de Sayalero y Bandres, et trois de Sayalero Monje. Peu de présence – Juan Mora torée brillamment : Vuelta et deux oreilles - Ponce met «deux leçons de plus » : Trois oreilles (il est monumental au cinquième, mais « ne le tue pas ») - Jesulin fut applaudi devant les plus pénibles. 25 Août - Almagro : Toros de Nuñez del Cuvillo « chicos » - Triomphe de Joselito : Trois oreilles – Finito et Morante coupent un trophée. 25 Août - Alcala de Henares : Excellente corrida de Ana Romero : Présence et caste – Trois oreilles pour Oscar Higares et Regino Ortes, Jesus Romero coupant deux trophées du deuxième. Les trois toreros et le mayoral sortent a hombros. 25 Août – Sanlucar de Barrameda : Une semaine après sa cornada de Bilbao, Davila Miura reprend l’épée et coupe quatre oreilles. Les toros sont de Martelilla. Pepe Luis Vazquez passe, « sous vos applaudissements » - Cepeda donne une vuelta, à son premier 25 Août – Arenas de San Pedro : Corrida de Arcadio Albarran, grande et fade – Ortega Cano coupe une oreille à chacun – Rafa Camino obtient un trophée de son premier – Victor Puerto « règle » tout le monde en coupant les deux du dernier. 25 Août – Noja (Santander) : Corrida, diversement présentée, de Juan Pedro Domecq. Le premier a un gros défaut de vue – Triomphe total de Francisco Marco : quatre oreilles et deux rabos – Jose Ignacio Ramos coupe les deux oreilles du quatrième, et Cordobes fait « une et une ». 25 Août : Santa Olalla de Cala (Huelva) : « A priori », l’appendicite d’Antonio Ferrera, « attendra encore un peu » : Quatre oreilles et deux queues pour le bouillant torero qui se permit de piquer son premier adversaire – Fundi coupa une oreille à chacun, et Encabo, respectivement : deux et une – Bonne corrida de Carmen Araceli Perez. Vuelta au sixième toro. 25 Août – Peñaranda de Bracamonte : Corrida de Valdefresno, très inégale – Triomphe de Domingo Lopez Chaves : Quatre oreilles et une queue – Tato et Juan Diego, coupent un trophée, chacun. 25 Août : Nombreuses corridas de Rejoneo – Echec des cavaliers à la première de Colmenar et à Calahorra, à cause des toros, respectivement de la Cardenilla et de Castil Blanco – Douze oreilles et deux queues, au Puerto San Vicente, près de Tolède. Triomphe, en particulier, du fils de Curro Bedoya – De son côté, Alvaro Montes continue sa progression : Trois oreilles à Martos (Jaen). Les toros étaient... d’Enrique Ponce. 25 Août : Côté « Novilladas » : Blessure à l’oeil droit de Sergio Aguilar, par le 4ème de Perez Villena, en plaza de La Granja de San Idelfonso (Segovia). Pronostic : réservé – Blessure à la cuisse droite de Salvador Vega, par le troisième de Hermanos de la Fuente, en plaza de Pedrajas de San Esteban (Valladolid) . Le torero revient et coupe les deux oreilles du sixième – Triomphe de Grégoire Taulère, en plaza de Valdecasa de Tajo (Caceres) : Trois et un rabo – Le mexicain Alejandro Amaya, torero de empaque, sort à hombros de Constantina (Sevilla) : Oreille à chacun de Salvador Domecq – Abraham Barragan triomphe totalement d’une bonne novillada de Adelaida Rodriguez, en plaza de Casas Viejas (Avila) – Enfin : Début avec picadors d’El Rubio, qui coupe deux oreilles à un novillo de Antonio Jimenez, en plaza d’Añover del Tajo, près de Tolède. |
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EL JULI .... « UNE DE PLUS ! »
27 Août : Impressionnant, ce Juli ! Qu’on le veuille
ou non, à une époque où l’on torée mieux que jamais, cet «encore
gamin » laisse tout le monde pantois d’admiration. Que l’on aime
ou non son toreo, on est bien forcé de tirer son chapeau, et encore plus
après cette feria de Bilbao 2001 où il a triomphé, dans des conditions
bien particulières. Convalescent, « à peine recousu » de la
cornada de Malaga, le Juli s’en vint prendre les Victorinos, puis, après
ce premier triomphe, s’embarqua
pour un nouvel exploit, le lendemain, ne se laissant aller aux mains des
chirurgiens, qu’une fois avoir coupé les deux oreilles à son Torrealta.
Endolori, ensanglanté, momentanément défiguré, le Juli s’écrie
« Une de plus ! » et tout le monde se lève. Monterazo,
señor ! |
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ORTEGA CANO TRIOMPHE ET « FAIT DU BRUIT... » 27 Août : Les toreros
vedettes, ont toujours eu des gestes de hargne, devant quelque mauvaise
critique, devant quelque mot malheureux de tel ou tel journaliste taurin. 26 Août – Colmenar Viejo – 2ème de Feria – Moins de ½ plaza : Cinq toros de Antonio San Roman (le cinquième excellent) et un Aldeanueva sorti quatrième – Curro Vazquez n’eut que de bons détails au quatrième. Bronca et ovation – Ortega Cano fut « plein de verve », toute l’après midi, avec une bonne faena au cinquième. Vuelta et deux oreilles – Pedro Lazaro prenait l’alternative. Il se battit dignement, mais ne put récolter que quelques applaudissements. 26 Août -Madrid (Las Ventas) – 2000 personnes (sur 23500, possibles) : Corrida intéressante de Ramon Flores. Le quatrième, de Palomo Linares fut remplacé par un Nazario Ibañez, manso – Bonne prestation de Mariano Jimenez qui coupe une « bonne oreille » du premier, accordée par le président Torrente, pour une faena très templée et liée. Cela se passa moins bien avec le quatrième, mal achevé de huit descabellos. Ovation, cependant, pour Mariano Jimenez qui veut revenir au plus haut. La Feria d’Automne sera probablement « le » grand rendez vous – El Molinero a connu mauvaise journée, sanctionnée par deux silences – Par contre, on retiendra d’excellents détails de Jose Antonio Iniesta, devant les deux meilleurs toros. Hélas, le torero, à chaque fois, est allé « a menos ». Ovation et silence, avec de grandes naturelles, face à son premier. 26 Août – Barcelona – ¼ d’arène : La corrida de Puerta Hermanos est refusée par les vétérinaires. Débarque une corrida de Sanchez Cobaleda, d’un tout autre calibre. Du coup, Juan Bautista « tombe » du cartel. C’est son droit, mais... – Six toros impressionnants de trapio et d’armures. Toros compliqués qui imposèrent une tauromachie de combat. Jose Luis Moreno remplaçait Jalabert. On lui applaudit quelques muletazos, en baissant beaucoup la main. Ovation et silence, après un avis – Rafael de Julia se présentait. Impressionné par son lot, et on le comprend, il flotta un peu, écoutant deux silences, et un avis au cinquième – Luis Vilches se présentait aussi, et surprit tout le monde par sa fermeté. Deux grosses voltiges n’entamèrent pas sa décision, face au troisième, et on suivit avec grand intérêt sa bonne faena au dernier, hélas mal estoqué. Silence et vuelta. 26 Août – Puerto Santa Maria – Dernière de la Temporada d’été – Plus de ¾ de plaza : Toros de la Dehessilla, de Jose Luis Pereda, « inégaux » en présence et comportement - Juan Mora remplaçait Espartaco. On le vit torero face au premier, manso, et au quatrième, plein de venin. Ovation et palmas - Enrique Ponce eut le mauvais lot, toréa bien son premier, aurait pu en couper une oreille, mais le tua en catastrophe. On l’applaudit – Gros triomphe du Jesulin, coupant une oreille à un premier adversaire « chiquitin ». La faena au dernier débuta par une bronca au toro, mais le Jesulin retourna le public, toréant templé, au ralenti, maintenant le toro. Deux oreilles (et on ovationna même le toro...) 26 Août – Alcala de Henares – ½ plaza : Le Juli absent, la corrida se transforme en mano a mano. Toros de Gabriel Rojas, très faibles. Les meilleurs, 3 et 6èmes – Francisco Rivera Ordoñez triomphe, coupant deux oreilles au troisième, étant ovationné aux deux autres – Morante de la Puebla aurait pu couper les deux oreilles du sixième, mais il tua très mal. Silence avec avis, silence et ovation, avec avis. 26 Août – Calahorra – ¼ de plaza : Mansada de Navalrosal – Les toreros ont passé leur temps à courir après – David Luguillano coupa au premier, une oreille protestée. Cela se compliqua par la suite. Pitos – Juan Jose Padilla et Alberto Ramirez multiplièrent de vains efforts, étant ovationnés. 26 Août – Iniesta – plein : Corrida composite : toros de Gerardo Ortega, Hérituiers d’Antonio Ordoñez et salustiano Galache – Chaque torero, El Cordobes, El Califa et eugenio de Mora, coupa deux oreilles à un de ses toros. De Mora prit une grosse voltereta à son premier. Sans bobo, apparemment. 26 Août – Saint Perdon – Novillada – Bonne entrée : Bons novillos des frères Jalabert – Cesar Jimenez torée le quatrième, con « mucho garbo », et coupe une oreille – Ivan Garcia tua mal le deuxième, perdant les trophées. Vuelta au cinquième – Bonne sortie de Julien Miletto, qui coupe une oreille du troisième, mais tue mal le dernier. |
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LES MEMES... ET ON RECOMMENCE...
28 Août : Vraiment, il y a de quoi en rester pantois ! Tandis
qu’à grands renforts de complicités médiatiques, nos chers dirigeants
redistribuent des impôts à ceux qui n’en payaient déjà pas, ce qui,
au non d’une certaine idéologie, peut sembler respectable, d’autres
dirigeants, qui le sont beaucoup moins, ont le front de nous présenter
leurs dernières trouvailles... celles qui vont égayer nos soirées,
celles qui vont nous coller devant nos téléviseurs, pour autre chose que
les habituelles platitudes pseudo culturelles, les populeux sitcoms où
des rondeurs, par ailleurs fort appétissantes, nous cachent la pauvreté
du pseudo scénario. 27 Août – Colmenar Viejo – 3ème de Feria – ¾ de plaza : Trois toros de Arauz de Robles 1,2 et 6ème, imprésentables de carrure, mais pointus, très faibles ; et trois de Aldeanueva, mieux charpentés, mais faiblots, également – Enrique ponce a coupé une « oreillette » du premier. Par contre, on le vit remarquable, une fois encore, devant le quatrième, qui changea plusieurs fois, au cours de la lidia. Autre « toro inventé » et final « a gusto de todos ». Deux oreilles – Jesulin ne put rien faire au deuxième. Par contre, longue faena « de las suyas », au cinquième. La qualité et les scories du grand revenant... Division d’opinions, chez les aficionados, mais joli moment, hélas gâché par un pinchazo. Grosse oreille – Jesus Millan attaqua fort, tout au long de la journée, coupa une oreille de chaque adversaire, et s’en fut « a hombros », aux côtés de Ponce. Une photo qu’il va garder. 27 Août – Cuellar : Toros de Diego Puerta, bien moyens – David Luguillano coupe deux oreilles au quatrième – Finito remplace le Juli et « fonctionne » bien : oreilles chaque fois – Morante rêve un peu le toreo, mais cela ne suffit pas : Ovation, chaque fois. 27 août – Tomelloso : Mansada de Manuel San Roman, disent les chroniques – Joselito : palmas et une oreille – Victor Puerto : quatre oreilles et pétition de rabo – Rivera Ordoñez : deux oreilles du dernier. Mansada, mansada... Qu’en aurait il donc été si la corrida était sortie, solide, brave et noble ? |
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« AVANCER A RECULONS... »
29 août : On se demande où nous allons... On ne sait pas, mais
« on y va tout droit... ». Je ne parle pas ici de notre vie
quotidienne, notre vie de citoyen et « yenne » ! Là,
« on a du boulot » Même un premier ministre exsangue et un présentateur
vedette enroué, auront du mal à nous faire espérer des lendemains qui
chantent... 28
Août – Linares – 1ère de Feria : On a découvert
une plaque en honneur de Jose Fuentes, qui était présent, très ému, et
à qui Ortega Cano, qui remplaçait Curro Vazaquez, n’a pas manqué de
brinder son toro. Media plaza, une demi arène, pour se souvenir qu’ici,
le 28 Août 47, Manolete a perdu la vie, à l’endroit même où chaque
année, une rose est posée sur le sable, rouge comme son sang versé.
Media plaza ! – Cartel fort, mais toros quelconques, sans
race et problématiques : Quatre murubeños de Castillejo de Huebra
et deux de los Bayones (2et 6èmes) – Le premier, qui « regardait
beaucoup », a fait très peur à Ortega Cano... et quand Cano a très
peur, cela se voit. Bronca féroce. Il essaya de redresser la barre, au
quatrième, mais sa prestation tourna à l’opérette et le public s’en
divertit beaucoup. Ovation ... d’opérette – Jesulin de Ubrique ne put
rien faire devant son premier, qui se massacra dans un burladero. Silence
– Oreille au cinquième, après une faena mêlant quantité et qualité
– Surprenante bonne actuacion d’un Rivera Ordoñez décidé, toréant
limpio et tuant très bien...Grande ovation et oreille. 28 Août – San Sebastian de los Reyes – 2ème de Feria – Presque ¾ d’arène : Corrida imprésentable de Nuñez del Cuvillo. Nobles et faibles les trois premiers, plus empoisonnants, les trois autres – Espla, Joselito et Ponce ont coupé l’oreille de leur premier adversaire, et ont résolu le second problème, en silence. Espla a dû, quand même s’employer face à un quatrième, de mauvais caractère. 28 Août – Colmenar Viejo – Demi plaza : Corrida « chica et faible » de Carmen Segovia – Caballero ne fait même pas semblant, devant un lot impudique. Division et silence fatigué – Victor Puerto coupe une oreille « qui se tient », à son premier – Le Califa reçoit un trophée, pour beaucoup moins de mérites. A oublier vite, mais vite... 28 Août – Alcala de Henares - 1/3 de plaza : Cinq toros de Teofilo Segura, décents, et un quatrième de Ana Romero, protesté pour « chico » - Encabo coupe l’oreille du premier, mais ce sont Fandi et Rafael de Julia qui ouvrent la grande porte, avec les deux oreilles obtenues de leur second toro. 28 Août - Tarazona de Aragon – Media plaza : Tarazona, et le cruel souvenir de la terrible cornada de Jaime Ostos – Corrida de Atanasio Fernandez...mansa et faible – Finito de Cordoba a des soucis, en ce moment : à un mois de son mariage, ne voilà t’il pas qu’il est médiatiquement pris d’assaut par une espèce de toro, bien plus dangereuse que tout ce qu’il rencontre dans le ruedo. En effet, un certaine Ana... vedette de la presse « pas toujours rose », et à la beauté « à géométrie variable », semble avoir mis le grappin dessus. Du coup, le calife se débat comme il peut, et en oublie la technique du « parar, mandar, templar ! ». Hier, à Tarazona, Deux et un avis, respectivement – Solide prestation du Tato, qui coupe deux oreilles au cinquième – Abellan se débat, avec un lot infâme. Silence et Avis. 28 Août – Casavieja (Avila) : Novillos des frères Rodriguez Guerrero – Leopoldo Casasola, le mexicain, triomphe, coupant une oreille de chaque adversaire. Il entendra silence à celui qu’il devra lidier en lieu et place de Oscar Vega, qui se fait prendre par le deuxième, et reste dans le ruedo jusqu’à la mort de son adversaire, malgré... un coude fracturé. Incroyable – Julien Lescarret entend une ovation à son premier, et le silence au dernier. |
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EL JULI DECIDERA DEMAIN...
29 Août : « Il veut toréer. Il veut reprendre l’épée... ».
Cependant, il faut vraiment faire attention : Il y a eu beaucoup de
points, hors et dans la bouche blessée. Il ne s’agit pas de reprendre
un coup malencontreux, et de tout « refaire exploser », tant
que la cicatrisation n’est pas bien avancée. Juli décidera demain, où
et quand il va reprendre l’épée. On murmure « Vendredi, à San
Sebastian de los Reyes »... Et samedi, Bayonne ? |
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L’HOMME... VRAIMENT UN LOUP POUR L’HOMME ! 30 Août : Espérons...
prions pour que cela ne soit pas vrai ! La revue
espagnole « Interviu », qui fait plus dans le scandale
que la finesse, vient de publier un article où elle révèle que les
chevaux des Frères Domecq, affreusement brûlés et mutilés dans les
flammes de leur « camion écurie »ont été victimes d’un
attentat perpétré par des « sicarios », hommes de mains
colombiens, assassins à la solde de l’apoderado d’un autre rejoneador
connu . |
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« AHI SE FUE UN TORERO ! »... JUNCAL !
30 Août : A l’époque où les toreros se baladent en jeans délavés,
chemise à carreaux et col ouvert, on revoit un homme qui marche, comme on
fait le paseo, dans les ruelles fraîches de Barrio Santa Cruz. Passant de
l’ombre à la lumière, sa silhouette sombre s’avance, paisible, avec
une hautaine sérénité. Costume sombre, cape fermée au col par une chaînette,
sombrero andaluz légèrement incliné sur le côté, il marche et fait résonner
sur le pavé la canne au pommeau d’argent qui l’accompagne partout, et
pourrait l’aider, si quelque malandrin surgissait de l’ombre. « Ahi
va un torero !.. » |
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GRAND RETOUR DE JOSE TOMAS, EN TERRES DE MANOLETE...
30 Août : On l’attendait, on se demandait « si »... On
se demande toujours « si »... Tandis
que Colmenar Viejo vivait un énième scandale, et qu’à San Sebastian
de los Reyes, le Califa se retrouvait enfin... Tandis qu’en cette même
plaza, Javier Conde s’envolait sur quatre pas de danse indienne, Jose
Tomas réapparaissait, en plaza de Linares, terre de Manolete, à jamais,
et triomphait réellement, malgré une corrida relativement mal présentée.
Wait and see ! On
fera le point, dimanche à Bayonne... 29 Août – Linares – 3ème de Feria – La plaza « no se lleno » : Corrida de Salvador Domecq qui a déçu par son trapio « réduit », sa faiblesse, son manque de race. On fut très loin des trois lots précédents – Joselito fut volontaire, reçut le quatrième par larga à genoux, mais en perdit l’oreille à cause de l’épée. Sifflets et applaudissements – Jose Tomas a réapparu en toute sérénité, en toute majesté. Gros détails, face à son premier, et grande faena « a mas », devant le cinquième, très bien estoqué. Oreille et deux oreilles. On attend la suite, aujourd’hui, à San Sebastian de los Reyes – Morante a encore eu la grande poisse au sorteo, mais n’a pas trop appuyé sur l’accélérateur. On le vit très bien au capote. Sifflets et applaudissements. 29 août - San Sebastian de los Reyes (Madrid) – 3ème de Feria – Moins d’une demi entrée : Toros de Carlos Nuñez, correctement présentés. Le meilleur: le troisième. Le plus compliqué, le dernier - Manolo Caballero toucha le mauvais lot et fit, en douceur, ce qu’il put. Silence et oreille – Javier Conde a enchanté les uns et « divisé » les autres, parsemant ses deux actuaciones de « trouvailles tournicottées », mi andalouses, mi « mohicanes, à l’heure de la danse du scalp ». La grande inspiration, et la totale improvisation esthétique, « devant et autour du toro ». On aime ou on aime pas... mais cela ne laisse personne indifférent. Oreille et ovation – Bon succès du Califa qui, enfin, a repris les bases de son toreo et a pu les expliquer : muleta devant, main basse, templée, liée, rematando detras... Son premier était noble, le dernier, beaucoup plus compliqué... Il prit les deux, très décidé, tua bien, coupa une oreille chaque fois, et sortit a hombros. Bon triomphe qui peut redonner le moral... à tous ! 29 Août – Colmenar Viejo – 5ème de Feria – plus de ¾ de plaza : Corrida catastrophique, détestable, à oublier très vite – Les Bernardino Piriz ont été des novillos faibles et sans race, mal engraissés, mal embouchés, mal encornés. Trois ont été remplacés par des sobreros qui ne valaient guère mieux, de Sanchez y Sanchez (4 et 6ème bis) et de Aldeanueva (5ème bis) – Finito a regardé cela d’un air dédaigneux (Faut pas l’embêter, en ce moment, le Finito !) Silence et Bronca – Le Cordobes a fait du cirque, coupant une oreille au cinquième – Miguel Abellan a navigué, mi sincère, mi roublard. Silence et palmas. Una verguenza de corrida ! |
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BAYONNE : RENCONTRE AU SOMMET... 31 Août : Comme
dirait « ceux du Loft » : « C’est clair ! il
va se passer quelque chose », ce week end,
et c’est à Bayonne que cela va se passer... Samedi 1er Septembre : Toros de Luis Algarra, pour Curro Vazquez, Jose Tomas et El Juli (Pour voir les toros d’Algarra au campo, cliquez ici) Dimanche 2 septembre : Toros de Victorino Martin pour Fernandez Meca, Enrique ponce et Miguel Abellan (Pour voir les toros de Victorino au campo... « faut se lever tôt ! » |
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LINARES ET MADRID... MAIS TOUT LE MONDE PENSE « AUX CHEVAUX... »
31 Août : Il est en train de se préparer un de ces scandales qui va
faire date. La police a effectivement, suite à de minutieuses enquêtes,
analyses, études des trajectoires, pu se convaincre que l’un des
auteurs du terrible attentat contre les chevaux des Frères Domecq, s’était
fait brûler par le cocktail molotov qu’il avait lancé. Il a été
simple, alors de voir qui avait été soigné pour cette sorte de lésion.
Cet homme serai arrêté, il ne serait pas colombien, mais serait lié à
un rejoneador connu... « De là à ! » ...On ne peut y
croire, et le monde du Rejoneo est en gros émoi. Il faut attendre. 30 Août – Linares – Llenazo : Absence du Juli.. on garde Ponce et Finito, en mano a mano. Bien ! Toros du Puerto San Lorenzo, inégaux en comportement. Deux bons et un très compliqué – Enrique Ponce va toréer magnifiquement un toro très difficile, qu’il va convaincre de charger, terminant « a gusto ». Tua remarquablement : Silence, deux oreilles et deux oreilles – Finito a un peu bafouillé, se faisant sonner les cloches à son second, puis s’est totalement relâché, au dernier : Ovation , bronca et deux oreilles 30 Août – San Sebastian de Los Reyes - Trois quarts de plaza : La corrida de Victoriano del Rio est sortie chica et sans forces. L’ont complétée un Zalduendo et un de Cortes, insignifiants. Le public a râlé – Alberto Elvira, limité : Ovations – Jose Tomas n’a pas rempli une « petite plaza ». Gros échec. Il a toréé par intermittence, alternant le bon, le profond, le prodigieux, avec l’approximatif et le vertical « à un euro cinquante deux » (Ce qui fait ? ? ?) Oreille chaque fois et une sortie a hombros qui ne convainc personne – Abellan a mis la pression , s’est battu et sort avec les honneurs : Oreille et vuelta. |
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